L’OMS doit occuper ses fonctionnaires en définissant des nouvelles maladies : mort de rire !

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L’OMS, organisme onusien bien connu pour ses prises de position au sujet du glyphosate s’intéresse aussi aux nouvelles maladies car il faut bien que ses fonctionnaires grassement payés avec les impôts de tous les contribuables du monde entier justifient leurs salaire et leur passeport diplomatique. À force de se gratter le sommet du crâne ils ont fini par statuer sur deux déviances modernes qui n’existaient pas il y a encore 30 ans : le transexualisme et l’addiction aux jeux vidéo.

Pour le transexualisme qui était jusqu’alors considéré comme une maladie mentale (personnellement je suis tout à fait d’accord avec ce classement) une telle classification a été considérée par l’OMS comme stigmatisante selon Lale Lay, personnalité éminente en charge du département de santé reproductive dans cet organisme. Selon cette personne dont je ne me suis pas donné la peine d’établir le sexe « réduire cette stigmatisation contribuerait à une meilleurs acceptation de ces personnes (transexuelles) par la société et même à augmenter leur accès aux soins de santé » (sic). Il faut rappeler ici que la France, le premier pays au monde à ce sujet, avait supprimé le transexualisme de la liste des maladies considérées comme relevant de la psychiatrie.

Et comme il ne fallait pas frustrer la corporation des psychiatres une nouvelle maladie a été ajoutée à leur gagne-pain : l’addiction aux jeux vidéo, ben voyons ! Enfin l’OMS s’est aussi penché ardemment sur la médecine traditionnelle considérant que des dizaines de millions de personnes dans le monde ont recours aux cornes de rhinocéros pour soigner les troubles de l’érection et à la poudre d’ailerons de requin séchés pour soigner les troubles digestifs. Toutes les recettes des sorciers d’Afrique et des boutiquiers chinois et indiens seront-elles bientôt en vente dans les pharmacies des quartiers chics de Genève, ville où siège l’OMS ?

Source : AFP

Allez visiter le Paraguay il n’y a plus de risques de malaria !

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En 1973 la malaria fut officiellement éradiquée de Cuba à la suite de l’extermination des moustiques (illustration : femelle anophèle, principal vecteur de la malaria) par traitement systématique des eaux stagnantes avec du DDT. Il aura fallu attendre 45 ans pour qu’un autre pays des Amériques soit officiellement déclaré libre de malaria par l’Organisation Mondiale de la Santé et il s’agit cette fois du Paraguay. Il n’y a pas eu de cas de malaria déclaré depuis 5 ans. Le réservoir humain du parasite a donc diminué et l’éradication des moustiques a contribué à assainir le pays. Un seul autre pays dans le monde fait partie de ce « club » très fermé, le Sri Lanka qui fut déclaré exempt de malaria en 2016.

Malgré le fait que de nombreux progrès ont été réalisés pour sinon éradiquer du moins maîtriser ce fléau qui tue chaque année plus d’un demi-million de personnes, essentiellement des enfants, l’OMS a constaté que le nombre de personnes ayant souffert de malaria en 2016 (dernières statistiques connues) a atteint 216 millions soit 5 % de plus qu’en 2015. Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, retenez bien ce nom, Directeur de l’OMS, si un pays comme le Paraguay peut éradiquer la malaria pourquoi d’autres pays ne pourraient pas atteindre cet objectif ? La réponse est multifactorielle. D’une part les anophèles deviennent de plus en plus résistants aux insecticides utilisés pour les exterminer, d’autre part le parasite lui-même dont l’homme et certains primates sont les seuls réservoirs devient également résistant aux drogues utilisées (voir à ce sujet d’autres billets sur ce blog) et enfin les conflits armés dans certains pays ont eu pour conséquence une baisse de la vigilance sanitaire qui peut expliquer cet accroissement des cas de malaria observés ces dernières années.

Restons optimistes, toujours selon l’OMS l’Algérie, l’Argentine et l’Uzbekistan devraient être déclarés officiellement libres de malaria avant la fin de cette année.

