L’huile de chanvre revisitée

 La culture du chanvre est toujours interdite aux Etats-Unis en raison de sa teneur en tétrahydro-cannabinol (THC), l’un des principes actifs de la marijuana ou cannabis. Le nom scientifique du chanvre est en effet Cannabis sativa et les variétés cultivées aujourd’hui à des fins industrielles ne contiennent que très peu de THC. Le chanvre est une culture importante en France qui est le deuxième pays producteur du monde après la Chine et une grande partie est utilisée pour la fabrication du papier à cigarette (Bolloré) mais le chanvre grâce aux propriétés de son huile est l’objet de toutes les attentions.

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Les graines de la taille d’un petit-pois sont riches en huile et les tourteaux résultant de l’extraction de l’huile constituent un excellent aliment équilibré y compris pour l’alimentation humaine. Une équipe de biologistes de l’Université de Séville (faculté de pharmacie) dirigée par M.A. Fernandez-Arche a mis en évidence les propriétés bénéfiques de cette huile pour la santé jusque là insoupçonnées ou peut-être simplement oubliées car l’huile de chanvre (vierge) a une tendance particulière à rancir rapidement. Cependant, conservée dans des conditions adéquates, par exemple dans un cubitainer, et au frais, cette huile peut parfaitement être utilisée en cuisine. Le profil en acides gras a montré que l’huile contient des omega-6 (acide linoléique, 55%), des omega-3 (acide linolénique, 16%), de l’acide oléique (saturée) et des traces d’autres acides gras insaturés. Ces acides gras tous bénéfiques pour la santé, à condition naturellement qu’ils ne soient pas oxydés par rancissement, servent en quelque sorte de solvants pour d’autres molécules excellentes pour la santé comme du beta-sitostérol, un précurseur du cholestérol pris en charge par l’organisme, ainsi que d’autres stérols et encore du phytol, du beta-carotène (vitamine A) et du gamma-tocophérol (vitamine E). Le phytol joue un rôle important dans l’homéostase de la peau mais les carences en phytol n’ont jamais été observées puisque cette molécule est relativement abondante dans de nombreux aliments d’origine végétale.

Préparer la sauce de salade avec de l’huile de chanvre, pourquoi pas ?

Dans la même veine si l’on peut parler ainsi, 35 municipalités néerlandaises demandent au gouvernement d’autoriser la culture du cannabis afin de combattre le crime organisé qui contrôle la culture et la vente en gros du cannabis aux quelques 600 coffee shops du pays. Ces mêmes municipalités font état d’un incendie urbain sur 4 occasionné par les cultures du cannabis sous des serres improvisées (source ATS)

Source et illustration : American Chemical Society

Les pétulances des vaches ont un prix !

 

Je m’amuse toujours quand je lis les dépêches d’agence parce qu’on y trouve des perles amusantes ou affligeantes, c’est selon. Par exemple le fait que la Corée du Nord ait fait exploser une bombe nucléaire n’a rien d’amusant, ça a même énervé les Chinois, c’est dire ! Mais pour l’explosion des pets des ruminants, c’est tout aussi affligeant, lisez :

Sauver le climat en donnant un prix aux pets de vaches évités

PARIS – Donner un prix au méthane que votre vache n’aura pas émis parce que vous la nourrissez bien: telle est l’initiative lancée mardi par Bleu-Blanc-Coeur, pour aider à lutter contre le réchauffement et amener plus d’éleveurs à adopter le régime alimentaire à base d’omega 3 préconisé par l’association.

L’ambition est de créer un cercle vertueux sans contrainte, ni taxe, mais uniquement par des méthodes d’incitation, a expliqué à la presse Pierre Weill, président de Valorex, société à l’origine de l’initiative, spécialisée dans la nutrition.

Valorex a donné naissance à la filiale Bleu-Blanc-Coeur (BBC) qui substitue au régime alimentaire animal dominant à base de maïs et de soja, des graines riches en protéines (lupin) ou en omega 3 (lin).

Outre les avantages santé d’un tel régime moins riche en graisses saturées, l’association met en avant l’impact positif sur le climat: le méthane émis par les éruptions et flatulences des vaches représente 5% des rejets de gaz à effet de serre en France.

Or, en mangeant herbe, luzerne et lin, les vaches laitières peuvent émettre jusqu’à 64% de méthane en moins, mais la recherche de l’optimum économie, qualité du lait et santé animale aboutit à un résultat de -20%, selon des études menées par Valorex et l’Inra.

L’idée est de donner un prix, en l’occurrence 100 euros, à la tonne de CO2eq évitée par l’éleveur vertueux. 

L’agriculteur dispose alors d’un compte épargne CO2 avec lequel il peut payer, en partie, toutes sortes de produits vertueux, comme des luminaires LED ou des variétés de semence, proposés par des fabricants qui ont accepté de jouer le jeu.

Ces derniers, une quinzaine aujourd’hui, trouvent un intérêt dans ce système, parce qu’on fournit un listing de gens motivés par le développement durable, avec des tonnes (d’équivalent CO2) à dépenser sur leur compte en bons d’achat, explique M. Weill. En échange, ils baissent leurs prix.

Exemple: M. Durand, éleveur de 50 vaches laitières, réduit ses émissions d’équivalent CO2 de 27,59 tonnes, et bénéficie donc sur son compte épargne de 24.800 kg de CO2 (l’Etat a prélevé 10%). Dans le catalogue de produits, il choisit une clôture électrique de 1000 euros, qu’il paye avec 900 euros et une tonne de CO2.

Ce système a été certifié par l’Etat français et les Nations unies. Ce sont 8.635 tonnes de CO2eq qui ont été attribuées au nouveau compte officiel CO2 de BBC. Sur 72.000 producteurs de lait en France, 500 éleveurs suivent le cahier des charges BBC.




(©AFP / 12 février 2013 19h00)

 

Je veux bien pousser l’humour à l’extrême mais en réalité de quoi s’agit-il ? Une affaire de gros sous et qui peut bien se cacher derrière cette grossière mascarade, bien évidemment la FNSEA et la MSA, deux parasites qui s’engraissent sur le dos de la paysannerie française avec la bénédiction du gouvernement qui est de facto absout de toute ingérence dans la mesure où il instille des subventions (européennes, donc retirées du porte-monnaie des contribuables, surtout français) au secteur agricole. Tout est dans l’ordre et personne n’aura rien à redire car cela va de soi. Il est certain que le méthane (un gaz à effet de serre, comme tout le monde le sait) n’a pas bonne presse en France puisque c’est aussi le gaz de schiste ! C’est tellement facile de saisir l’amalgame qu’on en reste ébahi ! Décidément les agriculteurs du XVIe siècle, taillables et corvéables à merci vivaient probablement plus heureux qu’aujourd’hui.