Malbouffe industrielle = maladies cardiovasculaires

Je retranscris ici l’interview d’un cardiologue américain qui fait un peu froid dans le dos en raison de la tournure qu’a pris la société en général et en particulier nord-américaine au sujet de la mauvaise nourriture et de la « mauvaise science ». Les effets particulièrement néfastes des « conseils en diététique » a finalement abouti en une cinquantaine d’années avec parallèlement le développement hors de contrôle de l’alimentation industrielle à un véritable désastre sanitaire qui s’est répandu à l’échelle planétaire. Voici, retranscrit aussi fidèlement que possible l’interview par Disclose.TV du Docteur Dwight Lundell.

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Nous médecins, avec toutes nos études, nos connaissances et notre autorité, il nous arrive souvent d’atteindre un large « ego » qui fait que parfois il nous est difficile d’admettre que nous avons fait erreur. C’est comme ça et j’admets avoir été moi-même dans l’erreur. En tant que chirurgien spécialisé dans la chirurgie cardiaque avec plus de 25 ans d’expérience, j’ai réalisé plus de 5000 interventions sur cœur ouvert et aujourd’hui le jour est venu de reconnaître que j’ai été dans l’erreur en regard des évidences scientifiques et médicales.

Pendant des années, j’ai fait partie des médecins qu’on peut qualifier de « faiseurs d’opinion ». Submergés de littérature scientifique, assistant sans arrêt à des séminaires de formation, nous, faiseurs d’opinion, avons finalement insisté sur le fait que les problèmes cardiaques étaient la simple résultante de taux trop élevés de cholestérol sanguin. La seule approche acceptable était qu’il fallait prescrire des médicaments susceptibles de réduire ce taux de cholestérol et d’imposer aux patients un régime sévèrement restreint en graisses. Le résultat serait une décroissance du cholestérol sanguin et donc une réduction des maladies cardiaques. Toute déviation à ces principes de praticien fut considérée naturellement comme une hérésie et une mauvaise pratique médicale.

Et pourtant ça n’a jamais marché !

Ces recommandations ne sont plus défendables ni sur le plan scientifique ni sur le plan moral. La découverte, il y a quelques années que l’inflammation de la paroi artérielle est la cause primaire des maladies cardiaques a progressivement conduit à reconsidérer la manière de traiter les maladies cardiaques ainsi que d’autres maladies liées à des mécanismes inflammatoires similaires. Les recommandations diététiques longuement imposées aux malades ont au contraire favorisé de véritables épidémies d’obésité et de diabète dans de telles proportions qu’aucune des épidémies infectieuses passées (par exemple la peste) n’a atteint un tel niveau de mortalité, de souffrance et de coût pour la société. En dépit du fait que 25 % de la population est actuellement sous traitement médicamenteux avec des statines coûteuses et en dépit également du fait qu’on a réduit la teneur en graisses des aliments, encore plus de personnes meurent chaque année de problèmes cardiaques graves !

Aux USA seulement les statistiques indiquent que 75 millions de personnes souffrent de problèmes cardiaques, 20 millions de diabète et 57 millions de pré-diabète. Ces pathologies affectent chaque année de plus en plus de personnes de plus en plus jeunes.

Pour dire les choses clairement, sans inflammation, il est impossible que du cholestérol puisse s’accumuler sur les parois artérielles et être la cause de problèmes cardiaques et d’AVC. Sans inflammation le cholestérol se déplacerait librement dans notre corps comme la nature l’a voulu. C’est l’inflammation qui piège le cholestérol. L’inflammation ce n’est pas compliqué, c’est une réaction naturelle de notre organisme à une agression extérieure comme une piqûre d’insecte, une bactérie, une toxine ou un virus. Il s’agit d’une protection parfaite contre ces envahisseurs bactériens ou viraux. Cependant si nous nous exposons de manière répétée à des toxines ou certains types de nourriture notre corps, notre organisme tout entier qui n’a jamais été habitué à gérer ce type de situation va se trouver en état d’inflammation chronique. L’inflammation chronique est aussi dangereuse que l’inflammation en réponse à une piqûre d’insecte ou une attaque virale est utile pour l’organisme.

