L’Inquisition Climatique se met en place …

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Dans ce pays ultra-judiciarisé que sont les USA, le totalitarisme climatique se met en place.

Traduction d’un billet de Donna Laframboise, journaliste canadienne, avec son approbation (premier lien).

Eric Schneiderman, Avocat Général de l’Etat de New-York, est un inquisiteur climatique. En novembre dernier il a assigné en justice la société Exxon Mobil (voir un précédent billet sur le présent blog). Il déclare qu’il tente de déterminer si le géant du pétrole a trompé les actionnaires et le public au sujet du changement climatique. L’allégation globale, mise en avant par les activistes verts depuis des années, est qu’Exxon était supposé connaître mais tenait secrètes les informations relatives aux émissions de CO2 et est donc passible d’une accusation de crime contre l’humanité (voir le lien sur un éditorial de Bill McKibben intitulé « Aucune compagnie n’a jamais fait une chose aussi monstrueusement mauvaise« ).

Ce même mois de novembre un éditorial du site de Bloomberg (voir le lien. Note : les liens se trouvent dans l’ordre en fin de billet) insistait sur le fait que les intentions de Schneiderman n’étaient pas très claires, il nourrissait tout au plus l’espoir de découvrir dans la masse de documents relatifs au changement climatique qu’il a demandé à Exxon de produire des raisons de poursuivre son action alors que rationnellement ses arguments sont plutôt minces. Cet éditorial mentionnait que Schneiderman utilisait dangereusement son mandat de représentant du gouvernement allant jusqu’à considérer sa démarche comme absurde quand il prétend qu’Exxon a caché des informations essentielles, déclarant (sic) : « Le changement climatique a été étudié intensivement par un nombre incalculable de chercheurs dans le monde entier. Aucune société ne peut contester le consensus scientifique« .

Tout aussi absurde est de prétendre que les actionnaires d’Exxon ignoraient que les prix futurs des actions de la société seraient affectés par le changement climatique, étant considérés les argumentaires sans fin depuis 30 ans dans les médias à propos du climat. Pourtant c’est sur ces bases rationnelles fragiles que des camions entiers d’argent des contribuables sont maintenant gaspillés.

Il y a quelques semaines l’inquisition climatique s’est intensifiée. Lors d’une conférence de presse organisée par Al Gore, Schneiderman et six autres avocats généraux, une sorte de coalition appelée AG’s United for Clean Power (lien) a été constituée et sa « raison d’être » (en français dans le texte) est d’organiser une persécution par l’Etat de ceux qui contestent l’orthodoxie du changement climatique.

Mais il y a bien pire. Dans leurs juridictions les avocats généraux sont au top de la hiérarchie qui fait respecter la loi. Ces personnalités ont donc pour responsabilité de préserver la réputation du système judiciaire et d’agir en toute intégrité et toute impartialité. Les avocats généraux n’ont pas le droit d’être malhonnêtes.

Comme le communiqué de presse de Schneiderman l’a rapporté, ces avocats généraux particuliers font tout simplement un pied de nez à la démocratie. Les Américains doivent-ils élire un président qui considère que le changement climatique n’est pas une question importante, doivent-ils par leur voix dans les urnes considérer que l’économie et l’emploi sont plus importants. Ces avocats n’ont pas l’intention de s’occuper de cet aspect. Ce même communiqué de presse nous dit qu’ils sont décidés à se battre pour garder d’actualité les progrès décisifs qui ont été réalisés sur la compréhension du climat depuis ces 8 dernières années quel que soit le président élu. Leur agenda est de défendre les décisions prises par l’administration Obama et pousser le nouveau président à décider d’actions encore plus décisives. Ces avocats considèrent que Washington est prisonnier de son administration et ne fonctionne pas correctement et qu’il faut que ce soient les Etats qui prennent les décisions relatives au changement climatique.

Si Barack Obama, une fois élu, déclara en 2008 que les élections doivent avoir des conséquences mais si les électeurs votent pour des changements, ces derniers doivent avoir effectivement lieu. Et pourtant ce groupe d’avocats généraux, payés par les contribuables, a décidé d’aller outre les choix des électeurs en insistant dans le même temps que ce qu’a fait une compagnie pétrolière dans les années 70 enfreint la loi en 2016.

