Le Figaro fait dans la désinformation, ce n’est pas nouveau …

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Il m’arrive parfois, après avoir parcouru les titres, de lire un article du Figaro en ligne. Cet exercice est devenu de plus en plus rare car le Figaro, membre de la presse main-stream française subventionnée par les contribuables, est devenu incolore, inodore et sans saveur, en d’autres termes insupportablement politiquement correct au risque de se voir privé de subventions. Ce jeudi 12 février de l’an de grâce 2015, j’avoue que je suis resté ébahi par le niveau d’idiotie propagandiste qu’a atteint le Figaro qui titre sans retenue :

Le réchauffement climatique perturbe les temps de vols transatlantiques

Naturellement l’article n’est pas signé, décidément il n’y a plus aucune déontologie journalistique dans cette corporation d’écrivassiers d’une ignorance et d’une désinvolture surprenantes comme je l’ai découvert à la lecture de l’article. La première phrase commence par un conditionnel, il vaut mieux, au cas où le réchauffement climatique n’arrive jamais … La lecture devient pour le moins croustillante. Je cite à propos des jet-streams, ces courants venteux violents existant entre 25 et 40000 pieds : « Ce vent d’altitude, qui souffle d’Est en Ouest au dessus de l’Atlantique Nord, est à l’origine du record battu début janvier par un vol 114 de la British Airways. Parti de New-York, le Boeing 777 a rallié Londres en l’espace de seulement 5h16. Ce trajet prend habituellement environ 7 heures et 10 minutes. Ce jour-là, alors que le jet-stream soufflait à près de 400 km/h, l’appareil a flirté avec le mur du son, une première pour un avion de cette catégorie. » Si vous n’êtes pas convaincu relisez une deuxième fois ce passage fidèlement tiré de l’article dont le lien figure en fin de billet. Le journaliste qui a pondu cette pige devait être « à l’ouest » … Il y a un premier lézard : comment un vent soufflant d’est en ouest peut-il contribuer à la vitesse de vol d’un avion volant globalement d’ouest en est. New-York serait-il situé à l’est de Londres ? Le pigiste a lui-même largement franchi le mur du Çon (néologisme tiré du Canard Enchainé) puisque l’avion a en moyenne volé à une vitesse relative au sol et non à l’atmosphère lui-même en mouvement à plus de 1300 km/h. Ce pigiste calamiteux, subventionné, ne sait à l’évidence pas de quoi il parle. Mais qu’à cela ne tienne … Un petit aparté sur l’activité de refueling dans les aéroports de Goose Bay et de Bangor, ça m’a rappelé des souvenirs anciens à l’époque où le jet-stream existait déjà avec probablement la même puissance voire pire encore puisqu’il m’est arrivé de faire escale à Shannon (Irlande) puis Bangor (Maine, USA) pour rallier Paris à Chicago en Boeing 707, il est vrai. Mais à quelques mois d’intervalle j’avais volé dans le même aéronef de Paris à New-York sans escale technique. Cette pige est donc un grand concert de pipeau solo.

Ensuite c’est un florilège de désinformations qui se succèdent. En un an, 

entre décembre 2012 et décembre 2013, la durée moyenne de traversée de l’Atlantique Nord s’est allongée de 19 minutes. Cela suffit pour échafauder toutes sortes d’hypothèses dont justement le réchauffement climatique qui serait la cause première de cet allongement extraordinaire et palpable pour qui aurait en effet un rendez-vous urgent à l’arrivée. Pas en reste le journaliste anonyme en remet une couche en citant, mais il l’a certainement interviewé, après tout il est subventionné par ça, Jennifer Francis de l’Université Rutgers, spécialiste de l’Arctique et donc des ours polaires, climatologue de son état qui déclare, « convaincue », je cite, que « le changement extrêmement rapide, matérialisé par la fonte de la banquise a un impact sur le jet-stream ». C’est à ne plus rien comprendre puisqu’au début de son article ce journaliste, très professionnel puisqu’il confond l’est est l’ouest, il faut déjà le faire, définit « le jet-stream comme un courant d’altitude formé par la différence de température opposant l’Arctique et les tropiques », sic. Si les glaces fondent on est en droit d’imaginer que cette différence de température diminue et par voie de conséquence l’intensité des jet-streams diminue.

Pour se prémunir contre toute bavure journalistique, le pigiste termine son papier en citant un autre « expert du climat », un dénommé James Screen de l’Université d’Exeter qui parle de « certains modèles » qui montrent que la trajectoire du jet-stream « pourrait » changer et que sa vitesse « pourrait » s’accélérer dans un climat plus chaud. Heureusement que ce dernier expert fait preuve de prudence en répondant aux questions de l’AFP, l’Agence Française de Propagande (climatique), que, je cite, « les observations actuelles ne sont pas suffisantes pour dégager une tendance ». On est rassuré ! Il n’en reste pas moins que dans leur fougue idéologique les journalistes de l’AFP en oublient de relire les torchons qui sont repris mot pour mot par des journalistes amateurs trop pressés d’exposer des scoops que les lecteurs abrutis goberont sans même se poser la moindre question. Le temps presse ! Dans 10 mois ce sera la grand-messe de la grande prêtresse de l’Eglise de Scientologie Climatique, je veux parler de Mademoiselle Ségolène Royal et il ne reste que la méthode Coué pour asseoir le bien-fondé de cette énième conférence ultra-coûteuse sur le climat que naturellement les contribuables paieront. Quelle mascarade en perspective !

http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/02/12/01008-20150212ARTFIG00013-le-rechauffement-climatique-perturbe-les-temps-de-vol-au-dessus-de-l-atlantique.php

Le Figaro feint d’ignorer les faits !

