France : fracking ou pas fracking ? Question à 1000 milliards d’euros !

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La Russie et la Chine viennent de signer le contrat énergétique du siècle pour la livraison pendant 30 ans de 36 milliards de mètre-cube de gaz par an pour la modique somme de 400 milliards de dollars. Ce ne sera pourtant que 20 % des besoins chinois en gaz naturel … L’Europe ne peut qu’être inquiète de cette nouvelle et les décideurs politiques européens devraient songer à alléger la dépendance au gaz russe qui représente plus du tiers de la demande européenne. Et ce d’autant plus que la Russie pourrait très bien revoir ses contrats de livraison avec les pays européens par mesure de rétorsion après les sanctions prises par les Européens (lourdement appuyés par les USA dans ce sens) contre son pays à la suite des évènements d’Ukraine. Même si le méthane est inodore naturellement, tout ça ne sent pas très bon !

Quelle alternative à une réduction des importations de gaz russe vers l’Europe ? Il n’y en a pas beaucoup et ce ne sont pas quelques centaines de milliers de moulins à vent supplémentaires qui changeront la donne. Mais il y a plus inquiétant encore et on comprend que Poutine ait déjà gagné la partie en fin stratège qu’il est car il soutient ouvertement les opposants à la fracturation hydraulique en Europe et en particulier en France ( http://blogs.wsj.com/overheard/2011/12/15/putin’s-frack-attack/ ou http://www.nationalreview.com/article/377201/putins-anti-fracking-campaign-robert-zubrin ), bref, on ne peut pas faire plus clair et tous les arguments sont bons pour décourager les Européens dans leurs velléités de fracking sur leur propre sol.

Dans le cas de la France, c’est du pain béni, Poutine a eu l’audace de transmettre le message aux décideurs en leur brossant un tableau consternant sur les effets du fracking sur les paysages inoubliables et les douces rivières poissonneuses de la France profonde qui comme chacun sait contiennent zéro pesticides, zéro nitrates et zéro détergents. Mais il n’y a pas que Poutine pour être opposé au fracking en Europe, le film « Promised Land » de Gus Van Sant sur un scénario de Matt Damon avec ce dernier comme principal acteur a été financé par Abu Dhabi. On y voit un combat caricatural des écologistes contre le fracking et Abu Dhabi n’a pas non plus vraiment intérêt à voir les Européens se lancer dans le fracking à grande échelle!

Et pourtant la France est le deuxième pays d’Europe après la Pologne pour ses potentialités en gaz de roche mère. Les réserves probables ont été estimées avec précision par l’Administration américaine (U.S. Energy Information) à 3800 milliards de mètre-cube, de quoi alimenter la Chine pendant 20 ans selon les termes du contrat qui vient d’être signé entre ce pays et la Russie ! Le fracking fait peur parce qu’il y a des risques de pollution des nappes aquifères profondes et de pollution en surface. C’est à peu près le seul argument retenu par les écologistes et les politiciens manipulés par ces derniers. Sur des dizaines de milliers de forages effectués aux USA il y a eu, certes, quelques incidents mais les fortes amendes auxquelles sont exposés les exploitants en cas de pollution avérée a découragé le dilettantisme initial favorisé par la course au profit immédiat et les technologies se sont considérablement amélioré. La dernière innovation dans ce domaine, controversé en Europe pour la plus grande satisfaction de Poutine, pourrait bien conduire les politiciens à reconsidérer leur position surtout si les incertitudes sur l’approvisionnement en gaz russe perdurent ou se concrétisent. Il s’agit du fracking à l’aide de propane. Inutile de dire que le propane n’est pas plus dangereux que l’essence qu’on met dans sa voiture car il y a plus de 120 millions de foyers européens qui utilisent ce gaz pour se chauffer ou pour cuisiner et il n’y a « que » 12000 camions citerne de propane sur les routes d’Europe. De plus le propane comme fluide de fracking ne nécessite aucun autre additif et il remonte avec le méthane et part tout simplement dans les gazoducs sans autre traitement et si le forage touche de l’huile, le pétrole est un solvant naturel pour le propane ! Que des avantages …