C’est tout à la fois pathétique et terrifiant !

Notes : attorney general peut se traduire en français de deux façons : avocat général ou procureur de la république.

https://nofrakkingconsensus.com/2016/04/20/the-climate-inquisition-attorney-generals-go-rogue/

http://www.theguardian.com/environment/2015/oct/14/exxons-climate-lie-change-global-warming

http://www.bloombergview.com/articles/2015-11-10/schneiderman-s-dangerous-crusade-against-exxon-mobil

http://www.ag.ny.gov/press-release/ag-schneiderman-former-vice-president-al-gore-and-coalition-attorneys-general-across

COP21 : La fraude climatique de la NOAA sur ordre de la Maison-Blanche !

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La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui fait autorité en matière de météorologie aux USA et est la principale source d’information de l’Organisation Météorologique Mondiale, une filiale de l’ONU avec l’IPCC, a reçu l’ordre de la Maison-Blanche en août dernier de falsifier – encore une fois – les données brutes des relevés de températures satellitaires et au sol afin d’annoncer triomphalement que l’activité humaine était détrimentale pour le climat de la planète Terre. Selon ces données falsifiées les mois de septembre et octobre ont été les plus chauds depuis 100 ans et le phénomène El Nino de cette année 2015 a atteint des records d’intensité. Il y a donc une fraude caractérisée mais ce qui est plus grave est que celle-ci a reçu un blanc-seing officiel du salon oval de la Maison-Blanche.

Ce n’est pas tout car cette histoire qu’on qualifie déjà outre-Atlantique de « NOAAgate » concerne aussi la supposée fonte des glaciers du Groenland qui se serait accélérée d’une manière alarmante ces derniers mois, ce qui n’est absolument pas le cas selon les études danoises relatées ici sur ce blog (voir le lien). La NOAA a été désavouée par un vote du Congrès qui a rejeté les décisions du Président Obama de contraindre les « utilities », entendez les compagnies d’électricité, de réduire leurs émissions de carbone. On voit donc se profiler au grand jour l’escroquerie climatique dont j’ai à de nombreuses reprises disserté sur ce blog. Et ce n’est plus le fait d’illuminés membres d’ONGs fortement orientées vers une idéologie malthusienne mais d’agissements officiels de chefs d’état !

L’aspect comique de cette histoire est que la Chambre des Représentants américaine ne ratifiera jamais une décision contraignante émanant de la COP21. Le Canada a déjà fait savoir que toute décision allant dans le sens d’une réduction des émissions de carbone serait préjudiciable pour l’économie du pays qui est déjà entrée en récession. L’Inde et la Chine ont fait de vagues déclarations d’intention qui ne seront à l’évidence jamais respectées. Le Japon qui n’a pour le moment remis en activité que deux réacteurs nucléaires restera toujours en retard dans le développement des énergies alternatives en raison de la configuration du pays et de son exposition aux catastrophes naturelles. Enfin l’Australie qui dépend à 100 % des combustibles fossiles pour sa production d’électricité n’a certainement pas envie d’opter pour une récession imposée par le diktat des Nations-Unies.

En Europe la situation est contrastée mais réserve de belles surprises. La Pologne a déclaré qu’elle ne voulait pas entendre parler d’un accord contraignant tout simplement parce que le pays dépend à 100 % du charbon. En Espagne, pays où toute subvention aux énergies alternatives a été supprimée, on voit les compagnies impliquées dans ce business opaque faire faillite les unes après les autres. Qu’en est-il des oubliés comme l’Indonésie, la Thaïlande ou encore l’Afrique du Sud et le Brésil ? Le bilan de la COP21 se mesurera dans les dix années à venir mais d’ors et déjà on peut dire que tous les pays mentionnés ne ratifieront jamais un quelconque traité les engageant sous cette contrainte vers une récession inévitable.

