Lire des histoires illustrées à un très jeune enfant : que des bénéfices !

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Il y a déjà plusieurs années mon fils lisait des histoires en français à sa fille tous les soirs et comme il s’agissait de livres pour enfants illustrés elle regardait les pages mais ne comprenait pas le texte écrit, bien évidemment. Il est certain maintenant que faire la lecture à de jeunes enfants est en fait associé à des différences dans l’activité cérébrale liée à l’aptitude précoce à la lecture. Naturellement ma petite-fille, dès l’âge de 1 an est allé à l’école maternelle japonaise et elle lit et écrit maintenant en japonais bien qu’elle comprenne parfaitement le français oral. Mais la lecture dès le plus jeune âge a un impact mesurable sur la manière dont un enfant mémorise les histoires et peut aider les parents à prédire sa capacité à lire et écrire par la suite. Les régions du cerveau qui sont en effet mises en œuvre sont celles où sont mémorisées les images ce qui aide l’enfant à « voir » les histoires à travers les illustrations en renforçant de manière irremplaçable le rôle futur de l’imagination. C’est ce qu’affirme, preuves à l’appui par imagerie fonctionnelle du cerveau par résonance magnétique nucléaire (fMRI) le Docteur John Hutton de l’Hôpital pour enfants de Cincinnati.

On conseille aux parents de faire la lecture à leurs très jeunes enfants pour stimuler leurs capacités de mémorisation et pour créer des connexions dans le cerveau qui favorisent le développement du langage, au moins dans les pays anglo-saxons et en tous les cas au Japon. J’ignore quelle est la position française à ce sujet sachant que le rôle de l’EducNat est d’atteindre un nivellement vers la médiocrité, ce qui me semble contradictoire avec ce type de conseil. Il manquait cependant des évidences directes de ces effets sur le cerveau des jeunes enfants et c’est maintenant chose faite. Le Docteur Hutton a étudié 19 jeunes enfants âgés de 3 à 5 ans, un tiers d’entre eux appartenant à des familles modestes. Les parents ou les personnes s’occupant de ces enfants à la maison ont répondu à quelques questions relatives aux stimulations des facultés cognitives des enfants notamment en ce qui concernait la lecture, quels livres, quelle sorte de livres et combien de fois on faisait la lecture aux enfants, par jour ou par semaine, quel temps les parents consacraient à parler et jouer avec leur enfant et quelles sortes d’exercices de reconnaissance des formes ou de dénombrement d’objets ils encourageaient leur enfant à effectuer.

On soumit alors les enfants parfaitement conscients à un examen par fMRI en leur faisant écouter à l’aide de mini-écouteurs une histoire adaptée à leur âge mais sans stimuli visuels alors qu’ils se trouvaient dans le tunnel de la machine magnétique. Le but de cette investigation était de savoir si les régions du cerveau impliquées dans le langage étaient plus activées avec des enfants à qui on faisait la lecture régulièrement en comparaison d’autres enfants plutôt délaissés dans ce domaine. Les résultats montrèrent que les enfants exposés à la maison à une lecture fréquente ou quotidienne montraient une forte activation des régions du cerveau prenant en charge spécifiquement la sémantique, en d’autres termes la signification du langage. Ces zones sont critiques pour l’apprentissage de la parole et plus tard de la lecture. Il s’agit de zones du cortex postérieur gauche, du precuneus (lobe pariétal supérieur, cerclé en bleu) qui est impliqué dans l’imagerie visuelle, du lobe moyen/temporal angulaire gauche (aussi appellé aire de Brodmann 37, cerclé en rose) impliqué dans la signification des associations auditives, si je ne me trompe pas, et du lobe occipital latéral impliqué dans la compréhension des associations visuelles (aussi appellé aire de Brodmann 17, cerclé en vert) comme l’indique l’illustration en lecture par imagerie différentielle indiquant le surcroit de consommation d’oxygène. Les couleurs les plus « chaudes » indiquent un flux sanguin plus élevé et donc une activité électrique plus soutenue.

