Mix énergétique (électrique) : caractéristiques et coûts

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Le dernier volumineux rapport de l’Agence de l’Energie Nucléaire (NEA) sous l’égide de l’OCDE publié le 25 janvier 2019 et disponible sur le site de l’OCDE indique clairement que plus la part des énergies renouvelables par nature variables (VRE, acronyme de variable renewable energy) augmentera plus les coûts pour les consommateurs finaux qui seront élevés sous forme de nouvelles taxes et ceci quels que puissent être les scénarios choisis. Cette constatation est la directe conséquence de la nature même des énergies électriques renouvelables. En effet les VRE sont :

1. variables. La production d’énergie électrique fluctue avec la disponibilité de la ressource, vent ou Soleil. En raison de cette variabilité ces VRE ne sont pas dispatchables directement sur le réseau électrique.

2. incertaines. En ce sens que la puissance produite ne peut pas être prédite avec précision mais ce point a tendance à s’améliorer de manière infime.

3. contraintes géographiquement. L’efficacité des VRE n’est pas identique sur tout un territoire, ne peuvent pas être transportées et se trouvent souvent dans des régions éloignées de celles qui sont énergivores.

4. non synchrones. Les VRE sont connectés au réseau par l’intermédiaire d’un système électronique de puissance car elle ne sont pas synchrones alors qu’une génératrice dans une centrale électrique classique hydraulique ou thermique produit une énergie synchronisée avec celle du réseau.

5. modulaires. Les VRE sont produites par des unités beaucoup plus petites que les usines de production classique, ce qui induit des surcoûts de sous-réseaux.

6. À coûts variables faibles. Une fois construites les unité de VRE fonctionnent avec des coûts très faibles puisque la source d’énergie est gratuite.

Il est important de s’attarder sur le point 6. car si les coûts variables de production des VRE sont faibles ils ne se répercutent pas sur le coût final du kWh en raison précisément de la variabilité et de l’incertitude de cette production. Ces deux caractéristiques génèrent des surcoûts considérables pour la gestion du réseau en aval. Dans ce rapport divers scénarios sont abordés pour atteindre le même objectif à l’horizon 2050 de 50g de CO2 par kWh produit dans le cadre de la limitation à 2°C du réchauffement du climat. Il définit une approche globale du système de production, dans ce même cadre, de l’ordre de 540 GWh afin d’éviter au maximum les risques de perturbation majeure du réseau existant. Il s’agit d’un mix comprenant un peu d’hydraulique, du nucléaire et un peu de gaz avec un réseau robuste pour définir un coût lissé du kWh. La « contrainte carbone », dans ce scénario de base est fixée à 35 dollar par tonne de CO2, montant suffisamment dissuasif pour éliminer toute unité de production à partir de charbon. Ce scénario est proche de la situation française de production d’électricité qui est la moins coûteuse (toutes taxes comprises) et la moins « carbonée » de tous les pays de l’OCDE. Dans le scénario de base le prix du MWh est estimé à 65 dollars.

Dans des scénarios envisagés avec 10, 30, 50 et 75 % d’énergies renouvelables les coûts lissés du kWh ont été estimés dans le détail en incluant en particulier les investissements nécessaires pour assurer une stabilité du réseau, donc le stockage des VRE dont les coûts ne varieront que très peu à la baisse dans l’intervalle considéré – jusqu’en 2050 – dans la mesure où le principal goulot d’étranglement de cette technologie, le lithium, ne pourra pas être contourné. Il n’existe en effet aucune technologie actuellement industrialisable à grande échelle pour satisfaire les capacités de ce stockage. Les spécialistes approchés lors de la préparation du rapport semblent unanimes pour constater que tous les systèmes de stockage actuellement développés à grand frais (financés par les contribuables), que ce soit l’air comprimé, la chaleur, l’hydrogène ou le pompage-turbinage ne permettront jamais de satisfaire la demande. Sur ce dernier point les sites de pompage-turbinage sont rares sinon absents. Au delà de 30 % de VRE dans le mix énergétique le pilotage de la puissance des réacteurs nucléaires deviendra quelque peu problématique. En conséquence l’instabilité du réseau deviendra un problème ingérable quels que soient les investissements consentis pour éventuellement augmenter les capacités de stockage.