Les falsifications et les truquages des organisations gouvernementales n’ayant plus aucune dignité scientifique seront un jour dénoncées et condamnées par les tribunaux mais comme d’habitude les politiciens échapperont à toute poursuite, au contraire on les honorera pour leurs actions courageuses.

Dans 20 ans cet épisode fâcheux de l’humanité choisissant le totalitarisme le plus insupportable car basé sur des mensonges ne sera plus qu’un mauvais souvenir, du moins je l’espère pour mes petits-enfants …

Source et illustration : Washington Post et pour le Groenland : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/21/changement-climatique-episode-12-les-calottes-glaciaires-ne-fondent-plus-le-niveau-des-oceans-baisse/

Les drones et les crimes contre l’humanité

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J’ai séjourné quelques semaines à Palau, n’y allez pas, il fait très chaud et vous êtes condamné à manger des saloperies american-style servies par des Chinois ou des Philippins immigrés réduits à l’état de sous-hommes car les citoyens de cet état artificiel sont tous des fonctionnaires ou des employés de l’US Army. Je suis arrivé à Palau au milieu de la nuit et en suis reparti également au milieu de la nuit car il n’y a pas de liaisons aériennes assurées durant la journée en provenance de ou vers Manille ou Incheon, les deux destinations ou liens aériens vers ou de Palau avec Guam naturellement. La raison en est évidente et c’est un Philippin qui me l’indiqua, l’aérodrome de Palau est l’une des écoles de pilotage des drones de l’armée américaine. Ça laisse rêveur et effectivement j’ai vu de mes propres yeux ces engins silencieux, recouverts d’une sorte de peau indétectable par les radars, survoler la principale ville de Palau en plein jour sans que qui que ce soit s’en émeuve car la location de l’aérodrome par l’armée américaine est probablement la principale source de revenus de ce minuscule pays totalement surréaliste et artificiel.

Les drones sont des armes de destruction massive qui n’ont jamais été reconnues par les conventions internationales et les Américains les utilisent depuis des années en toute impunité. Barak Obama, prix Nobel de la Paix, faut-il le rappeler, est complice de l’assassinat de centaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, organisé selon des sources fournies par la CIA, drones télécommandés à distance depuis des centres de commandement situés en Oklahoma, au Nevada ou dans le Missouri. Des centaines de civils sont assassinés presque chaque jour par ces drones en Afghanistan, au Yémen, en Somalie, en Syrie, dans les zones tribales du Pakistan, dans l’Hindu Kush, en Érythrée et bientôt peut-être à notre porte parce que nous manifesterons notre désapprobation au sujet de ces assassinats massifs ordonnés par un prix Nobel de la Paix …

Tout est organisé par la CIA qui a mis en place des agents grassement payés dans tous les pays considérés comme stratégiques pour les USA, que ce soit pour le pétrole, l’uranium, le molybdène ou plus prosaïquement l’opium en ce qui concerne l’Afghanistan. La CIA est en réalité un état dans l’état aux USA, son pouvoir de décision échappe à la Maison-Blanche et le Pentagone n’est qu’une marionnette dans cette stratégie destructrice criminelle. Si des « civils » périssent il s’agit de « bavures » regrettables. Le récent bombardement délibéré d’un hôpital de Médecins sans Frontières par un drone américain (ou un obus, on ne sait pas trop) en est une illustration étonnamment évidente. Qui plus est des chars américains sont venus ensuite sur le site pour « nettoyer » les preuves accablantes de leur méfait sur le terrain ! Que dire de plus sinon que le gouvernement américain devrait être poursuivi pour crimes contre l’humanité sans remonter aussi loin que la guerre du Vietnam et l’usage intensif d’agent orange. Les Américains et leurs gouvernement successifs se sont arrogé le droit de gouverner le monde dans le plus total irrespect des lois et conventions internationales. C’est scandaleux ! Et le soutien des gouvernements européens aux agissement criminels des Américains est tout aussi scandaleux …

Inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts conduisant au site theintercept.com, illustration drone Predator (source : Wired.com)

Note : j’ai rédigé ce billet dimanche 18 octobre 2015 bien avant d’avoir lu l’édito de H16 sur Contrepoints du 19 octobre. J’en ai personnellement fait part à H16. Que personne ne m’accuse donc de plagiat, les informations fournies par theintercept sont disponibles sur la toile depuis le 15 octobre 2015.

