Retour sur l’effet de serre (suite)

Avant d’aborder l’aspect philosophique de ma réflexion sur l’effet de serre il est important de rappeler l’aspect de ce concept en contradiction flagrante avec les principes fondamentaux de la thermodynamique. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à cet « effet de serre » il m’a paru immédiatement qu’il y avait un très gros problème qui défie non seulement les lois de la thermodynamique mais également le bon sens : comment les couches supérieures de l’atmosphère, à quelques milliers de mètres au dessus de nos têtes peuvent-elles irradier le sol en émettant des rayons infra-rouges et ainsi chauffer la surface de la Terre ? Il s’agit, si je ne me trompe pas, de la définition de l’effet de serre décrite par l’organisme onusien IPCC (la grosse flèche rouge dans le schéma présenté en tête du précédent billet à ce sujet). Je réitère donc mon explication : puisque les hautes couches de l’atmosphère sont nécessairement plus froides que l’air se trouvant au niveau du sol, par exemple ici à une altitude de 20 mètres au dessus du niveau de la mer, il est impossible que les photons infra-rouges émis par les molécules d’oxygène, de CO2 ou d’azote de l’atmosphère à plus haute altitude puissent « chauffer » les molécules d’oxygène, de gaz carbonique et d’azote au niveau du sol. En effet ces photons sont moins énergétiques que ceux émis par les constituants de l’atmosphère au niveau de la mer et ils n’ont aucune chance d’être « captés » par les molécules d’oxygène, de gaz carbonique ou d’azote qui se trouvent dans un état énergétique plus élevé, c’est-à-dire émettant elles-mêmes des photons plus énergétiques que ceux provenant des plus hautes couches de l’atmosphère. Tout ce discours se résume en une phrase : il ne peut pas y avoir de transfert d’énergie thermique d’un corps froid vers un corps chaud. C’est l’une des conséquences du deuxième principe de la thermodynamique. La définition de l’effet de serre telle que décrite par l’IPCC est donc une imposture scientifique.

Au fil des années cette théorie de l’effet de serre est devenue un véritable dogme auquel il faut croire sans se poser de question. Quand je suis devenu « climato-sceptique » en analysant les principes mis en œuvre pour imaginer la théorie de l’effet de serre atmosphérique et qu’ainsi j’ai compris que cette histoire de réchauffement du climat provoqué par l’activité humaine était une imposture devenue un dogme je me suis souvenu de ce qui était arrivé à Giordano Bruno. Il fut un immense penseur, philosophe et physicien visionnaire qui introduisit, outre l’héliocentrisme de Copernic auquel il croyait, des théories qui ne furent jamais mises en doute par la suite comme l’infinité de l’Univers, la multiplicité de mondes vivants dans cet univers mais également la notion de référentiel inertiel qui ouvrit la porte aux expériences de Galilée puis de Newton et enfin de toute la physique moderne. Ce que l’Eglise reprochait à Bruno fut de nier le géocentrisme défendu par le Vatican. Jamais l’Eglise catholique n’est revenue sur son erreur d’avoir brûlé Bruno en place publique à Rome, y compris le pape Jean-Paul II ! Comme quoi les dogmes conduisent, et c’est leur définition, au fanatisme religieux.

En ce qui concerne le dérèglement du climat d’origine humaine on assiste à l’émergence du même type de fanatisme. De même que les djihadistes considèrent que tous ceux qui ne pensent ou ne croient pas comme eux doivent mourir, de même les climato-sceptiques seront un jour condamnés à mort pour hérésie. Toutes les religions sont adossées à des mythes dont en particulier l’existence d’un être suprême qui a créé le monde et a placé l’homme à son image dans ce monde. Il s’agit de dogmes auxquels les êtres humains croient. Aujourd’hui, face à un monde matérialiste et face à un effondrement des croyances religieuses traditionnelles, je ne parle ni du bouddhisme, ni du confucianisme ni du shintoïsme, au moins un tiers de l’humanité a choisi la nouvelle religion de Gaïa pour la défense de l’environnement, de la biodiversité et du climat. Sauf que le dérèglement du climat provoqué par l’homme est un mythe et les militants de la cause de Gaïa ont oublié que la nature est caractérisée par une capacité de résilience extraordinaire. La nature ne s’est-elle pas remise de chutes de météorites, de volcanismes cataclysmiques et de longues périodes de glaciation ? Les hommes sont bien présomptueux en croyant qu’ils peuvent influer sur l’évolution naturelle du climat.