Source : OMS

Encore une histoire de vaccins et d’autres maladies négligées

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À l’époque de mes grands-parents, tous nés avant la fin du XIXe siècle, il n’existait ni vaccins ni antibiotiques pour se prémunir d’une mort certaine provoquée par de nombreuses maladies qui décimaient parfois des villages entiers. Au cours de mes recherches généalogiques je pus constater que par exemple au tout début du XVIIIe siècle, durant le mois de janvier de l’année 1703, les trois quarts de la population du village dont sont originaires mes ancêtres paternels disparurent. Les registres paroissiaux ne mentionnent pas les causes de cette épidémie mais aujourd’hui une telle situation, d’autant plus au fin fond de la campagne savoyarde, ne pourrait pas se reproduire aussi dramatiquement. Ce genre d’épidémie existe encore malheureusement dans certains pays du monde et ceci malgré les progrès constants de la médecine.

Le premier grand succès de la vaccination est incontestablement l’éradication de la variole qui décima des peuples entiers du temps des Conquistadors en particulier, une arme infiniment plus redoutable que le mousquet ou l’épée ! Émergèrent également les antibiotiques avec Alexander Fleming et la pénicilline (1930) suivie des sulfamides au cours des années 1930 et 1940. Aujourd’hui le monde entier se trouve confronté à la résistance de certaines bactéries à tous les antibiotiques connus en raison d’un usage abusif de ces derniers. De plus il n’existe pas de vaccins pour se protéger contre ces bactéries résistantes et la situation est donc doublement alarmante de même qu’il n’existe pas d’antibiotiques (antiviraux) efficaces pour soigner une maladie d’origine virale à quelques très rares exceptions près.

Un autre grand succès de la vaccination est la presque totale éradication de la poliomyélite après la vaccination systématique contre cette maladie virale handicapante et parfois mortelle depuis la mise au point d’un vaccin par le Docteur Jonas Salk en 1952. Selon les statistiques de l’OMS moins de 40 enfants ont été paralysés par la polio dans le monde en 2016, essentiellement dans trois pays où cette maladie reste endémique, le Pakistan, l’Afghanistan et le Nigeria.

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Un troisième grand succès de la vaccination est l’éradication totale du continent nord-américain de la rubéole. Il n’existe pas de données récentes de l’OMS au sujet des pays de l’OCDE dans lesquels il est systématiquement conseillé aux femmes en âge de procréer de se faire vacciner contre cette maladie en raison des graves malformations foetales qu’elle provoque si ces dernières n’ont pas reçu le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dans leur enfance. En 2016, dans le monde, 120000 enfants sont nés malformés, sourds ou aveugles en raison de cette maladie contractée par la mère en cours de grossesse. Il y a donc encore beaucoup de travail pour sensibiliser les populations afin que les femmes soient vaccinées systématiquement contre cette maladie.

Venons-en à trois parasitoses qui font l’objet de campagnes d’éradication systématique dans le monde et pour lesquelles il n’existe pas de vaccin. La dracunculose (voir le lien sur ce blog) ou encore « ver de Guinée » est en passe d’être éradiquée des pays infestés grâce à l’action de la fondation Carter. En 1989 il y avait 892926 cas en Guinée équatoriale uniquement et depuis le début de l’année 2017 seulement trois cas ont été identifiés dans ce même pays :

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La filariose lymphatique ou éléphantiasis également provoquée comme la dracunculose par un ver cette fois dont les larves sont inoculées par des moustiques a fait l’objet d’une vaste campagne d’éradication par voie médicamenteuse, le réservoir du parasite étant exclusivement l’homme. L’objectif peut-être ambitieux est d’éradiquer ce parasite aux alentours de 2020. Le traitement chimiothérapeutique consiste en une prise annuelle par toute la population concernée d’une combinaison de deux drogues tuant les micro-filaires. Il y a encore 81 pays dans le monde (Afrique et Asie) où cette parasitose est endémique. En 2015 six pays ont été officiellement reconnus comme nettoyés de ce parasite. Il s’agit du Cambodge, des Iles Cook, de l’archipel des Maldives, de Niue, du Sri Lanka et du Vanuatu. Vingt-neuf pays sont encore activement surveillés et l’objectif d’éradication totale pourrait être atteint durant la décennie 2020, toujours selon l’OMS.

Enfin l’onchocercose (voir le lien sur ce blog) ou cécité des rivières dont le véhicule est cette fois une mouche fait l’objet d’une campagne d’éradication dans 36 pays d’Afrique sub-saharienne et d’Amérique du Sud. Les larves du ver parasite sont sensibles au Mectizan, gracieusement fourni par les laboratoires Merck à la Fondation Carter qui est activement impliquée dans l’éradication de cette parasitose. Les résultats sont encourageants car la Colombie a été officiellement nettoyée de ce parasite en 2013, l’Equateur en 2014, le Mexique en 2015 et le Guatemala en 2016. Il reste encore beaucoup de travail pour éliminer totalement cette maladie invalidante.

