Le désastre annoncé de l’économie allemande

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Je suis de très près le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com) et je me suis permis d’écrire un billet inspiré de l’un de ses derniers articles, tous parfaitement documentés au sujet de la politique énergétique allemande. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta le nord-est de l’île japonaise de Honshu le pouvoir politique allemand a pris la décision irréversible d’abandonner l’énergie nucléaire et de développer à outrance les énergies renouvelables tout en déplaçant des villages entiers afin d’extraire à ciel ouvert, donc à peu de frais, un charbon brun de mauvaise qualité brûlé dans des usines de production d’électricité disséminées sur tout le territoire allemand. De ce fait l’Allemagne est devenu le pays le plus pollueur d’Europe. Cette décision d’abandonner l’uranium a été prise sous la pression constante des partis écologistes apparemment allergiques à ce métal auquel ont été préférées à grands frais les énergies vertes dites renouvelables. Les dispositions législatives ont encadré (comme d’ailleurs en France et d’autres pays européens) les tarifs du kWh d’origine « verte » c’est-à-dire provenant de l’éolien et du photovoltaïque essentiellement. Les grandes compagnies d’électricité E.on et RWE ont été priées de bien vouloir acheter au prix fort ces kWh « verts » et les revendre au prix du marché.

C’est comme si la Chancelière Merkel obligeait la firme Mercedes à vendre 5 000 euros des véhicules dont la fabrication a coûté 30 000 de ces mêmes euros sortis d’usine ! En conséquence les deux compagnies d’électricité les plus importantes d’Allemagne ont vu leurs finances se dégrader année après année à tel point qu’aujourd’hui leur endettement est alarmant alors que ces compagnies étaient florissantes il y a à peine dix ans. Les pertes d’E.on sur l’année 2016 s’élèvent à 12,4 milliards d’euros, donnée non définitive, et elles avaient déjà atteint 7 milliards en 2015. Quant aux pertes de RWE elles atteignent la « modeste » somme de 5,7 milliards. Des milliers d’employés de ces deux compagnies se sont retrouvées au chômage pour limiter ces pertes et pendant ce temps le prix du kWh ne cesse d’augmenter au compteur des particuliers – il a doublé en 5 ans sans qu’il y ait eu une inflation notable – car il faut absolument préserver la santé de l’industrie allemande qui bénéficie toujours de tarifs préférentiels. Les voitures Mercedes sont fabriquées par des robots et les pièces sont produites (quand elles le sont en Allemagne) avec des machines-outils sans aucune intervention humaine mais tout cet équipement consomme de l’électricité, beaucoup d’électricité …

À dire vrai l’économie allemande subventionnée de manière indirecte par tous les habitants qui commencent à souffrir de coupures d’électricité – un comble ! – ne pourra que s’effondrer brutalement dans un proche avenir. Devant une telle situation le Ministre Peter Altmaier, ancien Ministre de l’Environnement et actuellement Ministre des Affaires Spéciales, très proche de la Chancelière, a déclaré il y a quelques jours que la politique énergétique allemande devait absolument être revue sinon abandonnée car c’est un désastre industriel, financier et écologique puisque l’Allemagne, depuis 2011, n’a pas réduit d’un gramme sa production de CO2 (dixit le Ministre lors d’une interview au journal Die Welt) … ajoutant que la politique de protection du climat telle qu’elle a été engagée par l’Allemagne est totalement contre-productive. Il faut enfin ajouter que les coûts la gestion des combustibles usés des centrales nucléaires et le démantèlement de ces dernières fera partie de la feuille d’impôt de tous les Allemands. Bienvenue dans un monde dénucléarisé meilleur !

Nouvelles du Japon

 

Des avions déroutés suite à une éruption volcanique au Japon

Un volcan du centre du Japon est entré en éruption samedi. Au moins huit personnes ont été blessées, dont une grièvement, et les avions qui survolent la région ont dû se dérouter pour éviter le panache de fumée.