Et pourtant quand Arnaud Montebourg a eu l’audace de déclarer qu’il fallait reconsidérer la disposition législative relative à l’interdiction du fracking dans l’Hexagone, conscient de ce progrès technologique respectueux de l’environnement, les écologistes ont immédiatement exercé leur chantage ignominieux habituel et Hollande, en désespoir de cause électoraliste, a tranché par la négative. Si on parle gros sous, les potentialités du fracking en France représentent au moins trois cent mille emplois industriels nouveaux, 30 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat chaque année et une réduction de 40 % du déficit commercial du pays, vraiment que de bonnes raisons de se pencher sérieusement sur le dossier. Au prix actuel du gaz naturel acheté à la Russie, moins coûteux que le gaz algérien qui doit être liquéfié, le seul bassin du sud-est de la France représenterait potentiellement en valeur 1000 milliards d’euros, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les experts américains qui ont fait l’estimation !

La société américaine GasFrac a déjà validé la technologie aux USA avec plus de 1000 puits sans aucun incident en réalisant qu’elle était plus simple à mettre en oeuvre et plus économique que la fracturation hydraulique classique. La société Ecorp, détentrice de cette technologie a créé une joint-venture avec Total pour les premières opérations de forage en Grande-Bretagne avec cette technologie, les Anglais étant plutôt plus soucieux que les Français de leur environnement mais aussi beaucoup plus pragmatiques que ces derniers. Outre la Grande-Bretagne, cette même société est détentrice de licences d’exploitation par fracking accordées par la France et la Suisse mais pour l’instant la situation est bloquée en haut lieu, du moins en France, et en Suisse, n’en parlons même pas, il faudrait encore une votation pour débloquer la situation sérieusement ficelée par les écologistes. Toute la question à mille milliards d’euros est de savoir si Hollande va enfin prendre une décision favorable à des forages exploratoires compte tenu de l’état de délabrement inquiétant de la situation économique de la France.

La Pologne, coincée entre l’Allemagne, potentiel client pour son gaz obtenu par fracking, et la Russie qui peut à tout moment perturber son approvisionnement en gaz, a résolument opté pour le fracking qui est depuis quelques semaines particulièrement encourageant, l’exploitation industrielle vient en effet de débuter. Ce qui est paradoxal en Allemagne, dont les décideurs gouvernementaux sont aussi sous l’emprise idéologique des écolos, c’est qu’il y a aussi du gaz en particulier en Basse-Saxe et cela a été d’ors et déjà prouvé, mais le gouvernement laisse les électriciens dévaster des régions entières dans l’est du pays pour extraire la lignite à ciel ouvert en détruisant purement et simplement des dizaines de villages multi-centenaires et en autorisant des rejets non seulement de carbone dans l’atmosphère, passe encore, mais de millions de tonnes de poussières … radioactives alors que les centrales nucléaires du pays doivent toutes être fermées à brève échéance depuis la réaction hystérique post-Fukushima anti-nucléaire dans ce pays.

On nage dans un surréalisme incommensurable créé par les écologistes téléguidés à leur insu par la Russie alors que BP et Exxon viennent de créer une joint-venture avec Rosneft pour initier du fracking à grande échelle en Sibérie pour le plus grand bonheur de l’économie chinoise. Et pendant ce temps-là l’Europe et surtout la France s’enfonceront dans la pire des récessions. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’incurie de nos politiciens !

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Billet inspiré d’un article paru dans Forbes Magazine

Et pour illustrer ce billet, s’il en était encore besoin :

Gaz de schiste: Hess Oil fait appel de l’interdiction d’un forage près de Paris

Paris – Le groupe pétrolier américain Hess Oil a fait appel de la décision du tribunal administratif de Melun qui lui avait interdit en mars de réaliser un forage d’exploration pétrolière dans la commune de Nonville (Seine-et-Marne), a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L’appel a été déposé le 15 mai auprès de la cour administrative d’appel de Paris, ont-elles précisé à l’AFP.