Quelle personne censée osera s’exposer de son plein gré de manière répétée à des substances connues pour créer des dommages dans son corps. Les fumeurs, peut-être, mais ils ont fait ce choix ! La grande majorité de la population a simplement suivi les recommandations diététiques majoritairement reconnues et quasiment prêchées qui sont qu’une alimentation pauvre en graisses, enrichies en acides gras polyinsaturés et en sucres, réduit les risques cardiovasculaires et tout ça en ignorant que ce genre de régime favorise l’apparition d’inflammations répétées des artères. Cette situation conduit à des phénomènes inflammatoires chroniques favorisant les maladies cardiovasculaires, les AVCs, le diabète et l’obésité.

Permettez-moi de répéter ceci : les dommages et l’inflammation de nos vaisseaux sanguins sont causés par les régimes pauvres en graisse recommandés pendant des années par la médecine main-stream. Quels sont les principaux responsables de l’inflammation ? C’est très simple, c’est l’abus de carbohydrates simples traités industriellement (sucre dont le fructose, farine modifiée industriellement et tous les produits dérivés) et l’excès concomitant d’huiles végétales riches en omega-6 telles que l’huile de soja, l’huile de maïs ou encore l’huile de tournesol qui se retrouvent dans une multitude de nourritures et plats industriels.

Pour se faire une idée de ce qui se passe, brosser de manière répétitive une peau sensible à l’aide d’un scotch-brite, celle-ci devient rouge et au pire va saigner et faites ça plusieurs fois par jour, tous les jours pendant 5 ans ! Si vous avez pu tolérer un tel traitement de votre peau, au final vous vous mettrez à saigner, il y aura des inflammations, des infections et ça deviendra de pire en pire. Cette comparaison est parfaite pour décrire ce qui arrive en ce moment même dans votre corps. Quel que soit l’endroit où le processus d’inflammation apparaît dans le corps, superficiellement ou à l’intérieur, c’est la même chose. Durant ma carrière de chirurgien j’ai examiné l’intérieur de dizaines de milliers d’artères. Une artère malade, c’est ça, un tube brossé à l’intérieur plusieurs fois par jour, tous les jours, la mauvaise nourriture qu’on ingère créé de petites blessures qui deviennent de plus grandes lésions entrainant l’organisme à une réponse inflammatoire continue devenant chronique.

Quand nous savourons un pâtisserie, notre organisme tire la sonnette d’alarme comme si un envahisseur étranger arrivait pour nous déclarer la guerre. Les aliments surchargés en sucres simples (dont du fructose) ou cuits avec des omega-6 pour qu’ils puissent rester longtemps sur les linéaires des super-marchés ont constitué durant ces soixante dernières années la règle de la nourriture nord-américaine (et plus récemment australienne et européenne). Ce type de nourriture a lentement empoisonné tout le monde !

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Comment une barre chocolatée peut-elle créer une cascade d’inflammation pour vous rendre vraiment malade ?

Quand on mange des sucres simples, glucose et fructose, le taux de sucre sanguin augmente rapidement et en réponse le pancréas sécrète de l’insuline qui va favoriser la répartition du sucre dans toutes les cellules où il sera stocké comme source d’énergie (sous forme de glycogène). Si la cellule est rassasiée et n’a pas besoin de sucre, il est rejeté pour éviter qu’un apport supplémentaire de sucre vienne annihiler l’ensemble du processus. Quand les cellules rejètent le sucre dans le sang, le taux circulant augmente et entraine encore plus de production d’insuline et finalement le glucose est converti en graisses. Qu’est-ce que tout ça a à voir avec les phénomènes d’inflammation ? Normalement le taux de glucose dans le sang est très finement régulé. Les molécules de sucre en excès se font attacher sur toutes sortes de protéines qui en retour endommagent la paroi des vaisseaux sanguins et un tel traitement répété conduit à une inflammation. Si vous soumettez vos vaisseaux sanguins à des bouffées répétées de sucre, plusieurs fois par jours, chaque jour, c’est exactement comme si vous faisiez passer de la toile émeri à l’intérieur de ces délicats petits tubes. Même si vous ne vous en rendez pas compte, soyez assuré que c’est exactement comme ça que ça se passe. J’ai vu ça pendant 25 années de ma carrière, tous mes patients partageaient les mêmes symptômes, des inflammations de leurs artères.