Réflexions sur le TTP, le TTIP et le TiSA

Barack Obama, asservi par l’aristocratie industrielle et financière américaine, a entrepris depuis le début de son premier mandat de négocier avec les pays européens et asiatiques des ententes commerciales dans le seul but d’étendre la main-mise de cette aristocratie sur le monde entier. Ces négociations n’ont jamais pris en compte la Chine et la Russie et il est important de le souligner. Il s’agit du TTP, du TTIP et du TISA (voir les notes). Personne ou presque n’en parle dans les médias comme si on n’était pas autorisé à le faire. Or ces négociations ont pour objectif d’encore mieux asservir les nations qui y participent en les privant de fait d’importants aspects de leur souveraineté.

Le but ultime de ces négociations scélérates, car il faut utiliser ce mot approprié pour les qualifier, est de mettre en place une sorte d’assemblée ayant pour mission de contrôler leur fonctionnement. Comme il s’agit de favoriser les grandes multinationales, essentiellement américaines, des hommes de loi mandatés par ces mêmes multinationales auront pour mission d’arbitrer, et le mot est pour le moins ironique, dans le cas où un pays violerait les accords commerciaux et au final de condamner ce pays à des pénalités pour comportement frauduleux. Par exemple, selon ces accords, un pays pourra être condamné car sa propre législation autorise l’usage d’un additif alimentaire non autorisé aux USA. Et comme Obama est un écologiste qui ne veut pas annoncer sa couleur, ces accords imposeront aussi un certain pourcentage d’énergie « verte » aux pays signataires, non pas pour respecter un quelconque protocole du genre Kyoto, mais pour affaiblir l’économie du pays contrevenant aux accords. Pire encore toute décision sociale prise par une société risquant de nuire aux intérêts des actionnaires off-shore dans le but de favoriser les employés sera condamnable et donc condamnée.

Ces dispositions d’ors et déjà sur la table des négociations constituent l’ « Investor State Dispute Resolution » en quelque sorte un mécanisme judiciaire qui veillera à ce que les actionnaires des multinationales ne soient jamais spoliés de quelque manière que ce soit, ces actionnaires rétribuant une myriade d’avocats, eux-mêmes juges et parties ! Si j’osais donner un conseil à mes petits-enfants je leur dirais d’étudier le droit commercial international, c’est un filon d’avenir juteux.

Dans le processus de ces accords, il n’y a strictement rien de démocratique, c’est exactement le contraire, une conquête organisée par les USA et les multinationales américaines à l’échelle mondiale de la démocratie et des règles de ces démocraties aux échelles nationales. Les actionnaires des grandes multinationales pourront décider à discrétion de rançonner les contribuables nationaux lors de toute entorse aux règlements issus de ces accords. L’aspect le plus inquiétant de ce processus judiciaire est qu’il sera impossible ni aux nations ni aux sociétés industrielles, de service ou financières de pouvoir faire appel des décisions de cette juridiction au dessus des autres juridictions nationales. On peut ainsi dire que les Constitutions des Etats signataires seront purement et simplement bafouées et ignorées.