Le 12 mars, le tribunal administratif de Melun avait interdit à Hess Oil de procéder à un forage d’exploration pétrolière à Nonville, une commune située à 70 kilomètres au sud-est de Paris, une décision présentée comme une première en France du côté des militants anti-gaz de schiste.

Le permis exclusif de recherche d’hydrocarbures détenu par le groupe n’avais cependant pas été annulé.

C’est une mauvaise surprise, a commenté Me Arnaud Gossement, avocat de la commune.

La bataille avait été homérique devant le tribunal administratif de Melun et son jugement s’était accompagné de beaucoup de motifs d’annulation du permis, a-t-il ajouté, estimant que ce projet fait l’unanimité contre lui sur le terrain.

De son côté, le groupe, qui n’a pas commenté cette information, a assuré à plusieurs reprises vouloir simplement sonder par des forages conventionnels le sous-sol du bassin parisien pour rechercher des hydrocarbures non exploités.

Ce projet de forage est contesté par les écologistes, qui soupçonnent Hess Oil, très investi dans les hydrocarbures non-conventionnels, de viser du pétrole de schiste.

La fracturation hydraulique, critiquée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement et interdite en France, est quasiment la seule technique disponible pour extraire ce type de pétrole.

(©AFP / 22 mai 2014 16h55)

Billet à paraître également sur le blog http://www.mauvaisenouvelle.fr/

Quelle bonne nouvelle pour Montebourg !

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Le Ministre du redressement aurait-il des idées de génie ? Peut-être bien et on peut le lui souhaiter. Tout de même il y a des évidences qui ne peuvent être occultées très longtemps, en particulier le déficit commercial chronique de la France qui finira bien par poser de réels problèmes. Or ce déficit est majoritairement du aux importations d’hydrocarbures, pétrole et gaz, et comme les écologistes le savent bien c’est mauvais pour le climat, laissons-les à leurs propres convictions, mais surtout c’est mauvais pour la santé économique de la France et ce dernier point n’a pas vraiment l’air de les préoccuper. Puisque la balance commerciale de la France est déficitaire, il n’y a pas besoin d’avoir fait de longues études d’économie pour comprendre que le pays s’appauvrit et cet appauvrissement se surajoute au paiement des intérêts de la dette qui ne fait que croître, mais c’est un autre sujet qui n’a rien à voir avec ce billet.

Revenons donc à Montebourg qui a déclaré à plusieurs reprises qu’après tout il serait opportun de se faire une idée du potentiel du sous-sol français en matière de gaz non conventionnel. Le cas échéant ce serait tout de même une bonne idée pour envisager une amélioration de la balance commerciale du pays. Chiche ! Mais les écolos veillent et ne se laisseront pas laminer, eux qui prétendent sans aucun argument à l’appui que la fracturation hydraulique des schistes est mauvaise pour l’environnement, que cette technique peut défigurer les paysages (comme les moulins à vent), que cette technique peut provoquer des tremblements de terre dévastateurs du genre du gros tremblement de terre qui eut lieu il y a exactement trois ans au Japon et qui mit à mal, tout le monde le sait, des réacteurs nucléaires, ou encore que les puits de forage sont fuyards et que le méthane est un horrible gaz à effet de serre …

Inutile de revenir encore une fois sur l’aspect obsessionnel de la théorie de l’effet de serre mais malheureusement pour les écolos et heureusement pour Montebourg une étude récente vient de prouver qu’au moins aux USA, le pays du monde en pointe dans le domaine de la fracturation hydraulique, les prétendues fuites de méthane, cet horrible gaz à effet de serre avéré ( ? ), n’avaient strictement rien à voir avec la dangerosité des pétulances des bêtes à corne, entendez les ruminants.