Sources : Cartercenter.org et OMS. Autres lectures sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/02/07/la-dracunculose-deuxieme-maladie-bientot-eradiquee-de-la-planete/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/05/11/des-smartphones-pour-combattre-lonchocercose-et-le-loa/ Illustration : distribution de médicaments pour l’éradication de la filariose lymphatique en Afrique

L’inconséquence dangereuse de l’OMS

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En 2014 l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ou WHO en anglais) a pondu un rapport de prospective relatif à la santé à l’aide de la médecine traditionnelle pour la période 2014-2023. Compte tenu du fait que dans de nombreux pays dont en particulier la Chine la « santé par les plantes » joue un rôle sanitaire important, il était donc du devoir des fonctionnaires de l’OMS de clarifier la situation. En effet, la santé dite par les plantes doit selon l’OMS être mieux documentée car le consommateur, attiré par le côté nature et écolo des plantes à usage thérapeutique, peut s’exposer à de graves dangers. La phytothérapie est devenue un business à part entière et des centaines de millions de personnes usent et abusent de plantes variées pour tenter de guérir de maladies ou d’affections parfois graves. Depuis le scandale des infusions amaigrissantes contenant de l’aristoloche l’OMS a émis des directives pour mieux identifier les principes actifs des plantes médicinales (s’il y en a effectivement) mais a par ailleurs fait preuve d’un laxisme étourdissant en se retranchant derrière l’argument facile de l’usage traditionnel. Pour cette organisation le fait que certaines plantes soient utilisées depuis de milliers d’années est un gage de sécurité.

Or ce scandale de l’aristoloche qui remonte à l’année 1991 est encore là pour prouver que les plantes médicinales, la plupart étant totalement inefficaces, peuvent aussi être très dangereuses. Dans la ville de Bruxelles une centaine de femmes furent conseillées par un charlatan afin de maigrir. Elle s’administrèrent donc quotidiennement une infusion d’herbes variées réunies selon les critères plutôt flous de la médecine traditionnelle chinoise. Ce mélange contenait de l’aristoloche, une plante particulièrement toxique provoquant à terme des cancers mais surtout de graves néphrites qui détruisent les reins. Plus de cent femmes d’une crédulité affligeante durent depuis se plier à des dialyses rénales régulières et une petite partie seulement put recevoir un rein d’un donneur anonyme ou familial. Ce scandale émut le milieu médical et également l’OMS mais pas tant que ça car ce dernier organisme préconise à nouveau un encouragement au recours des médecines traditionnelle et/ou alternative en particulier dans les pays en développement.

Le gros souci avec cette directive élaborée à grands frais est qu’aucun pays de l’OCDE n’a soumis aux instances de régulations un requête afin d’établir si ces produits sont réellement efficaces et s’ils ne présentent pas d’effets secondaires néfastes voire dangereux. Les plantes comme la plupart des compléments alimentaires échappent à tout contrôle. Pour vendre une saloperie qui peut vous détruire les reins ou qui est totalement inefficace il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). L’OMS s’en moque … Sous prétexte d’améliorer les conditions sanitaires dans les pays sous-développés il est donc vivement conseillé, selon ce document, d’avoir recours aux médecines traditionnelles y compris l’acuponcture et l’homéopathie ! Il est évident que l’OMS n’est pas un organisme scientifique, on s’en doutait, mais émettre des directives mettant potentiellement en danger des centaines de millions de personnes est tout simplement criminel.

Source et bonne lecture : apps.who.int/iris/jet-stream/10665/95009/1/9789242506099_Freud?ua=1

Les délires onusiens en terme de santé mondiale …

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L’OMS a mis à jour sa liste de maladies préoccupantes pour la santé de l’humanité éclipsant ainsi la terreur du changement climatique car il est incontestable que ce supposé changement climatique ne sera qu’anecdotique en comparaison des ravages potentiels des maladies émergentes d’origine virale contre lesquelles il n’existe encore aucune parade.

Il s’agit par ordre alphabétique des sept priorités pour lesquelles il est urgent de stimuler des recherches : la CCHF acronyme sympathique de « Crimean-Congo Haemorrhagic Fever », peut-être encore un coup subversif de Poutine, mais ce n’est qu’une remarque de mon cru. Il y a ensuite la fièvre Ebola, la fièvre de Lassa, le MERS, la fièvre Nipah, la fièvre de la Rift Valley et enfin le SARS. Il est vrai qu’on se perd dans ces abréviations et autres noms pour le moins exotiques. En résumé il s’agit de fièvres hémorragiques d’origine virale comme par exemple la dengue le plus souvent fatales.

