Quand la chasse aux sorcières (les blogueurs) s’organise !

L’histoire remonte à août 2011 et vient de s’accélérer on peut dire à l’échelle planétaire puisqu’un blogueur suisse et un blogueur américain sont poursuivis par la justice française via l’AMF, l’autorité des marchés financiers, à la suite d’une plainte de la Société Générale considérant que ces blogueurs avaient véhiculé de fausses informations sur l’état de santé financier de cette banque. Ces informations avaient provoqué une chute de près de 20 % du titre de SocGen au cours de la séance du 10 août 2011. Et cette histoire refait surface maintenant avec les condamnations du blogueur Jean-Pierre Chevallier à payer une amende de 10000 euros et du blogueur américain Mike Shedlock à 8000 euros. Chevallier ou tout au moins son blog est domicilié en Suisse (chevalier.biz et http://www.jpchevallier.com/) et Shedlock aux USA (globaleconomicanalysis.blogspot.com) .

Quelle faute ont commis ces deux blogueurs dont le sérieux des analyses est reconnu ? Ils ont osé recalculer l’exposition des banques françaises à l’effet de levier c’est-à-dire le ratio entre les actifs et les capitaux propres en tenant compte de ce qu’ils appellent à juste titre les facteurs de risque que comportent certains actifs, comme par exemple détenir de la dette grecque (c’était en 2011) à partir des données disponibles au public provenant des trois principales banques françaises, Société Générale, BNP et Crédit Agricole. Chevallier avait trouvé respectivement pour ces trois banques des ratios de 50/1, 27/1 et 49/1 ! Le Crédit Agricole, sérieusement empêtré dans la crise économique grecque n’avait pas relevé le gant ni la BNP plutôt mieux « nantie » que les consoeurs. La Société Générale ne l’a pas entendu de cette oreille et a déposé une plainte contre Chevallier et Sheldock qui avait repris l’information de Chevallier en la confirmant. Après la mise en place progressive des accords de Bâle III l’effet de levier s’est réduit et aujourd’hui ceux-ci sont de 24/1 pour BNP, 23/1 pour SocGen et encore 49/1 pour Crédit Agricole si on prend en compte dans les 1600 milliards d’euros d’actif du groupe les 500 milliards de l’activité assurance et dans le cas contraire le levier n’est plus alors que de 33/1.

C’est certain que ça fait désordre quand on compare la santé de ces banques avec celle de leurs homologues américaines dont la moyenne de levier est de 17/1 et cela révèle également la grande fragilité des banques françaises soumises à une fiscalité outrageusement élevée en comparaison des autres établissements bancaires ou financiers européens ou américains. De plus les trois banques françaises totalisent une exposition de 490 milliards d’euros dans des pays européens dits à risque par ces analystes, soit 7 % de tous les actifs bancaires français ou en d’autres termes le quart du PIB de la France ! Combien ces banques détiennent de dette française et cette dette est-elle considérée comme à risque au même titre que celles de pays comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, Malte, la Slovénie ou d’autres pays de l’Union Européenne ? Mystère ! Les stress-tests n’ont pas l’air de prendre en compte les facteurs de risque et quand des blogueurs spécialisés se permettent de le faire ils sont poursuivis en justice.

C’est la chasse aux sorcières qui s’organise lentement pour museler tous ceux qui dérangent le système. En France, le délit d’opinion va devenir la règle comme en Corée du Nord. Internet va finir par être muselé alors qu’il constitue encore un espace de liberté jusque là inviolé (sauf par les services d’espionnage et en toute illégalité) et où il est encore possible d’émettre une opinion politiquement incorrecte, mais jusqu’à quand ?

L’avenir est de plus en plus sombre car ces révélations déplaisantes à propos des banques françaises cachent l’énorme iceberg de pertes et de prises de risque inconsidérées avec l’accord tacite des politiciens. Comme le dit H16, et je suis totalement en accord avec lui, ce pays est foutu ! 