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Un autre volet inhérent à ce mix avec une participation de plus en plus importante des VRE qui est soigneusement mis sous le tapis est l’imprévisibilité totale du marché de l’électricité et l’accroissement du nombre d’heures de production d’électricité à 0 dollar/MWh, en d’autres termes une production électrique sans valeur car la demande est inférieure à la production. Il s’agit d’une caractéristique inhérente aux VRE. Ce phénomène a déjà détérioré la situation financière des compagnies d’électricité en raison de l’accroissement de la production d’électricité sans valeur marchande et en parallèle l’augmentation du prix spot lors des pointes de consommation.

Pour que les VRE deviennent, dans l’éventualité encore très peu probable d’une solution économique du stockage, rentables il faudra installer au moins trois fois la puissance nominale nécessaire compte tenu de la charge moyenne de ces sources d’énergie qui est de l’ordre de 30 %.

Le scénario idéal serait un mix avec 30 % de nucléaire, 30 % de VRE et 30 % répartis entre le pompage-turbinage, s’il existe des possibilités, et les turbines à gaz. Tant que les décideurs politiques ne prendront pas en compte dans le détail tous les coûts afférents à la transformation des VRE en puissance dispatchable directement pour satisfaire la demande les projets de mix énergétique garderont un caractère spéculatif tant que chaque éolienne et que chaque « ferme » photovoltaïque ne seront pas munies de leur propre capacité de stockage ainsi que de l’électronique de puissance associée pour que l’énergie stockée puisse être instantanément dispatchable sur le réseau.

C’est un challenge de taille nécessitant des investissements gigantesques qui, semble-t-il n’ont même pas été pris en compte. Budgétairement pour un pays de taille moyenne les investissements pour un mix 30-30-30 idéal comme exposé ci-dessus il faudrait investir 16 milliards de dollars par GWh d’électricité d’origine VRE effective et directement dispatchable (page 157 du rapport) sans pour autant effacer tout risque de black-out partiel ou total estimé à 4 jours par an en Europe ! Voilà la réalité surréaliste et alors pour atteindre l’objectif idéal décrit plus haut le prix du kWh ne pourra que très fortement augmenter. Reste à savoir si les consommateurs seront prêts à mettre la main à la poche et à accepter également des forêts d’éoliennes dans le paysage financées aussi par leurs impôts.

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Il n’est pas étonnant que ce rapport n’ait pas tenu compte de la croissance attendue des véhicules automobiles électriques car pour l’instant la pénétration du marché est infime. Mais la situation pourrait se compliquer très sérieusement et devenir à terme insoutenable quels que soient les scénarios choisis. Quand les grandes firmes automobiles allemandes déclarent se tourner vers la voiture électrique ainsi que Peugeot en France, on ne peut que constater que la situation de n’importe quel mix énergétique supposé réduire l’empreinte carbone de la production d’électricité par le développement des VRE ne pourra en aucun cas satisfaire une consommation supplémentaire d’électricité pour réduire à juste titre les émissions de carbone dans le secteur des transports. Ce rapport comporte à l’évidence des omissions trop importantes pour n’avoir pas été prises en compte. Il faut seulement retenir l’estimation de 16 milliards de dollars par GWh d’électricité d’origine VRE qui rend de facto tout projet de mix énergétique irréalisable.

Source et illustration (page de couverture) : rapport OECD-NEA n°7299

USA : la guerre pour le charbon a commencé

USA : la guerre pour le charbon a commencé

Aux Etats-Unis la désaffection pour l’énergie nucléaire depuis le grand tsunami du Kanto au Japon en mars 2011 a conduit les compagnies d’électricité à délaisser l’entretien de ces installations avec le but inavoué de tout simplement fermer ces usines bien avant qu’elles ne deviennent obsolètes. Avec la campagne anti-charbon qui a eu pour conséquence depuis l’administration Obama la fermeture pure et simple de nombreuses mines et d’usines de production électrique la situation du réseau électrique nord-américain devient critique. Cette situation préoccupe le locataire de la Maison-Blanche qui veut repenser les régulations mises en place par son prédécesseur pour la protection de l’environnement.

Si le gaz de schiste est devenu très compétitif il n’en reste pas moins que les équipements de production d’électricité à partir de gaz ne servent qu’à lisser la charge erratique des énergies renouvelables sur le réseau électrique. Pour le Président américain préserver l’équilibre du réseau est une priorité de sécurité nationale et c’est la raison pour laquelle l’administration Trump a décidé d’aider les compagnies d’électricité à investir dans les centrales électriques nucléaires ou à charbon existantes de toute urgence et à obliger les distributeurs à acheter prioritairement l’électricité produite par ces installations.

