Jean-Pierre Chevallier et le coronavirus : tsunami bancaire en Europe

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Depuis plusieurs semaines je cherche à comprendre pourquoi le monde politique et les médias sont devenus complètement psychotiques avec le coronavirus millésime 2019 et j’ai finalement trouvé un début d’explication en regardant un exposé de Jean-Pierre Chevallier, économiste spécialiste de la monnaie. Mes lecteurs peuvent trouver le lien ici : https://www.breizh-info.com/2020/03/16/138585/vers-un-tsunami-bancaire-en-europe/ . Voici la transcription (tant bien que mal) du passage relatif au coronavirus en fin d’exposé.

« Personnellement je suis réaliste, je regarde, j’observe la réalité. Qu’est-ce qui se passe avec le virus chinois en Chine, un pays de 1 milliard 300 millions, le virus c’est 3000 morts : c’est rien du tout ! Le nombre de Chinois qui meurent dans les accidents de la route c’est 20000 par mois, c’est un ordre de grandeur, ce qui fait 250000 par an. Donc à partir du moment où les Chinois restent chez eux et ne circulent plus il y a donc 20000 morts de moins par mois qui ne sont pas morts dans des accidents de la route et 3000 qui sont morts à cause de ce virus : on est gagnant … »

Olivier Pichon : « À qui profite le crime ? »

JP Chevallier : « Moi personnellement je pense que cette histoire de virus chinois c’est exactement la même chose que le réchauffement climatique : c’est du pipeau total, c’est quelque chose pour faire peur aux gens, ça permet par exemple en France de faire passer le 49.3. Et en fait c’est surtout aux Etats-Unis où tous les ennemis de Donald Trump veulent que la récession qui va se passer aux Etats-Unis se passe avant les élections américaines du mois de novembre. Cette récession qui devrait se produire aux Etats-Unis, (…) il y a un cycle qui se développe, obligatoirement (capture d’écran du cycle dont parle JP C ci-dessous) il y aura une récession aux Etats-Unis dans les mois qui viennent et cette récessions sera provoquée par un tsunami bancaire en Europe et donc il y aura des conséquences aux Etats-Unis. Et donc les Démocrates veulent cette récession pour contrer Donald Trump qui dit : « regardez, l’Amérique se porte très bien, il y a très peu de chômeurs, une croissance considérable, grâce à la politique que je mène » et qui défend les intérêts des Américains et de l’Amérique d’abord. »

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Conclusion personnelle que je ne partage qu’avec moi-même. Comme JP Chevallier je persiste à considérer cette grippe à coronavirus comme une « grippette » et la psychose organisée autour de cette histoire de virus est préméditée comme je le suspectais il y a déjà plusieurs semaines. JP Chevallier vient d’apporter un peu d’eau dans mon moulin et je le remercie ici.

Quand la chasse aux sorcières (les blogueurs) s’organise !

L’histoire remonte à août 2011 et vient de s’accélérer on peut dire à l’échelle planétaire puisqu’un blogueur suisse et un blogueur américain sont poursuivis par la justice française via l’AMF, l’autorité des marchés financiers, à la suite d’une plainte de la Société Générale considérant que ces blogueurs avaient véhiculé de fausses informations sur l’état de santé financier de cette banque. Ces informations avaient provoqué une chute de près de 20 % du titre de SocGen au cours de la séance du 10 août 2011. Et cette histoire refait surface maintenant avec les condamnations du blogueur Jean-Pierre Chevallier à payer une amende de 10000 euros et du blogueur américain Mike Shedlock à 8000 euros. Chevallier ou tout au moins son blog est domicilié en Suisse (chevalier.biz et http://www.jpchevallier.com/) et Shedlock aux USA (globaleconomicanalysis.blogspot.com) .

Quelle faute ont commis ces deux blogueurs dont le sérieux des analyses est reconnu ? Ils ont osé recalculer l’exposition des banques françaises à l’effet de levier c’est-à-dire le ratio entre les actifs et les capitaux propres en tenant compte de ce qu’ils appellent à juste titre les facteurs de risque que comportent certains actifs, comme par exemple détenir de la dette grecque (c’était en 2011) à partir des données disponibles au public provenant des trois principales banques françaises, Société Générale, BNP et Crédit Agricole. Chevallier avait trouvé respectivement pour ces trois banques des ratios de 50/1, 27/1 et 49/1 ! Le Crédit Agricole, sérieusement empêtré dans la crise économique grecque n’avait pas relevé le gant ni la BNP plutôt mieux « nantie » que les consoeurs. La Société Générale ne l’a pas entendu de cette oreille et a déposé une plainte contre Chevallier et Sheldock qui avait repris l’information de Chevallier en la confirmant. Après la mise en place progressive des accords de Bâle III l’effet de levier s’est réduit et aujourd’hui ceux-ci sont de 24/1 pour BNP, 23/1 pour SocGen et encore 49/1 pour Crédit Agricole si on prend en compte dans les 1600 milliards d’euros d’actif du groupe les 500 milliards de l’activité assurance et dans le cas contraire le levier n’est plus alors que de 33/1.

C’est certain que ça fait désordre quand on compare la santé de ces banques avec celle de leurs homologues américaines dont la moyenne de levier est de 17/1 et cela révèle également la grande fragilité des banques françaises soumises à une fiscalité outrageusement élevée en comparaison des autres établissements bancaires ou financiers européens ou américains. De plus les trois banques françaises totalisent une exposition de 490 milliards d’euros dans des pays européens dits à risque par ces analystes, soit 7 % de tous les actifs bancaires français ou en d’autres termes le quart du PIB de la France ! Combien ces banques détiennent de dette française et cette dette est-elle considérée comme à risque au même titre que celles de pays comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, Malte, la Slovénie ou d’autres pays de l’Union Européenne ? Mystère ! Les stress-tests n’ont pas l’air de prendre en compte les facteurs de risque et quand des blogueurs spécialisés se permettent de le faire ils sont poursuivis en justice.

C’est la chasse aux sorcières qui s’organise lentement pour museler tous ceux qui dérangent le système. En France, le délit d’opinion va devenir la règle comme en Corée du Nord. Internet va finir par être muselé alors qu’il constitue encore un espace de liberté jusque là inviolé (sauf par les services d’espionnage et en toute illégalité) et où il est encore possible d’émettre une opinion politiquement incorrecte, mais jusqu’à quand ?

L’avenir est de plus en plus sombre car ces révélations déplaisantes à propos des banques françaises cachent l’énorme iceberg de pertes et de prises de risque inconsidérées avec l’accord tacite des politiciens. Comme le dit H16, et je suis totalement en accord avec lui, ce pays est foutu !