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Les aires du cortex cérébral directement impliquées dans l’imagerie mentale sont donc les plus activées, ce qui suggère que la visualisation joue un rôle clé dans la compréhension narrative et la préparation à la lecture. Ces aires permettent en effet à l’enfant de « voir » le récit que son tuteur lui lit et qu’il écoute. Cette disposition devient d’autant plus importante quand l’enfant évolue des livres illustrés vers les livres sans images. Il doit alors imaginer « visuellement » l’histoire. L’étude a enfin montré que les ménages aisés lisaient plus volontiers des histoires illustrées à leurs enfants en bas âge, mais ce détail ne relevait pas de l’étude elle-même.

Ce résultat nouveau est prometteur dans la mesure où il aidera à promouvoir la lecture aux « tout-petits » afin d’éviter des problèmes scolaires futurs mais aussi à identifier les enfants à risque tout en leur permettant ensuite de se consacrer au monde merveilleux de la lecture.

Source : http://aapnews.aappublications.org/content/early/2015/04/25/aapnews.20150425-4 , illustrations : Dr Hutton et Wikipedia

Le rapport PISA et la théorie du genre

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Une des études figurant dans le rapport PISA qui fit beaucoup de bruit lors de sa publication parut presque inaperçu car il révèle ce que l’on veut cacher : la différence entre garçons et filles. Ce n’est plus politiquement correct d’établir une telle différence même si les faits sont pourtant là. Prétendre que les filles sont plus douées que les garçons pour les études bouscule la théorie du genre dont l’apologie fut largement répandue par Sarah Palin, membre du Parti Républicain américain mais surtout militante du Tea Party. Palin défend presque hystériquement, au sens étymologique du terme, la théorie du genre et quand on se rend à l’évidence, prétendre que les filles sont plus douées que les garçons pour l’apprentissage de la lecture pourrait au contraire satisfaire les tenantes de l’égalité des genres, tout dépend naturellement de quel côté on se trouve idéologiquement. Le rapport PISA 2012 est pourtant clair, dans tous les pays de l’OCDE les filles réussissent mieux les tests que les garçons, en moyenne de 38 points de plus ( 515 pour les filles et 478 pour les garçons) et le domaine d’excellence des filles est la lecture.

Le pays dont les filles sont les plus performantes est la Finlande. Les filles surpassent les garçons de 62 points dans les tests de lecture. Ce sont d’ailleurs ces excellentes performances des filles qui font que la Finlande a été classée première dans les tests PISA.

Si on analyse le graphique ci-dessus, il y a trois pays qui n’utilisent pas les caractères romains, Israël, la Corée et le Japon. Israël fait un peu exception car les élèves apprennent systématiquement l’anglais et l’hébreu à l’école, ce qui n’est pas le cas en Corée et au Japon lors des premières années d’étude. Ceci pourrait expliquer pourquoi la différence entre garçons et filles dans ces deux pays est la plus faible. Ce pourrait être l’incitation à la lecture qui ferait la différence or ce n’est pas le cas. On ne peut qu’en être réduit à des hypothèses floues considérant que les garçons se découvrent d’autres sujets d’intérêt les divertissant de leur scolarité. Dans des pays comme le Canada ou l’Australie où les enseignants encouragent les élèves à lire, les scores PISA n’ont pas été sensiblement augmentés pour les garçons. De même que les écoles exigeant plus de « travail à la maison » n’ont pas vu leur score PISA amélioré, de même il paraît illusoire de tenter d’établir des corrélations compte tenu de l’apparente simplicité du classement PISA qui n’autorise aucune stratégie analytique des « différences dans les différences ». Ce dernier point pourrait tout simplement remettre en cause la validité du classement PISA qui n’est finalement qu’une image très approximative du classement par pays de la qualité de l’enseignement. Il faut cependant remarquer que la différence entre filles est garçons a tendance à s’estomper depuis une cinquantaine d’années en particulier dans des disciplines comme les maths ou les sciences. Et cette « égalisation » des genres est encore plus marquée chez les adultes dans leur vie professionnelle. Il n’en reste pas moins que 65 % des hommes adultes déclarent (moyenne OCDE) ne jamais lire de livres alors que 63 % des femmes adultes s’adonnent régulièrement à la lecture. Une étude a montré que les femmes étaient très avides de livres d’occasion dans les présentoirs de certaines librairies alors que les hommes s’y intéressent que très rarement.

