Climat : La peur, toujours la peur …

De même que l’épidémie de coronavirus a été utilisée pour répandre la panique et la peur afin de maîtriser le peuple et lui faire avaler toutes les couleuvres imaginables, de même la psychose climatique est là depuis plus de 30 ans pour alimenter la même panique et instiller dans le mécanisme déjà complexe de la finance internationale encore plus de régulations appelées critères ESG. Ces critères interdisent aux investisseurs disposant de capitaux à la recherche de rentabilité d’investir dans toute entreprise qui, par exemple, dégage du CO2 car ce gaz est mauvais pour le climat … Et quoiqu’il arrive il faut entretenir cette peur auprès du public, des autorités gouvernementales et des entreprises. On en arrive ainsi à un tarissement des financements de la recherche pétrolière et le contre-coup de cet état de fait se concrétisera dans quelques années par un renchérissement considérable de l’énergie carbonée. Comme chacun sait les décisions politiques sont dictées par des idéologues au mépris de toute réalité économique, sociale et plus grave encore scientifique.

Le Time Magazine consacre ainsi un numéro spécial à paraître le 23 mai 2022 dont le sujet est une fonte des glaces polaires et une montée dramatique du niveau des océans atteignant jusqu’à 200 pieds, c’est-à-dire 45 mètres. Selon le Time il est grand temps de prendre les choses au sérieux. Pour les anglophones voici le lien : https://time.com/6174966/north-south-pole-melting-climate-change/ . Et pourtant plusieurs stations scientifiques de l’Antarctique ont enregistré ce dernier hiver austral des températures jamais aussi basses, jusqu’à moins 61 degrés C. Les banquises tant au nord qu’au sud se portent bien, merci. Le passage du nord-ouest n’est plus praticable depuis plusieurs années, quant à la route du nord, longeant les côtes de la Sibérie, elle nécessite des brise-glace en permanence pour qu’elle puisse être praticable, y compris en plein été. Pour les propagandistes du climat c’est difficile à admettre mais c’est un fait : l’étendue des banquises nord et sud se trouve dans la moyenne 1981-2010. En d’autres termes il n’y a pas de fonte notoire des banquises qui d’ailleurs n’affectent pas le niveau des océans. La banquise antarctique montre une stabilité surprenante compte tenu de la propagande réchauffiste incessante :

Alors qui croire ? Les observations satellitaires et sur le terrain ou les journalistes du Time ? Le 24 juin 1974 ce même Time titrait : « Another Ice Age » (https://web.archive.org/web/20060812025725/http://time-proxy.yaga.com/time/archive/printout/0,23657,944914,00.html ). En conséquence il ne faut pas croire aux oiseaux de malheur et surtout pas en ce qu’écrivent des journalistes qui ne savent pas de quoi ils parlent. Le climat est dépendant de deux paramètres : l’activité solaire et la mécanique céleste à laquelle est soumise la planète Terre. Et ces deux paramètres sont indépendants de la volonté humaine. Depuis le Dryas récent l’humanité a parcouru plus d’un dixième de la durée d’un épisode glaciaire et il ne faut pas faire les clowns cette évolution vers un refroidissement du climat est inexorable. Certes la folie humaine peut accélérer ce processus naturel comme par exemple un échange d’engins explosifs nucléaires entre la Russie et les forces otaniennes qui conduirait à un hiver nucléaire dont l’ensemble de l’humanité ne se remettrait pas. C’est sur ce seul point que l’humanité peut durablement modifier le climat, car pour le gaz carbonique il ne s’agit que de conjectures sans aucune évidence scientifique.

Les alarmistes du genre IPCC croient les yeux fermés en la modélisation du climat. Il faut avoir la foi, comme on disait autrefois, pour admettre que tous ces modèles peuvent prédire l’avenir mais il faut reconnaître que leur puissance de prédiction est limitée. Après la période d’accalmie qui suivit la grande vague de réchauffement des années 1930-1940 la modélisation a occupé les esprits et pratiquement aucun modèle n’a été satisfaisant pour décrire la réalité ( https://doi.org/10.1029/2022GL097716 ) comme on peut le constater avec l’illustration ci-dessous :

Pour dire vrai la science climatique actuelle est une fausse science manipulée par le pouvoir politique dont l’objectif est de continuer à terroriser les peuples en présentant des prédictions apocalyptiques, « nous allons tous griller comme des toasts », les ours blancs vont disparaître, les coraux vont mourir, des dizaines de milliers d’espèces animales et végétales vont également disparaître, des villes côtières seront submergées par les flots, la météorologie deviendra chaotique, oui certes des animaux volants vont disparaître avec les moulins à vent qui déciment les oiseaux migrateurs et les chauve-souris, mais quoi de plus ?

Le Directeur du Max Planck Institute for Meteorology s’inquiète surtout de la panique que génère le « changement climatique »

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Dans une interview avec le quotidien allemand phare Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ),le Dr Jochen Marotzke, directeur de l’Institut Max-Planck de météorologie (MPIM), a déclaré que prédire à combien de degrés de réchauffement nous devons nous préparer était comme prédire l’avenir avec du marc de café et qu’il n’est pas du tout inquiet au sujet des « points de basculement climatique ».

Il a également évoqué le large désaccord entre les modèles climatiques, que les pires scénarios présentés par certains modèles étaient utiles à des fins d’évaluation des risques, c’est-à-dire des scénarios improbables mais ne pouvant pas être exclus (voir les notes en fin de billet). « Dans la dernière génération de modèles, certains d’entre eux sont beaucoup plus sensibles aux gaz à effet de serre que les modèles précédents en termes d’augmentation de la température », a-t-il déclaré.

