Sécurité sociale : le trou va s’agrandir

 

On (les médias) a tendance a trop rapidement oublier que le système de santé français, parait-il l’un des meilleurs du monde, a conduit pour son financement pharaonique à instaurer une flat-tax de près de 10 % sur tous les revenus, la CSG + CRDS, l’ensemble de la population active étant assujettie à cet impôt et ce n’est pourtant pas suffisant. Il faudra encore imaginer d’autres taxes et d’autres impôts pour combler ce puits sans fond qui ne cesse de s’agrandir en largeur et en profondeur. Comme si la situation n’était pas alarmante, le gouvernement actuel qui n’en est pas à une mesure démagogique près, a supprimé pour les congés de maladie (justifiés ou non) l’unique jour de carence pour les employés de l’Etat alors qu’il y a trois jours de carence dans le secteur privé et la Miss Touraine vient de supprimer le tiers payant. Parfait ! Tout va très bien. Pourquoi ne pas rembourser aussi les crèmes solaires, il y aura moins de mélanomes et la sécurité sociale ne s’en portera que mieux ! Donc maintenant tous les Français sont céémusés, c’est amusant mais pas pour leurs impôts parce qu’ils vont encore augmenter pour financer ces mesures débiles qui ont pour but d’annihiler le peu de responsabilité qui restait aux assurés sociaux. On va donc se trouver devant un dilemme sans solution, le trou déjà gigantesque de la sécurité sociale ne pourra que s’agrandir car tous les Français vont en profiter pour consulter par confort plutôt que par nécessité et se faire prescrire des médicaments le plus souvent coûteux et inutiles sans oublier les congés de maladies pour convenance personnelle.

Or le déficit de la sécurité sociale s’ajoute mécaniquement à la dette car il faut bien que l’Etat finance d’une manière ou d’une autre cette institution monstrueuse, anonyme et dérégulée, qui est le fruit des élucubrations idéologiques du gouvernement de Vichy largement dominé par les communistes puis reprises par le CNR en 1946. Depuis, la situation n’a fait qu’empirer et aujourd’hui le système, pourtant au bord de l’asphyxie, doit encore voir se dégrader son état financier avec des mesures totalement inappropriées de la Miss Touraine qui déresponsabilisent encore et toujours les citoyens contribuables.

« Est-il donc si difficile de laisser les hommes essayer, tâtonner, choisir, se tromper, se rectifier, apprendre, se concerter, gouverner leurs propriétés et leurs intérêts, agir pour eux-mêmes, à leurs périls et risques, sous leur propre responsabilité ; et ne voit-on pas que c’est ce qui les fait hommes ? Partira-t-on toujours de cette fatale hypothèse, que tous les gouvernants sont des tuteurs et tous les gouvernés des pupilles ? ».

Extrait de Harmonies économiques, Des Salaires, Frédéric Bastiat, 1850

Le médicament à l’unité ça existe … au Japon

J’ai expérimenté le médicament à dose individuelle ce soir, alors que ma petite-fille souffre d’une légère rhino-pharyngite. Les médecins japonais sont assez orientés vers la prescription d’antibiotiques pour ne pas prendre de risques, on le leur accorde, mais aussi divers calmants et autres anti-inflammatoires pour en réalité un simple gros rhume comme tous les enfants en contractent régulièrement. Les médicaments sont obtenus dans des pharmacies qui n’ont rien à voir avec les officines françaises, espagnoles ou italiennes, on devrait plutôt dire l’inverse : les officines se trouvent au Japon et les pharmacies qui sont presque des supermarchés de parapharmacie en Europe méritent ce dénominatif. L’officine japonaise, donc, est un lieu où on présente la prescription et soit on attend soit on va se promener car la formulation du médicament peut durer plusieurs heures. Le pharmacien, au vrai sens du terme, dispose de gros pots de poudres dont il va peser les quantités nécessaires qui seront conditionnées dans des sachets en plastique et le tout mis dans un plus grand sachet avec la prescription originelle. Ce soir, j’ai administré trois poudres différentes à ma petite-fille en transférant la poudre dans une petite cupule dans laquelle j’ai ajouté un peu d’eau bouillie, celle qui sert pour les biberons de son petit frère, et à l’aide d’une petite pipette j’ai mélangé la poudre et ai donné le mélange (aromatisé) à ma petite-fille au coin de sa bouche, trois médicaments différents, trois poudre, temps d’opération moins d’une minute, coût ? Impossible de donner une précision. Il ne s’agit pas de médecine traditionnelle car l’industrie pharmaceutique nippone est très puissante et propriétaire de nombreux produits innovants mais de pharmacopée à l’économie, on n’utilise que ce dont on a besoin. Le médicament à l’unité et formulé manuellement à la demande dans la troisième économie du monde … De quoi faire rêver Marisol qui cherche à faire de substantielles économies. Avantage, les pharmaciens qui ne sont en réalité que des tiroirs-caisse reviendront aux sources !!!