L’idée de ce genre de négociation est née à la fin de la seconde guerre mondiale, guerre qui fut considérée par les Américains comme un sain (saint) combat des démocraties contre le fascisme (Allemagne, Italie, Japon) et fut dévoyée idéologiquement par l’intelligentsia américaine néo-conservatrice : le concept de la toute-puissance des corporations : une idéologie appelée par Mussolini le « corporationisme » ayant la main-mise sur l’économie et les milices et le Conseil fasciste ayant la main mise sur le reste de la population. C’est exactement ce qu’Obama veut reproduire avec la mise en place de ces accords et le complexe militaro-sécuritaire nord-américain ! Et il est opportun de mentionner également que ce projet d’accords provient des directives du groupe dit de Bilderberg. Ce groupe créé en 1954 sous l’égide des Etats-Unis est constitué des leaders et des conseillers des leaders des grandes corporations internationales. D’une manière générale, et ce n’est pas du tout un hasard, il se réunit dans une localité proche de celle où se réunit le G7 périodiquement. Ainsi, les chefs d’Etat et leurs conseillers peuvent aller à leur guise se retrouver « entre amis » à la réunion du Groupe de Bilderberg et deviser de l’avenir du monde en toute quiétude à l’abri des médias pour mettre au point leurs visées fascistes ou par exemple décider quel candidat aux prochaines élections il sera opportun de soutenir. Obama, malléable de par son aura d’afro-américain et nobélisé pour cette raison, fut justement le candidat idéal pour la Maison-Blanche afin d’être l’acteur et le décideur de ces accords de « libre » échange qui n’ont de libre que le nom qu’on leur donne, car il s’agit d’instituer un gouvernement supra-national discrétionnaire ayant la main-mise sur les gouvernements nationaux.

Le dernier G7 qui eut lieu dans les Alpes Bavaroises jusqu’au 8 juin 2015 fut l’occasion d’une réunion du groupe de Bilderberg à une vingtaine de kilomètres de là. Ce fut un raout de dirigeants de l’industrie de la défense, de ministres des affaires étrangères notoirement asphyxiés par la propagande américaine anti-russe et anti-chinoise comme Anne Applebaum pour ne citer qu’un de ces personnages hauts en couleur. La liste ( http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/11659892/Bilderberg-members-2015-Whos-going-to-this-years-secret-summit.html ) est éloquente et on comprend que nous allons tous devenir à brève échéance des esclaves !

Le groupe de Bilderberg a depuis sa création été opposé au fédéralisme global des démocraties tel qu’on en a constaté l’échec en ce qui concerne l’Union Européenne et a prôné depuis sa création un gouvernement mondial dictatorial imposé et contrôlé par les multinationales. Ces multinationales sont elles-mêmes contrôlées par moins d’une centaine de personnes ! Ces mêmes personnes vont pouvoir décider à l’aide de leurs « serviteurs », des hommes de loi, les « arbitres » selon les termes des accords en préparation, de décider au dessus des lois nationales ou locales et rançonner le bas-peuple car de toutes les façons ce seront les contribuables qui devront acquitter les amendes ou les pénalités imposées par cet organisme supra-national en cas d’entorse aux accords ignominieusement appelés en anglais « partnership » ou partenariat ou encore solidarité, on croit rêver.

Parmi les tout premiers participants du Groupe de Bilderberg on retrouvait des « Wallstreeters » comme David Rockefeller dont l’idéologie, car il faut appeler les choses par leur nom, était de soutenir que les standards internationaux devaient supplanter les pendants nationaux sans aucune allusion à une quelconque intention hégémonique fascisante alors que la défaite récente du fascisme – on était au milieu des années 50, c’est-à-dire au début du durcissement de la Guerre Froide et de la fin de la guerre de Corée – supposait au contraire qu’il n’y aurait plus dans le monde que des nations démocratiques. En réalité ce n’était pas du tout ce que le Groupe de Bilderberg avait à l’esprit. Entre le Kennedy Round jusqu’en 1967 qui était censé mettre progressivement en place un accord commercial international et la mise en place du WTO, l’Organisation Mondiale du Commerce sous les auspices de l’ONU mais en réalité le résultat de ce que désiraient les multinationales sous couvert de libre échange, d’économie de marché et de démocratie, l’idée d’un pouvoir supranational germa. Et ce que les corporations supranationales désiraient et veulent maintenant mettre définitivement en place c’est un gouvernement mondial dirigé par le 1 % des 1 % les plus riches c’est-à-dire les 100 personnalités à la tête des grandes corporations multinationales. David Rockefeller le disait en ces termes en 1999 : « Ces dernières années on a assisté à une tendance vers des économies de marché démocratiques qui a réduit l’influence des gouvernements nationaux et selon mon analyse, ce sont les corporations qui doivent prendre la place des gouvernements ». On peut réécrire ce que dit Rockefeller différemment et ça peut donner ce genre de principe conduisant directement aux négociations TTIP (Transatlantic Trade & Investment Partnership) actuellement en cours : les gouvernement nationaux sont un problème et un régime démocratique n’est pas la solution. Cette solution est exactement le contraire de ce que à quoi on pense : procurer une autorité suprême aux corporations multinationales au dessus de toutes les démocraties et de toutes les nations.

