Brève (COP21) : Fabius a des bouffées de chaleur

Fabius s’énerve parce que John Kerry a déclaré qu’un quelconque accord aboutissant à l’issue de la COP21 sur la taxation du carbone ne serait « pas juridiquement contraignant ». Il faut rappeler ici aux idiots qui croient qu’il sauveront la planète en payant leur électricité deux fois plus cher que leurs ancêtres se sont fait rançonner par l’Eglise pendant des siècles pour le salut de leur âme. Le protocole de Kyoto n’a jamais été ratifié par le Congrès américain et il hautement improbable qu’un quelconque nouvel accord puisse être ratifié par ce même Congrès.

Si le capitaine de pédalo photovoltaïque qui s’est rendu ces dernier jours à Pékin croit avoir rapporté dans sa serviette un accord du Président chinois, qu’il continue à se bercer tous les soirs dans ses illusions.

Cette réunion pour rien aura coûté 200 millions d’euros aux contribuables pour strictement aucun résultat. Je suis prêt à parier bien que n’étant nullement intéressé par le profit que ce sera un retentissant fiasco …

Source : ats, dépêche du 12.11.2015 10h14

Nouvelles chroniques japonaises # 2 : la veuve noire

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Une sexagénaire bon-chic-bon-genre a été arrêtée mercredi dans la banlieue de Kyoto pour assassinat. À 67 ans cette respectable veuve, riche de surcroit puisque sa fortune est estimée à près de 6 millions d’euros, est poursuivie pour l’assassinat avec du cyanure de son dernier époux en décembre dernier à peine deux mois après l’avoir épousé … en septièmes noces ou presque ! L’autopsie avait révélé des concentrations conséquentes de cyanure dans le sang du défunt. Chisako Kakehi, à peine deux mois avant d’épouser son dernier époux, se payait du bon temps avec un septuagénaire de 8 ans son aîné. Celui-ci se trouva subitement malade après un bon dîner dans un restaurant, tellement malade qu’il en mourut.

L’enquête menée par la police, s’intéressant au passé de cette ancienne employée de banque, a finalement soupçonné sinon acquis pour partie la certitude que cette femme était une empoisonneuse en série depuis vingt ans et qu’elle avait accumulé sa fortune sous forme d’assurances vies et de donations de ses divers époux et amants. Son premier mari mourut à l’âge de 54 ans en 1994, c’est un peu prématuré pour un Japonais, et Chisako eut peut-être la révélation consistant à vite se remarier, capter les biens de son nouvel époux et de s’en débarrasser le plus promptement possible pour arrondir ses fins de mois d’employée de banque anonyme. Son deuxième mari rencontré par l’intermédiaire d’une agence matrimoniale mourut quelques années après leurs épousailles d’une hémorragie cérébrale. L’histoire ne dit pas si ce fut à la suite d’un empoisonnement. Dans le doute on ne peut pas accuser cette dame d’un premier (ou d’un deuxième) assassinat et ce d’autant plus que l’incinération est une pratique courante au Japon et qu’il ne reste plus aucunes traces de ces deux hommes. À peine remariée, son troisième mari mourut lui aussi soudainement en 2008. Le vieil homme avait seulement 75 ans. Ayant peut-être peur de la solitude, peu de temps après son troisième veuvage, cette femme, visiblement attirée irrésistiblement par les hommes peut-être pas tout à fait pour les raisons qu’on imagine, se trouva un amant mais leurs amours ne durèrent que quelques mois car le malheureux, qui souffrait d’une forme de cancer non encore précisée par l’enquête réouverte pour la bonne cause, mourut dans un accident de moto. L’autopsie qu’on pratiqua pour apaiser la compagnie d’assurance comme elle est en droit de l’exiger révéla des traces de cyanure dans son sang. Ça se passait en 2012. D’après la dépêche d’agence il semblerait qu’elle ait eu amplement le loisir de refroidir un autre amant après l’accident de moto du précédent et avant de se remarier pour la cinquième fois en justes noces, mariage qui ne dura que quelques mois puisqu’il se termina fâcheusement par une bonne dose de cyanure qui lui fut tout aussi fatale qu’à son mari puisqu’elle risque la peine de mort.

