SARS-CoV-2 : Fausses données de mortalité, fausse pandémie

L’Institut supérieur italien de la santé a considérablement réduit le nombre officiel de décès dus au SARS-CoV-2 dans le pays de plus de 97% après avoir changé la définition d’un décès d’une personne décédée du SARS-CoV-2. Le journal italien Il Tempo rapporte que l’Institut a révisé à la baisse le nombre de personnes décédées de comorbidités plutôt que du SARS-CoV-2 de 130 000 à moins de 4 000.

Sur les 130 468 décès enregistrés comme décès officiels dus au SARS-CoV-2 depuis le début de la pandémie, seuls 3 783 sont directement attribuables au seul virus. Tous les autres Italiens qui ont perdu la vie avaient entre une et cinq maladies préexistantes. Parmi les personnes de plus de 67 ans décédées, 7 % avaient plus de trois comorbidités et 18 % au moins deux.

Selon l’Institut, 65,8% des Italiens décédés après avoir été infectés par le SARS-CoV-2 étaient atteints d’hypertension artérielle, 23,5% souffraient de démence, 29,3% de diabète et 24,8% de fibrillation auriculaire. Ajoutez à cela : 17,4% avaient des problèmes pulmonaires, 16,3% avaient eu un cancer au cours des cinq dernières années et 15,7% avaient déjà souffert d’insuffisance cardiaque.

La nouvelle définition de l’Institut italien d’un décès par SARS-CoV-2 signifie que ce virus a tué moins de personnes en Italie que la grippe saisonnière moyenne. Si un changement similaire était apporté par d’autres gouvernements nationaux, le nombre officiel de décès dus au COVID serait réduit de plus de 90 %.

Ne vous attendez pas à ce que beaucoup d’autres emboîtent le pas, étant donné que les gouvernements ont investi une grande partie de leur autorité dans la promotion de la menace que constitue le virus.

Notes. L’information provenant d’Italie relatée dans ce billet n’est pas très récente mais elle a été soigneusement occultée par les grands médias car elle ébranle les fondements de la politique de privation des libertés individuelles mise en place par de nombreux pays européens. Si on multiplie par 0,09 toutes les statistiques publiées pour tous les pays on retrouve les vrais chiffres du nombre de décès par SARS-CoV-2. Le cas des Etats-Unis est particulier. Dans ce pays, plus de 60 % de la population est en surpoids pathologique. En suivant la méthodologie de l’Institut supérieur italien de la santé sur les 780000 décès classés « par SARS-CoV-2 » plus de la moitié peut être classée comme comorbidité d’obésité soit soit 340000 décès favorisés par cette pathologie et si on multiplie ce nombre restant par 0,09 on obtient 30600 morts. C’est stupéfiant mais je reconnais que mon calcul est sujet à la critique. Remarque : la plupart des « cas » et des décès « avec SARS-CoV-2 » sont de faux résultats dus aux faux positifs du test PCR discrédité par l’OMS.

https://www.iltempo.it/attualita/2021/10/21/news/rapporto-iss-morti-covid-malattie-patologie-come-influenza-pandemia-disastro-mortalita-bechis-29134543/

https://www.globalresearch.ca/italian-institute-health-drastics-reduces-official-covid-death-toll-number/5760891

Petite coronarithmétique française

Selon les données de la CIA et du worldometers (liens en fin de billet) on peut se livrer à quelques petits calculs qui éclairent le commun des mortels ou plutôt ceux qui ont survécu au SARS-CoV-2 au sujet de l’« extrême » gravité et de la dangerosité de ce virus. Les données démographiques relatives à la France sont les suivantes (CIA) : 68 millions d’habitants, espérance de vie : 82,4 ans, mortalité : 651500 décès par an. Le nombre de morts par SARS-CoV-2 depuis le début de l’épidémie (mars 2020) est de 117000 avec un âge médian des morts de 82 ans. L’organisme officiel français INSEE a fait de savants calculs pour bien montrer que le SARS-CoV-2 a provoqué une hausse massive de la mortalité. Les données ci-dessus infirment les résultats de ces calculs de l’INSEE.

En effet, l’âge médian signifie que la moitié des morts avait plus de 82 ans et l’autre moitié moins de 82 ans. Durant ces 18 mois passés, dans la stricte théorie statistique toutes les personnes de plus de 82 ans seraient mortes, coronavirus ou pas. Pour les personnes plus jeunes la situation est plus complexe et c’est sur ce point que l’INSEE a commis un biais de perception comme l’indique dans son exposé Pierre de Décoder l’éco. Par une analyse statistique fine il a été montré qu’en 2020, et probablement aussi en 2021, la mortalité toutes causes confondues était identique à celle observée en 2010. Cette affirmation tient en effet compte de l’augmentation du nombre de personnes de plus de 80 ans au cours de cette décennie. Cet « ajustement » statistique élimine ainsi le biais de perception dont a été victime l’INSEE et il réduit l’incidence du SARS-CoV-2 sur les populations de moins de 82 ans.