Avec ce genre de principe on atteint très rapidement les limites de l’imaginable : par exemple n’importe quelle banque pourra favoriser l’enrichissement de ses clients déjà richissimes en se hasardant dans des opérations spéculatives et si ces dernières n’atteignent pas le but espéré, alors ce seront les contribuables qui financeront les pertes des établissements bancaires. Mais comme il est de bon ton d’affirmer le contraire pour ne pas fragiliser la tenue de ces négociations, Obama s’est même payé le luxe de déclarer, droit dans ses bottes, que « mentir au cours d’une campagne électorale c’est constitutionnellement protégé par la loi sur la libre expression » et partant de ce principe politique de base, il a battu très largement le record du nombre de mensonges proférés par n’importe lequel de ses prédécesseurs ! Quand Obama, Merkel, Hollande, Cameron, Rajoy, et j’en passe, parlent de démocratie, ils mentent. Ils n’ont déjà plus de pouvoir, ce sont les banques et les très gros conglomérats industriels et de service qui dictent leurs volontés et ratissent largement tout ce qui peut représenter un profit. Par exemple, la planche à billet des QE successifs, politique qu’ont choisi aussi l’Europe et le Japon, n’a profité qu’au 1 % supérieur du Top 1 %. Les milliardaires les plus aisés, à peine une centaine – et il est bon de le rappeler encore une fois – contrôlant l’ensemble des grandes corporations occidentales, obtiennent tout ce qu’ils désirent.

On comprend dès lors pourquoi Washington exerce une pression sur les négociateurs en ce moment. Les incertitudes géopolitiques doivent être l’occasion de « boucler » ces négociations car les circonstances sont très favorables. Et quoi que puissent en penser les gouvernements en place actuellement, tous ces régimes dérivent vers le fascisme et l’extrémisme, en particulier en Europe, et le plan des grandes corporations peut leur être imposé maintenant car il n’y aura peut-être jamais d’autre occasion aussi favorable. On est donc prévenu, on sait ce qui nous attend, mais il est déjà trop tard pour réagir …

Notes.

TTIP ou Transatlantic Trade & Investment Partnership, partenarait transatlantique sur le commerce et l’investissement. Ce projet découle de la période suivant immédiatement l’effondrement du bloc soviétique avec la création du Transatlantic Business Dialogue en 1995 suivie de celle du Transatlantic Economic Council. Il est intéressant de noter qu’Angela Merkel, actuelle chancelière allemande, participa activement à la genèse de ces groupes de travail ayant pour but de faciliter la main-mise des USA sur les affaires économiques européennes. On a aujourd’hui un exemple sous les yeux des effets dévastateurs consécutifs au travail souterrain des banques américaines dont Goldman-Sachs qui promut l’adhésion de la Grèce à l’Union Européenne tout en plaçant des capitaux vautours en Grèce afin de dissimuler les dysfonctionnements de l’économie grecque. Les acquisitions de firmes européennes par des sociétés américaines constituent un autre aspect des agissements du grand capital américain sur l’Europe. Le TTIP, dont certaines rubriques ont été rendues publiques, mais pas les plus fondamentales, a pour but de faciliter encore plus profondément la main-mise des USA sur l’ensemble de l’économie européenne. Les projets hégémoniques américains ne sont pas clairement annoncés mais quand on examine soigneusement les sujets abordés dans certaines des rubriques rendues publiques, textiles, chimie, cosmétiques, équipement médical ou encore pesticides et mesures phytosanitaires, on comprend que tout sera fait pour assurer la suprématie américaine dans tous les domaines économiques y compris dans les secteurs de l’information et de la propriété intellectuelle. Au TTIP est adjoint l’ISDS ou Investor-State Dispute Settlement, une entité juridique financée par les grandes corporations qui statuera à l’avantage de ces dernières au sujet de différends pouvant apparaître lors de négociations d’investissement dans un secteur économique particulier. Les gouvernement nationaux n’auront donc pas droit au chapitre. On a vu jusqu’à quel point de cynisme les USA ont condamné à de fortes amendes les banques européennes qui avaient commercé avec les pays inclus dans la liste noire américaine. Ce type de comportement se retrouvera à l’identique dans un futur proche pour n’importe quelle PMI européenne qui refusera de collaborer avec une grande corporation américaine. Le TTIP comprend l’ensemble de l’Union Européenne et les USA

