Puisque le nucléaire fait peur, pourquoi pas le charbon ?

La France détient le plus grand gisement de charbon d’Europe au sud du département de la Nièvre. Ce gisement d’au moins 100 millions de tonnes voire beaucoup plus peut être facilement exploité à ciel ouvert comme le font les Allemands pour la lignite. L’extraction de ce charbon pourrait avantageusement rééquilibrer la balance commerciale du pays en fâcheuse situation principalement en raison des importations de pétrole et de gaz. Y aurait-il un inconvénient à créer une dizaine de milliers d’emplois en lançant l’exploitation de ce gigantesque gisement de charbon qui serait destiné à l’exportation puisque brûler du charbon sur le sol français pour produire de l’électricité serait mal vu par les écologistes qui se sont déjà opposé aux recherches exploratoires des potentialités du gaz de schiste. Charbon et gaz de schiste combinés pourraient faire que la France deviendrait alors un exportateur net de produits énergétiques et ne verrait plus son déficit commercial se creuser comme sa dette. On peur rêver de jours meilleurs mais on peut aussi se demander à juste titre pourquoi le ministre du redressement, qui a sévi non loin de la Nièvre, dans un département autrefois producteur de charbon, la Saône-et-Loire, ne s’intéresse-t-il pas à cette hypothèse. Dans un premier temps il faudrait faire en sorte que le code minier en cours de réforme puisse ne pas léser les propriétaires des terres sous lesquelles se trouve cet or noir (et solide) afin que l’exploitation de cette richesse providentielle pour le pays puisse être réalisée. Il faudrait aussi que ce même ministre renvoie tous les écologistes dont son parti n’a pas besoin pour rester majoritaire tant à la chambre des députés qu’au Sénat en leur expliquant de manière simple et didactique qu’il en va de l’avenir du pays…

Mais je dois rêver les yeux grand ouverts en écrivant ces lignes qui tomberont dans les oubliettes profondes des anciennes mines de charbon souterraines.