Dans le genre « genre » il ne faut pas que ça fasse mauvais genre

Je n’ai toujours pas compris ce qu’était la théorie du genre ni ses tenants et aboutissants, je dois avouer que tenter de comprendre sa signification m’est impossible et en dernière extrémité il faut aussi avouer que ce doit être une invention de politiciens qui comme chacun sait ont une imagination fertile quand il s’agit d’occuper les esprits des citoyens pour qu’ils ne pensent surtout pas aux choses qui peuvent fâcher comme par exemple la situation économique ou le conflit ukrainien. J’ai de la peine à me situer dans le cadre de cette théorie : je suis un homme, j’ai une paire de couilles parce que je dispose d’un chromosome Y et personne ne pourra le nier, ni les politiciens ni les biologistes. La femme, la femelle de l’homme, mais oui c’est comme ça, n’a pas de chromosome Y, point à la ligne. Alors toute cette histoire de genre qui est loin d’être unique à la France me fait doucement et ironiquement rigoler et plus on se documente plus la débilité de cette théorie apparaît dans tout sa splendeur.

La pendante britannique de la miss Najat Vallaud-Belkacem qui sévit au gouvernement français pour l’égalité des droits entre femmes et hommes (voir le lien en fin de billet), une dénommée Jenny Willott, a suggéré que dans les magasins de jouets il ne fallait pas des jouets roses d’un côté et des jouets bleus de l’autre. Il fallait mélanger les jouets pour garçons avec ceux destinés aux filles, parce qu’on ne sait jamais, un garçon peut avoir envie de jouer avec une poupée et une fille avec un char d’assaut miniature muni de lance-missiles. Pourquoi les garçons n’auraient pas le droit de transporter leurs petites voitures dans des poussettes miniatures et les filles leur poupée arrimée à une voiture blindée tout-terrain à l’échelle 1/64e télécommandée.

Little girl with pink toys

C’est mal de faire de la discrimination dans les magasins de jouets. Les microscopes, les nécessaires du parfait chimiste débutant, les boites à outils doivent obligatoirement pouvoir être proposés aux petites filles par des vendeurs si possible asexués !

La miss Willott, libérale démocrate comme Najat, a décidé d’entamer une action de sensibilisation auprès des fabricants de jouets pour banaliser la notion discriminative des jouets roses pour les filles et des jouets bleus pour les garçons, il faudra dorénavant repenser les conditionnements et les couleurs, et présenter les jouets non plus par « genre » mais par catégories. Les petites poussettes et les petits caddys seront donc présentés avec les trottinettes et les petits vélos puisque tous ces jouets sont roulants. Il va falloir créer des poupées spécifiquement pour les garçons, pas la peine de se creuser la cervelle ni d’avoir l’esprit particulièrement mal tourné pour imaginer ce que ça pourra donner comme résultat … A l’instigation de la Miss Willott des réunions ont déjà été organisées entre des distributeurs de jouets et des fabricants (peut-être en Chine mais l’article du Guardian daté du 27 juin qui a inspiré ce billet ne le dit pas) et des physiciens, des chimistes et des médecins pour imaginer des jouets qui dans le futur orienteront les filles vers des carrières médicales, scientifiques et d’ingénieurs, car pour la miss Willott le fait qu’il n’y ait même pas 10 % d’ingénieurs du genre femelle en Grande-Bretagne est inadmissible. Najat doit certainement être sur le même genre de longueur d’onde …

http://www.contrepoints.org/2014/06/29/170473-et-cest-au-tour-de-najat-de-nous-pondre-une-loi-idiote

OMS: rapport sur les perturbateurs endocriniens, ça fait plutôt peur !

L’OMS vient juste de publier (19 février 2013) le dernier rapport décennal sur les perturbateurs endocriniens et il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Ces substances présentes autant dans la vie de tous les jours, que ce soit les emballages alimentaires, les jouets en plastique, les moquettes synthétiques, les peintures, les cosmétiques, les équipements électroniques et j’en passe, mais aussi dans l’alimentation, sous forme de résidus de pesticides ou d’additifs, et enfin dans certains médicaments (c’est le comble!) contribuent de manière prouvée à la baisse de fertilité des hommes, à des malformations urogénitales chez les nouveaux-nés, à l’apparition du diabète de type II et de l’obésité qui sont liés, à l’apparition de certains cancers (utérus, testicules, thyroïde, …) et pour terminer ce tour d’horizon particulièrement morbide, ces mêmes perturbateurs contribuent à l’accroissement des maladies cardiovasculaires chez les adultes et des retards mentaux chez les enfants. Il y a eu l’affaire du bis-phénol A, perturbateur endocrinien reconnu, mais l’environnement est maintenant et durablement pollué par ces molécules.

D’après ce rapport, les perturbateurs endocriniens que l’ont a reconnu comme tels ne représentent que le sommet de l’iceberg, et une recherche intense doit être décidée au niveau mondial pour identifier d’autres perturbateurs potentiels, leur origine et leurs mécanismes d’action ainsi que les synergies pouvant apparaître selon que plusieurs composés chimiques différents sont en présence. L’industrie chimique non seulement n’a procédé qu’à des études peu détaillées en ce sens mais a aussi le plus souvent tout simplement omis de réaliser de telles études qui sont coûteuses et longues. En effet, les perturbateurs endocriniens entrent dans l’environnement (rivières, étangs puis les océans) par les décharges industrielles et urbaines peu ou pas totalement contrôlées, mais aussi du lessivage des pesticides agricoles par les pluies et enfin l’incinération de déchêts. L’homme s’expose à ces produits avec la nourriture, l’eau et les poussières (microparticules) inhalées, et par contact direct avec la peau comme par exemple un savon liquide anodin ou un shampooing !

J’oubliais que ces substances artificielles variées contribuent aussi à l’apparition d’immuno-déficiences, d’asthmes et de diverses intolérances digestives ou cutanées. Vraiment un tableau peu réjouissant mais l’industrie chimique s’en moque tant qu’il y a des profits (colossaux) à réaliser et même si l’humanité toute entière s’abatardit inéluctablement. cet abâtardissement touche principalement les pays développés mais, selon le rapport, les pays en voie de développement suivent strictement le même chemin en ce qui concerne en particulier l’obésité, le diabète de type II et l’apparition de certains cancers. On estime que près de 40 % des hommes des pays dits « riches » ont un sperme appauvri et que la prévalence des fausses-couches et des malformations génito-urinaires dans ces mêmes pays riches est directement liée aux perturbateurs endocriniens omniprésents. Enfin, juste pour en rajouter une petite couche, on estime que plus d’un milliard et demi de personnes sont obèses dans le monde, principalement à cause de ces mêmes substances.

Juste ce petit tableau loin d’être exhaustif tiré de ce rapport.

Table 1.4. Examples of EDCs with low dose effects (in animals) (Vandenberg et al., 2012).

Insecticides/Fungicides Industrial/General
Chlordane Chlorothalonil Chlorpyrifos DDT Heptachlor Hexachlorobenzene Maneb

Parathion Methoxychlor Tributyltin oxide Vinclozolin

Arachlor 1221 Bisphenol A/Genistein/DES Dioxin 4-methylbenzylidene Methylparaben Nicotin Nonphenol Octyphenol Sodium Fluoride PBDEs/PCBs Perchlorate

 

Bonne douche, bon maquillage et bon appétit !

Source : http://www.who.int/ceh/publications/endocrine/en/index.html