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C’est maintenant prouvé, les bœufs et autres ruminants polluent beaucoup plus que la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz non conventionnel des roches mères. C’est dit ! Et des études convergentes le prouvent, que ce soit celles de l’EPA (Agence de Protection de l’Environnement) de la NOAA (Administration Nationale des Océans et de l’Atmosphère) ou encore de l’EDF (Fond pour la Défense de l’Environnement) ce sont bien les pets des bestiaux qui génèrent le plus de méthane dans l’atmosphère. Ces braves bêtes (voir la photo) débitées en entrecôtes ou dont les exsudations mamellaires sont transformées en fromages, yaourts et autres beurres salés ou non, constituent un véritable danger pour le climat, en tous les cas selon cette étude, beaucoup plus que les forages et leurs petites fuites inévitables.

L’étude indique également qu’un nombre impressionnant de secteurs industriels polluent également allègrement l’atmosphère en méthane. Le graphique ci-dessus le montre clairement : les flatulences bovines arrivent en tête suivies des décharges d’ordures, des mines de charbon (grisou) et ensuite du fumier qui par fermentation produit encore du méthane comme si c’était une suite naturelle de la digestion des bovins. Si on ajoute les pets et le fumier, ça frise la catastrophe écologique. A cause de toutes ces bêtes à corne on va griller comme des toasts dans pas très longtemps (dixit Christine Lagarde) et entre une belle entrecôte grillée ou être proprement grillé par le réchauffement climatique il va falloir choisir. Or l’extraction par fracturation du gaz de schiste n’est pas si polluante que le prétendent les écologistes. De plus la tendance à l’amélioration est significative compte tenu des régulations draconiennes imposées aux exploitants (au moins aux USA) et c’est une bonne nouvelle pour Montebourg qui œuvre pas à pas pour faire admettre au moins dans un premier temps une étude du potentiel du sous-sol français.

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On verra ensuite car le pragmatisme est de rigueur dans la situation actuelle du délabrement économique de la France.

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Aucune alternative salvatrice ne peut être écartée et Montebourg doit continuer à oeuvrer dans ce sens en méprisant purement et simplement les incantations catastrophistes des écolos qui ont déclaré que toute exploitation non conventionnelle de gaz serait un casus belli.

A propos des gaz à effet « dit de serre » il faut aussi ajouter dans la liste morbide dressée par les organisations terroristes écologistes les gaz destructeurs de l’ozone, amalgame oblige. Mais au fait où en est ce trou d’ozone, ce n’est plus un sujet d’actualité. Enfin, quand on garde présent à l’esprit le fait que près du tiers du gaz consommé en France provient de Russie via l’Ukraine, la situation politique qui pourrait empirer à tout moment en dégénérant en guerre civile, la dette ukrainienne de près de deux milliards de dollars envers Gasprom (que l’Union Européenne va s’empresser de payer pour ne pas être menacée de rupture d’approvisionnement) et l’indexation du prix du gaz sur le cours du pétrole constituent un ensemble de raisons pour se pencher sérieusement sur le potentiel en gaz non conventionnel de la France. C’est pourquoi cette étude constitue indirectement un argument en faveur d’une prise de décision ferme et rapide de la part du gouvernement et de son ministre dédié au redressement car l’exploitation du gaz des roches mères par fracturation est un réel espoir de redressement de la France.

Source : thebreakthrough.org

Revue des blogs (USA)