Selon une récente étude les 99 réacteurs nucléaires américains actuellement en fonctionnement et datant tous des années 1960-1970 nécessitent des investissements de sécurité qui avaient pourtant été exigés à la suite de l’accident japonais. Aujourd’hui seulement deux réacteurs sont en construction en Géorgie et nul ne sait quand ils seront connectés au réseau, cf. les déboires de Westinghouse. Quant aux centrales brûlant du charbon beaucoup d’entre elles ne sont pas rentables pour les raisons invoquées ci-dessus avec l’arrivée massive du gaz de schiste et l’obligation pour les opérateurs de réduire les émissions de CO2 selon un plan – le « Clean Power Act » – totalement insoutenable qui entraine la fermeture des usines les unes après les autres.

Or Donald Trump a promis lors de sa campagne électorale de soutenir l’industrie du charbon. Comment les « utilities » vont-elles réagir ? La question est cruciale pour l’administration Trump car d’une manière générale les industriels de l’énergie n’apprécient pas que des décisions fédérales viennent les contraindre dans leurs stratégies commerciales. Mais selon la Maison-Blanche il s’agit d’une décision de sécurité nationale qui prime avant toute autre considération. Il est donc clair que la raison du retrait des USA de l’accord de Paris est évidente : ces accords mettent en danger la sécurité du pays ainsi que son économie. Pour abonder dans le sens de la décision de Donald Trump une récente étude a montré que l’histoire montée de toute pièce de l’effet de serre du CO2 était une imposture scientifique. Ce sujet fera l’objet d’un prochain billet sur ce blog.

Source partielle : AFP, dépêche du premier juin 2018.

L’écologie « à la française » de Hulot et Macron : une catastrophe environnementale, économique et sociale programmée !

L’écologie « à la française » de Hulot et Macron : une catastrophe environnementale, économique et sociale programmée !

Ce sont pas moins de 45 personnalités scientifiques du monde entier qui, outrées par la décision du gouvernement français de fermer tous les réacteurs nucléaires de la série 900 MW d’ici 2025, ont envoyé une lettre ouverte au Président de la République française. Il s’agit ci-après de la traduction par mes soins de ce document et en appendice la liste des signataires. Source : World Nuclear News ( http://www.world-nuclear-news.org/V-Environmentalists-appeal-to-Macron-for-nuclear-0406171.html )

Cher Président Macron,

Nous écrivons en tant qu’environnementalistes, conservationnistes et scientifiques du climat pour d’abord vous féliciter de votre élection à la présidence française et pour applaudir votre impulsion pour établir une taxe carbone. Personne n’a fait autant que la France dans la promotion d’une énergie propre sur le réseau (électrique). Dans ce contexte nous vous écrivons aussi pour exprimer notre surprise au sujet de votre décision de réduire la part de l’énergie nucléaire en France.

Peu de pays ont fait autant que la France pour démontrer les bénéfices humanitaires et environnementaux en créant une société disposant d’une énergie électrique abondante. Non seulement la France a accueilli la conférence des Nations-Unies sur le climat mais elle est aussi le pays au monde avec le moins d’émissions de carbone.

Toute réduction de la production électro-nucléaire en France accroitra fatalement la consommation d’énergie fossile et la pollution étant donnés les faibles performances et le caractère intermittent des énergies solaire et éolienne. L’Allemagne est un cas d’école. Ses émissions (de carbone) n’ont pas changé depuis 2009 et ont en réalité augmenté en 2015 et 2016 en raison de la fermeture de réacteurs nucléaires. En dépit du fait que l’Allemagne a installé 4 % de plus de panneaux solaires et 11 % de plus d’éoliennes ces deux années passées, la production d’énergie à partir de ces deux sources a diminué de 3 % et 2 % respectivement car il y a eu peu de vent et peu de soleil durant ces deux années 2015 et 2016.