Croissance française de retour ? J’ai des doutes

J’ai été accroché par un article de Mike Shedlock au sujet du PIB de la Chine. Juste pour l’anecdote, d’après ce bloguer économique reconnu outre-atlantique, le gouvernement chinois surestime le PIB du pays de 1000 milliards de dollars, c’est une paille ! De plus, il n’est aucunement fait mention dans le calcul de cette donnée importante du « shadow banking » qui pourrait représenter plus de la moitié des mouvements de capitaux dans le pays, essentiellement dans l’immobilier. Dans une moindre mesure puisque la France est un tout petit pays, Lilliput par rapport à l’énorme Chine, résumons en trois chiffres : PIB, 2000 Mds €, emprunt sur les marchés en 2013, 200 Mds €, croissance du PIB au second trimestre annoncée d’une manière tonitruante de 0,5 % par le ministre de l’économie qui, curieusement, quelques jours auparavant, convenait que la croissance française risquait de ne pas être au rendez-vous alors qu’il n’ignorait pas ce chiffre de 0,5 % puisqu’il est certainement le premier informé par les douanes, l’INSEE et la Banque de France, bref, en moins d’une semaine, on passe d’une note de pessimisme à un optimisme délirant, avec toutefois une retenue pour la forme consistant à dire de manière elliptique que ce sont des données non définitives. Je ne suis pas économiste mais un enfant de CM2 comprendrait qu’il y a un gros lézard dans tout ça. Un demi pour cent de PIB (2000 Mds) pour le deuxième trimestre = 10 Mds € de plus que les 500 Mds prévus si la croissance avait été de zéro, soit 510 Mds, emprunts durant la même période : 50 Mds €. On pourrait admettre que ces 50 Mds d’euros empruntés sur les marchés servent à produire de la richesse, or il n’en est rien puisqu’ils servent seulement à payer les intérêts de la dette existante et à rembourser aux créanciers les titres arrivant à maturité. Toute la question est de savoir comment ces 50 Mds sont comptabilisés par l’Etat. Dans le cas le plus optimiste si la totalité des emprunts était utilisée pour créer de la richesse, alors le PIB net du deuxième trimestre serait de 510 – 50 = 440 Mds soit une baisse sur un an de 2 %. Et l’inflation, est-elle déduite ou comprise dans le PIB, parce que c’est aussi une bonne manière de trafiquer les données … La situation est donc totalement faussée jusqu’à l’absurde à moins à moins que je ne comprenne strictement rien à l’économie. Mais mon soupçon persistant est que le gouvernement socialo-marxiste français prend peut-être exemple sur le gouvernement communiste chinois …

Analyse d’un simple graphique …

On n’a pas besoin d’être un mathématicien chevronné pour analyser un graphique. C’est aussi facile que de regarder un paysage et de constater que la colline de gauche est plus élevée que celle de droite. Dans cette courbe trouvé sur le blog de Mike Shedlock on ne peut que constater que le chômage a adopté un rythme accéléré depuis l’arrivée de la gauche socialo-marxiste au pouvoir.
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Après une forte augmentation du nombre de sans emplois en 2008-2009 résultant de la crise des sub-primes qui a ébranlé toutes les économies occidentales, les années « Sarkozy » de 2010 et 2011 ont vu une stabilisation de ce chômage avec une petite décrue fin 2011. Puis, comme la presse et les médias, complices de la gauche avide d’un pouvoir dont elle avait été éloignée depuis Jospin, la critique en règle de la politique de Sarkozy a créé une sorte d’incertitude au sein de la population créatrice de richesse, c’est-à-dire les entreprises « cupides » comme dit le démagogue Mélenchon (plus à gauche que lui c’est pas possible) ont non seulement repoussé leurs décisions d’investissement mais aussi gelé les embauches en attendant de voir ce qui allait se passer réellement. Les Français ont fait le choix de la gauche à un cheveu près en mettant au pouvoir un incapable notoire et par conséquent le chômage augmentant avant les élections de mai 2012 en raison de l’attitude des entreprises que je viens de mentionner n’a cessé depuis à un rythme annuel monotone croissant de 0,75 % par an, j’analyse le graphique, je n’invente rien. On ne peut dans ces conditions en aucun cas affirmer que c’est « la faute à Sarkozy » comme le répétait encore hier Moscovici, ou « la faute aux Allemands » comme le clamait Montebourg ou le président de l’Assemblée nationale Bartolone qui a perdu une bonne occasion de se taire. Sarkozy avait relativement bien géré la crise de 2008 en terme d’emplois, mais depuis que la gauche socialo-marxiste s’est emparée du pouvoir tous les indicateurs sont dans le rouge comme la couleur de l’idéologie ambiante. Et la situation ne peut que s’aggraver dans les semaines et les mois à venir. Je n’ai vu ce soir nulle part dans la presse en ligne (je ne lis plus ni Le Monde, ni Libération ni Marianne que je classe comme de la presse de caniveau partisane et sans aucune objectivité) cette statistique publiée aujourd’hui par le site Dow Jones (voir mon précédent billet) faisant mention d’une chute de la production industrielle française de 0,9 % en mars par rapport à février. Peut-être que ce serait mal venu d’effrayer encore plus la population qui va prochainement recevoir (ou a déjà reçu) ses avis d’imposition. J’ignore comment cela fonctionne puisque je n’habite plus en France depuis de nombreuses années. Puisque le pouvoir socialo-marxiste ne veut ni diminuer le nombre de fonctionnaires, ni supprimer des niches fiscales qui ne profitent qu’aux riches, ni raboter sérieusement les subventions aux multiples associations parasites et inutiles du genre SOS racisme, ni s’attaquer à la réforme en profondeur des retraites, ni libéraliser le marché du travail en raison de l’obstruction systématique des syndicats marxistes-léninistes préférant continuer à saigner à blanc les citoyens et pire encore les entreprises, alors la courbe d’évolution du chômage pourrait accélérer dramatiquement et c’est malheureusement ce qui arrivera inexorablement avec une récession durable et douloureuse si la politique engagée par Hollande n’est pas pas radicalement modifiée. Mais le simple fait d’écrire cela relève d’un vœu pieux …

Comme le dit H16, ce pays est foutu !