Billet d’humeur politique très pessimiste

 

Puisque inconsidérément l’Union Européenne applique depuis le premier août des sanctions économiques à la Russie, suivant les ordres express de la Maison-Blanche, cela risque bien d’endommager l’ensemble de l’économie de l’Union, si tant est qu’on peut encore parler d’Union. En effet, la Finlande se rebiffe déjà ! La Russie est l’un des principaux partenaires commerciaux de ce pays et envisage d’exiger des compensations du reste de l’Union. Quid des Pays Baltes ? Il y a des « russophones » dans ces petits Etats rattachés à l’Union Européenne et les échanges commerciaux avec la Russie sont également mis à mal après le diktat d’Obama. Ces russophones n’ont pas demandé de sécession comme la Crimée l’a fait démocratiquement. Quid de l’Allemagne qui risque encore plus gros avec ses implantations industrielles nombreuses et variées en Russie, notamment Volkswagen, ou encore les machines outils. En dehors de la vodka, les Russes sont de grands consommateurs de Coca-Cola ou de Pepsi, une fermeture des centres de production de ces boissons en Russie serait préjudiciable à ces sociétés … Cerise sur le gâteau, je ne parle pas du gaz mais d’un point plus préoccupant, la fermeture de l’espace aérien russe aux avions civils assurant les liaisons Europe-Asie ! On se demande bien par où les centaines d’avions qui survolent la Sibérie quotidiennement entre l’Europe et l’Asie pourront bien passer ! Au dessus de la Syrie et de l’Irak : non, merci ! Et puis la Russie peut tout aussi bien décider, et il en est sérieusement question, de clouer au sol ses fusées de ravitaillement de la station spatiale internationale. Pire encore, la Russie peut instituer des barrières douanières infranchissables à toutes sortes de denrées alimentaires allant des poulets au vin, en passant par les fromages et les McDonalds.

Reste le gaz et le pétrole dont la Russie peut brutalement interrompre les exportations au cas où la situation se détériorait. Il s’agit d’une arme à double tranchant puisqu’ils constituent l’essentiel des ressources en devises du pays. De plus les exportations entrent dans le cadre de contrats à long terme. Mais si l’Europe persistait à soutenir les mensonges réitérés de la Maison-Blanche, il se pourrait bien que l’hiver soit rude en Europe avec une flambée insensée du prix de l’énergie et une raréfaction du gaz naturel dans une grande partie de l’Union.

On peut aisément comprendre que l’Union Européenne a pris une décision hautement dommageable à sa santé économique, inconsidérément, en suivant servilement les injonctions de cet abruti de Kerry qui est l’un des pires diplomates que les USA aient jamais mis en poste. Il faut s’attendre tout simplement à une récession de l’Union Européenne bien plus sévère que celle de 2008-2009 … Préparez vos mouchoirs, ça va être très douloureux mais on l’aura bien cherché en prenant pour vérité les mensonges réitérés d’Obama !