Alors que la France produit une énergie électrique la plus propre et la moins coûteuse d’Europe, l’Allemagne produit une énergie électrique la plus onéreuse et la plus sale (du continent). L’Allemagne a dépensé en 2016 24 milliards d’euros au dessus du prix du marché de l’électricité uniquement pour l’achat des kW « renouvelables » alors que ses émissions (de carbone) ont stagné et l’Allemagne n’atteindra pas en 2020 ses objectifs de réduction d’émissions dans une large mesure. En dépit d’investissements considérables dans les énergies renouvelables seuls 46 % de l’électricité provient de sources propres alors que l’électricité produite en France provient à 93 % d’énergies propres.

Le solaire et l’éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si la France s’engage à investir dans ces énergies avec une ampleur comparable à celle de l’Allemagne elles devront s’ajouter aux énergies propres existantes et non pas les remplacer de manière inconséquente (en anglais « inadvertently »). Ce type d’énergie « renouvelable » pourra contribuer à l’électrification du secteur des transports comme la France l’a déjà fait pour les trains et devrait continuer à le faire dans cette direction avec les véhicules personnels.

Passer du nucléaire aux combustibles fossiles affectera gravement l’économie de la France pour trois raisons : un prix de l’électricité plus élevé pour les consommateurs et l’industrie, la fin de l’exportation lucrative d’électricité (d’origine française vers d’autres pays européens) et enfin – et probablement le plus désastreux – la fin de l’industrie nucléaire française à l’export. Si l’infrastructure nucléaire (en anglais « fleet ») française est forcée à opérer avec une capacité amoindrie l’ensemble de cette activité elle fragilisera cette industrie en renchérissant les coûts de fonctionnement et en détruisant un part de ses revenus. Eventuellement cette situation conduira à une sécurité des installations moins fiable et à une raréfaction de la recherche, du développement et des capacités à l’exportation. Les pays qui cherchent à développer l’énergie nucléaire recherchent justement en France une technologie que le pays utilise et a approuvé.

Traditionnellement le programme nucléaire civil français était envié par de nombreux pays. Ce programme démontra au courant des années 1970 et 1980 que la décarbonisation du secteur industriel de production de l’électricité était en fait possible. Pour la France la prochaine étape nécessaire pour aider à combattre le changement du climat et améliorer la qualité de l’air est d’accroitre la production « propre » d’électricité à partir de toutes les sources non carbonées fossiles et de réduire massivement l’utilisation de ces énergies fossiles dans les secteurs du chauffage et du transport. L’énergie nucléaire doit jouer un rôle central dans cette évolution.

J’ai mis entre parenthèses ou entre guillemets quelques mots ajoutés volontairement pour la bonne compréhension du texte. Ce document se passe de commentaires mais j’en ferai tout de même un seul. L’organisme AirParif qui contrôle en temps réel la qualité de l’air que respirent les résidents de Paris et de sa région a détecté des pics de pollution riches en sulfates à plusieurs occasions. Il se trouve que cette pollution provient d’Allemagne, qu’elle est produite par les centrales électriques brûlant du charbon et que par régimes de vents d’est et est-nord-est elle arrive sur la France en se moquant des frontières.

Lettre datée du 4 juillet 2017, Signataires :

James Hansen, Climate Science, Awareness, and Solutions Program, Columbia University, Earth Institute, Columbia University  

Kerry Emanuel, Professor of Atmospheric Science, Massachusetts Institute of Technology  

Robert Coward, President, American Nuclear Society  

Andrew Klein, Immediate Past President, American Nuclear Society  

Steven Pinker, Harvard University, author of Better Angels of Our Nature  

Richard Rhodes, Pulitzer Prize recipient, author of Nuclear Renewal and The Making of the Atomic Bomb  

Robert Stone, filmmaker, ‘Pandora’s Promise’  

Pascale Braconnot, Climate Scientist, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fourth Assessment Report and Fifth Assessment Report  

Francois-Marie Breon, Climate Researcher, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fifth Assessment Report  

Ben Britton, Ph.D, Deputy Director of the Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London  

Claude Jeandron, President, Save the Climate, French association  

James Orr, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Didier Paillard, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Didier Roche, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Myrto Tripathi, Climate Policy Director, Global Compact France  

John Asafu-Adjaye, PhD, Senior Fellow, Institute of Economic Affairs, Ghana, Associate Professor of Economics, The University of Queensland, Australia  

M J Bluck PhD, Director, Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London  

Gwyneth Cravens, author of Power to Save the World  

Bruno Comby, President, Environmentalists for Nuclear Energy  

Wolfgang Denk, European Director, Energy for Humanity  

David Dudgeon, Chair of Ecology & Biodiversity, School of Biological Sciences, The University of Hong Kong, China  