Depuis que le « shut-down » a trouvé sa solution temporaire, les Américains se sont tout naturellement retrouvés à court d’informations croustillantes et depuis quelques jours c’est la France qui est la cible d’un humour très sarcastique de la part des blogueurs d’outre-Atlantique. Les petites phrases du genre « là où il y a des socialistes, il y a aussi du non-sens économique » fleurissent. Et de passer en revue les exactions socialistes françaises comme le label Made in France que Free, pour ne citer que ce groupe, n’a pas respecté en achetant étranger. La taxe de un euro par litre sur le Red Bull fait sensation puisqu’elle est destinée à préserver la santé des citoyens, ou encore la taxe rétroactive sur les intérêts des plans d’épargne au sujet de laquelle finalement le gouvernement a apparemment renoncé ou encore l’éco-taxe sur les poids-lourds réclamée par les écologistes et envisagée par la grand-messe du Grenelle de l’environnement. Tous les prétextes sont bons pour se moquer de la France et de son gouvernement. Et Mike Shedlock, par exemple, de conclure « Ce dont la France a réellement besoin c’est d’être protégée de Hollande, de Montebourg et des socialistes en général ». Pater Tenebrarum, un autre blogueur, surnomme Montebourg « Montebank » quand ce dernier demande instamment à Super Mario Draghi de tout faire pour que l’euro perde de sa valeur face au dollar en déclarant (sic) : « l’euro est trop cher, trop fort et trop allemand ». A n’en pas douter ce genre de remarque du chien fou de la Saône-et-Loire a certainement plu à Angela Merkel. C’est à se demander si Montebank et les autres membres du gouvernement français comprennent quelque chose à l’économie …

Montebourg aurait-il retrouvé la raison ?

Personnellement je ne peux m’empêcher de penser que l’exploration à des fins d’évaluation du potentiel d’exploitation du gaz de schiste en France est sinon nécessaire du moins souhaitable dans un avenir immédiat ne serait-ce pour savoir où on peut aller. Quand on observe la détérioration inexorable de la balance commerciale française essentiellement plombée par les importations d’hydrocarbures et de gaz, l’augmentation du chômage même si les statistiques auraient tendance à prouver le contraire et la désertification humaine de certaines régions, celles-là même qui pourraient bénéficier d’une exploitation du gaz de schiste, alors oui, des forages exploratoires sont souhaitables et Montebourg a raison de dire haut et fort ce que beaucoup de gens pensent tout bas ou l’ont même écrit dans des rapports immédiatement mis au placard ou dans une déchiqueteuse du Ministère de l’Ecologie car ce n’est pas politiquement correct et que ça constitue une crime de lèse-écologiste. Des Gallois, Attali ou encore Rocard l’ont préconisé d’autant plus qu’on peut profiter du retour d’expérience américain. Encore une fois l’idéologie et le principe inique de précaution l’emportent comme pour la recherche sur les cellules souches et les embryons ou pire cette interdiction infondée de la culture des plantes transgéniques pour ne citer que ces deux exemples afin de satisfaire cette clique sectaire soudainement détentrice de tous les savoirs et qui décide de ce qui est bon ou mauvais pour le pays en dépit des évidentes retombées économiques et commerciales qui pourraient en découler. Monsieur Montebourg, persistez, vous avez raison.

Montebourg sévit encore, ça frise le ridicule !

L’Etat veut créer un réseau national de bornes pour voitures électriques

PARIS – Le gouvernement veut relancer le secteur des vehicules électrique, en dotant le pays d’un réseau national de bornes de recharge, avec un maillage à l’image des stations-service, annonce lundi le site des Echos.

Selon le quotidien en ligne qui cite une source proche du dossier, l’Etat réfléchirait à la création d’un opérateur dans les infrastructures de recharge, capable de gérer un maillage territorial.

Il aurait sous sa responsabilité environ 5.000 bornes de recharge rapide pouvant recharger un véhicule en 30 minutes.

ERDF apparaît comme un candidat naturel pour la gestion de ce réseau, selon Les Echos, mais cette mission pourrait aussi intéresser Bolloré, Veolia, JCDecaux, voire Vinci.

Le montage juridique pourrait ainsi prendre la forme d’une délégation de service public ou d’un partenariat public-privé, en transposant ce qui se fait pour les hôpitaux ou les prisons à la recharge des véhicules électriques.

Le modèle d’une société publique locale est également envisagé, précise Les Echos. 

Mais il reste à gérer la question du financement, sachant qu’une borne coûte de 35.000 à 40.000 euros.

L’idée du ministère, selon le site du quotidien économique, est que le projet puisse être soutenu par les investissements d’avenir, un exercice complexe, car le véhicule électrique n’a pas encore démontré son potentiel. Il s’agit également de trouver un modèle économique attractif pour l’opérateur désigné.