Selon l’agence météorologique japonaise, le Mont Ontake, qui délimite les préfectures de Nagano et de Gifu, à environ 200 km à l’ouest de Tokyo, est entré en éruption à 11h53 (04h35 en Suisse) et continuait à cracher des nuées ardentes et de la fumée plusieurs heures plus tard.

« Les avions modifient leur plan de vol pour éviter le panache volcanique », a déclaré à Reuters Makoto Hasegawa, responsable des pompiers de la préfecture de Nagano. Aucune centrale nucléaire n’est située à proximité du volcan.

(ats / 27.09.2014 09h17)

Ben voyons ! il est évident qu’on ne construit pas de centrale nucléaire à côté d’un volcan actif ni d’usines ni de grandes villes, encore que Naples est une exception inquiétante. Mais dans la rubrique intox anti-nucléaire il y a ce morceau de bravoure de Janick Magne, cette écolo résidant à Tokyo, ancienne candidate aux législatives briguant la députation pour les Français vivant dans la zone Asie-Pacifique et qui depuis le tsunami géant du 11 mars 2011 est devenue compulsivement anti-nucléaire.

Je livre à mes lecteurs le message concernant la paranoïa de cette triste personne depuis l’évènement du 11 mars 2011 tel qu’il m’a été transmis le 27 septembre (2014) par un fidèle de mon blog résidant à Kawasaki, en quelque sorte la banlieue de Tokyo :

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Il est intéressant de constater que cette agitatrice ne sait visiblement pas de quoi elle parle quand elle cite des becquerels par kilomètre carré. Il semble que c’est une mesure de dose qui vient de sortir de son chapeau sous lequel se trouve un cerveau dérangé et incapable de comprendre ce que signifie un milli-sievert. Elle mélange les becquerels avec les joules et les kilogrammes avec les kilomètres carrés. Avec des écolos de cette trempe et du genre mademoiselle Ségolène, la France et les Français sont vraiment mal barrés !!! Il faut dire qu’en politique plus on est ignorant de ce que l’on est sensé gérer, plus on est respecté, suivez mon regard …

Commentaire sur un article paru dans l’Expansion : débat Luc Oursel – Corinne Lepage.

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Corinne Lepage n’a pas peur de se ridiculiser quand elle parle du nucléaire, elle n’a d’ailleurs pas le sens du ridicule quand cela la concerne directement, ni indirectement d’ailleurs. Pour tout dire, elle est aussi ignorante que Dominique Voynet en son temps à propos de ce qui touche au nucléaire … Dans un article-débat paru dans l’Expansion en ligne le 2 août de cette année (voir le lien s’il est toujours disponible) on assiste à un échange de propos entre Luc Oursel, CEO d’Areva et Corinne Lepage, écologiste reconnue dans les milieux bobos parisiens avec son cercle de réflexion Cap21, forte de sa position d’ancienne députée européenne et d’ancienne ministre écolo de Juppé, c’est tout dire. Elle gagne sa vie en poursuivant en tant qu’avocate écologiste les groupes pétroliers polluants avec en prime ses confortables retraites de ministre et de députée pour ses menues dépenses. Mais elle est aussi viscéralement opposée à l’énergie nucléaire pour des raisons inexpliquées, une sorte de lubie qui l’a conduite à être aussi la représentante juridique des groupuscules gauchistes opposés à la centrale de Fessenheim. Il faut bien justifier son gagne-pain d’avocaillon même si celui-ci consiste à combattre des causes antinomiques. Bref, ce tableau de la donzelle en question est suffisant pour la situer dans le débat l’opposant à Luc Oursel, ingénieur du Corps des Mines, inutile d’en dire plus à son sujet, il sait de quoi il parle …

Je cite quelques extraits de l’intervention de Corinne Lepage :

« Là où la filière nucléaire française a un avenir, c’est dans la gestion d’aval du cycle, c’est-à-dire dans la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ». J’ai cligné des yeux pour être certain que ce passage n’était pas une illusion d’optique ! Faire croire que la filière nucléaire française est condamnée au démantèlement de ses installations dont la plus vieille a reçu l’autorisation de fonctionnement pour une durée supplémentaire (renouvelable) de dix ans par l’ASN, je veux parler du CPN de Fessenheim, on croit vraiment rêver et se demander si sérieusement cette personne sait de quoi elle parle.

Un autre exemple de la totale incurie de la Miss Lepage :

« On ne peut pas dissocier le débat sur la transition énergétique de la question de l’avenir du nucléaire. Il nous faut répondre urgemment à deux questions. Va-t-on au-delà de quarante ans de vie pour nos centrales actuelles ? Va-t-on renouveler le parc nucléaire avec une série d’EPR ? Sur ces deux questions essentielles, les gouvernements successifs n’ont rien décidé. On tâtonne, on reste dans le vague… Et là, c’est criminel ».

Ben voyons ! Aux USA, l’organisme pendant de l’ASN française émet des avis favorables, quand il y a lieu, pour prolonger de trente ans l’exploitation des centrales nucléaires, autorisations assorties d’inspections décennales comme d’ailleurs en France correspondant au laps de temps de 4 à 5 rechargements en combustible selon la configuration des réacteurs. Quand à déclarer avec aplomb qu’on doit considérer le nucléaire dans le cadre défini (à la suite du Grenelle de l’Environnement) de la « transition énergétique » on peut vraiment se demander si Corinne Lepage a vraiment pesé la signification de ses propos. La soi-disante « transition énergétique » dont se gargarise actuellement le gouvernement sous l’impulsion des écologistes est un concept fumeux, inutile et coûteux. Les écologistes ont établi un amalgame entre émissions de carbone, supposées être néfastes pour le climat, production d’électricité, énergie nucléaire et combustibles fossiles. Or si leur rhétorique est éventuellement valable dans des pays comme l’Allemagne ou les USA, en ce qui concerne stricto sensu la production d’électricité, où la part du nucléaire dans cette production d’électricité est inférieure à 20 %, elle n’est absolument pas applicable à la France. Quand Corinne Lepage déclare que le chauffage domestique « tout électrique » est une aberration, que préconise-t-elle comme alternative ? Le charbon, le gaz ? On voit bien que les écologistes alimentent un débat qui n’a pas lieu d’être en France, le pays dont la production électrique est la plus propre du monde avec le Canada, plus précisément le Québec, et dans une moindre mesure la Suisse ou la Nouvelle-Zélande.

Corinne Lepage cite des chiffres faux, fait des rapprochements erronés et insinue des contre-vérités dans son exposé. Comme tous les écologistes elle élude soigneusement la consommation énergétique du secteur des transports et de l’industrie. En un mot on dirait qu’elle plaide dans un procès truqué en défendant un faux coupable, situation à laquelle elle est probablement habituée professionnellement … Affligeant !

Source et illustration : L’Express

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/luc-oursel-corinne-lepage-le-nucleaire-a-t-il-encore-un-avenir_1555104.html

Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

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Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

Greenpeace et l’AFP main dans la main !

 

La Cour des Comptes a publié un rapport en mai 2014 sur le coût réel du MWh d’origine nucléaire pour la France dans l’hypothèse où l’ASN autoriserait le prolongement de l’exploitation des réacteurs d’abord de 10 ans et éventuellement plus longtemps si les visites décennales sont satisfaisantes. Pour le cas de figure d’une prolongation de 10 ans le tableau F du rapport de la Cour précise en détail quel serait le CCE (cours courant économique) du MWh. Celui-ci augmenterait de 56,4 à 61,6 euros dans cette hypothèse. Ce calcul prend en considération une charge moyenne de 80 %, ce qui est raisonnablement proche de la réalité.

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Greenpeace, pas en reste dans ses approximations évalue que le surcoût du prolongement de la durée d’exploitation des réacteurs de 10 ans conduirait à un CCE du MWh de 133 euros :

L’électricité éolienne et solaire bientôt moins chère que le nucléaire

Paris – La production d’électricité éolienne ou solaire sera bientôt plus compétitive que celle du courant d’origine nucléaire en cas de prolongation de la durée de vie des centrales françaises au-delà de 40 ans, qui requiert de lourds investissements, prédit Greenpeace dans une étude publiée jeudi.

Selon l’ONG écologiste, prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires français de 10 ans, à un niveau de sûreté similaire à celui du nouveau réacteur EPR, se traduirait par un coût de production de 133 euros par mégawattheure (MWh), pour un investissement de 4,35 milliards d’euros par réacteur.

Le coût courant économique du nucléaire dépasserait, dans ces conditions, les coûts futurs de production des principales énergies renouvelables électriques, souligne l’ONG, qui a condensé des études et données déjà produites par différents organismes.

Ce dépassement serait effectif dès aujourd’hui pour l’éolien terrestre (coût compris entre 40 et 80 euros/MWh), dès 2018 pour le solaire et à partir de 2020 pour l’éolien maritime), ajoute-t-elle.

EDF, l’unique opérateur des 19 centrales de l’Hexagone prévoit officiellement de consacrer 55 milliards d’euros à des travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs qu’il exploite, à l’horizon 2025, pour prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans.

Dans un rapport publié fin mai, la Cour des comptes avait déjà tiré la sonnette d’alarme contre l’augmentation croissante du coût de l’énergie atomique en France qui représente 75% de la production électrique du pays, en raison d’importants investissements dans les centrales vieillissantes d’EDF.

(©AFP / 12 juin 2014 11h12)

Il y a donc comme un gros souci car l’évaluation de Greenpeace contredit l’étude de la Cour des Comptes et Greenpeace ne tient pas compte à l’évidence de la charge des éoliennes, qu’elles soient terrestres ou off-shore. Ce facteur de charge est d’environ 20 % et une arithmétique basique, en reprenant les données de Greenpeace (de 40 à 80 euros le MWh, ce qui est une évaluation du simple au double faut-il le souligner) conduit à un CCE éolien final de 160 à 320 euros le MWh auquel il faut ajouter le coût de la production électrique thermique classique pour pallier à l’inconstance de la production d’électricité d’origine éolienne. Qui croire ?

Pour ma part, ayant lu le rapport de la Cour des Comptes dans son intégralité (disponible sur le site www.ccomptes.fr ) je penche plutôt pour les données de cet organisme. Encore une fois, Greenpeace, appuyé par l’AFP qui ne rate pas une occasion de répandre les bonnes nouvelles surtout quand elles sont techniquement fausses et idéologiquement orientées, se couvre tout simplement de ridicule et perd ainsi toute espèce de crédibilité si tant est que cette ONG fortement politisée en aie eu un jour …

 

On croit rêver !

Dans un récent billet de ce blog j’établissais un parallèle entre le fracking et les OGM et je mentionnais que la production d’agrocarburants constitue un crime contre l’humanité (voir le lien) de même qu’organiser des mouvements de protestation populaire contre le riz doré constitue également une attitude relevant de la cour pénale internationale car il s’agit aussi d’un crime contre l’humanité. Mais les deux principales organisations non gouvernementales écologistes, Greenpeace et WWF n’en ont cure puisque les agrocarburants sont encouragés par les politiciens sur les conseils de l’IPCC et le riz doré est une plante transgénique donc dangereuse, point barre ! Je me cite et n’en ai aucune honte :

« C’est ainsi qu’avec la complaisance des médias et la puissance financière (d’origine pour le moins opaque) d’organisations non gouvernementales comme Greenpeace ou le WWF, tous les arguments y compris les plus fantaisistes ont été utilisés pour diaboliser la fracturation hydraulique comme étant la pire des atteintes à l’environnement nonobstant le fait que la production d’agrocarburant constitue en soi un véritable crime contre l’humanité mais ni Greenpeace ni le WWF n’ont l’air de s’en soucier comme pour le riz doré dont les campagnes hostiles orchestrées par les mêmes organisations constitue également un crime contre l’humanité ».

Je fais de l’autosatisfaction mais il faut reconnaître qu’il y a comme un problème avec les biocarburants. D’abord la destruction ou la fragilisation d’écosystèmes fragiles pour produire ces carburants qui n’apportent strictement aucune amélioration dans le bilan carbone global, détournent des terres arables de leur fonction initiale et noble de productions de denrées alimentaires, et contribuent à la raréfaction de l’eau car des cultures telles que le maïs sont très gourmandes en eau. Enfin, le renchérissement du prix des matières premières agricoles pénalise surtout les pays pauvres, on l’a bien vu avec les « printemps arabes ». La décision prise en dépit du bon sens par des politiciens obéissant au diktat idéologique de ces associations terroristes que sont Greenpeace ou le WWF a tout de même fini par rendre un petit peu scrupuleuse l’organisation des Nations-(dés)Unies. Les « experts » autoproclamés de l’IPCC ont donc pondu un rapport qui sera publié le 31 mars mais dont le contenu est d’ors et déjà connu dans ses grandes lignes et stipule qu’il « faudrait » une meilleure gestion de la production des biocarburants car ils « pourraient » déplacer l’usage des terres à des fin non agricoles ou être préjudiciables aux écosystèmes non protégés. Quant à la déforestation pour la production de biocarburants le bénéfice qui « pourrait » en résulter « pourrait » être préjudiciable pendant des décennies voire des siècles pour le bilan des émissions.

Comme à son habitude l’IPCC fait un usage abusif du conditionnel et c’est facile à comprendre : ils ne savent plus où ils en sont. Vont-ils se décider à avouer leur pitoyable supercherie ? Il faut convaincre près de trois mille parasites grassement payés par les impôts de l’ensemble des peuples de la planète, même les Ougandais paient pour entretenir ces escrocs, et ils ne sont pas vraiment prêts à abandonner leurs somptueux privilèges octroyés à force de propagande mensongère. Tous les rapports un tant soi peu honnêtes issus du monde scientifique réaliste font état d’une totale inadéquation entre les objectifs pronés par l’IPCC et les exigences économiques. Par exemple, rien qu’en France, EDF a déjà gaspillé en pure perte plus de 5 milliards d’euros dans des programmes concernant les énergies renouvelables, y compris les biocarburants, l’hydrogène, les hydroliennes, le solaire et que sais-je encore, soit environ 60 % du coût de la construction d’une tranche EPR de 1650 MW électriques. C’est tout simplement consternant d’autant plus qu’EDF s’est engagé par contrat à racheter au prix fort pendant 20 ans les KW produits par ces mêmes installations qu’elle finance et dont la production est par définition fluctuante. On croit rêver mais c’est pourtant une réalité plus que sordide qui constitue à reporter sur les consommateurs finaux, entreprises et ménages, le coût exorbitant de ce délire écologique sous forme d’un impôt déguisé. De plus, comme pour aggraver la situation consistant, comme les agrocarburants, à réduire la facture carbone, les particuliers sont véhémentement conseillés dans une direction totalement anti-écologique consistant à abandonner le chauffage électrique pour leur logement et privilégier le gaz naturel. Comme si l’empreinte carbone allait s’améliorer !

Du grand n’importe quoi ! Mais le ministre de l’énergie et de l’environnement, dont la carrière édifiante et fulgurante a couronné celle de l’ancien faucheur d’OGM (génétiquement modifiés pour peut-être produire des agrocarburants) et amnistié pour la bonne cause a quelque chose de cocasse puisqu’il veut aussi supprimer une bonne vingtaine de « vieux » réacteurs nucléaires parce que l’uranium et le plutonium lui procurent des insomnies ou des allergies. Il semble tout simplement ignorer que c’est la seule source d’énergie électrique entièrement maîtrisable et fiable qui est « carbone zéro ».