Peut-être que les tests PISA se vérifient à l’âge adulte …

Source : Brookings.edu

Lecture et écriture : globalement nouveau !

 

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Il n’y a pas si longtemps que le cerveau humain s’est adapté à l’écriture et par conséquent à la lecture. Les premiers alphabets remontent à peine à 1500 années avant notre ère si on considère que les hiéroglyphes égyptiens n’étaient pas en soi un alphabet mais un ensemble de pictogrammes, un peu comme les caractères chinois qui signifient en eux-mêmes une idée ou un concept, l’alphabet et l’écriture sont donc des phénomènes récents en termes d’évolution. Le premier véritable alphabet comprenant des voyelles apparut en Grèce et dérive du linéaire B de l’époque mycénienne. Il fallut attendre l’invention de l’imprimerie pour que le cerveau humain s’adapte réellement à la lecture car nous ne possédons pas de dispositions naturelles pour cet exercice cérébral, aussi curieux que cela puisse paraître.

Notre cerveau est équipé génétiquement pour gérer l’odorat, l’ouïe et la vue mais décrypter un texte fait appel à une adaptation récente, quelques milliers d’années, ce n’est rien en terme d’évolution. Le support papier existe toujours mais va progressivement être détrôné par toutes sortes d’équipements modernes comme les tablettes, les téléphones portables et les ordinateurs. Et c’est une nouvelle période d’adaptation de notre cerveau qui se dessine. Les spécialistes des sciences cognitives l’affirment, notre cerveau subit aujourd’hui une pression adaptative violente devant l’incroyable densité d’informations que nous offre en continu internet. Les yeux ne fonctionnent plus comme sur une page de papier quand ils sont fixés sur un écran d’ordinateur ou une tablette. Le regard effleure les mots mais ne transmet pas nécessairement toutes les informations au cerveau et on développe en quelque sorte un cerveau digital qui devient progressivement capable de faire un tri visuel rapide alors que depuis l’apparition de l’écriture notre cerveau n’a pas du tout été habitué à ce type d’exercice. Par conséquent les personnes (comme votre serviteur) qui passent plusieurs heures par jours devant l’écran de leur ordinateur et « naviguent » avec quelques doigts d’une information à une autre, souvent entourées de publicité (il faut bien que Google, les journaux en ligne et Facebook vivent), doivent faire un réel effort pour se reconvertir le temps d’une promenade dans un parc à la lecture de Marcel Proust ou d’Henry James dans une belle édition papier. Ces spécialistes des sciences cognitives se sont aperçu que l’addiction à l’ordinateur et à son écran, maintenant tactile pour les derniers modèles, a complètement perturbé les circuits neuronaux qui venaient à peine de s’adapter à l’écriture. La lecture en profondeur de Proust avec ses paragraphes d’une demi-page constitue presque un test permettant de reconnaître cette dégradation de la perception des caractères imprimés mais aussi de la transmission de ces informations au cerveau qui a perdu la capacité de la lecture en profondeur. Ce qui apparaît dans une étude réalisée à l’American University est la perte de la perception de la syntaxe et de la construction logique des phrases. L’arrivée de Tweeter a aggravé la situation avec la disparition de toute notion de syntaxe mais également de l’orthographe car ces messages courts nécessitent par essence une rédaction elliptique dénuée de toute notion d’orthographe et encore moins de syntaxe.