Erle C. Ellis, Ph.D, Professor, Geography & Environmental Systems, University of Maryland  

Christopher Foreman, author of The Promise & Peril of Environmental Justice, School of Public Policy, University of Maryland  

Martin Freer, Professor, Head of Physics and Astronomy, University of Birmingham, Director of the Birmingham Energy Institute (BEI)  

Kirsty Gogan, Executive Director, Energy for Humanity  

Joshua S. Goldstein, Prof. Emeritus of International Relations, American University  

Malcolm Grimston, author of The Paralysis in Energy Decision Making, Honorary Research Fellow, Imperial College London  

Mel Guymon, Guymon Family Foundation  

Steven Hayward, Senior Resident Scholar, Institute of Governmental Studies, UC Berkeley  

John Laurie, Founder and Executive Director, Fission Liquide  

Joe Lassiter, Professor, Harvard Business School  

John Lavine, Professor and Medill Dean Emeritus, Northwestern University  

Martin Lewis, Department of Geography, Stanford University  

Mark Lynas, author, The God Species, Six Degrees  

Michelle Marvier, Professor, Environmental Studies and Sciences, Santa Clara University  

Alan Medsker, Coordinator, Environmental Progress – Illinois  

Elizabeth Muller, Founder and Executive Director, Berkeley Earth  

Richard Muller, Professor of Physics, UC Berkeley, Co-Founder, Berkeley Earth  

Rauli Partanen, Energy Writer, author of The World After Cheap Oil  

Peter H. Raven, President Emeritus, Missouri Botanical Garden. Winner of the National Medal of Science, 2001  

Paul Robbins, Director, Nelson Institute for Environmental Studies, University of Wisconsin-Madison  

Samir Saran, Vice President, Observer Research Foundation, Delhi, India  

Michael Shellenberger, President, Environmental Progress  

Jeff Terry, Professor of Physics, Illinois Institute of Technology  

Tim Yeo, Chair, New Nuclear Watch Europe; former Chair, Energy and Climate Change Parliamentary Select Committee 

Le désastre annoncé de l’économie allemande

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Je suis de très près le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com) et je me suis permis d’écrire un billet inspiré de l’un de ses derniers articles, tous parfaitement documentés au sujet de la politique énergétique allemande. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta le nord-est de l’île japonaise de Honshu le pouvoir politique allemand a pris la décision irréversible d’abandonner l’énergie nucléaire et de développer à outrance les énergies renouvelables tout en déplaçant des villages entiers afin d’extraire à ciel ouvert, donc à peu de frais, un charbon brun de mauvaise qualité brûlé dans des usines de production d’électricité disséminées sur tout le territoire allemand. De ce fait l’Allemagne est devenu le pays le plus pollueur d’Europe. Cette décision d’abandonner l’uranium a été prise sous la pression constante des partis écologistes apparemment allergiques à ce métal auquel ont été préférées à grands frais les énergies vertes dites renouvelables. Les dispositions législatives ont encadré (comme d’ailleurs en France et d’autres pays européens) les tarifs du kWh d’origine « verte » c’est-à-dire provenant de l’éolien et du photovoltaïque essentiellement. Les grandes compagnies d’électricité E.on et RWE ont été priées de bien vouloir acheter au prix fort ces kWh « verts » et les revendre au prix du marché.

C’est comme si la Chancelière Merkel obligeait la firme Mercedes à vendre 5 000 euros des véhicules dont la fabrication a coûté 30 000 de ces mêmes euros sortis d’usine ! En conséquence les deux compagnies d’électricité les plus importantes d’Allemagne ont vu leurs finances se dégrader année après année à tel point qu’aujourd’hui leur endettement est alarmant alors que ces compagnies étaient florissantes il y a à peine dix ans. Les pertes d’E.on sur l’année 2016 s’élèvent à 12,4 milliards d’euros, donnée non définitive, et elles avaient déjà atteint 7 milliards en 2015. Quant aux pertes de RWE elles atteignent la « modeste » somme de 5,7 milliards. Des milliers d’employés de ces deux compagnies se sont retrouvées au chômage pour limiter ces pertes et pendant ce temps le prix du kWh ne cesse d’augmenter au compteur des particuliers – il a doublé en 5 ans sans qu’il y ait eu une inflation notable – car il faut absolument préserver la santé de l’industrie allemande qui bénéficie toujours de tarifs préférentiels. Les voitures Mercedes sont fabriquées par des robots et les pièces sont produites (quand elles le sont en Allemagne) avec des machines-outils sans aucune intervention humaine mais tout cet équipement consomme de l’électricité, beaucoup d’électricité …