Revenons donc à la barre chocolatée. Cette confiserie innocente non seulement contient des sucres mais elle a été préparée avec au moins l’une des huiles utilisées industriellement comme de l’huile de soja riche en omega-6. Les chips et les pommes de terre frites sont plongées dans de l’huile de soja, toutes les préparations culinaires industrielles sont produites avec des huiles riches en omega-6 pour prolonger leur conservation. Si les omega-6 sont essentielles à la vie, elles doivent se trouver dans l’alimentation dans une proportion correcte avec les omega-3. S’il y a trop d’omega-6 dans l’alimentation, l’architecture des membranes cellulaires est perturbée et les cellules commencent à sécréter des substances chimiques appelées cytokines qui sont la cause première des inflammations. Un nourriture saine et équilibrée ne devrait renfermer que trois fois plus d’omega-6 que d’omega-3, or la production industrielle de nourriture fait que ce rapport omega-6 / omega-3 atteint couramment 15 à 30. Et pour aggraver encore plus la situation cette nourriture déséquilibrée surcharge les cellules adipeuses qui sécrètent alors de grandes quantités de substances au pouvoir inflammatoire qui amplifient les dégâts sur les artères. Le processus initié par les barres chocolatées se transforme en un cercle vicieux qui aboutit à des problèmes cardiaques, une tension artérielle élevée, du diabète et finalement à des maladies neurodégénératives tandis que l’inflammation chronique continue à s’amplifier.

Il n’y a aucune chance que l’organisme puisse échapper à cette agression car il n’est pas préparé pour gérer des nourritures industrielles imprégnées de sucres et d’huiles riches en acides gras omega-6.

Il y a pourtant une solution pour réduire ce processus d’inflammation, revenir à des nourritures saines et naturelles. Pour construire des muscles, mangez de la viande. Choisissez des carbohydrates complexes qu’on trouve dans les fruits et les légumes. Bannissez toute nourriture industrielle contenant des acides gras omega-6 comme les huiles de soja, de maïs ou de tournesol. Une cuillère d’huile de maïs contient 7,2 mg d’omega-6 et une cuillère d’huile de soja en contient 6,9 mg, utilisez plutôt de l’huile d’olive ou du beurre ! Les graisses animales contiennent moins de 20 % d’omega-6 et sont infiniment moins dangereuses que ces huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés considérées comme bénéfiques pour la santé. Oubliez la « science » qu’on vous a imposé depuis des décennies. Cette « science » qui dit que les acides gras saturés sont mauvais pour le cœur est inexistante. Cette « science » qui dit que les acides gras saturés favorisent l’élévation de cholestérol n’est pas étayée par les faits. Depuis qu’on sait que ce n’est pas le cholestérol qui est la cause des maladies cardiaques cette « science » est encore plus absurde ! Cette théorie du cholestérol a conduit à ces recommandations d’utilisation de nourriture pauvre en graisses qui sont à la base des inflammations des artères. La médecine consensuelle a fait une énorme erreur. Retournez aux vieilles recettes de cuisine de nos grand-mères, oubliez les plats industriels préparés et prêts à être réchauffés, les pâtisseries industrielles et autres produits congelés prêts à l’emploi des rayons des supermarchés, votre santé cardiaque et cérébrale ne s’en trouvera qu’améliorée.

