Le financement des « ONGs » européennes et leurs répercussions économiques

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En Europe il existe des ONGs tolérées et financées par les gouvernements, c’est du moins la version officielle qui est admise par l’homme de la rue. Dans un récent billet sur ce blog j’ai mentionné ce financement largement abusif des ONGs qui sévissent en France, financement par les impôts des contribuables, et qu’il serait urgent de mettre de l’ordre dans ce système obsolète qui date de 1901. Curieusement aucun de mes lecteurs n’a laissé de commentaire à ce sujet alors qu’il me paraît d’une extrême importance pour la sécurité nationale comme vous allez le découvrir avec deux exemples. Certes le panel que représentent les lecteurs de mon blog n’est pas représentatif de l’opinion générale. Pour autant quand j’aborde le problème posé par les ONGs je dois reconnaître que ces organismes bénéficient de la sympathie de l’opinion. Or cette attitude de confiance aveugle est complètement trompeuse. Pour éclairer la gouverne de mes chers lecteurs je vais reprendre sans trop les déformer deux propos d’Alain Juillet qui a été longtemps conseiller pour l’Intelligence économique auprès de la DGSE. D’ailleurs pourquoi les déformerais-je puisque Monsieur Juillet est infiniment mieux informé que votre serviteur. Voici donc les deux exemples que j’ai choisi étant donné que je connais dans le détail ces deux domaines.

En ce qui concerne les OGMs (organismes génétiquement modifiés), les disciples de José Bové détruisaient allègrement avec l’appui de Greenpeace (ONG qui n’a de vert [green] que le nom) les plantes transgéniques en essais plein-champ. Ces véritables commandos de terroristes réduisant à néant des années de travaux de recherche académique étaient financés sans le savoir et très indirectement par tout un montage financier opaque, nous étions au début des années 1990 pour vous remémorer ces évènements, alors que la France était le leader européen de la transgenèse végétale avec l’INRA, le CNRS, Limagrain et Rhône-Poulenc et je vous laisse deviner qui les finançait : … Monsanto !

Cette gigantesque multinationale américaine voulait tuer dans l’oeuf toute velléité française d’interférer dans ses visées de domination mondiale du marché des plantes génétiquement modifiées.

Il faut avoir travaillé dans l’intelligence économique comme Alain Juillet (intelligence ici est une traduction inappropriée du mot anglo-saxon éponyme qui signifie information et par extension espionnage, cf. l’Intelligence Service anglais) pour affirmer de tels propos. Heureux écolos anti-OGMs qui ont été manipulés par Monsanto sans jamais le savoir : ils n’ont même pas compris que de l’autre côté de l’Atlantique on les prenait pour des débiles mentaux puisqu’eux-mêmes clouaient au pilori cette firme multinationale … et Monsanto et Pioneer Seeds se frottaient les mains avec naturellement l’encouragement de la Maison-Blanche car il fallait à tout prix protéger l’industrie américaine. José Bové devrait être poursuivi en justice pour avoir détruit le patrimoine intellectuel français au profit des Etats-Unis en étant un acteur « écologiste » aux ordres de Monsanto. Malheureusement il clamerait son innocence car il est trop c*n pour avoir pu imaginer un seul instant qu’il était manipulé par une multinationale américaine.

Venons-en maintenant à la technologie française du nucléaire civil, un autre domaine que je connais bien pour avoir travaillé comme consultant auprès d’EDF justement dans le domaine du nucléaire. Il s’agit d’un autre gros morceau qui a mobilisé une multitude d’ONGs dont encore une fois Greenpeace. Pour la petite histoire le premier réacteur à eau pressurisée produisant de l’électricité construit en France est le réacteur de Chooz A sous licence Westinghouse concédée à la Compagnie Franco-américaine de Constructions Atomiques plus connue ensuite sous le nom de Framatome. Il s’agissait d’un réacteur d’une puissance de 300 MW qui fut définitivement arrêtée en 1991 après 24 ans de fonctionnement et de bons et loyaux services rendus. Cette installation a été arrêtée car elle n’était plus rentable en raison de son implantation souterraine qui compliquait considérablement les interventions de maintenance. Puis avec l’appui du gouvernement français via le CEA et les excellents services de recherche et développement d’EDF la France améliora considérablement le procédé originel Westinghouse au point que le pays commença à exporter son savoir-faire en Corée (du sud) puis en République sud-africaine. Le site de Chooz comprend aujourd’hui deux réacteurs d’une puissance électrique de 1560 MW électriques chacun, les immédiats précurseurs de l’EPR avec ceux du site de Civaux dans la Vienne.

