Et si on parlait aujourd’hui de Xylella fastidiosa …

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Il y a quelques semaines des arbustes décoratifs le long de la promenade des Anglais à Nice ont dépéri en quelques jours. Pas de quoi s’alarmer malgré les multiples chiens des psychopathes qui ne peuvent pas se passer d’une compagnie muette et dépendante sont autorisés à pisser leur urine chargée plusieurs fois par jour sur ces arbustes. Il y a plus d’adultes dépendants de leur chien que de leurs enfants, mais, bref, ce sera peut-être l’objet d’un futur billet …

Les services de la ville de Nice ont tout de même éffectué des prélèvements et les ont envoyé à des laboratoires habilités pour en faire des analyses appropriées afin de déterminer le pourquoi et le comment de cette soudaine hécatombe d’arbustes payés par les contribuables. Si ce n’est pas l’urine des chiens des riches retraités qui provoque ce dépérissement soudain des arbustes, il est apparu après analyse qu’il s’agit d’une attaque organisée de Xylella fastidiosa en provenance de Corse ou encore du sud de l’Italie. Il y a aussi des vagues d’immigrants parmi les insectes et les bactéries. Il s’agit d’une bactérie transmise par les insectes volants suceurs de sève qui s’attaque non pas seulement aux arbustes ornementaux de la ville de Nice – finalement c’est un épiphénomène – mais aussi à la vigne, aux oliviers et à des dizaines d’autres plantes. Cela fait près de cent ans qu’on essaie d’en savoir plus sur ce ravageur d’un nouveau genre puisque l’usage d’antibiotiques est interdit en Europe sur les végétaux (sauf en Suisse et exclusivement sur les abricotiers justement sensible à diverses bactéries) et on ne sait pas trop quoi faire pour se débarrasser de ce fléau potentiellement catastrophique non pas seulement pour les plantes et arbustes ornementaux mais aussi et surtout pour la vigne, les oliviers, les chênes, les érables, les agrumes et bien d’autres végétaux.

Un million d’oliviers sont morts en Campanie en 2014, les cours de l’huile d’olive sont d’ailleurs pour cette raison à la hausse. Une souche de cette bactérie a été identifiée en Corse au début de 2015 sur des polygales qui dépérissaient mystérieusement. Ce sont des arbustes ornementaux à feuilles de myrte souvent importés d’Italie. Ont-ils apporté la bactérie ? Nul ne le sait car la traçabilité est difficile à établir. Toujours est-il que la même bactérie a été identifiée sans ambiguité à Nice.

Souvenons-nous de cette histoire rocambolesque d’un vigneron écolo de Bourgogne qui refusait de traiter sa vigne pour détruire la cicadelle (lien sur ce blog) alors qu’il s’agit d’un des principaux insectes suceurs susceptibles justement de disséminer aussi la Xylella fastidiosa. Si cette bactérie se propage il en sera terminé des oliviers du sud de la France mais aussi des vignes … Il s’agit d’un danger agro-sanitaire d’une importance économique considérable.

Que va décider le gouvernement français, miné de l’intérieur par des écologistes fanatiques, pour juguler ce danger extrême qui est d’une importance économique beaucoup plus préoccupante que le soit-disant réchauffement climatique car tout un pan de l’économie agricole française est menacé. Il faut absolument autoriser la pulvérisation dans l’urgence d’antibiotiques sur les arbres attaqués. Ces antibiotiques existent naturellement dans le sol et proviennent de moisissures comme par exemple la streptomycine autorisée en Suisse pour combattre le « feu bactérien » des abricotiers, je le rappelle ici. On peut entrevoir une levée de bouclier des écologistes par la seule mention d’une utilisation éventuelle et préventive d’antibiotiques sur les végétaux. L’autre alternative est une désinfection massive et systématique des cultures à l’aide d’insecticides puissants pour exterminer tout insecte volant prédateur des végétaux mais ce sera aussi une levée de boucliers car elle sera contraire aux règles environnementales décrétées par ces mêmes activistes totalement déconnectés des réalité économiques.

Qui peut imaginer le sud de la France où ne pousseraient plus un seul olivier ni un seul cep de vigne ?

Je pose la question à Mademoiselle Ségolène !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/02/24/lideologie-absurde-des-ecologistes/

Au Texas, de l’huile dans le sous-sol mais aussi en surface !

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Les USA figurent parmi les plus gros consommateurs d’huile d’olive au monde mais la production domestique représente à peine 3 % des besoins, le reste est importé principalement d’Espagne et d’Italie. Ce marché représentant 1,1 milliard de dollars annuellement il est tout à fait compréhensible que des agriculteurs se diversifient dans la production d’olives. Des oliviers il y en a quelques deux millions en Californie et ça ne date pas d’hier car ce sont des missionnaires espagnols qui ont initié la culture de l’olivier dans cet Etat dès la fin du XVIIIe siècle. Mais c’est au Texas, l’Etat pétrolier nord-américain par excellence, que l’engouement pour l’olivier est le plus sensible aujourd’hui ! Non contents de pomper du pétrole de leur sous-sol les propriétaires de ranchs texans se sont récemment lancé dans le business de l’huile d’olive. Toute la partie centrale et méridionale de cet Etat se prête à la culture de l’olivier. En 2013 pas moins d’un demi-million d’oliviers ont été plantés par plus de 70 agriculteurs. Dans quelques années, à ce rythme, le Texas exportera aussi de l’huile d’olive dans les autres Etats américains. La chute récente et spectaculaire du prix du pétrole va favoriser cet essor de l’huile d’olive d’autant plus que la durée de vie des récents puits d’extraction d’hydrocarbures est estimée à moins de 25 ans, la belle âge pour un olivier ! Néanmoins, l’olivier ne créera jamais autant d’emploi que le récent boom pétrolier mais pour quelques propriétaires terriens cette diversification constitue un gage de sécurité à long terme favorisée par les récents revenus du pétrole extrait par fracturation comme dans la région d’Eagle Ford où la terre est parfaitement adaptée à la culture de l’olivier. Heureux ranchers texans qui non contents de pomper du pétrole dans leur sous-sol produisent maintenant de l’huile en surface … Il faudra attendre longtemps pour assister à la même situation dans le sud de la France où la culture de l’olivier est relativement répandue et dont le sous-sol est potentiellement riche en hydrocarbures.

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Source et illustrations : Bloomberg