À dire vrai l’économie allemande subventionnée de manière indirecte par tous les habitants qui commencent à souffrir de coupures d’électricité – un comble ! – ne pourra que s’effondrer brutalement dans un proche avenir. Devant une telle situation le Ministre Peter Altmaier, ancien Ministre de l’Environnement et actuellement Ministre des Affaires Spéciales, très proche de la Chancelière, a déclaré il y a quelques jours que la politique énergétique allemande devait absolument être revue sinon abandonnée car c’est un désastre industriel, financier et écologique puisque l’Allemagne, depuis 2011, n’a pas réduit d’un gramme sa production de CO2 (dixit le Ministre lors d’une interview au journal Die Welt) … ajoutant que la politique de protection du climat telle qu’elle a été engagée par l’Allemagne est totalement contre-productive. Il faut enfin ajouter que les coûts la gestion des combustibles usés des centrales nucléaires et le démantèlement de ces dernières fera partie de la feuille d’impôt de tous les Allemands. Bienvenue dans un monde dénucléarisé meilleur !

Nouvelles du Japon

 

Des avions déroutés suite à une éruption volcanique au Japon

Un volcan du centre du Japon est entré en éruption samedi. Au moins huit personnes ont été blessées, dont une grièvement, et les avions qui survolent la région ont dû se dérouter pour éviter le panache de fumée.

Selon l’agence météorologique japonaise, le Mont Ontake, qui délimite les préfectures de Nagano et de Gifu, à environ 200 km à l’ouest de Tokyo, est entré en éruption à 11h53 (04h35 en Suisse) et continuait à cracher des nuées ardentes et de la fumée plusieurs heures plus tard.

« Les avions modifient leur plan de vol pour éviter le panache volcanique », a déclaré à Reuters Makoto Hasegawa, responsable des pompiers de la préfecture de Nagano. Aucune centrale nucléaire n’est située à proximité du volcan.

(ats / 27.09.2014 09h17)

Ben voyons ! il est évident qu’on ne construit pas de centrale nucléaire à côté d’un volcan actif ni d’usines ni de grandes villes, encore que Naples est une exception inquiétante. Mais dans la rubrique intox anti-nucléaire il y a ce morceau de bravoure de Janick Magne, cette écolo résidant à Tokyo, ancienne candidate aux législatives briguant la députation pour les Français vivant dans la zone Asie-Pacifique et qui depuis le tsunami géant du 11 mars 2011 est devenue compulsivement anti-nucléaire.

Je livre à mes lecteurs le message concernant la paranoïa de cette triste personne depuis l’évènement du 11 mars 2011 tel qu’il m’a été transmis le 27 septembre (2014) par un fidèle de mon blog résidant à Kawasaki, en quelque sorte la banlieue de Tokyo :

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Il est intéressant de constater que cette agitatrice ne sait visiblement pas de quoi elle parle quand elle cite des becquerels par kilomètre carré. Il semble que c’est une mesure de dose qui vient de sortir de son chapeau sous lequel se trouve un cerveau dérangé et incapable de comprendre ce que signifie un milli-sievert. Elle mélange les becquerels avec les joules et les kilogrammes avec les kilomètres carrés. Avec des écolos de cette trempe et du genre mademoiselle Ségolène, la France et les Français sont vraiment mal barrés !!! Il faut dire qu’en politique plus on est ignorant de ce que l’on est sensé gérer, plus on est respecté, suivez mon regard …

Commentaire sur un article paru dans l’Expansion : débat Luc Oursel – Corinne Lepage.