Comme je ne suis pas du tout un statisticien chevronné j’ai donc fait mes petites règles de trois de mon côté. Sur la période de mars 2020 à septembre 2021 le nombre de morts « par covid » a représenté 11,9 % des décès toutes causes confondues et comme la moitié d’entre eux seraient morts (statistiquement parlant) coronavirus ou pas en raison de leur âge, ce pourcentage tombe à un peu moins de 6 %. Cette grandeur est très inférieure à la fluctuation observée année après année entre les étés et les hivers. Elle est très inférieure à celle de l’arrivée dans la tranche d’âge supérieure à 80 ans qui a augmenté de 3,9 millions en dix ans (voir l’illustration ci-dessus). Comme l’auteur de cette présentation l’a précisé, la mortalité n’a donc pas augmenté en raison de cette augmentation du nombre de « vieux » de plus de 80 ans car ils sont loin d’avoir tous été victimes du coronavirus !

L’épidémie de SARS-CoV-2 n’est donc finalement qu’une maladie virale plutôt peu mortelle affectant surtout les personnes âgées souffrant d’autres maladies, l’âge étant aussi considéré comme un facteur de « co-morbidité » et personne ne peut le nier. L’étude présentée par le prénommé Pierre mérite d’être vue et revue car son analyse bouscule les idées reçues et surtout la propagande gouvernementale mensongère. L’illustration est une capture d’écran de l’exposé de Pierre.

https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france/

https://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/france/

https://www.francesoir.fr/videos-lentretien-essentiel/lesperance-de-vie-de-2020-est-exactement-la-meme-que-celle-de-2015

Nouvelles du SARS-CoV-2 : l’exemple de la Suède

La Suède a, selon les gouvernements de l’Europe occidentale, tout fait à l’envers pour gérer la maladie du SARS-CoV-2. Alors que des pays comme la France, l’Espagne et la Belgique s’enfoncent dans une gestion sanitaire qui ressemble de plus en plus à la mise en place par petits décrets et petites lois sans aucune consultation des élus du peuple à un totalitarisme digne de l’Allemagne de l’est du temps de Walter Ulbricht et de sa tant redoutée STASI, la Suède, une vraie démocratie au sens strict du terme, a choisi de respecter les droits fondamentaux des citoyens tout en laissant le virus, pourtant inconnu, faire son chemin. La gestion de cette pseudo-grippe a donc été en tous points identique à celle des autres grippes saisonnières qu’a connu ce pays dans le passé.

La remarquable précision des données démographiques de ce pays existant depuis le milieu du XIXe siècle a permis de mettre en évidence l’aspect tout à fait bénin de cette épidémie coronavirale dont la « dangerosité » fait toujours la une des médias d’Europe occidentale et préoccupe quotidiennement les gouvernements. Ces derniers ne cessent de littéralement martyriser les citoyens qui depuis des mois n’ont plus droit à la parole comme encore moins les parlementaires. La Suède, le mauvais élève qui a refusé les injonctions de l’OMS, montrée du doigt au printemps dernier, accusée de livrer à une mort certaine des millions de personnes, s’en en très bien sortie, merci !

Le très faible taux de surmortalité rapporté au million d’habitants, moins de 600, n’est pas suffisant pour qualifier cette pseudo-grippe d’épidémie. En effet selon des sources sûres (source CIA) sur l’ensemble de l’année 2020 le nombre excédentaire de morts par rapport à l’année précédente n’a été que de 5975 pour une population de 10,4 millions de personnes.

Aujourd’hui, avec une population comptant plus de 600000 personnes déclarées officiellement avoir été en contact avec le coronavirus et guéries, il y dans le pays l’apparition d’une deuxième « vague » essentiellement provoquée par les conditions hivernales rudes que connaît la Suède chaque année. Rien d’alarmant pour un pays dont les infrastructures hospitalières sont considérées comme parmi les meilleures du monde avec des habitants dont le revenu annuel moyen calculé sur la base du pouvoir d’achat est de 51000 dollars (source CIA, 2019). La fameuse immunité de groupe dont la définition n’est pas très claire n’a pas été atteinte, certes, mais si le virus circule toujours librement comme pour toute autre maladie virale il finira par disparaître. La Suède commence donc l’année avec optimisme contrairement aux autres pays de l’Union européenne qui ont choisi des mesures ressemblant étrangement à celles du régime communiste de l’Allemagne de l’Est des années 1960 …

Source partielle et illustration : site de Paul Craig Roberts, statistiques : CIA

Les étudiants de la Johns Hopkins University jettent un pavé dans la mare !