Le ministère du Redressement productif centralise le dossier, qui devra encore attendre l’arbitrage de Matignon, a priori d’ici à cet été, selon le site. 

BOLLORE

VEOLIA ENVIRONNEMENT

JCDECAUX SA

VINCI



(©AFP / 27 mai 2013 22h21)

C’est comme si on y était ! Des bornes pour recharger des voitures électriques, oui ! Mais avec de l’électricité éolien, oui, naturellement cela va de soi, surtout pas des kW made in Fessenheim, l’horreur ! C’est plus propre et Monsieur le Ministre de la déconstruction contreproductive saura certainement de quoi il parle quand il faudra décider si on doit installer encore plus de moulins à vent qui coupent les oiseaux en deux (vous avez certainement vu cette horrible vidéo d’un oiseau migrateur proprement tranché par une pâle d’éolienne au nord du Danemark), à n’en pas douter, pour les oiseaux migrateurs dont tout le monde se moque (même les écologistes, paix à leurs âmes et à celles des oiseaux migrateurs) les éoliennes c’est productif en terme de destruction, Montebourg a certainement apprécié.

Ouf, je l’ai dit. Donc, pour résumer, le sinistre Montebourg qui ne sait toujours pas de quoi il parle va mettre Bolloré, l’homme des papiers à cigarette et des condensateurs sur le coup, pas mal comme approche, Bolloré construit aussi des voitures électriques (ça sent déjà la magouille) puis Véolia Environnement, c’est plus propre d’utiliser des voitures électriques pour l’environnement, ça va de soit, Decaux ce sera pour les panneaux (électrifiés) qui signaleront les bornes avec une belle publicité juste à coté de la borne pour faire fonctionner le business publicitaire, du genre « Achetez des marinières à rayures made in France » et enfin Vinci parce qu’il faut bien garer ces charmants véhicules électriques et le tour est joué. Je vous dis que ça sent la grosse arnaque, on est en plein dans le trafic d’influence, l’arrangement entre copains : « passe moi le sel, je te passe le poivre ». Et pendant ce temps-là, Veolia, peut-être, installera des moulins à vent partout où passent des oiseaux migrateurs, mais c’est bien sûr, les oiseaux utilisent aussi les vents porteurs pour parcourir les milliers de kilomètres nécessaires pour se rendre sur leurs sites de nidification, tout le monde sait ça, y compris Montebourg, encore une fois cela va de soit. Et le tour est joué, tout les petits ministres (petits par la taille de leur encéphale) seront contents, Delphine, Cécile et les autres femelles du gouvernement qui se pavanent devant Arnaud, j’en oublie certainement mais ça n’a aucune importance, ils sont tous dérisoires de ridicule. Et pour en rajouter une petite couche, on va taxer le diésel (dixit Delphine), c’est sûr que ça sent mauvais et que ce n’est pas propre, comme les mégots de cigarette (cf le bon vieux sénateur EELV Placé) ou les feux de cheminées au bois ouvert qui polluent horriblement ( encore Delphine) mais là, pour le coup l’homme à la marinière rayée va en prendre plein la gueule en terme de destruction contreproductive parce que tous les camionneurs bloqueront immédiatement l’ensemble du territoire de la république bananière hexagonale et il suffira de deux semaines de blocage pour mettre le gouvernement socialiste fantoche à genoux. J’aimerais bien voir ça, que je sache il n’y a pas encore de 45 tonnes électriques. Alors Monsieur le ministre à la marinière à rayures retournez donc dans votre Saône-et-Loire, dans votre fief, et cultivez votre jardin, ce sera beaucoup plus productif ! Mais au fait, à quarante mille balles la borne, qui va payer ? Tout de même pas le contribuable ? 

Centrale à charbon d’Hornaing : Montebourg va aller au charbon !

Voilà encore une dépêche d’agence qui prouve à quel point les alliés de la gauche au pouvoir manquent de la plus élémentaire dignité.

Je livre à mes lecteurs le contenu intégral de la dépêche et ils jugeront par eux-mêmes mais je voudrais tout de même faire un commentaire personnel sur cette affaire de la centrale à charbon d’Hornaing. Comme chacun le sait, les écologistes ont infiltré le gouvernement et ne contrediront pas la CGT qui a appellé à voter Hollande en ne réagissant aucunement favorablement à la fermeture de cette centrale électrique hautement polluante, ce qui devrait les faire frémir d’horreur, car les écologistes font partie du même bord politique que le syndicat communiste et sont donc de facto solidaires bien qu’ils puissent renier leurs engagements en matière de pollution ou de réchauffement climatique. Mais comme la mission de la CGT, depuis la fin de la guerre, est de contrôler l’énergie, l’édition, les transports et l’éducation pour que l’idéologie marxiste-léniniste s’ancre profondément dans le cerveau de tous les français, alors la centrale électrique obsolète d’Hornaing va leur donner du grain à moudre et le ministre du désagrègement productif rajoutera une louche, à n’en pas douter, lui qui fait partie de la même idéologie totalitaire marxiste. Et en plus, cerise sur le gâteau, oh l’horreur ! E-ON, l’exploitant, est une entreprise allemande, ça va chauffer dans les ministères germanophobes. Question: le sieur Montebourg sait-il évaluer la rentabilité d’un site industriel, lui qui n’a jamais fait que de la politique politicienne ?

Voici la dépêche toute fraîche :

 

Centrale d’Hornaing: la justice ordonne à E.ON de poursuivre la production

LILLE (France) – La cour d’appel de Douai (Nord) a ordonné vendredi à E.ON France de poursuivre la production à la centrale à charbon d’Hornaing (Nord), qui a fermé le 31 mars, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. 

La cour d’appel de Douai a ordonné à E.ON de poursuivre l’activité sur le site, a déclaré à l’AFP Dominique Ben, membre du comité régional CGT Nord/Pas-de-Calais. 

La CGT et FO avaient assigné début mars en justice E.ON France pour contraindre la société à respecter son engagement de maintenir l’activité jusqu’à la fin 2015, pris en 2010 à l’issue d’un mouvement social. 

Les syndicats avaient été déboutés en première instance, mais avaient fait appel du jugement.

Dans son arrêt, dont l’AFP a obtenu copie dimanche, la cour d’appel de Douai à estimé qu’E.ON a manqué à son engagement en décidant unilatéralement d’arrêter l’exploitation de la centrale à charbon dès 2013. 

Elle ordonne la mise en oeuvre de l’accord de fin de conflit signé le 16 février 2010, soit l’accomplissement de 20.000 heures de production, déduction à faire des 8.000 déjà effectuées, jusqu’au 31 décembre 2015 au plus tard. 

La centrale pourra redémarrer après avoir obtenu l’accord de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) dans le cadre de sa visite décennale de sécurité, prévue en août 2013, a expliqué M. Ben. 

E.ON France avait annoncé en septembre la fermeture de la centrale d’Hornaing qui emploie 86 salariés, estimant qu’une rénovation du site n’était pas rentable et son maintien en fonctionnement devait générer d’importantes pertes d’exploitation à partir de 2013. 

Le 29 mars, E.ON France avait annoncé l’ouverture dès le 1er avril de la phase de mise en sécurité du site en vue de son démantèlement puis de sa dépollution.

C’est une décision difficile, qui entraîne des conséquences juridiques et techniques, qui seront analysées par le groupe avant de se prononcer sur les prochaines étapes, a réagi auprès de l’AFP la direction de la filiale française du numéro un allemand de l’énergie. 

C’est une victoire qui donne un second souffle à la lutte, s’est réjouie dimanche dans un communiqué la CGT, qui va, comme début avril, demander la réquisition du site de la centrale d’Hornaing (…) auprès du préfet de région. 

E.ON




(©AFP / 05 mai 2013 20h21)

 

Redressement improductif ! (Montebourg)

Montebourg veut une filière industrielle du stockage de l’électricité

PARIS – Le ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg a défendu jeudi la constitution en France d’une filière industrielle du stockage de l’électricité, un domaine jugé essentiel pour accompagner l’essor des énergies renouvelables.