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Corinne Lepage n’a pas peur de se ridiculiser quand elle parle du nucléaire, elle n’a d’ailleurs pas le sens du ridicule quand cela la concerne directement, ni indirectement d’ailleurs. Pour tout dire, elle est aussi ignorante que Dominique Voynet en son temps à propos de ce qui touche au nucléaire … Dans un article-débat paru dans l’Expansion en ligne le 2 août de cette année (voir le lien s’il est toujours disponible) on assiste à un échange de propos entre Luc Oursel, CEO d’Areva et Corinne Lepage, écologiste reconnue dans les milieux bobos parisiens avec son cercle de réflexion Cap21, forte de sa position d’ancienne députée européenne et d’ancienne ministre écolo de Juppé, c’est tout dire. Elle gagne sa vie en poursuivant en tant qu’avocate écologiste les groupes pétroliers polluants avec en prime ses confortables retraites de ministre et de députée pour ses menues dépenses. Mais elle est aussi viscéralement opposée à l’énergie nucléaire pour des raisons inexpliquées, une sorte de lubie qui l’a conduite à être aussi la représentante juridique des groupuscules gauchistes opposés à la centrale de Fessenheim. Il faut bien justifier son gagne-pain d’avocaillon même si celui-ci consiste à combattre des causes antinomiques. Bref, ce tableau de la donzelle en question est suffisant pour la situer dans le débat l’opposant à Luc Oursel, ingénieur du Corps des Mines, inutile d’en dire plus à son sujet, il sait de quoi il parle …

Je cite quelques extraits de l’intervention de Corinne Lepage :

« Là où la filière nucléaire française a un avenir, c’est dans la gestion d’aval du cycle, c’est-à-dire dans la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ». J’ai cligné des yeux pour être certain que ce passage n’était pas une illusion d’optique ! Faire croire que la filière nucléaire française est condamnée au démantèlement de ses installations dont la plus vieille a reçu l’autorisation de fonctionnement pour une durée supplémentaire (renouvelable) de dix ans par l’ASN, je veux parler du CPN de Fessenheim, on croit vraiment rêver et se demander si sérieusement cette personne sait de quoi elle parle.

Un autre exemple de la totale incurie de la Miss Lepage :

« On ne peut pas dissocier le débat sur la transition énergétique de la question de l’avenir du nucléaire. Il nous faut répondre urgemment à deux questions. Va-t-on au-delà de quarante ans de vie pour nos centrales actuelles ? Va-t-on renouveler le parc nucléaire avec une série d’EPR ? Sur ces deux questions essentielles, les gouvernements successifs n’ont rien décidé. On tâtonne, on reste dans le vague… Et là, c’est criminel ».

Ben voyons ! Aux USA, l’organisme pendant de l’ASN française émet des avis favorables, quand il y a lieu, pour prolonger de trente ans l’exploitation des centrales nucléaires, autorisations assorties d’inspections décennales comme d’ailleurs en France correspondant au laps de temps de 4 à 5 rechargements en combustible selon la configuration des réacteurs. Quand à déclarer avec aplomb qu’on doit considérer le nucléaire dans le cadre défini (à la suite du Grenelle de l’Environnement) de la « transition énergétique » on peut vraiment se demander si Corinne Lepage a vraiment pesé la signification de ses propos. La soi-disante « transition énergétique » dont se gargarise actuellement le gouvernement sous l’impulsion des écologistes est un concept fumeux, inutile et coûteux. Les écologistes ont établi un amalgame entre émissions de carbone, supposées être néfastes pour le climat, production d’électricité, énergie nucléaire et combustibles fossiles. Or si leur rhétorique est éventuellement valable dans des pays comme l’Allemagne ou les USA, en ce qui concerne stricto sensu la production d’électricité, où la part du nucléaire dans cette production d’électricité est inférieure à 20 %, elle n’est absolument pas applicable à la France. Quand Corinne Lepage déclare que le chauffage domestique « tout électrique » est une aberration, que préconise-t-elle comme alternative ? Le charbon, le gaz ? On voit bien que les écologistes alimentent un débat qui n’a pas lieu d’être en France, le pays dont la production électrique est la plus propre du monde avec le Canada, plus précisément le Québec, et dans une moindre mesure la Suisse ou la Nouvelle-Zélande.

Corinne Lepage cite des chiffres faux, fait des rapprochements erronés et insinue des contre-vérités dans son exposé. Comme tous les écologistes elle élude soigneusement la consommation énergétique du secteur des transports et de l’industrie. En un mot on dirait qu’elle plaide dans un procès truqué en défendant un faux coupable, situation à laquelle elle est probablement habituée professionnellement … Affligeant !

Source et illustration : L’Express

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/luc-oursel-corinne-lepage-le-nucleaire-a-t-il-encore-un-avenir_1555104.html

Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

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Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr