Biofacade écologiste : c’est ça le progrès !!!

Un projet de biofaçade à microalgues obtient le soutien de l’Etat

PARIS – Un projet de biofaçade produisant de l’énergie avec des microalgues a décroché des aides publiques de 1,7 million d’euros, ont annoncé mardi ses promoteurs menés par le groupe de déchets Séché Environnement.

Baptisé SymBio2, ce projet pourrait être installé en fonction des résultats des études en cours sur les murs de l’incinérateur Alcéa de Séché Environnement à Nantes, disent-ils dans un communiqué.

En cultivant des micro-algues dans des photoréacteurs installés sur la façade et développés par le laboratoire de recherches, puis en les transformant en énergie, le procédé permet selon SymBio2 de réduire de plus de 50% les consommations de chauffage et rafraîchissement par rapport à un bâtiment standard répondant à la toute nouvelle règlementation thermique française, la RT 2012.

Dans le cas de l’incinérateur, la chaleur de la combustion, le CO2 des fumées ainsi que les eaux pluviales seraient utilisés pour la culture des microalgues.

Au total, 72 nouveaux projets de recherche et développement ont été retenus par l’Etat dans le cadre du Fonds unique interministériel, avec 63,5 millions d’euros de financements publics, a annoncé le gouvernement lundi.

Outre le FUI, SymBio2 a été aidé par les régions Ile-de-France et Pays de la Loire, ainsi que par la mairie de Paris.

Un projet similaire utilisant les micro-algues est actuellement en cours de développement par la start-up française Ennesys, basée à Nanterre en banlieue parisienne.




(©AFP / 19 mars 2013 14h29)

Décidément la créativité française bien connue ressurgit de toutes parts surtout quand elle peut servir de pompe à fric provenant des impôts des contribuables. Encore une élucubration de plus pour soit-disant réduire les rejets de CO2 provenant d’un incinérateur probablement d’ordures ménagères. Or, comme chacun sait (ou ne sait pas quand on traine ses savates dans un ministère), les fumées des incinérateurs sont tellement toxiques qu’on ne peut rien en faire sinon les rejeter en bloc dans l’atmosphère de nos banlieues après un vague dépoussiérage pour la forme. Il reste dans ces fumées des dioxines, des métaux lourds, du chlore et j’en passe. Personnellement, et c’est mon point de vue que je partage avec moi-même comme disait Desproges, on peut sérieusement mettre en doute la viabilité des micro-algues si on leur donne à manger du CO2 hautement pollué. Ensuite, pour satisfaire Madame Batho, on pourra faire des granulés de micro-algues pour en faire de la nourriture pour les poissons végétariens, mais uniquement végétariens, c’est-à-dire quelques minuscules poissons rabougris qui serviront dans le meilleur des cas à faire des granulés pour les poissons carnassiers. Tout le monde sera content y compris les poissons. Dans cette dépêche d’agence pas encore dévoyée par des journalistes gauchistes à la solde du gouvernement, on peut remarquer que l’expérience pilote sera réalisée à Nantes, j’ai bien lu Nantes, et le premier ministre, ex-prof d’allemand, ira certainement couper le ruban tricolore pour l’inauguration en grande pompe de ce pilote magnifique et magnifié par les écolos avec les flons-flons et les petits biscuits locaux (nantais) de rigueur ! J’imagine déjà le coup médiatique. Sauf que huit jours après la cérémonie hautement républicaine, toutes les algues seront mortes d’overdose de polluants. C’est ça le progrès écolo financé par la dette et les impôts.

Peut-être que les ministres vont inventer des cultures d’impôts pour que ceux-ci se reproduisent …