Source : Disclose.TV

Le Docteur Lundell (Meza, Arizona), fort des arguments de la « vraie » science médicale, fait les recommandations suivantes : consommer plus d’acides gras essentiels, en particulier des omega-3 dont les sources principales sont les poissons et les algues marines. Il s’agit de l’acide eicosapentaenoïque (EPA) et de l’acide docosahexaenoïque (DHA). Enrichir parallèlement la nourriture avec de l’acide linoléique (CLA) conjugué. C’est un acide gras essentiel que nous sommes incapables de synthétiser et qu’on trouve dans tous les produits laitiers et la viande. Les omega-3 sont des anti-oxydants, ils augmentent la sensibilité à l’insuline, ont des propriétés anti-inflammatoires et agissent en synergie avec l’acide linoléique. Une petite dose d’aspirine quotidienne permettra d’accélérer le retour à la normale sans pour autant nuire à la santé. Diminuer la consommation de sucres en particulier tous les aliments contenant du sirop de maïs enrichi en fructose, éliminer de sa cuisine les huiles et graisses hydrogénées qu’on retrouve dans la margarine, les plats commerciaux cuits et la nourriture frite des restaurants. L’huile d’olive, les graisses animales et l’huile de coprah sont infiniment plus saines et enfin avoir une vie saine dans tous les sens du termes, c’est-à-dire de l’exercice physique et pas de stress.

Il faut ajouter enfin qu’une modification imposée par les instances régulatrices des méthodes de production de l’alimentation industrielle ce n’est pas pour demain car le lobby de l’industrie agro-alimentaire est extrêmement puissant et ne manquera pas d’influencer encore une fois le monde politique alors qu’il y a véritablement une urgence sanitaire au niveau de tous les pays développés et de certains pays en développement. Le scandale des statines et la malbouffe sont donc liés pour, au final, détruire la santé de chacun de ceux qui par facilité et faux confort sont pris au piège de la malbouffe …

Note : les acides gras « omega-6 » se retrouvent majoritairement dans les huiles végétales : tournesol, colza, maïs, palme, soja, sans oublier l’huile extraite des graines de coton qui représente jusqu’à 30 % des huiles dites végétales. Il ne faut pas confondre les acides gras omega-6 et les huiles végétales partiellement hydrogénées enrichies en acides gras « trans ». Les acides gras « trans » sont directement impliqués dans les processus inflammatoires artériels et sont reconnus depuis peu (15 juin 2015) comme dangereux pour la santé. Les acides gras trans se retrouvent en particulier dans la margarine. Les produits contenant des acides gras trans devraient être totalement interdits au cours des trois années à venir mais gageons dès à présent que la situation ne se clarifiera pas aussi facilement car les enjeux industriels et économiques sont considérables, au détriment naturellement de la santé publique.

De la salade d’algues ? Pourquoi pas …

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Plus de la moitié de l’oxygène de l’atmosphère provient du recyclage du « méchant » CO2 par les micro algues, en d’autres termes le phytoplancton. Il a fallu des centaines de millions d’années pour que notre atmosphère arrive à être composée de 20 % d’oxygène afin que nous puissions respirer sans entrave et nous devons remercier le plancton pour ce bienfait. Pourtant les algues ont une très mauvaise réputation, elles empoisonnent l’existence des aquariophiles, elle peut ruiner la saison touristique d’une station balnéaire en s’accumulant sur les plages, ce phénomène étant d’ailleurs dangereux parce qu’il produit de grandes quantités de gaz toxiques, et enfin les algues enragent les propriétaires de piscine car il est parfois difficile de s’en débarrasser. Il est vrai qu’en des millions d’années les algues se sont adapté à toutes sortes d’environnements, des plus insipides aux plus hostiles puisqu’on en trouve naturellement dans les océans mais aussi dans des lacs à la salinité extrême et plus étonnant encore tout près des geysers où la vapeur expulsée des entrailles de la Terre peut atteindre beaucoup plus de cent degrés. Les algues possèdent cet immense avantage de ne pas entrer en compétition avec les cultures traditionnelles puisqu’elles n’ont même pas besoin d’un sol pour se multiplier. Il leur faut de l’eau et du soleil !