Il y a quelques jours les étudiants de l’Université américaine qui centralise les données mondiales relatives au SARS-CoV-2 ont publié sur leur journal interne des statistiques concernant la mortalité aux USA entre le premier février et le 5 septembre de cette année 2020. Le graphique ci-dessous résume l’ensemble des données par tranche d’âge :

Le fait que le virus ait muté durant cette période en essaimant en divers clones tous issus de la souche dite Wuhan initiale n’a pas modifié l’agressivité de ce microorganisme qui semble toujours aussi létal pour les patients âgés de plus de 65 ans … selon les statistiques officielles traitées par cette équipe d’étudiants. En effet sur cette période de 7 mois 74 % des morts étaient âgés de plus de 65 ans. De plus, et là cette étude interne de l’Université a quelque peu gêné le monde politique et pas seulement aux Etats-Unis puisque le monde politique américain a fait pression pour qu’elle soit retirée, sur la même période le nombre de décès quotidiens dans cette tranche d’âge est resté stable avant comme après le pic épidémique du printemps. Inutile ici de revenir sur le fait qu’il existait et qu’il existe encore un traitement parfaitement efficace lorsqu’il est appliqué dès l’apparition des premiers symptomes et que ce traitement n’est plus remis en question, je veux dire la tri-thérapie hydroxychloroquine+azithromycine+zinc, ce que les étudiants de la Johns Hopkins ont montré est que le nombre de morts n’a pas varié avant ce pic épidémique et durant ce même pic puisque les mois de février et mars ont été inclus dans ce graphique alors que le premier pic épidémique a débuté au cours des derniers jours de mars 2020.

Ces mêmes étudiants non conformistes ont découvert en analysant toutes les causes les plus communes de mortalité aux USA que, en raison du coronavirus, toutes ces autres causes de mortalité avaient diminué comme par magie y compris pour les cancers ! Curieux n’est-il pas ? Il est important de rappeler ici que toutes les co-morbidités potentielles ou avérées sont consignées par les médecins et qu’elles sont centralisées par le CDC. Ces données sont disponibles pour les universitaires. Or ce n’est pas le cas dans les pays de l’Union européenne mais globalement la situation en Europe comme aux Etats-Unis est sensiblement identique. Par conséquent l’étude des étudiants de la Johns Hopkins pourrait être transposée point par point à n’importe quel pays européen. Cette étude met donc en évidence le fait que, et les étudiants n’en expliquent pas les raisons, la mortalité du coronavirus a été largement surévaluée d’ailleurs curieusement au détriment, si on peut dire les choses ainsi, de la grippe saisonnière et des maladies respiratoires chroniques.

Comment appeler ce genre de trucage des données ? C’est de la malhonnêteté délibérément organisée sur ordre du gouvernement central dont en particulier le sinistre Docteur Fauci dont les homologues français sont Salomon ou Delfressy. Pour les amateurs anglophones voici le lien vers cet article : https://johnbwellsnews.com/a-closer-look-at-u-s-deaths-due-to-covid-19/ . On se trouve donc clairement devant une gigantesque machination statistique mise en place par les gouvernements délibérément sur ordre du lobby pharmaceutique occidental pour transformer tous les citoyens en consommateurs obligés en détournant l’opinion de cette supercherie par la mise en place de mesures totalement inadaptées et inutiles entretenant parallèlement une peur qui finalement, comme l’indiquent les travaux de ces étudiants de la Johns Hopkins l’ont clairement indiqué, n’avait pas lieu d’être. Au final, quoiqu’en disent les décideurs politiques, ce virus n’a pas du tout été aussi dangereux et létal qu’ils le prétendent. Tout ça pour rien, à un détail près : qu’il s’agisse de l’Amérique du nord ou de l’Europe occidentale les économies ont été profondément perturbées, un signe de décadence de la civilisation ?

Brève. Coronavirus : Messieurs les politiciens il faut rester pragmatique !

Le seul propos intelligent qu’ont tenu Agnès et Sibete était le suivant : « le port du masque n’est utile que lorsque l’on est malade », sous-entendu de la grippe coronavirale. Pourtant les médias l’ont oublié pensant que cette courte phrase disant pourtant la vérité dissimulait la vérité sur la pénurie de masques. Si on ne souffre pas de la grippe il est inutile de porter un masque puisque l’on n’éternue pas ni ne tousse. De plus j’ignore où les politiciens ont trouvé des preuves irréfutables que la fumée de cigarette pouvait transmettre le virus et leur décision d’interdire la cigarette dans la rue ou aux terrasses de café est tout simplement stupide. Quelle seront leurs prochaines inventions géniales pour emmerder les populations ?