TPP ou Trans-Pacific Partnership, pendant du TTIP côté Pacifique a strictement les mêmes visées hégémoniques que ce dernier et comprend les pays suivants, « amis des USA » – quelle ironie – Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Viet-Nam et USA. D’autres pays on manifesté leur intérêt pour participer à ces négociations. Il s’agit du Laos, de la Colombie, de la Thaïlande et de l’Indonésie. Le TPP est présenté comme une suite de l’APEC, organisme mis en place par le l’OMC avec l’appui de la Banque Mondiale, deux entités largement contrôlées par le Département d’Etat américain.

TISA ou encore TiSA, Trade in Services Agreement concerne spécifiquement un partenariat approfondi entre les USA et l’Union Européenne dans le cadre du TTIP. Il s’agit d’un traité concernant les services, en tous genres, qui seront rendus accessibles sans restriction aux compagnies américaines désireuses de s’implanter dans un pays souverain en directe concurrence avec les structures étatiques ou privées existantes. Le plus grand secret entoure les négociations en cours, ce qui est pour le moins inquiétant car qui dit service sous-entend non pas seulement les services bancaires ou financiers mais également la distribution et le traitement de l’eau, l’assurance maladie, l’hôpital ou encore l’éducation et l’audiovisuel. Autant dire que si l’Union Européenne dit oui aux prétentions américaines, l’idée même de démocratie aura vite disparu de nos livres d’histoire.

Sources : diverses dont aussi Wikipedia pour les notes

Billet de mauvaise humeur politique

L’omerta des médias occidentaux et français en particulier est affligeante et écoeurante.

Quand Obama a pris la parole à la tribune des Nations-Unies, il a nommé trois menaces pour le monde actuellement préoccupantes, dans l’ordre, Ebola, La Russie et en troisième lieu l’Etat Islamique. Mon opinion à propos d’Obama est en dessous du niveau du ras des pâquerettes mais lancer une telle diatribe à l’Assemblée Générale des Nations-Unies relève, selon Medvedev devant les caméras de la chaine américaine CNBC, d’un dérangement mental et je suis tout à fait d’accord avec lui.

Curieusement aucun média français n’a relevé l’incroyable assertion de ce président finalement incompétent, corrompu et imbu de lui-même, manipulé par les néocons sans même qu’il s’en rende vraiment compte.

C’est quand que l’Europe se désolidarise des USA ? Ça commence à devenir dangereux … Mais les médias à la botte du pouvoir, tant en Allemagne qu’en France, je ne parle même pas de la Grande-Bretagne, n’en diront pas un mot.

Pendant ce temps-là Thevenoud est toujours député ! Mais les médias français n’en parlent plus …

Et si on proposait Putine pour le prix Nobel de la Paix ?

 

Putine a évité un conflit en Syrie qui aurait rapidement débordé les frontières du pays quand les Américains ont prétendu que l’armée loyaliste avait utilisé des gaz de combat, un fait qui n’a jamais été ni infirmé ni confirmé.