La police de Kyoto n’a pu que constater que la Dame Kakehi clamait son innocence et qu’elle avait grandement souffert de la mort de tous ces hommes qu’elle avait sincèrement aimé. S’il s’avérait que cette respectable femme est coupable d’assassinats en série lui ayant permis de devenir millionnaire, ce qui est maintenant hautement probable, elle serait la plus prolifique des veuves noires qu’ait connu le Japon. Reste à expliquer pourquoi les hommes se précipitaient vers elle … possiblement par attrait de l’argent, mais l’information ne le dit pas puisqu’ils sont tous morts.

Source : Agence Jiji

Le ver est dans le fruit !

La réunion du G7 de Toronto marque le début officiel de l’intoxication mondiale climatique. Il y avait en réalité 8 participants car l’Europe était représentée en tant qu’entité politique par Jacques Delors, président de la Commission Européenne. La France était quant à elle représentée par François Mitterrand et la Grande-Bretagne par Margaret Thatcher. Comme pour toute réunion de ce genre, il ne se passa pas grand chose, sinon de vagues décisions en matière de coopération économique internationale. En réalité, comme pour toute réunion mondaine de ce genre il y avait parallèlement des meetings informels réunissant des politiciens, des activistes, des lobbyistes et ONG de tous bords. C’est au cours de ce sommet que fut adopté le fameux concept de développement durable.

Le ver était dans le fruit

Une fois que les chefs d’Etat et leurs escouades de courtisans retournèrent dans leurs pays respectifs, dans la même ville de Toronto se déroulait un genre de meeting informel sur le climat sponsorisé par le gouvernement canadien. L’un des intervenants présenta une simulation réalisée à l’aide de modèles mathématiques indiquant que si la production de CO2 continuait au rythme observé, la concentration de ce gaz doublerait à la fin du XXIe siècle entrainant un réchauffement de 3 degrés et une élévation du niveau des mers de 60 cm. Les congressistes furent terrifiés par cette déclaration inattendue et c’est depuis ce non-évènement que l’écologie politique s’est développée. En effet, en 1992, à la conférence de Rio de Janeiro sur le climat, les Nations-Unies créaient la Framework Convention on Climate Change qui fut abondée cinq ans plus tard à Kyoto (1997) où des décisions drastiques furent décidées : réduction autoritaire des émissions de gaz à effet de serre (CO2, CFCs et méthane) d’au moins 5 % depuis cette date à 2012 par les 40 pays participant au fameux « protocole de Kyoto ».

Le ver commençait à manger le fruit !

Le concept de taxe carbone et de quota de carbone prenait forme. La publication et la sortie du film d’Al Gore « An Inconvenient Truth » couronné avec l’IPCC (Inter-Governmental Panel on Climate Change, en français GIEC) du prix Nobel de la Paix en 2007 (on croit rêver rétrospectivement) acheva de formater les citoyens de la planète et les gouvernements sous la pression constante du lobby des écologistes et des pseudo-climatologues. Il faut tout de même noter que les experts en science climatique souvent auto-proclamés et membres de cette espèce de secte subventionnée avec nos impôts qu’est le GIEC ont toujours pris la précaution oratoire et scripturale d’accompagner leurs déclarations de termes du genre « very likely », traduit en français ça donne « très probable », mais ils travaillent dur pour que cette probabilité devienne une réalité économique et politique incontournable ! Le principe du développement durable conduit au cours de ces années, depuis le sommet de Rio, au développement massif des énergies dites renouvelables et non susceptibles d’aggraver la situation du CO2 dont le taux atmosphérique suit la fameuse courbe en crosse de hockey.