Venons-en à quelques chiffres pour la France (source INSEE). En France 610000 personnes sont mortes en 2019. Cela représente 1671 décès par jour qui se répartissent comme suit : Cancers, 460 morts par jour ; maladies cardiovasculaires, 420 morts par jour ; infections pulmonaires, 110 morts par jour ; suicides, 27 par jour ; autres causes, vieillesse, accidents de la route, accidents professionnels, autres maladies infectieuses, autres maladies, accidents de la route, meurtres, over-dose de drogues et causes inconnues : 654. Du premier au 6 août 2020 il y a eu 47 décès prouvés comme étant la conséquence d’une infection avec le coronavirus, co-morbidité ou non, soit 7,8 décès par jour sur cette période, donc 4 fois moins que les décès par suicide et seulement 6 % de tous les morts à la suite d’infections pulmonaires. Et avec ces chiffres on parle déjà de nouveau confinement et de deuxième vague …

Et on veut continuer à nous emmerder avec cette histoire de virus ultra-dangereux. De qui se moquent les politiciens ? En fait la question est mal posée. À qui obéissent le chef de l’Etat français, son gouvernement et son administration pour prendre des décisions aussi stupides ? Ma question ne se limite pas seulement au coronavirus mais également aux décisions prises pour « sauver le climat », des mesures qui ne vont pas plaire aux ex-gilets jaunes accablés par une récession économique sans précédent depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, eux qui vont se trouver confrontés à toutes sortes de taxes insidieuses relatives à l’énergie. Ils vont ressortir de leur province non plus avec des gilets jaunes mais des gilets couleur de sang et armés de manches de pioche …

Si vous perdez l’odorat (anosmie) préparez votre testament …

L’odorat est un des sens, il y en a 5 et c’est bien connu, jouant un rôle essentiel pour la santé et le comportement. Par exemple, c’est avec l’odorat que l’on maintient un bon appétit, il suffit de sentir le fumet d’un bœuf bourguignon mijotant doucement pour avoir une envie soudaine de se mettre à table surtout si cette préparation est accompagnée d’un bon vin rouge que le nez appréciera. Mais l’odorat remplit d’autres fonctions, il est important pour détecter des odeurs dangereuses, il est associé à la mémoire, les émotions et les relations intimes. Le bon fonctionnement de l’odorat dépend de la bonne régénération du neuro-épithélium olfactif qui est lié directement au bulbe rachidien et à l’hippocampe. Les terminaisons nerveuses olfactives sont les seuls nerfs exposés au milieu extérieur. La perte d’odorat, l’anosmie en terme savants, pouvait donc être le signe précurseur d’un dysfonctionnement neuronal, encore fallait-il le prouver car le vieillissement général de l’organisme peut également conduire à des troubles de l’odorat et bien d’autres facteurs influent sur la « santé » du cerveau. Partant de cette hypothèse, l’anosmie peut donc constituer l’un des signes avant-coureurs des maladies neuro-dégénératives telles que les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

Pour répondre à cette question, il fallait donc disposer d’un échantillon suffisamment grand de sujets étudiés sur une longue période avec toutes les données médicales permettant de procéder à des analyses statistiques qui ne soient pas biaisées par d’autres facteurs.

Le programme national américain de suivi de la santé des personnes vieillissantes a donc en 2005-2006 interviewé 3005 personnes (1454 hommes et 1551 femmes) âgées de 57 à 85 ans et cinq ans plus tard, ces mêmes personnes ont été à nouveau sollicitées, elles avaient exprimé par écrit leur consentement pour participer à l’étude. La capacité olfactive avait été déterminée par des tests précis en présentant des lamelles de papier buvard imprégnées de substances odorantes, comme ce que font les parfumeurs. Les odeurs suivantes furent utilisées : rose, cuir, orange, poisson et menthe. Selon les erreurs d’identification les sujets furent classés en anosmiques (4 ou 5 erreurs), hyposmiques (2 ou 3 erreurs) et normosmiques (0 – 1 erreur). Lors de la deuxième vague d’interviews et de recensement de la mortalité, cinq années plus tard, 430 personnes étaient décédées et sur l’ensemble des 3005 personnes initialement interviewées, seules 2918 furent finalement prises en compte pour l’analyse statistique finale. Cette analyse fut conduite conformément aux règles communément admises quand il s’agit d’approche multifactorielle, sachant que l’évaluation de l’odorat est une variable indépendante des sujets alors que les causes des décès ne le sont pas comme l’âge, l’indice de masse corporelle ou encore le niveau social et enfin l’origine ethnique des sujets. Bref, en s’entourant de toutes les précautions d’analyse, il est finalement apparu une remarquable corrélation entre le degré d’anosmie et la mortalité :