Assad est le descendant d’une sorte de dynastie au pouvoir en Syrie depuis la fin du mandat de protectorat de la France … (pas de commentaire) et il dirige un pays multi-confessionnel et multi-ethnique. Sa mission de maintien d’un équilibre précaire entre les diversités de son pays n’est pas une mince affaire. Les Occidentaux sont-ils prêts à vouer au massacre par les salafistes payés par l’Arabie Saoudite près de trois millions de chrétiens, le massacre des Kurdes avec l’aide de la Turquie qui a renié les principes laïcs de Kemal depuis l’accession au pouvoir d’Erdogan, un islamiste à peine déguisé, la question se pose mais ni les chancelleries ni à plus forte raison l’Elysée occupé par un bouseux issu de son fief, la Corrèze, et encore moins un Obama paré de l’honneur d’un prix Nobel, mon cul ! Le Figaro traite Assad de dictateur, mais au contraire il est un élément essentiel de la paix dans ce pays multi-confessionnel, multi-ethnique et d’une importance stratégique considérable au sein du Moyen-Orient qui a l’air d’échapper aux journalistes du Figaro. Il n’est pas besoin de s’appeler Malbrunot, grand reporter mais aussi grand ignorant des enjeux sous-jacents dans cette affaire syrienne ô combien dangereuse, il lui faut faire un papier pour justifier son salaire. Il semblerait selon des sources non confirmées que l’attaque au Sarin a été fomentée par des agents de la CIA. Une question que Malbrunot ne s’est pas posé à l’évidence : quelle est majoritairement la population du quartier de Damas où eut lieu l’attaque chimique, des Chiites, des Chrétiens, des Sunnites, des Druzes, des Kurdes ? Silence radio sur cette simple information qui pourrait éclairer l’opinion de n’importe quel péquin moyen qui est en train de se demander en ce moment comment il va pouvoir faire pour payer ses impôts avant d’être surtaxé s’il ne les paie pas dans les temps pour, entre autres payer les nouveaux fonctionnaires embauchés par l’Etat totalement désargenté et éventuellement financer une guerre dont il ne se sent pas du tout concerné. Comme le défunt chef de l’Etat libyen qui devait gérer des tribus et des intérêts disparates, de même Assad a su gérer son pays mais l’Arabie Saoudite, qui a financé les salafistes et les fous de dieu dans tous les printemps arabes, ne l’a pas entendu de cette oreille. Il faut pour le roi saoudien établir des terroristes à sa solde afin de contrecarrer les ambitions du dangereux voisin qu’est l’Iran. Bel exemple de négation de la réalité de la part d’Obama, d’ignorance de la part de Hollande, qui ferait bien de démissionner dans les prochains jours, et bel exemple de rigueur de la part de Cameron qui a su tirer les leçons du terrible faux pas de Tony Blair. Mais au fait les Australiens ne font plus parler d’eux …

Brève revue de presse du jour

Lu dans le Figaro de ce jour :

Philippe Martin, troisième ministre de l’Ecologie en un an de gouvernement Ayrault, a assuré vouloir être «le ministre des actes et du progrès de notre démarche dans la voie de la transition écologique». «La transition écologique n’est pas une option politicienne, c’est une nécessité politique, ce n’est pas pour complaire à telle ou telle formation politique», a déclaré celui qui a remplacé Delphine Batho, écartée le 2 juillet dernier pour avoir critiqué le budget. Il a annoncé vouloir être «le rempart contre les vieilles lunes des marchands du temple du productivisme sans entrave, qu’il s’agisse de ceux qui veulent faire pousser des OGM en plein champ, ou faire du fric-frac dans notre sous-sol pour extraire des gaz de schistes».

 

L’ancien faucheur d’OGM (fiché par la police) reconverti ministre de l’énergie et de l’environnement annonce la couleur. Comme s’il ne faisait pas de la politique ! Pour lui le crypto-trotskisme n’est pas de la politique parce qu’il n’y a pas de parti crypto-trotskyste en France. Ben voyons ! La France est donc, selon ce triste individu, engagée fermement dans la voie de la régression pour les trois années et demi qu’il reste à ce gouvernement de clowns et d’incompétents pour sévir dans l’idéologie la plus rétrograde et obscurantiste qu’on puisse imaginer. Comme dit H16 en concluant ses billets, ce pays est foutu !

 

 

 

 

Fessenheim et Superphénix : on prend les mêmes et on recommence !