Et quand on lit cette dépêche d’agence il faut se pincer pour vérifier qu’on n’est pas en train de rêver les yeux ouverts. La France est gouvernée par des rêveurs, CQFD :

Nucléaire: une vingtaine de réacteurs pourraient être inutiles, selon le ministère

PARIS – Le ministère de l’Energie a dit mercredi faire l’hypothèse d’une hausse modérée de la consommation électrique française d’ici à 2025, ce qui rendrait inutiles une vingtaine de réacteurs nucléaires alors que la France veut réduire la part de l’atome dans la production de courant.

Quand on fait des exercices de réflexion pour éclairer ce que seront les futurs scénarios, on part sur des scénarios d’évolution de la demande électrique relativement modérée, en raison notamment d’une efficacité énergétique accrue, a expliqué Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat au sein du ministère, entendu par la commission d’enquête parlementaire consacrée au nucléaire.

A cela s’ajoutent le développement des énergies renouvelables et l’objectif de réduire de 75 à 50% en 2025 la part de l’électricité nucléaire en France, qui feraient que seuls 36 à 43 gigawatts nucléaires resteraient nécessaires à cet horizon, contre 63 gigawatts installés aujourd’hui, selon lui.

Ce qui veut dire qu’à ce moment là, en dehors de toute préoccupation de sûreté, mais en termes de non besoin, d’inutilité électrique, c’est une vingtaine de réacteurs, a ajouté M. Michel.

La prolongation des centrales nucléaires exploitées par EDF au-delà de 40 ans, limite initialement fixée lors de leur conception, n’est pas seulement une question de sûreté, sur laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sera amenée à se prononcer, a abondé Pierre-Marie Abadie, directeur de l’énergie.

Il y a derrière cette question de la prolongation de toutes les centrales, non seulement une question de sûreté, mais aussi la problématique (de savoir si) on en aura besoin ou pas, a-t-il dit.

Si on prolonge le développement actuel des renouvelables (…), on voit qu’à l’horizon des années 2030, un certain nombre de centrales ne seront plus nécessaires directement, a-t-il précisé. La quantité de centrales qu’on prolonge sera au regard de l’acceptabilité par l’ASN, mais aussi au regard du besoin de robustesse et de marge de sécurité du système.

Pour éviter de se retrouver devant un mur d’investissement trop élevé pour le renouvellement même partiel du parc, un lissage des fermetures de réacteurs est nécessaire, selon M. Abadie.

Suivant combien on en mène à 40, à 50, à 60 (ans), on a plus ou moins de lissage. Par exemple, si on fait tout à 40, il y a un grand mur. Mais si on fait tout à 50, on a juste repoussé le mur de 10 ans. Si on en fait à 40, à 50, à 60, on se retrouve tout d’un coup à pouvoir lisser les investissements. Ca a un impact vraiment très visible sur le niveau des investissement et l’existence ou pas de murs d’investissements.

(©AFP / 26 mars 2014 17h58)

Source : The Telegraph (via Contrepoints) et AFP

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/21/fracking-et-ogm-deux-mots-diabolises-en-un-parallele-interessant/

Même la Commission Européenne est gangrenée par les écolos !

 

Le projet comportant la construction de deux EPR par EDF et Areva, associés à CGNP (China’s General Nuclear Power) sur le site d’Hinkley Point en Grande-Bretagne est menacé par une décision défavorable de la Commission de Bruxelles. Les Anglais ont fait appel à EDF et Areva puisque leur industrie nucléaire, au point mort depuis 30 ans a perdu toute expertise, alors qu’en Europe, il ne reste plus que ces deux entités opérationnelles, Siemens ayant également jeté l’éponge. Le montage financier comporte, outre des financements par EDF et CGNP, un prêt de 10 milliards de livres garanti par le gouvernement anglais, une assurance contre le risque de fusion du cœur, ce qui est arrivé à la centrale japonaise de Fukushima-Daiichi, une aide pour le démantèlement et un prix spot du MW fixé et également garanti inflation comprise pour les 35 années à venir. Pour le décommissionnement on se projète dans l’avenir c’est-à-dire aux alentours des années 2070 mais les deux autres garanties sont considérées comme des subventions déguisées et ça ne plait pas trop aux autorités de Bruxelles.