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Comme les causes de morbidité sont multifactorielles, l’analyse a permis de classer les risques de mortalité selon les degrés d’anosmie, les nombres d’erreurs d’appréciation des odeurs, connaissant les dossiers médicaux de tous les sujets décédés après 5 années :

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Encore une fois l’anosmie ressort clairement comme étant significativement liée aux décès. On ne meurt pas d’anosmie mais ce symptôme est donc avant-coureur d’une dégénérescence cérébrale conduisant dans les cinq ans à la mort. Note : la figure montre les effets sur la mortalité à 5 ans selon les divers facteurs de morbidité étudiés (il s’agit d’un forest plot) et cette représentation est communément utilisée pour comparer divers risques non nécessairement liés les uns aux autres dans les méta-analyses, heart failure signifie un accident cardiaque congestif alors que heart attack est l’infarctus du myocarde. Le point indique la moyenne pondérée de l’évènement et la ligne horizontale l’intervalle de confiance dans lequel se situe l’évènement étudié. Ce type de représentation montre par exemple que le risque de mourir d’AVC (stroke) est sensiblement identique à celui de mourir de diabète, idem pour l’emphysème, le cancer et l’infarctus.

Les auteurs de l’étude réalisée à l’Université de Chicago et publiée dans PlosOne (open access : DOI: 10.1371/journal.pone.0107541 ) considèrent que l’hyposmie et l’anosmie sont un peu comme les canaris des mineurs de fond, un bon indicateur de la santé cérébrale en ce sens que cette pathologie a priori non mortelle révèle directement les mécanismes de vieillissement cérébral et également les expositions à l’environnement car le nerf olfactif est le seul directement en contact avec le milieu extérieur. De plus l’anosmie révèle une détérioration des capacités régénératives des cellules souches du système olfactif et par voie de conséquence l’imminence du développement d’une maladie neurodégénérative mortelle. Si vous ne sentez plus rien, rédigez votre testament car dans les cinq années vous serez probablement passé à la trappe …

Trop de charcuterie nuit à la santé (cardiaque), c’est prouvé …

Bacon frying

Encore une méta-étude portant sur 37035 hommes âgés de 45 à 79 ans, il faut être précis, réalisée conjointement par le Karolinska Institute et l’Université des Sciences de la Vie à Varsovie vient de sortir. Toutes ces personnes ont été scrupuleusement suivies entre 1998 et 2010 ou jusqu’à leur mort si celle-ci a eu lieu avant 2010. Le but était de déterminer si oui ou non les charcuteries sont néfastes pour le cœur et les artères. Au tout début de l’étude aucun des sujets ne présentait de pathologies cardiaques ni de cancers, ils étaient sains de ces points de vue. Pendant les 12 années ils ont tous été astreints à remplir quotidiennement un questionnaire décrivant quelles étaient la nourriture et les boissons qu’ils avaient ingéré ainsi que leur activité physique.

Ce genre d’étude un peu rébarbative est intéressant dans le mesure où par exemple aux USA près de 6 millions de personnes ont des problèmes cardiaques, 50 % d’entre eux meurent dans les 5 ans suivant la première alerte et le tout coûte 35 milliards de dollars par an en soins médicaux, médicaments et pertes de productivité. On a supposé que les charcuteries ou viandes transformées (en anglais processed meat) étaient néfastes pour le cœur et les artères mais sans qu’une étude détaillée sur un grand nombre de personnes ne vienne étayer une telle affirmation.

Le questionnaire à remplir (voir le lien) chaque jour comportait sept entrées concernant la nourriture carnée hors poissons, la viande non transformée : porc, veau ou bœuf, ou steak haché et la viande transformée : jambon ou salami (saucisson), boudin et saucisses ou pâté de foie. Il faut préciser que la viande hachée disponible dans une échoppe de boucher ou le linéaire d’un supermarché en Suède ne peut pas comporter d’additifs conformément à la loi, le steak haché était donc considéré comme de la viande non transformée dans cette étude. Le questionnaire comportait une indication sur la quantité de ces diverses gâteries ingérée quotidiennement ou chaque semaine.