Putine vient d’obtenir un cessez-le-feu entre les séparatistes du Donbass et le pouvoir néo-nazi mis en place à Kiev par les Américains, encore eux, évitant ainsi une radicalisation dangereuse de la situation, en tous les cas pour le moment car les va-t’en-guerre néocons de Washington pourraient bien en redemander et comme Obama, prix Nobel de la Paix pour je ne sais plus quelle raison, ne peut leur déplaire ni déplaire aux intérêts du complexe militaro-industriel nord-américain, il faudra attendre quelques mois pour être certain que finalement Putine est un fin stratège et qu’il a une vision beaucoup plus lucide de la situation que les marionnettes de Washington au pouvoir en Europe. Ainsi Hollande pourra finalement vendre les porte-hélicoptères à la Russie pour éviter une amende estimée à 6 milliards d’euros en cas de rupture de contrat, comme si les finances délabrées de la France avaient besoin de ça.

Bref, la situation se décante avec d’autant plus de situations inattendues comme par exemple que tout compte fait Bachar El-Assad n’est pas un si mauvais bougre puisqu’il combat les fanatiques islamistes depuis trois ans et qu’il a finalement raison comme les militaires égyptiens ont eu raison de nettoyer leur pays de ces fous de dieu.

Donc, qu’on propose le prix Nobel de la paix à Putine et cette fois pour de bonnes raisons !

Billet d’humeur politique très pessimiste

 

Puisque inconsidérément l’Union Européenne applique depuis le premier août des sanctions économiques à la Russie, suivant les ordres express de la Maison-Blanche, cela risque bien d’endommager l’ensemble de l’économie de l’Union, si tant est qu’on peut encore parler d’Union. En effet, la Finlande se rebiffe déjà ! La Russie est l’un des principaux partenaires commerciaux de ce pays et envisage d’exiger des compensations du reste de l’Union. Quid des Pays Baltes ? Il y a des « russophones » dans ces petits Etats rattachés à l’Union Européenne et les échanges commerciaux avec la Russie sont également mis à mal après le diktat d’Obama. Ces russophones n’ont pas demandé de sécession comme la Crimée l’a fait démocratiquement. Quid de l’Allemagne qui risque encore plus gros avec ses implantations industrielles nombreuses et variées en Russie, notamment Volkswagen, ou encore les machines outils. En dehors de la vodka, les Russes sont de grands consommateurs de Coca-Cola ou de Pepsi, une fermeture des centres de production de ces boissons en Russie serait préjudiciable à ces sociétés … Cerise sur le gâteau, je ne parle pas du gaz mais d’un point plus préoccupant, la fermeture de l’espace aérien russe aux avions civils assurant les liaisons Europe-Asie ! On se demande bien par où les centaines d’avions qui survolent la Sibérie quotidiennement entre l’Europe et l’Asie pourront bien passer ! Au dessus de la Syrie et de l’Irak : non, merci ! Et puis la Russie peut tout aussi bien décider, et il en est sérieusement question, de clouer au sol ses fusées de ravitaillement de la station spatiale internationale. Pire encore, la Russie peut instituer des barrières douanières infranchissables à toutes sortes de denrées alimentaires allant des poulets au vin, en passant par les fromages et les McDonalds.

Reste le gaz et le pétrole dont la Russie peut brutalement interrompre les exportations au cas où la situation se détériorait. Il s’agit d’une arme à double tranchant puisqu’ils constituent l’essentiel des ressources en devises du pays. De plus les exportations entrent dans le cadre de contrats à long terme. Mais si l’Europe persistait à soutenir les mensonges réitérés de la Maison-Blanche, il se pourrait bien que l’hiver soit rude en Europe avec une flambée insensée du prix de l’énergie et une raréfaction du gaz naturel dans une grande partie de l’Union.

On peut aisément comprendre que l’Union Européenne a pris une décision hautement dommageable à sa santé économique, inconsidérément, en suivant servilement les injonctions de cet abruti de Kerry qui est l’un des pires diplomates que les USA aient jamais mis en poste. Il faut s’attendre tout simplement à une récession de l’Union Européenne bien plus sévère que celle de 2008-2009 … Préparez vos mouchoirs, ça va être très douloureux mais on l’aura bien cherché en prenant pour vérité les mensonges réitérés d’Obama !