19 juin 1997

Jospin annonce la fermeture de Superphénix

Lionel Jospin, répondant aux exigences des Verts de la Gauche plurielle, annonce la fermeture du surgénérateur Superphénix de Creys-Malville, dans l’Isère. Projet international commencé en 1977 financé essentiellement par EDF et ENEL, Superphénix fut l’objet de tensions et de scandales avant même que sa construction ne soit commencée. Débutant sa production en 1985, il n’atteindra que rarement sa pleine puissance et subira de nombreux disfonctionnements autant techniques qu’administratifs. Après seulement 12 années de fonctionnement laborieux, le surgénérateur n’aura pas été rentabilisé.

 

Source : linternaute.com (dépêche d’agence)

 

On est en 2013 et le gouvernement actuel, allié contre nature avec les écologistes, encore une fois, a décidé pour des raisons purement électoralistes de fermer en 2016 au plus tard le site électronucléaire de Fesseinheim car il serait soit-disant obsolète alors que l’ASN, une administration indépendante tant du gouvernement que de l’exploitant (EDF), a conclu après une expertise minutieuse qui ne peut être mise en doute que cette usine pouvait encore fonctionner une dizaine d’années sans encombre.

L’histoire se répète donc et les socialistes sous la pression des Verts (Voynet avec Jospin, Duflot avec Hollande) prennent des décisions absurdes qui vont encore aggraver le déficit commercial du pays et doper le chômage. Il faudra importer du gaz ou du pétrole pour produire l’équivalent d’environ 1500 MW électriques, la puissance en charge moyenne de Fessenheim. Et, contrairement à ce que prétendent les écologistes qui n’y connaissent décidément rien, la fermeture du site de Fesseinheim ne crééra aucuns emplois immédiats comme ils le prétendent, car avant d’intervenir sur le site, après son arrêt définitif, il faudra attendre au moins trois ans pour que le combustible soit désactivé, puis encore au moins cinq années avant d’envisager le début du démantèlement des organes situés dans le bâtiment réacteur, dont en particulier les auxiliaires de contrôle. Les écologistes se trompent donc deux fois et le gouvernement a mis le rapport de l’ASN dans la déchiqueteuse. C’est complètement ubuesque. Je comprend que la CGT réagisse et je laisse une copie du commentaire laissé sur l’article du figaro.fr ce jour à propos de l’article intitulé « La CGT conteste en justice la fermeture de Fessenheim » :

 

« Je voudrais rappeler que c’est la CGT qui a exigé une amélioration de la sécurité des sites électronucléaires au milieu des années 80 et a par exemple obtenu la robotisation de certaines interventions lors des arrêts de tranche, la redondance des équipements de secours et l’installation de nombreux capteurs en divers points du bâtiment réacteur. Toutes ces améliorations ont débuté justement sur le site de Fessenheim qui fut le précurseur de la série de PWR 900 MWe puisque le premier à être construit sous licence Westinghouse par EDF, la COGEMA et Framatome et les améliorations exigées à Fessenheim par la CGT au niveau de la sécurité mais aussi de bien d’autres aspects ont été répercutées sur tous les autres sites électronucléaires français . Il est donc légitime pour la CGT de mettre en avant la décision de l’ASN qui a autorisé la prolongation en connaissance de cause l’exploitation de ce site. Il est évident que pour des raisons idéologiques techniquement infondées le gouvernement et le chef de l’Etat méprisent la décision indépendante et objective de l’ASN. On croit rêver en apprenant que ce site sera fermé en 2016. Le Japon, durement échaudé par le tsunami du 11 mars 2011 vient de décider le redémarrage des réacteurs jugés sûrs par l’autorité indépendante mise en place récemment. Pourquoi les dirigeants français s’obstinent-ils dans le déni de la réalité sinon pour plaire à une poignée d’écologistes opportunistes ignorants des réalités économiques. »

 

A propos de la fermeture de Superphénix, selon le rapport d’une commission du Sénat qu’on peut lire (voir le lien) il est dit en résumé que la fermeture de Superphénix fut une décision grave car elle fut prise sans concertation (Hollande n’a demandé leur avis qu’aux Verts?) ni avec le Parlement, ni avec l’exploitant, ni les partenaires étrangers, ni les collectivités locales, (au mépris des principes de base de la démocratie, c’est moi qui ajoute ce commentaire). Cette décision fut prise sans fondement autre qu’électoraliste suite à un accord entre le parti politique « Les Verts » et le gouvernement socialiste. La sureté de Superphénix n’ayant jamais été remise en cause et l’argument financier ne pouvant en aucun cas justifier un arrêt prématuré.

Cette désinvolture du gouvernement de l’époque aura coûté près de 10 milliards d’euros à la France en incluant l’électricité fournie gratuitement à ENEL, partenaire de NERSA, pendant quatre années.

Voilà en gros ce que prépare Hollande, pris au piège de ses alliances électoralistes contre nature avec EELV. Hollande, sur les traces de Jospin, refait l’histoire en pire.

C’est de plus en plus désespérant de voir le chef de l’Etat piloter à vue le pays comme un simple capitaine de pédalo qu’il est, en définitive…

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