Bien que beaucoup de peuples utilisent déjà des algues dans leur alimentation quotidienne, on pense naturellement aux mets délicats de la cuisine japonaise, notamment les sushis, mais les micro-algues sont des nouvelles venues dans l’alimentation, en particulier les spirulines (illustration ci-dessus, cliché ESA) qu’on retrouve dans certaines boissons aux fruits ou aux légumes proposées par Green Machine sous le nom de Naked ( http://nakedjuice.com/our-products/juice/green-machine ). Certains produits de cette société contiennent jusqu’à 1,3 grammes de spiruline par bouteille. Les micro-algues sont aussi très riches en acides gras dits omega-3, normal puisque dans la chaine alimentaire marine, l’apport initial en ces acides gras provient justement du phytoplancton. On a songé a ajouter dans les laits pour enfants des extraits de micro-algues puisque le lait maternel est relativement pauvre en ces mêmes omega-3. Il est difficile d’imaginer une société comme Nestlé se lancer dans une telle aventure car il pourrait y avoir une réaction négative de la part des mères de famille, leurs poupons chéris ne sont tout de même pas des poissons ! Pour la nourriture animale, en particulier pour les poulets et les poules pondeuses, des essais ont démontré la pertinence d’une supplémentation avec des micro-algues conduisant à un enrichissement en carotènes et une diminution de la teneur en cholestérol des œufs.

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Tout le problème avec les micro-algues est de passer du stade expérimental au laboratoire à l’échelle industrielle pour une raison qui semblerait très simple à solutionner mais qui représente en réalité un défi technologique.

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Si la croissance des algues est rapide, la maîtrise de celle-ci a conduit à imaginer des bassins de culture en plein air ressemblant à un circuit automobile afin de ne jamais atteindre une concentration en algues trop importante qui finirait par inhiber la croissance de ces dernières par obscurcissement du milieu aquatique et donc une réduction de l’activité photosynthétique. Si cette configuration des bassins de culture où l’eau ne cesse de circuler pour être prélevée en fin de parcours, traitée par filtration pour récupérer les algues et réinjectée en continu dans le circuit, la concentration en algues obtenue n’est pas satisfaisante et fait apparaître alors d’autres soucis technologiques au niveau du processus de filtration qui serait d’autant plus efficace que la concentration en algues est élevée, ce qui n’est justement pas possible pour atteindre une croissance optimale des algues. Reste la culture en circuit fermé ou dans des réacteurs du type de ceux utilisés pour la croissance des bactéries mais en tout état de cause, la solution sera trouvé prochainement et il faut se préparer d’ors et déjà à la consommation de micro-algues qu’on arrive à produire aujourd’hui pour deux euros par kilo, rien à voir avec la viande de bœuf !

Billet inspiré d’un article de Business Insider, illustrations Wikipedia et ESA

Le cœur a ses raisons …

Si vous vivez dans l’angoisse d’avoir un problème cardiaque, c’est simple, faites un test de bandopnée. C’est un néologisme médical qui vient de sortir, synonyme de dyspnée, qui n’a rien à voir avec bandaison, un autre néologisme cher à Brassens. Schématiquement quand, assis, vous vous penchez pour lacer vos chaussures, si elles ont des lacets, ou tout simplement pour les mettre à vos pieds et que vous ressentez une gène respiratoire soudaine, alors allez consulter un cardiologue surtout si vous ne présentez pas de surpoids, un peu trop d’embonpoint pouvant conduire au même genre d’infortune. Et si vous avez déjà eu des problèmes de palpitant et que vous êtes sous traitement retournez voir votre cardiologue parce que votre traitement ne vous convient pas.

Que je rassure mes lecteurs médecins s’il y en a, je ne suis pas médecin et je ne serai pas poursuivi pour exercice illégal de la médecine par l’Ordre vichyssois des médecins, je tire cette information de la SouthWestern University à Dallas, Texas. L’étude conduite par le Dr Jennifer Thibodeau (voir photo) sur plus d’une centaine de patients a montré qu’à l’évidence la fatigue cardiaque conduisait à une accumulation de « fluides corporels », une augmentation de la pression sanguine capillaire au niveau des poumons et aussi au niveau de l’oreillette droite. Il s’agit d’un test simple qui contribuera à combler le trou de la sécurité sociale !

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Dans la même rubrique si l’on peut dire, forcer sur les acides gras omega-3 ou omega-6 et restreindre les acides gras saturés dans l’alimentation c’est comme appliquer un cataplasme sur une jambe de bois. Une méta-analyse portant sur 600000 personnes dans 18 pays (excusez du peu) réalisée à l’Université de Cambridge n’a pas pu réussir à montrer un quelconque effet significatif de ces régimes dits salutaires sur l’état des coronaires. C’était donc une mélodie pour pipeau en Si mineur (au cas où) que de conseiller ces acides gras particuliers et d’en déconseiller d’autres ! Mangez sainement, pas trop, faites de l’exercice, si vous ne fumez pas ne vous laissez pas tenter, c’est ce que conseille le Professeur Jeremy Pearson (pas de photo disponible) de la direction de la British Heart Foundation.

Sources : UT SouthWestern University et Cambridge University

L’huile de chanvre revisitée

 La culture du chanvre est toujours interdite aux Etats-Unis en raison de sa teneur en tétrahydro-cannabinol (THC), l’un des principes actifs de la marijuana ou cannabis. Le nom scientifique du chanvre est en effet Cannabis sativa et les variétés cultivées aujourd’hui à des fins industrielles ne contiennent que très peu de THC. Le chanvre est une culture importante en France qui est le deuxième pays producteur du monde après la Chine et une grande partie est utilisée pour la fabrication du papier à cigarette (Bolloré) mais le chanvre grâce aux propriétés de son huile est l’objet de toutes les attentions.

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Les graines de la taille d’un petit-pois sont riches en huile et les tourteaux résultant de l’extraction de l’huile constituent un excellent aliment équilibré y compris pour l’alimentation humaine. Une équipe de biologistes de l’Université de Séville (faculté de pharmacie) dirigée par M.A. Fernandez-Arche a mis en évidence les propriétés bénéfiques de cette huile pour la santé jusque là insoupçonnées ou peut-être simplement oubliées car l’huile de chanvre (vierge) a une tendance particulière à rancir rapidement. Cependant, conservée dans des conditions adéquates, par exemple dans un cubitainer, et au frais, cette huile peut parfaitement être utilisée en cuisine. Le profil en acides gras a montré que l’huile contient des omega-6 (acide linoléique, 55%), des omega-3 (acide linolénique, 16%), de l’acide oléique (saturée) et des traces d’autres acides gras insaturés. Ces acides gras tous bénéfiques pour la santé, à condition naturellement qu’ils ne soient pas oxydés par rancissement, servent en quelque sorte de solvants pour d’autres molécules excellentes pour la santé comme du beta-sitostérol, un précurseur du cholestérol pris en charge par l’organisme, ainsi que d’autres stérols et encore du phytol, du beta-carotène (vitamine A) et du gamma-tocophérol (vitamine E). Le phytol joue un rôle important dans l’homéostase de la peau mais les carences en phytol n’ont jamais été observées puisque cette molécule est relativement abondante dans de nombreux aliments d’origine végétale.

Préparer la sauce de salade avec de l’huile de chanvre, pourquoi pas ?

Dans la même veine si l’on peut parler ainsi, 35 municipalités néerlandaises demandent au gouvernement d’autoriser la culture du cannabis afin de combattre le crime organisé qui contrôle la culture et la vente en gros du cannabis aux quelques 600 coffee shops du pays. Ces mêmes municipalités font état d’un incendie urbain sur 4 occasionné par les cultures du cannabis sous des serres improvisées (source ATS)

Source et illustration : American Chemical Society

OGM et poissons d’élevage

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Rothamsted Research, peut-être le plus vieil institut de recherche agronomique du monde, fondé en 1843, a mis au point un « faux colza » (Camelina sativa) qui produit une huile enrichie en acides gras dits omega-3. Pourquoi un tel projet de longue haleine a-t-il été décidé, tout simplement pour produire une matière première susceptible d’être utilisée comme nourriture dans les fermes marines. On s’est en effet rendu compte que cette nourriture devait comporter ces acides gras particuliers afin d’obtenir une croissance optimale des poissons d’élevage. Or, pour supplémenter la nourriture en omega-3 il est impératif d’ajouter des poudres de poisson, et quand on sait que plus de la moitié des poissons pêchés est utilisée pour nourrir des poissons d’élevage, non seulement on est au devant d’une aberration économique mais cette pratique aboutira à brêve échéance à l’épuisement des ressources alyeutiques et à un déséquilibre durable de ces mêmes ressources.