Après l’accident de la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island (illustration) le 28 mars 1979 provoqué par une erreur humaine l’industrie électro-nucléaire américaine a été mise au point mort et le savoir-faire a progressivement disparu. Comme aujourd’hui le seul pays européen, hors Russie, encore capable de construire des centrales nucléaires est la France alors les Etats-Unis ont tout fait pour fragiliser le savoir-faire industriel français dans le domaine du nucléaire civil afin de relancer l’industrie américaine dans ce domaine, ce qui reste encore hypothétique. Même le gouvernement français a cédé au scandaleux chantage exercé par les USA pour céder le département énergie d’Alstom à General Electric agrémenté de faits (non avérés) de corruption pour discréditer l’image d’Alstom entrant dans le cadre de l’extraterritorialité de la loi américaine (cf. l’affaire Pierruci).

La cession d’Alstom, pilier incontournable de l’industrie électro-nucléaire française, a été approuvée par un certain Emmanuel Macron en personne alors qu’il se trouvait au Ministère des finances français méprisant ainsi toutes les conséquences stratégiques d’une telle opération strictement financière à ses yeux. Afin que l’opinion publique française soit anesthésiée lors de cette transaction les USA n’ont jamais cessé d’épauler diverses ONGs pour discréditer l’énergie nucléaire française, en particulier Greenpeace qui bien qu’interdite de séjour aux USA (ainsi qu’en Russie et en Chine pour d’autres raisons) continue d’être financée par le lobby américain ultra-puissant des énergies fossiles.

On peut légitimement se poser la question d’une éventuelle action souterraine des lobbys américains, via des ONGs européennes et pas seulement françaises, pour la fermeture totalement stupide et sans aucune espèce de motivation économique du surrégénérateur de Creys-Malville. Quant à la fermeture tout aussi stupide de l’usine de Fessenheim elle est le résultat également de la pression d’ONGs allemandes et suisses avec à leur tête Corinne Lepage probablement manipulée, sans jamais en avoir eu conscience elle-même – au niveau de la clairvoyance elle pourrait être classé au même niveau que José Bové – par les lobbys américains qui veulent vendre leur pétrole, leur gaz et leur charbon aux Européens. Au risque de me répéter la prochaine centrale nucléaire qui verra le jour sur le sol français aura été entièrement fabriquée par la Chine à qui la France a cédé tout son savoir-faire y compris celui des turbines en sous-estimant l’immense aptitude des Chinois à admirablement tout très bien copier. Dès lors ces actions à la cow-boy des Américains ne font que favoriser les Chinois et les Russes, belle réussite ! Et la présidence de la République française s’en lave les mains. J’en ai la nausée …

Greenpeace, c’est quoi ? Une entreprise opaque et mafieuse !

Avant d’écrire ce billet je me suis entretenu en vidéo avec mon fils qui habite et travaille à Tokyo et il a une vue très critique (et je partage son avis) sur l’ensemble des mouvements écologistes, en particulier au Japon depuis la catastrophe de Fukushima-Daiichi. Pour lui tous les mouvements écologistes sont téléguidés par Greenpeace, une organisation opaque, d’origine américaine mais maintenant basée à Amsterdam (pour quelle raison?) après avoir connu des déboires financiers aux USA pour le moins obscurs. Quelques minutes plus tard, décalage horaire aidant, je continuais à faire ma revue de presse quotidienne et je suis tombé par hasard, peut-être en cliquant malencontreusement sur le Huffington Post version française, relayé par le Monde.fr, qui n’est pas ma tasse de thé (pas Le Monde, le Huffington Post). Et que lis-je ? « Greenpeace demande à Cécile Duflot l’interdiction du chauffage électrique » , je n’invente rien, c’est vrai, d’ailleurs quand je parle d’un quelconque sujet dans mon blog, je n’invente rien, je vérifie mes sources, je tente d’analyser avec un peu de recul et parfois de l’humour ce que je lis ou écoute et j’utilise le mieux possible mes connaissances d’ancien scientifique, cela va de soi. Je laisse le lien pour les incrédules :

http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/25/greenpeace-demande-interdiction-chauffage-electrique-france_n_2550345.html?utm_hp_ref=tw