La stratégie de lanceuse d’alerte de l’OMS ressemble étrangement à celle de l’IPCC en ce qui concernait la crise climatique. Je parle en utilisant le passé car il commence – pour le réchauffement climatique global – à émerger de toutes parts des contestations très réelles relatives aux manipulations des données par la NASA, la NOAA et d’autres institutions de par le monde soudoyées par les puissances financières occultes qui n’attendent qu’une chose, réaliser des profits monstrueux avec l’instauration de la taxe carbone, le but final de la COP21. Mais ce n’est pas là le propos de ce billet. L’OMS (WHO en anglais) œuvre pour que tous les pays financent des recherches pour tenter de trouver des parades aux « fièvres virales émergentes ». Vous noterez qu’on est toujours dans le registre des températures, mais bref passons. Le virus Ebola a mobilisé l’opinion mondiale pendant des mois et au final cette épidémie concernant quelques pays africains n’a pas fait, au total, plus de morts que deux semaines de malaria, il faut qu’on se le dise ! Quant à toutes les autres fièvre hémorragiques virales citées ci-dessus, elles restent encore anecdotiques en comparaison de la même malaria.

Le « comité d’experts du WHO » comprend comme l’IPCC, autre organisation onusienne inutile, des représentants de diverses disciplines allant de virologues, de microbiologistes, d’immunologistes, des politiciens (naturellement) représentant les compagnies d’assurance maladie ou les Etats, des médecins qui n’ont jamais exercé mais se sont propulsé experts, des mathématiciens (naturellement car il faut des spécialistes pour frauder les statistiques) et enfin, pour faire bonne figure quelques spécialistes des maladies respiratoires grassement rémunérés pour pondre des rapports creux qui n’aboutiront jamais.

Le présent rapport de l’OMS mentionne en seconde priorité le virus dit de chikungunya et la fièvre de Zika, deux autres virus qui ne sont responsables que de quelques dizaines de milliers de morts chaque année.

Par contre, le HIV – on en a fait le tour et des traitements efficaces existent – la tuberculose, la malaria, la grippe aviaire et la dengue sont reléguées au rang de fléaux moins préoccupants. On croit rêver ! Le WHO, dont dépend le Centre International de Recherche sur le Cancer (le « cirque », IARC en anglais, dont j’ai à plusieurs reprises relaté les prouesses scientifiques dans ce blog) n’est plus qu’un ramassis de fonctionnaires inutiles et outrageusement coûteux qu’il faut supprimer d’urgence. Il est tout à fait consternant et inquiétant de constater que le monde entier est devenu tributaire de ces organismes onusiens qui dictent leur loi envers et contre toute logique scientifique.

Source d’inspiration : www.who.int/

Associated Press fait de la propagande climatique … comme l’AFP

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L’explorateur polaire australien Tim Jarvis et par ailleurs activiste forcené pour promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique, un genre de Nicolas Hulot austral, a fait une déclaration tonitruante sur les dangers de ce réchauffement climatique qui est devenu pour lui une sorte de gagne-pain :

« entre 2030 et 2050 le changement climatique occasionnera environ 250000 morts supplémentaires chaque année en raison de la malnutrition, de la malaria, des diarrhées et du stress thermique ».

Il va naturellement se rendre à la grand-messe de Ségolène dans un mois, accueilli avec les honneurs dus à son rang, pour crier haut et fort « sous vos applaudissements » qu’il faut vraiment faire quelque chose …

Ce triste sire oublie les dernières statistiques de l’OMS remontant à 2013, toujours valables puisqu’il n’y a pas eu de réchauffement ces deux dernières années ni d’ailleurs au cours des 17 précédentes années. Voici donc ces statistiques : 6,3 millions d’enfants sont morts avant l’âge de 5 ans pour les raisons suivantes, complications post-natales par manque de disponibilité en médicaments et infrastructures hospitalières, hypoxies à la naissance (pour les mêmes raisons), pneumonies, diarrhées et malaria. Près de la moitié de ces décès sont liés à la malnutrition.

L’agence Associated Press a repris les propos de Tim Jarvis et ces derniers ont fait le tour du monde y compris avec l’AFP qui ne rate pas une occasion de propagande climatique.