C’est la raison pour laquelle la mise au point de cette plante génétiquement modifiée présente un immense intérêt non seulement économique mais également environnemental car les ressources alyeutiques doivent à tout prix être préservées. Rothamsted Research a débuté les travaux relatifs à la transgénèse de la Camelina il y a plus de dix ans et la tâche était plutôt ardue puisqu’il a été nécessaire d’introduire une série de gènes étrangers avec leurs promoteurs respectifs pour que la synthèse d’acides gras omega-3 puisse avoir lieu sans modifier par ailleurs la plante. Ce tour de force a finalement été couronné de succès en 2013 avec la stabilisation en serre de plusieurs lignées. Reste l’étape suivante consistant à éffectuer des essais dits de plein champ.

Le gouvernement britannique, subissant la pression des écologistes, a interdit la culture des plantes transgéniques, or le Rothamsted Research est un organisme entièrement financé par des fonds publics et l’autorisation d’essais plein champ devrait normalement être très prochainement accordée par ces mêmes instances qui ont interdit la culture de plantes génétiquement modifiées. Malgré le fait que des plantes transgéniques aient été mises en culture depuis près de 20 ans en particulier aux USA et que jamais aucune évidence d’effets adverses n’aie pu être observée pour la santé tant animale qu’humaine, l’opposition irraisonnée des écologistes pourrait bien réduire à néant ce projet pourtant essentiel pour le simple maintien de l’ensemble des ressources marines.

L’issue de cette demande d’autorisation aura donc une valeur de test pour la crédibilité des organisations écologistes car elles seront confrontées à un choix évident : autoriser cette culture ou voir les ressources alyeutiques irrémédiablement amoindries.

Source : Thomson Reuters, illustration Wikipedia

Les pétulances des vaches ont un prix !

 

Je m’amuse toujours quand je lis les dépêches d’agence parce qu’on y trouve des perles amusantes ou affligeantes, c’est selon. Par exemple le fait que la Corée du Nord ait fait exploser une bombe nucléaire n’a rien d’amusant, ça a même énervé les Chinois, c’est dire ! Mais pour l’explosion des pets des ruminants, c’est tout aussi affligeant, lisez :

Sauver le climat en donnant un prix aux pets de vaches évités

PARIS – Donner un prix au méthane que votre vache n’aura pas émis parce que vous la nourrissez bien: telle est l’initiative lancée mardi par Bleu-Blanc-Coeur, pour aider à lutter contre le réchauffement et amener plus d’éleveurs à adopter le régime alimentaire à base d’omega 3 préconisé par l’association.

L’ambition est de créer un cercle vertueux sans contrainte, ni taxe, mais uniquement par des méthodes d’incitation, a expliqué à la presse Pierre Weill, président de Valorex, société à l’origine de l’initiative, spécialisée dans la nutrition.

Valorex a donné naissance à la filiale Bleu-Blanc-Coeur (BBC) qui substitue au régime alimentaire animal dominant à base de maïs et de soja, des graines riches en protéines (lupin) ou en omega 3 (lin).

Outre les avantages santé d’un tel régime moins riche en graisses saturées, l’association met en avant l’impact positif sur le climat: le méthane émis par les éruptions et flatulences des vaches représente 5% des rejets de gaz à effet de serre en France.

Or, en mangeant herbe, luzerne et lin, les vaches laitières peuvent émettre jusqu’à 64% de méthane en moins, mais la recherche de l’optimum économie, qualité du lait et santé animale aboutit à un résultat de -20%, selon des études menées par Valorex et l’Inra.

L’idée est de donner un prix, en l’occurrence 100 euros, à la tonne de CO2eq évitée par l’éleveur vertueux. 