Quand Günther Oettinger déclare qu’il serait plus judicieux d’investir dans l’éolien et les centrales au gaz on a tout compris. Cet Allemand, membre de la Commission en charge de l’énergie a annoncé la couleur, le « vert ». Cet idéologue vendu aux idées des écologistes considère que les turbines à gaz sont plus écolo-compatibles que le nucléaire puisqu’elle produisent « moins » de carbone que la lignite ou le charbon vendu à bas prix aux Européens par les Américains depuis le boom du gaz de schiste. Donc, investir dans des moulins à vent et dans des centrales au gaz est plus « vert » dans l’esprit des écolos. Ils oublient de mentionner dans leur raisonnement que le nucléaire ne rejette pas de CO2 mais leur opposition viscérale et irraisonnée au nucléaire justifie de manière spécieuse leur position.

A ce sujet, à la suite de demandes réitérées de plusieurs gouvernements européens de considérer l’énergie nucléaire comme pouvant être subventionnée car ne rejetant pas de carbone, la Commission de Bruxelles a tranché par un NON franc et catégorique. Douze pays européens avaient pourtant déposé une requête afin que la Commission considère les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque et biomasse) et le nucléaire sur le même plan, c’est-à-dire écolo-compatibles donc susceptibles de bénéficier de subventions gouvernementales. Seules l’Allemagne et l’Autriche s’y étaient opposé et la Commission a finalement adopté une position hostile, gangrenée par les partis écologistes très actifs notamment en Allemagne et en Autriche.

Le projet d’Hinkley Point pourrait tout simplement être annulé et l’ensemble du tissu industriel français sous-traitant d’Areva qui, sur le sol français, possède encore l’expertise et les certifications « qualité nucléaire » pourrait disparaître définitivement. En effet, les discussions en cours pour la construction d’une méga centrale nucléaire de près de 10 gigawatts en Afrique du Sud, un projet de 50 milliards de dollars, pourrait bien passer sous le nez d’Areva, encore une fois, car Rosatom (Russie) a fait des propositions à l’Afrique du Sud qui seraient considérées par la Commission de Bruxelles comme des subventions intergouvernementales évidentes si ce type de montage était imaginé en Europe. Areva, ou plutôt la Cogema en son temps, a perdu le contrat de fourniture du combustible et son retraitement pour la centrale nucléaire d’ESCOM à Koeberg, pourtant construite par Framatome ( ! ) pour les mêmes raisons et même si Hollande est allé récemment gesticuler à Pretoria pour tenter de décrocher le contrat, la situation paraît perdue d’avance, il est revenu avec quelques miettes comme un vague contrat d’entretien du réseau ferré sud-africain, des histoires d’éclisses qui on l’espère ne se dévisseront pas toutes seules !

Areva, un des rares fleurons industriels français encore représentatif de la qualité « made in France » (pour plaire au passage au ministre du redressement) pourrait bien s’affaisser définitivement avec l’échec du projet anglais uniquement en raison du lobbying intense des écologistes auprès de la Commission de Bruxelles. Et ce n’est certainement pas le ministre de l’énergie français (ancien faucheur d’OGM) qui soutiendra le montage financier franco-sino-anglais puisqu’il préfère lui aussi les moulins à vent.

Il y a donc un vrai souci en Europe dans le domaine de l’énergie et l’hypothèse que j’avais émise d’un complot organisé par les USA par l’entremise des écologistes afin d’affaiblir l’ensemble du tissu industriel européen voit dans cette histoire une illustration évidente …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/29/le-complot-du-climat/