Cinq degrés « très très improbable »

Interrogé sur les résultats du modèle français sorti plus tôt cette année, qui suppose cinq degrés de réchauffement pour un doublement du CO2 atmosphérique, Marotzke a exprimé son étonnement, en disant au FAZ ce qu’il pensait des scientifiques français : « Mon Dieu, qu’est-ce que vous faites ? Parce qu’il est très, très improbable que le vrai climat soit aussi sensible que le montrent ces nouveaux modèles ».

« La question de la sensibilité du climat est extrêmement complexe. Par conséquent, les résultats d’un modèle doivent d’abord être traités avec extrême prudence », a déclaré Marotzke.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi le modèle français produisait un réchauffement aussi élevé pour un doublement du CO2 Marotzke a répondu qu’il ne savait pas pourquoi : « Personne ne comprend pourquoi ils l’ont publié sans réfléchir au préalable. Les Britanniques l’ont fait différemment, ils ont dit que cette nouvelle valeur est un mystère. Ils veulent d’abord rechercher quelle en est la raison et si le taux de réchauffement est réaliste ».

Ne vous inquiétez pas des points de basculement climatiques

Plus tard dans l’interview, la FAZ a évoqué les soi-disant « points de basculement dans le système climatique », qui sont des « valeurs seuils qui mettent en mouvement des processus irréversibles qui, une fois lancés, ne peuvent plus être arrêtés ». Les points de basculement possibles nommés par certains scientifiques incluent l’inlandsis du Groenland, le Gulf Stream, l’Antarctique occidental, les récifs coralliens, l’Amazonie mourante, etc.

Quant à savoir s’ils pourraient se produire, Marotzke les considère comme « concevables » et que cela « ne peut pas être exclu » et avec « presque tous (ces points de basculement), nous ne savons pas où nous en sommes ».

Lorsqu’on lui a demandé lequel était le plus inquiétant, il a répondu: « Aucun ».

« Je ne vois aucun risque avec le Groenland »

Et même la fonte de la calotte glaciaire du Groenland n’inquiète pas le directeur du MPIM. Il a déclaré à la FAZ : « Cela va prendre tellement de temps – quelques milliers d’années – que je ne vois aucun risque avec le Groenland ».

L’Arctique n’est pas un élément de basculement

Au sujet de l’Arctique, Marotzke dit qu’il est « tout à fait sûr que ce n’est pas un point de basculement » et que la rétroaction de l’albédo des glaces « n’est pas l’effet dominant ». «La glace revient chaque année – en hiver, a déclaré Marotzke, qui est directeur du MPIM à Hambourg depuis 2003. « Lorsque la température redescendra, la glace de mer reviendra ».

Ne vous inquiétez pas du dégel du pergélisol

Il ne s’inquiète pas non plus du dégel du pergélisol, affirmant que la contribution au réchauffement « est relativement faible ».

« En outre, même si le pergélisol dégèle, on ne sait pas quelle quantité de méthane atteint réellement l’atmosphère », a déclaré Marotzke. « Le méthane peut être converti par les bactéries en CO₂. Je ne suis pas inquiet avec le méthane ».

« La panique climatique se retournera contre elle-même »

Interrogé sur ce qui l’inquiète, il répond: «La panique se retournera contre elle-même ». Marotzke met en garde contre la propagation de cette panique : « Cela peut devenir dévastateur. La question est : à quel moment les risques des mesures de protection du climat dépassent-ils les risques du changement climatique ? La panique n’aide pas ici, seulement une analyse et une mise en balance relativement modérée ainsi qu’une discussion démocratique aideront.

Source : Blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

Lien : https://www.faz.net/aktuell/wissen/erde-klima/zu-kipppunkten-und-anderen-klima-sorgen-16701417.html?printPagedArticle=true#pageIndex_2

Notes. Le Docteur Marotzke, éminent climatologue de réputation mondiale, raisonne comme un actuaire et il a parfaitement raison. Définition de Wikipedia : « Un actuaire est un professionnel spécialiste de l’application du calcul des probabilités et de la statistique aux questions d’assurances, de prévention, de finance et de prévoyance sociale. À ce titre, il analyse l’impact financier du risque et estime les flux futurs qui y sont associés. L’actuaire utilise des techniques issues principalement de la théorie des probabilités et de la statistique, pour décrire et modéliser de façon prédictive certains événements futurs tels que, par exemple, la durée de la vie humaine, la fréquence des sinistres ou l’ampleur des pertes pécuniaires associées ».

Envisager des risques climatiques extrêmes est l’affaire des compagnies d’assurance. Comme le précise le Docteur Marotzke il est urgent sinon indispensable pour le monde politique d’évaluer les risques engendrés par les mesures de protection du climat, dont en particulier les objectifs totalement irréalistes de réduction des émissions de CO2, sur l’activité économique et industrielle, en regard des risques climatiques extrêmes. Je suggère à mes lecteurs la lecture de cet article de Roger Pielke Jr paru sur son blog ( http://rogerpielkejr.blogspot.com/2010/11/82-billion-prediction.html ) d’où il ressort un « hiatus » dans les frais engagés par les compagnies d’assurance pour couvrir les « désastres climatiques » qui n’ont pas augmenté depuis 1995 comme d’ailleurs les températures moyennes depuis cette même date.

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Il est difficile de trouver des représentations de ce hiatus couvrant la période 1995-2019 pour la simple raison que c’est « dérangeant ». Si un de mes honorables lecteurs connait une source fiable sur ce point particulier je lui serai reconnaissant de la communiquer en commentaire … La représentation la plus récente, ci-dessous, est celle publiée par Sir Christopher Monckton of Brenchley en 2015 dans un article repris par le Heartland Institute ( https://www.heartland.org/_import/01-17-15_monckton_on_2014_temps.pdf ) :

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