Malbouffe, encore (et toujours) ! Le cheval fou !!!

 

Ca ne s’améliore pas du coté de la malbouffe. Un débat de société agite actuellement la Grande-Bretagne, non pas le mariage pour tous, c’est déjà dans la loi en Irlande, un très catholique pays comme l’Espagne, ni l’énergie nucléaire, la Grande-Bretagne ayant décidé très lucidement d’augmenter sensiblement son parc de centrales nucléaires afin d’éviter qu’on arrive un jour à cultiver des ananas en Ecosse avec le réchauffement climatique attendu et annoncé, non, pas du tout ça, tout simplement le fait qu’on a retrouvé plus de 35 % d’ADN de cheval dans les hamburgers dits « économiques » ou si l’on veut bon marché. Ces rondelles d’une couleur indéfinissable qu’on trouve conditionnées par douzaines sous plastique (contenant du bisphénol A faut-il le rappeler) dans les bacs de produits congelés et supposés être des hamburgers pur bœuf contiennent en réalité, et j’en ai dit un mot à plusieurs reprises dans mon blog, toutes sortes d’additifs de texture, des édulcorants de goût ou de saveur, c’est selon, et aussi des poudres animales de diverses origines dont équines. Parce que tout compte fait, recycler une carcasse de cheval en poudre animale comme additif protéique pour des hamburgers bon marché, c’est un profit assuré pour des sociétés espagnoles et néerlandaises – je cite l’article du Guardian et je n’invente pas – puisque ces mêmes poudres sont interdites comme compléments protéiques pour les bovins. Il faut ici se souvenir du scandale de la « vache folle » apparu quand les équarrisseurs ont vendu leurs résidus comme aliments de substitution pour les bovins alors que ce sont les seuls animaux capables de transformer l’herbe en protéines.

Pour les habitués des MacDo, pas de souci, on leur fait manger pour être pudique un truc artificiel contenant officiellement au moins 63 % de viande et pour le reste, on peut se faire une petite frayeur. Personnellement je trouve que les hamburgers sont des mets pour sous-hommes pour diverses raisons. On est obligé de manger ce truc à deux mains comme les singes, d’ailleurs on n’a pas vraiment le choix puisque l’objet vous est servi sans couverts et on en demande on vous fournit des couverts en plastique recouverts de bisphénol A, mais bon on ne va pas chicaner pour ça. On est quasiment obligé de se mettre plein de sauce entre les doigts, c’es inévitable, (hautement toxique puisqu’elle contient des huiles partiellement hydrogénées) et un fromage dégoulinant de gras qui n’a de nom que le mot fromage puisque c’est un truc artificiel qui ne contient même pas de produits lactés et enfin une rondelle de tomate ou une feuille de salade recouvertes de pesticides.

J’arrête parce que mes lecteurs vont avoir la nausée et les accros aux MacDo vont m’en vouloir à mort, la leur, pas la mienne. Pour noircir le tableau, les frites sont cuites avec de l’huile hydrogénée toxique pour la santé, et la sauce dite quetschup (je n’ai jamais su comment orthographier cette chose totalement artificielle puisque je n’en consomme jamais) contient, tenez-vous bien, du sirop de maïs enrichi en fructose, une sorte d’apothéose dans la malbouffe, avec une pincée de glutamate pour rehausser le goût de cette glaire rougeâtre repoussante et des agents de texture variés. Je n’ai rien contre le glutamate, je vous l’accorde, mais tout de même, dans un carton de MacDo, hamburger – frites, il y a vraiment de quoi se faire peur.

Donc les Anglais sont paniqués à la simple idée qu’ils viennent de découvrir qu’ils se goinfraient de trucs pas très sains et quand on sait que 60 % de la population brittanique est en surpoids, je crois avoir répondu à la question.

Va-t-on attraper la maladie du cheval fou en mangeant des hamburgers, telle est la question.