C’est une honte que de déclarer que 24 fois plus de morts d’enfants de moins de 5 ans, la réalité, c’est négligeable par rapport aux désastres attendus du changement climatique, pardon « réchauffement », sur la base de modèles tous aussi erronés les uns que les autres.

On nage en permanence dans un marécage nauséabond de désinformations et de mensonges !

Sources : timjarvis.org et Associated Press (dépêche du 28 octobre 2015) reprise par le blog canadien nofrakkingconsensus.com

Note : Tim Jarvis est Ambassadeur Global pour le WWF en Australie. Il a été nommé en 2013 « explorateur aventurier de l’année » par National Geographic.

Herpès buccal ou génital : c’est tout comme …

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Près de 70 % de la population est porteuse du virus de l’herpès, c’est ce que vient d’affirmer l’Organisation Mondiale de la Santé dans un article paru dans le journal en accès libre PlosOne du 28 octobre dernier. C’est la première fois qu’une telle estimation a été réalisée à l’échelle planétaire et elle a conduit à quelques résultats inattendus. Pour bien comprendre la situation il est nécessaire de faire quelques rappels sur ce virus. Il existe deux types de virus, HSV-1 et HSV-2, tous deux neurotropes c’est-à-dire qu’ils remontent le long des nerfs pour aller se « cacher » dans le corps cellulaire des neurones puis réapparaître à occasionnellement pour des raisons largement inconnues en suivant les axones nerveux qui atteignent l’épiderme. Le type 1 est censé préférer les lèvres et éventuellement les yeux. Dans le cas des lèvres on parle alors de boutons de fièvre. Le virus de type 1 va se cacher dans le nerf trijumeau. Quant au type 2 c’est plutôt pour les organes sexuels externes qu’il manifeste une préférence, vulve et pénis, et se cache dans les ganglions nerveux issus du sacrum. Quand on a été infecté par l’un ou l’autre de ces virus (ou les deux) il est impossible de s’en débarrasser et comme ce virus se transmet aisément par la salive et au cours de relations sexuelles, autant dire qu’il n’est pas difficile de comprendre pourquoi 3,7 milliards de personnes en sont porteuses dans le monde.

Cette classification entre herpès oral et herpès génital vient d’être remise en cause dans l’étude de l’OMS et c’est une surprise pas très réjouissante. En effet de plus en plus de personnes souffrent d’herpès génital provoqué par le virus de type 1, notamment en Europe, dans les Amériques et les pays du Pacifique ouest. Or l’herpès de type 1 est le plus dangereux car il est la cause principale des encéphalites sporadiques mortelles à plus de 50 %. De plus si le virus de type 1 s’est « installé » au niveau de la vulve chez une femme enceinte, il présente un réel danger mortel pour le nouveau-né. Une femme enceinte souffrant d’herpès génital, que ce virus soit de type 1 ou de type 2, doit impérativement donner naissance à son enfant par césarienne pour éviter de le contaminer.

La surprise est justement le fait que les infections orales avec l’HSV-1 ont tendance à diminuer dans les zones citées plus haut alors que les infections génitales avec ce même virus de type 1 progressent, ce qui semble tout à fait paradoxal. Quand un enfant est atteint par l’HSV-1 bien avant d’être sexuellement actif, il développe une certaine résistance immunitaire qui va ensuite le protéger contre l’attaque par le virus de type 2. Cette observation paraît contre-intuitive et pourtant … l’OMS estime que plus de 15 % des personnes atteintes d’herpès génital de type 1 ont été contaminées au cours de relations sexuelles orales.

Beaucoup de personnes ignorent en effet qu’elles sont porteuses du virus de type 1 et elles ignorent que ce virus peut facilement infecter la sphère génitale. Il n’existe pas de vaccins comme pour les formes cancérigènes du virus du papillome. Seul un traitement relativement lourd avec des anti-viraux de la famille de l’aciclovir (Zovirax) prévient les manifestations cutanées sans pour autant éliminer le virus dormant dans le corps cellulaire des neurones. La mise au point de vaccins contre le virus de type 2 s’est révélée décevante. Ces nouvelles informations relatives à l’incidence croissante d’herpès génital provoqué par le type 1 remet en question la stratégie de recherche d’un vaccin malgré le fait que ces deux types sont extrêmement proches.

Source : DOI 10.1371/journal.pone.0140765 , illustration CDC