Les problèmes qui apparaissent avec ces supports de lecture et d’écriture ne concernent pour l’instant que les adultes qui se sont reconverti par obligation ou par choix personnel mais ce sont les enfants en âge d’apprendre à lire et écrire qui sont également les premiers concernés. Le cerveau des adultes reste « bilatéral » en ce sens qu’il est adapté à la lecture « papier » et que l’écran d’un ordinateur ne constitue pas un problème insurmontable. Mais l’enfant qui vient de déchiffrer l’alphabet et en est qu’au tout début de l’appréhension de la notion de phonèmes, un exercice parfois ardu, si ce dernier est déjà coutumier de l’usage des équipements électroniques variés, il lui sera beaucoup plus difficile de maîtriser cette adaptation qui est pourtant inévitable. C’est pourquoi le passage d’un mode de lecture « papier » à un mode « écran » n’est pas aussi simple qu’on peut le croire.

Je discutais il y a quelques jours avec une enseignante et je lui recommandais d’enseigner à ses élèves la saisie des textes avec les dix doigts sans regarder le clavier de l’ordinateur. Cette suggestion est en droite ligne avec l’usage de l’informatique et d’internet. Le regard devient fusionnel avec l’écran et les doigts ne sont plus qu’un élément de transmission de la pensée qui fonctionnent automatiquement. Mes lecteurs doivent penser que si j’étais incapable d’écrire sans regarder le clavier de mon Mac Book, je ne pourrais pas être aussi productif. Mais il y a bien longtemps que je me suis reconverti aux nouvelles technologies ! J’ai tout simplement appris à écrire à la machine sans regarder le clavier au début des années soixante et j’avoue que ce petit plus est très appréciable …

A vos claviers et vos écrans tactiles !

Inspiré d’un article paru dans le Washington Post

Poésie et musique ne sont pas de la prose …

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Quand Monsieur Jourdain découvre qu’il maîtrise la prose :

« Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela »

il ignorait effectivement qu’il écrivait et parlait en prose mais il ignorait aussi que son cerveau faisait appel à une partie de son cerveau différente de celle qu’il aurait utilisé s’il avait discouru et écrit en vers. C’est ce qu’a découvert par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique nucléaire le Professeur Adam Zeman et son équipe de l’Université d’Exeter. Treize volontaires de l’Université étudiant ou enseignant la littérature anglaise se sont soumis à cette technique d’imagerie puissante alors qu’ils lisaient une notice technique d’un appareil de chauffage, des passages de romans, des sonnets en vers ou leurs poèmes favoris. On connaissait déjà les zones du cerveau qui sont sollicitées quand on écoute ou qu’on joue un morceau de musique. Elles se situent majoritairement dans l’hémisphère droit et ont été clairement reliées à l’émotion que l’on ressent quand on écoute les yeux fermés le quatuor D. 956 de Schubert, par exemple et que j’écoute en rédigeant ce billet. L’écoute ou la lecture d’un poème fait appel aux mêmes régions cérébrales ce qui n’est pas vraiment le cas quand on lit la notice technique de l’appareil de chauffage que l’on vient d’acheter en prévision de l’hiver plus rude que prévu par les théoriciens du climat. Entre la prose et les vers, il est aussi apparu une différence notoire, la poésie stimule une zone du cerveau appelée le cortex cingulaire postérieur ou gyrus cingulaire postérieur ainsi qu’une zone bien précise située dans le lobe temporal médian, deux régions cérébrales liées à l’introspection. Comme le dit très justement le Professeur Zeman « certaines personnes pensent qu’il est impossible de réconcilier la science et l’art, cependant les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale prouvent au contraire à l’évidence que le cerveau réagit spécifiquement à la lecture d’un texte en prose mais que les régions citées sont plus sollicitées à la lecture d’un poème, et ces travaux aident à comprendre anatomiquement et biologiquement le sens artistique« . Monsieur Jourdain n’avait donc pas vraiment fait travailler, sans le savoir, le cortes cingulaire postérieur de son cerveau. Dans l’illustration jointe (University of Exeter Medical School) les zones frontales sont celles normalement sollicitées pour la lecture. 

Tout se joue dès l’age de 7 ans …

En ces temps de crise qui ne semblent pas préoccuper les politiciens, ces derniers s’intéressent soudainement à l’école et au système d’enseignement français supposé le meilleur du monde. Pourtant par idéologie plus que par logique, les décideurs du Ministère de l’Educnat privilégient le nivellement par le bas plutôt que l’inverse et tant pis si des générations d’élèves seront pénalisés leur vie durant pour n’avoir pas reçu un enseignement digne de ce nom. Qu’on rogne sur l’histoire, je veux bien, il n’y a qu’à aller sur internet pour trouver ce que l’on cherche, par exemple que les Arabes ont été boutés hors du sol français en 732, ou encore qu’on institue une éducation civique, le nouveau dada du ministre Peillon, je veux bien aussi, de mon temps il y avait des cours d’éducation civique et aussi d’éducation religieuse quand j’étais en pension chez les curés et on m’a au moins appris les règles basiques pour vivre en société … Le respect s’apprend aussi au sein de la famille comme la discipline et ce n’est pas aux professeurs des écoles à prendre totalement en main l’éducation des enfants, loin de là, l’école est faite pour enseigner et accessoirement pour éduquer mais certainement pas pour endoctriner les enfants et en faire de futurs cas sociaux. Bref, c’est un long et futile débat qui ne trouvera d’issue que quand on abolira le monopole de l’emprise sur les cerveaux des enfants que s’est arrogé l’éducation nationale pour des raisons idéologiques plutôt qu’éthiques.

Et pour contredire la politique du nivellement par le bas pratiquée à grande échelle par l’Educnat française, il faut aller voir ce qu’une étude réalisée en Grande-Bretagne révèle de manière non ambigüe à propos de l’effet bénéfique à long terme d’un enseignement de qualité dispensé dès l’age de sept ans, quand l’enfant commence à lire, écrire et compter. Des chercheurs en psychologie de l’Université d’Edimbourg ont décidé de montrer s’il y avait une corrélation entre cette qualité de l’enseignement en lecture et en calcul et les retombées sociales futures en examinant le devenir de 17000 enfants sur une période de 50 ans depuis 1958 jusqu’à nos jours. Et la conclusion de cette étude montre clairement que la qualité de l’enseignement de la lecture et du calcul est vraiment importante pour l’épanouissement social futur ! Les enfants qui à l’age de 7 ans maitrisaient la lecture, l’écriture et le calcul avaient beaucoup mieux réussi dans la vie cinquante ans après avec un revenu annuel supérieur de plus de 5000 livres (à l’age de 42 ans en moyenne) en comparaison des « mauvais » élèves et cette observation était encore valable même après avoir pris en compte d’autres critères sociaux ou économiques.

« Ces résultats impliquent que les compétences de base d’un enfant (de 7 ans), indépendamment de son intelligence, du temps qu’il restera à l’école ou de la classe sociale dont il est issu, seront importantes tout au long de sa vie »

en concluent Stuart Ritchie et Thimothy Bates, les coauteurs de cette étude parue dans Psychological Science, le périodique leader dans cette matière (presque) scientifique.

Donc, si la qualité de l’enseignement est médiocre dès la première année de l’école primaire, l’enfant trainera cette médiocrité toute sa vie. Une bien lourde responsabilité pour les professeurs des écoles, mais aussi des parents qui préfèrent voir leurs enfants tranquilles devant la télévision plutôt que de consacrer quelques minutes chaque jour pour leur faire réciter leur table de multiplication ou leur demander de faire une brève lecture, eux aussi seront coupables dans le futur de l’échec scolaire de leurs enfants.