Mis à part la viande et la charcuterie, le questionnaire a permis également de se faire une idée du profil de chaque personne étudiée, fumeur ou non, poids, tension artérielle, taux de cholestérol, utilisation d’aspirine, histoire familiale des maladies cardiovasculaires, buveurs ou non de boissons alcoolisées, activité physique. L’ensemble des paramètres a été mouliné par un ordinateur et il en est ressorti des résultats intéressants rapportés à 436628 années de vie. D’abord les hommes qui mangeaient au moins 75 grammes de viande transformée chaque jour, le haut du classement, avaient 2,43 fois plus de chance de souffrir d’un problème cardiovasculaire que ceux qui n’en consommaient que 28 grammes par jour. Aucune corrélation de ce genre n’a pu être mise en évidence avec la viande non transformée. Ça a au moins le mérite d’être clair ! Plus évident encore, sur les 3493 cas d’infarctus du myocarde répertoriés sur l’ensemble des sujets de l’étude, les décès qui s’ensuivirent pour 486 d’entre eux n’ont pas permis de corréler l’ingestion de viande transformée avec la fréquence de décès à la suite d’un premier infarctus, en d’autres termes on pourrait dire que le mal était déjà fait …

Les différences entre viande brute et viande transformée (charcuteries essentiellement) sont la teneur en sel, les conservateurs tels que les nitrites, encore que ce point précis soit controversé, les phosphates et polyphosphates et enfin les procédés industriels de production de viande fumée qui sont une source d’hydrocarbures aromatiques polycycliques. Mais cuire de la viande non transformée sur un barbecue présente le même type de danger. En conclusion, manger de la charcuterie, oui, mais avec extrême modération … Pour ne pas faire hurler les adeptes de la théorie du genre, une méta-étude similaire est en cours chez les femmes.

Sources : American Heart Association (AHA), illustration AHA et

DOI: 10.1161/CIRCHEARTFAILURE.113.000921 et

http://circheartfailure.ahajournals.org/content/suppl/2014/06/11/CIRCHEARTFAILURE.113.000921.DC1/000921R2_Supplemental_Material.pdf

L’exception irlandaise

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Une intéressante visualisation des causes de mortalité provient de l’IHME, l’Institute for Health Metrics and Evaluation hébergé par l’Université de Washington à Seattle. Je parlais de l’ « exception française » à propos du resveratrol il y a quelques jours sur ce blog, mais selon les données disponibles sur le site de l’IHME, en comparant les principaux pays européens, on s’aperçoit qu’en réalité il existe une exception irlandaise et ce fait semble inexpliqué puisqu’il n’y a pas de vignes en Irlande.

Ce sont peut-être la bière et le whisky irlandais qui font la différence. Il suffit d’examiner l’illustration ci-dessus pour se rendre compte qu’effectivement on vit mieux en Irlande, une façon de parler, qu’ailleurs en Europe. Les résultats sont exprimés en DALY pour cent mille habitants, en d’autres termes en nombre d’années de vie ajustées à la morbidité, une méthode statistique permettant de comparer l’ensemble des causes de mortalité. Même si on ne comprend pas l’anglais l’interprétation de ces données est frappante. En Irlande on meurt beaucoup moins de cancers et de maladies cardio-vasculaires que dans le reste des pays européens cités. On voit qu’en Grande-Bretagne, en Allemagne, Grèce, Finlande et Portugal, l’incidence des maladies cardio-vasculaires est évidente. A ce niveau-là la France pourrait faire figure de bon élève. Pour les autres causes de mortalité, il n’y a pas de différences très significatives entre ces pays.

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Une autre illustration intéressante tirée du même site ( http://www.healthdata.org/ ) montre la différence des causes de mortalité entre 1900 et nos jours aux USA, mais le même type de représentation est globalement valable pour l’Europe. En 1900 plus de la moitié de la population, tous âges confondus, mourait de maladies infectieuses, en particulier de diphtérie, d’infections pulmonaires et de tuberculose. L’avènement de la vaccination puis des antibiotiques a pratiquement fait disparaître ces causes de mortalité, on le sait, et amplifié arithmétiquement les incidences des cancers et des maladies cardiaques car les candidats à ces causes de décès étaient déjà mort en 1900 de maladies infectieuses. Si on redistribue équitablement ces cas de décès (en 1900) sur toutes les autres affections non infectieuses de l’époque, on constate que le nombre de décès par AVC aurait diminué : (106,9 x 2) x (600/1100) = 116 contre 41,8 DALY de nos jours. Toujours avec la même approche dont on peut d’ailleurs contester la validité, les maladies cardiovasculaires ont par contre fortement augmenté : (137,4 x 2) x (600/1100) =150 contre 192,9 aujourd’hui. Il est enfin évident qu’en suivant ce raisonnement le nombre de cancers a significativement augmenté depuis 1900 de près de 70 %. Inutile de faire des périphrases, le développement de la chimie depuis le début des années 30 dans tous les domaines y est certainement pour quelque chose. La sénilité qu’on appelle aujourd’hui maladie d’Alzheimer ou encore de Parkinson, en suivant toujours ce même raisonnement, aurait plutôt diminué mais comme l’espérance de vie a parallèlement fortement augmenté, il n’y a pas trop de quoi se réjouir, ni pour la sénilité, donc, ni pour les maladies cardio-vasculaires, ni pour les cas de cancer car plus on vieillit plus l’organisme se fragilise et plus on s’expose à ces occurrences de mortalité. Rien de vraiment réjouissant sinon d’aller se retirer dans les vertes collines de Wicklow ou du Derrynasaggart … 

Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent (Knock)

Jules Romains ne pouvait pas si bien dire en 1923. Je conseille à mes lecteurs de revoir le film de Guy Lefranc, Knock, avec Louis Jouvet comme magistral interprète du docteur. Quatre vingt dix ans plus tard, les progrès analytiques modernes appliqués à la médecine ne contredisent malheureusement en rien cette boutade morbide de Jules Romains. Une récente étude réalisée conjointement en Estonie et en Finlande portant respectivement sur 9842 et 7503 personnes âgées de 24 à 74 ans a consisté à mesurer 106 biomarqueurs sanguins par résonance magnétique nucléaire, une technique qui s’est considérablement miniaturisée ces dix dernières années en procurant des résultats rapides et fiables avec un coût abordable. Naturellement des traitements statistiques dans les règles de l’art ont été appliquées à l’énorme quantité de données récupérées grâce à l’organisation du système de santé tant en Estonie qu’en Finlande qui oblige les hôpitaux à conserver les échantillons de sang pendant au moins 5 ans ainsi que les dossiers médicaux. L’open-data médical a permis ensuite la réalisation de cette étude.

Cinq ans après le prélèvement de l’échantillon sanguin pour chaque individu l’étude a rapproché le nombre de morts avec les biomarqueurs sanguins, après avoir exclu ou pris en compte tous les paramètres pouvant fausser l’étude statistique comme par exemple les fumeurs, ceux qui avaient tendance à boire plus que de raison, les sujets en surpoids ou souffrant de problèmes cardiovasculaires, de cancers, de diabète, etc … en quelque sorte en éliminant les « moins bien portants » à l’instant zéro de l’étude par rapport aux « bien portants » comme aurait dit Knock.

Dans le groupe estonien après ces 5 années, les données rapportaient 508 morts dont 241 d’accidents cardiovasculaires, 151 de cancers, 74 d’autres maladies et le reste d’origine non identifiée. Dans le groupe finlandais 176 morts dont 51 d’origine cardiovasculaire, 68 de cancers, 49 d’autres maladies et le reste de causes externes non documentées. L’étude détaillée des données relatives aux biomarqueurs sanguins a mis en évidence quatre marqueurs qui ont pu être corrélés avec ces décès et ce ne sont pas ceux qui étaient supposés représentatifs de morbidité. Il s’agit de l’alpha-1-glycoprotéine acide (AGP), de l’albumine sérique, de la lipoprotéine de très faible densité (VLDL) et de l’acide citrique. L’étude a montré que ces quatre marqueurs sanguins loin d’être répertoriés dans une analyse de sang de routine sont fortement corrélés aux décès, qu’ils soient dus à des problèmes cardiovasculaires, des cancers ou d’autres maladies et c’est ce qui aurait réjoui en quelque sorte le Docteur Knock mais pas du tout le simple « bien portant ». En effet, une perturbation de la teneur en ces quatre marqueurs signifie tout simplement la mort dans les 5 ans à venir !

Passons sur les détails de l’étude, les curieux peuvent toujours lire l’article de PlosOne ( http://www.plosmedicine.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pmed.1001606 ) mais c’est l’enseignement tiré de cette étude qui importe : nous sommes tous malades mais nous l’ignorons la plupart du temps. Ces quatre paramètres ne sont pourtant pas directement impliqués dans les maladies cardiovasculaires ni dans le développement de cancers, ni enfin dans d’autres maladies mais ils sont révélateurs de mécanismes physiopathologiques variés incluant des inflammations, un déséquilibre des fluides corporels ou du métabolisme des lipoprotéines et enfin de l’homéostase métabolique. Par exemple le taux d’AGP (aussi appelée orosomucoïde) est élevé dans les situations d’infection ou d’inflammation et chez les personnes âgées est toujours associé aussi bien avec la mortalité cardiovasculaire que l’apparition de certains cancers. De plus l’incidence du taux d’AGP sur les décès n’est que peu corrélée avec l’autre marqueur d’inflammation qu’est la C-reactive protein (CRP) souvent considéré comme révélateur de pathologies inflammatoires. Si le rôle de l’AGP n’est pas très bien compris il n’en reste pas moins que l’étude a également indiqué clairement que le taux élevé de ce marqueur et le taux de VLDL étaient corrélés. Comme l’AGP est synthétisée dans le foie et que le métabolisme général des lipides se situe également dans le foie il peut donc exister un lien direct entre ces deux marqueurs. Cependant la taille des VLDL est, comme l’a encore montré cette étude et c’est un fait nouveau, inversement proportionnelle à la mortalité, en d’autres termes puisque les VLDL se situent au tout début de la cascade métabolique des triglycérides dans le foie, un peu d’inflammation de surcroit et c’est la mort assurée !