Qui finance Greenpeace, personne ne le sait, et quels sont les buts ultimes de Greenpeace, et là la remarque de mon fils était sans appel. Greenpeace n’a jamais réagi aux USA contre les OGM alors qu’ils sont interdits de séjour en Europe après lelurs interventions médiatiques véhémentes. Greenpeace n’a jamais protesté contre le fracking aux USA, alors que les mouvements écologistes européens et notamment français ont obtenu l’interdiction du fracking, une monstruosité économique que beaucoup de personnalités de premier plan contestent puisque le gouvernement actuel, pour satisfaire les écolos, a interdit le fracking en France, jusqu’à nouvel ordre. Greenpeace téléguide en sous-main les écologistes locaux (dont EELV un ramassis d’incompétents arrivistes et mercantiles dont Cohn-Bendit s’est désolidarisé) pour demander la fermeture de centrales nucléaires tant en Allemagne qu’en Suisse, en Belgique qu’en France (cas de Fessenheim) ou encore en organisant toujours en sous-main des manifestations médiatisées contre le transport de matières radioactives et enfin, pour se donner une bonne image de marque qui n’est qu’un vernis grossier, Greenpeace s’intéresse aussi à la sur-pêche du thon rouge et la disparition des batraciens de l’Amazonie.

Qui est Greenpeace et qui sont tous les mouvements écologistes associés ? C’est un mouvement sectaire et terroriste au sens littéral du terme : oui, on peut dire les choses comme ça, car en effet Greenpeace sème la terreur. Mais Greenpeace n’aurait-il pas aussi comme dessein d’affaiblir l’Europe en favorisant des obstructions systématiques à tout progrès scientifique ou technique européen ? Pour atteindre ce but inavoué de destruction et de terreur Greenpeace excelle dans l’art de la désinformation si facile en faisant un copié-collé (ou un coupé-collé) de rapports scientifiques pourtant irréfutables qui deviennent des brûlots pour apeurer les foules après avoir été naturellement repris par la presse papier ou télévisée puisque Greenpeace fait partie du paysage médiatique et ne s’en prive pas. Tant qu’on ne connaîtra pas les sources de financement de cette organisation sectaire, opaque et mafieuse, on ne pourra rien affirmer. Qui est derrière Greenpeace ? La CIA, Exxon Mobile, Shell ou pourquoi pas Gasprom (cette histoire de chauffage électrique n’est-elle pas lourde de sous-entendus ?). Ou des banques d’affaire du genre Goldman-Sachs téléguidées par le gouvernement américain qui a tout intérêt à ce que l’Union européenne s’effondre et que l’Allemagne, alliée des USA, retrouve son hégémonie sur le continent européen. On peut tout imaginer, puisque curieusement Greenpeace n’a jamais protesté contre l’exploitation à ciel ouvert et à grande échelle de la lignite en Allemagne pour produire de l’électricité malgré la pollution insupportable conséquente… Bizarre, étrange et pour le moins troublant si on tente de faire des rapprochements improbables comme je l’ai fait à propos du gaz de schiste américain, le détroit d’Ormuz et les velléités territoriales de la Chine sur les îles Senkaku (voir un précédent billet de mon blog)… Que va faire Duflot qui a lourdement contribué à la décision de Hollande de fermer le CPN de Fessenheim ? Si elle fait voter une loi (encore une) pour interdire ou plutôt taxer les chauffages électriques on aura tout compris. Duflot est un sous-marin de Greenpeace, elle fait partie de cette secte mafieuse et destructrice qui mine l’Europe. Et le paysan du Larzac, Bové pour ne pas le nommer ? Serait-il devenu lucide et a-t-il enfin compris qu’il s’était engagé dans une mauvaise cause en fauchant des maïs OGM comme Lynas l’a reconnu (voir un de mes précédents billets) ? Silence radio ! C’est surréaliste et affligeant.

Note : CPN = centre de production nucléaire