Nous souhaitons constituer une filière industrielle du stockage, a déclaré le ministre devant un parterre de représentants des écoindustries, rassemblés à Bercy.

Il s’agirait de batteries, mais aussi de toute autre technologie (…) Franchement, je vois défiler dans mon bureau beaucoup d’idées extraordinaires qui sortent de l’esprit des entrepreneurs de France et qui me paraissent dignes d’intérêt, a indiqué M. Montebourg.

Le ministre a défendu une stratégie de soutien aux technologies émergentes par multifécondation, consistant à ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier.

Nous favorisons la multifécondation. Pour être sûrs d’avoir un bébé, comme dans la procréation médicalement assistée, c’est ce qu’on fait là, on est obligés de bombarder les ovules pour augmenter les chances de la naissance, a plaisanté le ministre.

Donc nous y allons très fort, le redressement productif prend tout son sens, a-t-il lancé, en déclenchant les rires.

Le stockage d’électricité à grande échelle est un des points faibles de l’équation énergétique mondiale. A moins d’utiliser de grands barrages hydrauliques et des batteries à la taille encore limitée, l’électricité doit être consommée en même temps qu’elle est produite.

Plusieurs énergies renouvelables comme le photovoltaïque ou l’éolien produisant de façon intermittente, le stockage d’électricité permettrait de ne pas avoir à recourir à d’autres moyens de production quand le vent ne souffle pas ou le soleil ne brille pas.

De nombreuses technologies –encore non compétitives– émergent depuis quelques années, souvent en consommant l’électricité pour produire un gaz, puis en réutilisant ce gaz pour générer du courant.


(©AFP / 04 avril 2013 11h47)

Je suis tombé par un heureux hasard sur cette dépêche d’agence surréaliste et truffée d’idioties tellement énormes que je me permets de mettre en doute les capacités intellectuelles du ministre du redressement contre-productif. Monsieur Montebourg devrait retourner dans son fief charolais peigner les vaches dans le sens du poil et cesser de se gonfler le jabot en racontant des imbécillités qui font à coup sûr sourire les professionnels de l’énergie dont les ingénieurs d’EDF. Il n’existe qu’un moyen de stockage de l’électricité réaliste et économiquement viable, le pompage de l’eau vers des barrages d’altitude ou des retenues collinaires suivi de turbinage pour produire l’électricité ainsi stockée sous forme d’énergie potentielle avec des rendements tout à fait satisfaisants et largement éprouvés (moins de 10 % de perte). Cette pratique est mise en œuvre par EDF en France depuis de nombreuses années et par toutes les compagnies de production d’électricité de par le monde quand la configuration du relief est favorable. Elucubrer à propos de batteries relève du délire, produire de l’hydrogène par électrolyse également car le stockage de l’hydrogène est lui-même énergivore.

Je reprends un des mots de Montebourg : « Donc nous y allons très fort, le redressement productif prend tout son sens », j’ai tenté de trouver une explication à ce trait d’humour mais je suis resté perplexe car il semble bien que Montebourg semble être détenteur de la science infuse des énergies nouvelles qui sont selon lui la seule alternative possible pour sauver l’humanité toute entière et en particulier les Français. Désolé Monsieur Montebourg mais vos déclarations tonitruantes sont un non-sens et vos grandes idées granguignolesques sont vouées à l’échec. Avant de parler, documentez-vous pour éviter le ridicule.

Pour information le Japon est sur le point de terminer une installation de stockage de l’énergie éolienne sur l’île de El Hierro (Canaries) en pompant de l’eau de mer dans une retenue en altitude. L’équipement résistant à l’eau de mer existe (pompe et turbine) et les Japonais n’ont pas envisagé un seul instant d’installer des batteries ou de procéder à l’électrolyse de l’eau pour produire de l’hydrogène, ils ont les pieds sur terre !