L’agriculteur dispose alors d’un compte épargne CO2 avec lequel il peut payer, en partie, toutes sortes de produits vertueux, comme des luminaires LED ou des variétés de semence, proposés par des fabricants qui ont accepté de jouer le jeu.

Ces derniers, une quinzaine aujourd’hui, trouvent un intérêt dans ce système, parce qu’on fournit un listing de gens motivés par le développement durable, avec des tonnes (d’équivalent CO2) à dépenser sur leur compte en bons d’achat, explique M. Weill. En échange, ils baissent leurs prix.

Exemple: M. Durand, éleveur de 50 vaches laitières, réduit ses émissions d’équivalent CO2 de 27,59 tonnes, et bénéficie donc sur son compte épargne de 24.800 kg de CO2 (l’Etat a prélevé 10%). Dans le catalogue de produits, il choisit une clôture électrique de 1000 euros, qu’il paye avec 900 euros et une tonne de CO2.

Ce système a été certifié par l’Etat français et les Nations unies. Ce sont 8.635 tonnes de CO2eq qui ont été attribuées au nouveau compte officiel CO2 de BBC. Sur 72.000 producteurs de lait en France, 500 éleveurs suivent le cahier des charges BBC.




(©AFP / 12 février 2013 19h00)

 

Je veux bien pousser l’humour à l’extrême mais en réalité de quoi s’agit-il ? Une affaire de gros sous et qui peut bien se cacher derrière cette grossière mascarade, bien évidemment la FNSEA et la MSA, deux parasites qui s’engraissent sur le dos de la paysannerie française avec la bénédiction du gouvernement qui est de facto absout de toute ingérence dans la mesure où il instille des subventions (européennes, donc retirées du porte-monnaie des contribuables, surtout français) au secteur agricole. Tout est dans l’ordre et personne n’aura rien à redire car cela va de soi. Il est certain que le méthane (un gaz à effet de serre, comme tout le monde le sait) n’a pas bonne presse en France puisque c’est aussi le gaz de schiste ! C’est tellement facile de saisir l’amalgame qu’on en reste ébahi ! Décidément les agriculteurs du XVIe siècle, taillables et corvéables à merci vivaient probablement plus heureux qu’aujourd’hui.

La malbouffe des saumons d’élevage se répercute sur la santé !!!

 

Une étude exhaustive réalisée en Norvège, comme il se doit puisque ce pays est le premier producteur de saumon du monde, a montré que le remplacement partiel des aliments à base de poisson donnés aux saumons par des produits d’origine végétale avait un effet catastrophique sur la santé des souris nourries avec la chair des dits saumons.

La différence la plus notoire réside dans la composition en acides gras qui perturbe le métabolisme des souris au point de les rendre obèses et diabétiques car la teneur en acides gras insaturés, les fameux oméga-3 (acide alpha-linoléique, acide éicopentaénoïque et acide docosahexanoïque) chute de manière spectaculaire quand les saumons sont nourris avec ces tourteaux et graisses végétales provenant soit de colza, de soja ou d’olives à concurrence de 70 % dans la nourriture des saumons.

Même si cette nourriture modifiée que les saumons finissent par manger faute de mieux présente l’intérêt de moins déceler de polluants persistants tels que les PCB ou les poly-chlorés genre DDT qui s’accumulent dans les graisses, justement des poissons, ce bénéfice est largement annihilé par cette modification de la composition en acides gras de la chair du saumon.

Comme on sait que les ressources halieutiques s’épuisent inexorablement surtout quand on sait que la sur-pêche alimente aussi les élevages de poissons, ce remplacement par des produits végétaux ou d’origine animale (résidus des abattoirs, farine animale) fera alors que le bénéfice tant clamé des poissons gras pour la santé humaine ne sera bientôt plus qu’un vieux souvenir. On verra peut-être un jour sur les rayons des poissonneries « saumon pauvre en oméga-3 ».Pour ma part, il m’arrive rarement de consentir à manger un morceau de saumon depuis que je me suis promené près du hangar de stockage de la nourriture d’un élevage en Islande tant l’odeur pestilentielle était repoussante.

Triste monde où la malbouffe envahit tout …

 

Source : PlosOne