Les résultats concernant l’albumine plasmatique sont presque déconcertants puisqu’il s’agit d’un constituant majeur du sang alors que l’AGP entre pour moins d’un petit pour cent dans la composition protéique sanguine. Pourtant il s’agit aussi d’un marqueur important de l’état fonctionnel général du foie et des reins et des taux affaiblis d’albumine sont directement liés aux mortalités par maladies cardiovasculaires ou non cardiovasculaires ou encore aux cancers aussi bien chez des personnes apparemment en bonne santé que chez des sujets sérieusement malades et reconnus comme tels. C’est réjouissant et Knock se serait frotté les mains de bonheur.

Quant au citrate, élément indispensable du cycle dit des acides tricarboxyliques (cycle de Krebs), il joue un rôle essentiel dans le métabolisme énergétique avec quelques autres fonctions annexes comme un pouvoir complexant du calcium, du magnésium ou encore du zinc (voir le billet précédent) et un accroissement du taux de citrate sanguin est carrément alarmant puisqu’il traduit une instabilité des mitochondries, les centrales énergétiques de la cellule,et il a été parfaitement corrélé dans cette étude avec la mortalité.

Pour résumer, si vous avez une « mauvaise » analyse sanguine pour ces quatre marqueurs, albumine, AGP, VLDL et citrate, vous avez de fortes chances de mourir dans les cinq ans à venir, que vous soyez apparemment en excellente santé ou pas, parce que tout commence à se dérégler et l’organisme est de moins en moins bien préparé pour affronter une maladie quelle qu’elle soit. Naturellement ce n’est pas non plus une raison pour s’affoler inutilement, un stress supplémentaire ne pourrait qu’aggraver la situation. La conclusion évidente est que nous sommes tous des malades qui s’ignorent …

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La figure S1 de l’article de PlosOne a été incluse dans ce billet pour montrer la corrélation entre les quatre marqueurs discutés et les autres paramètres comme la pression artérielle, le taux de cholestérol ou de glucose qui ne semblent pas intervenir statistiquement dans la mortalité. C’est au moins un aspect un peu encourageant.

Source : PlosOne et Université d’Helsinki

 

 

 

 

Chronique tokyoïte # 4 – Des morts à Fukushima-Daiichi ? Pas vraiment …

Une étude parue dans PlosOne montre que la mortalité des vieillards déplacés de leur domicile après l’accident de Fukushima-Daiichi, quelques jours seulement après le grand tremblement de terre du 11 mars 2011, a pratiquement triplé sur une année. L’étude a porté sur 328 personnes âgées  évacuées à Minamimosa (préfecture de Fukushima) qui n’avaient pas été contaminées par une quelconque radioactivité. Ces vieillards, au cours de premières semaines suivant leur évacuation, vécurent dans des conditions précaires, presque privés de nourriture pendant plusieurs jours car la société de catering supposée apporter les repas avait disparu par peur de la radioactivité, puis endurèrent des températures très basses car les personnel ne voulait pas mettre les systèmes de chauffage en marche de peur de faire entrer des poussières contaminées à l’intérieur des locaux. Le déplacement, l’isolement, la perte de tous leurs biens et enfin des traitements à la limite du supportable affaiblit ces vieillards déracinés de leurs maisons et de leurs habitudes et les fragilisa et, selon l’étude, le taux de mortalité dans l’année qui suivit le tremblement de terre tripla (75 décès) alors que la mortalité attendue aurait du être d’environ 25. L’étude conclut en outre que cette statistique n’a rien à voir avec la contamination radioactive, mais à n’en pas douter les écologistes anti-nucléaires (surtout en Europe et en particulier en France, comme il se doit) vont se faire un plaisir d’attribuer ces décès en surnombre aux rejets radioactifs de la centrale nucléaire …