L’exemple du Japon est particulièrement riche d’enseignements. A la suite de l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi suite au tsunami du 11 mars 2011, le Japon, qui s’était engagé à réduire en 2020 ses émissions de CO2 de 25 % par rapport à 1990 en tablant essentiellement sur le développement de l’énergie nucléaire devant atteindre, en 2019, 41 % de la production électrique nationale a revu sa copie. Au mieux, dans les deux années à venir seulement une dizaine de réacteurs nucléaires seront remis en service. Le Japon a quitté le protocole de Kyoto et ne s’impose plus aucune « contrainte carbone » sur la période 2013-2020 prévue par le protocole de Kyoto comme les USA, la Russie et la Nouvelle-Zélande. Par 40 degrés à l’ombre cet été à Tokyo (la canicule a fait plus de 100 morts) aucune voix s’est élevée pour incriminer « le changement climatique », le gouvernement de Shinzo Abe a institué le silence radio sur les questions environnementales (il a raison) en se focalisant sur l’économie. Mais la situation énergétique du pays n’est pas pour autant satisfaisante car elle entraine une déficit commercial abyssal en raison des importations massives de méthane liquéfié, de pétrole et de charbon. Qu’en est-il du développement durable au Japon ? Dans un pays où les risques cycloniques sont avérés, l’implantation de grandes fermes de moulins à vent est peu probable d’autant plus que les Japonais sont très attachés à l’esthétique des paysages de leur pays. L’hydroélectricité n’est pas non plus envisageable à grande échelle en raison des risques sismiques, il ne reste donc que l’esprit citoyen de chaque Japonais qui devra sacrifier son pouvoir d’achat pour améliorer l’isolation de sa maison, opter pour un système de chauffage (au gaz) plus performant et éventuellement installer des panneaux solaires sur son toit pour produire de l’eau chaude à défaut d’électricité. Il aura fallu une catastrophe industrielle pour que ce pays retrouve une certaine lucidité car le gouvernement actuel est clairement favorable au rétablissement d’au moins une partie du parc nucléaire (certains réacteurs sont quasiment neufs) et de son développement à terme en raison de la facture énergétique actuelle intenable risquant de mettre à mal la politique économique du Premier Ministre.

Le fruit est tombé !

Inspiré librement d’un article du Japan Times

Une machine à détecter les rêves ?

Tous ceux qui ont vu « Jusqu’au bout du Monde » de Wim Wenders avec Solveig Dommartin, William Hurt et Max Von Sidow, cette quète de la visualisation des rêves à l’aide d’appareils électroniques qui paraissaient complexes pour l’époque (1991) alors que l’ingénieur travaillant au fin fond de l’out-back australien dans une sorte de grotte avait au départ de son invention voulu redonner une sorte de vision à son épouse aveugle se souviendront de la fin de l’histoire quand les deux principaux protagonistes deviennent fous de leurs rêves, une fiction qui illustre qu’il ne faut pas mélager les rêves et la réalité, ce qu’ont tendance à faire certains politiciens mais c’est une toute autre histoire. Et à ce propos, des physiologistes de l’Advance Telecommunications Research Institute de Kyoto ont pu récemment montrer quelles régions du cortex cérébral sont activées au cours des rêves par résonance magnétique fonctionnelle. Certes la « machine à lire les rêves » n’est pas encore pour demain, mais un grand pas a été franchi dans la mesure où l’identification du sujet du rêve a pu être controlée avec un groupe de volontaires qui avaient visionné soit des images soit des films courts avant de s’endormir, confiants, dans l’électro-aimant du détecteur qui perçoit les variations d’oxygénation du sang, base de l’imagerie fonctionnelle. Inutile d’entrer dans les détails de cette technique et les curieux n’ont qu’à lire l’article de Wikipedia en entrant fMRI. Quand le détecteur par résonance magnétique décelait une activité inhabituelle, c’est-à-dire, selon toute vraisemblance, un rêve, on réveillait le sujet et lui demandait s’il se souvenait précisément de son rêve. L’image du cortex obtenue a permis d’être corrélée à la nature du rêve, des sons ou images montrés ou entendus plusieurs dizaines de fois au cours de la période de test. Ainsi, malgré le fait que les sujets s’endormaient dans le tunnel assez imposant de la grosse machine de résonance magnétique, ces chercheurs ont pu parfaitement corréler le rêve et les images obtenues. Les rêves ont toujours préoccupé les humains, depuis les Egyptiens jusqu’à Carl Jung sans oublier les psychanalystes qui parfois mélangent les rêves proprement dits, les cauchemars, les visions religieuses ou non, les prémonitions et tentent de façon souvent hasardeuse de les interpréter pour en retirer une explication, en un mot les rêves ont toujours excité la curiosité et ces études de l’ATR sont prometteuses, mais on est encore loin de la technologie imaginée par Wim Wenders et les rêves continueront encore longtemps à nous fasciner …

Source : http://www.atr.jp