Où Seralini fait reparler de lui ? au Japon …

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J’avais immédiatement réagi dans mon blog sur les agissements pour le moins douteux du triste Séralini qui confond l’idéologie et la science (voir le lien en fin de billet). Il récidive en ayant finalement obtenu l’approbation des autorités japonaises pour la diffusion de son film torchon, lourdement orienté, comme ses expériences frauduleuses sur le glyphosate, contre les OGM. Mais les Japonais ne se laisseront pas duper, du moins je l’espère, à l’occasion de la sortie de son pamphlet audiovisuel intitulé « Tous Cobayes ? » sur les écrans nippons. Séralini joue-t-il au Japon sur la sensibilité d’une partie de la population, exacerbée par l’accident de Fukushima, pour promouvoir son torchon sur les OGM ? Le journaliste du Japan Times qui a écrit un intéressant article sur ce non-évènement ( http://www.japantimes.co.jp/news/2013/06/30/national/the-media-needs-to-open-discussion-on-gmo-issue/#at_pco=cfd-1.0 ) insiste largement sur le fait que l’étude réalisée par Séralini est totalement faussée et ne tient pas l’analyse pour n’importe quel scientifique digne de ce nom. C’est donc avec une certaine surprise que ce film, sponsorisé par la Criigen et les 3 millions d’euros détournés à des fins idéologiques par le sieur Séralini, sort sur les écrans japonais. Je ne peux qu’exprimer ma surprise. J’en profite pour mettre mes lecteurs Japonais en garde contre cet imposteur qui aurait depuis longtemps dû être rayé des cadres de l’Université ! C’est pire que la controverse sur la mémoire de l’eau de Jacques Benveniste qui publia dans Nature un article prétendant que l’eau gardait en mémoire les ingrédients avec laquelle elle avait été en contact, comme pour justifier une autre imposture qu’est l’homéopathie. Mais dans le cas de Séralini, son action est du domaine de la politique militante, ce qui est bien plus grave sur le plan déontologique …

https://jacqueshenry.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=2000&action=edit&message=6&postpost=v2

Hollande au Japon, mais pourquoi ?

Pas un mot dans le Japan Times en ligne sur la visite de Hollande au Japon et un entrefilet dans le Asahi Shimbun (version anglaise) en ligne sur un accord entre le Japon et la France pour le développement conjoint d’armements, on ne dit pas lesquels, pour que la France se refasse une santé diplomatique après avoir vendu à la Chine un système d’automatisation d’amerrissage d’hélicoptères sur l’unique porte-avion chinois. On croit rêver. La dépêche d’agence rapportant que Hollande a proposé que le Japon soit membre permanent du Conseil de Sécurité n’a pas eu l’air de frapper les esprits puisque cette information pourtant intéressante ne figure nulle part dans ces quotidiens. Les médias français font-ils de l’intoxication ou de la désinformation, ou les deux ? Est-ce que Hollande va se prendre encore une bonne claque comme cela lui est arrivé en allant voir Poutine en Russie, on peut se le demander. En réalité la France est devenue une quantité négligeable, au moins pour les journalistes japonais, c’est certain …

115 ans et 257 jours, c’est pas mal pour un homme !!!

Le plus vieil être humain de la planète est maintenant un Japonais vivant à Kyotango (préfecture de Kyoto). Il est un peu dur d’oreille mais il lit toujours deux journaux chaque jour et regarde avec assiduité les tournois de sumo à la télévision. Ses arrière-arrière petits-enfants le trouvent toujours en pleine forme et se demandent (c’est mon interprétation personnelle) s’il ne détrônera pas Jeanne Calment pour la longévité, en tous les cas c’est le plus vieil homme (mâle) et il est déjà à coup sûr répertorié dans le Guinness Book of World Records.

On se demande pourquoi certains individus vivent plus longtemps que d’autres et peut-être que le régime alimentaire, le style de vie ou encore tout simplement, si l’on peut le dire ainsi, la vie professionnelle n’ont pas d’une façon ou d’une autre ou de manière combinée une influence sur la longévité. Jiroemon Kimura a contracté la tuberculose, certes, mais il a aussi vécu de nombreuses années paisibles comme postier et un intermède de courte durée dans les années 20 comme occupant en Corée, mais il y a très longtemps ! Depuis lors, il mange un peu de porridge, des soupes de mizo qui n’ont de nom que la soupe, ce sont des bouillons clairets de légumes indéfinissables et des préparations culinaires typiquement japonaises parfois surprenantes, j’en sais quelque chose personnellement.

Mais ceci n’explique pas cela car ce monsieur intéresse à plus d’un titre les grandes compagnies pharmaceutiques qui, à court d’inspiration, aimeraient bien trouver enfin l’élixir de jouvence pour réaliser de confortables profits car un tel produit remporterait un vif succès commercial.

Or, il se trouve que l’un des secrets de la longévité réside dans la restauration de la longueur des télomères, j’en ai parlé dans un précédent billet de mon blog que personne ne peut retrouver parce que je suis assez bordélique dans le classement de la teneur de ces billets, mais j’indiquais de mémoire que les télomères, ces petits appendices qui constituent les extrémités des chromosomes, voient leur longueur diminuer au cours du vieillissement et qu’il faudrait en quelque sorte trouver un moyen thérapeutique pour stimuler l’activité enzymatique (télomérase) qui permet de maintenir une longueur susceptible de prolonger la vie cellulaire ou en d’autres termes de permettre une plus grande longévité à l’ensemble de l’organisme. C’est un peu la raison pour laquelle le cas de Jiroemon Kimura semble intéresser les grands laboratoires pharmaceutiques. Mais la tâche sera longue car il n’y a pas que les télomères qui commandent la durée de vie. Il y a aussi le statut général corporel, en d’autres termes, pour prendre un exemple, l’indice pondéral corporel, body mass index en anglais, qui définit en une donnée arithmétique simple à partir de quand on est obèse ou en sur-poids. Or Jiroemon Kimura mange peu (comme moi!) et son organisme sécrète par voie de conséquence des quantités physiologiques et normales d’adiponectine, une hormone sur-abondante qui régule la croissance des tissus adipeux et donc comme chacun sait permet à l’organisme de s’auto-réguler dans la mesure où l’individu ne se soumet pas volontairement à des conditions nutritionnelles dégradantes pour sa silhouette et sa santé (obésité, diabète de type II, problèmes cardiovasculaires et tant d’autres pathologies que la sécurité sociale anglaise a décidé de ne plus rembourser – on ne peut pas prendre en charge la boulimie ou la malbouffe – et toutes sortes d’autres troubles squelettiques) en un mot Jiroemon Kimura a choisi tout au long de sa vie d’éviter de se goinfer comme un malade et il vit encore, à 115 ans et 257 jours, des jours heureux.

L’adiponectine pourrait être plus ou moins remplacée par la berbérine (voir le lien suivant : http://en.wikipedia.org/wiki/Berberine) mais peut-être que des laboratoires pharmaceutiques pourraient aussi produire par transgenèse de l’adiponectine et qu’on s’en administre par voie intraveineuse chaque jour une bonne dose pour être certain de vivre centenaire.

On peut parier que les organismes de protection sociale ne seraient pas tout à fait d’accord, mais ce peut être aussi un bon moyen de combattre l’obésité qui ravage les USA, l’Australie, la Grande-Bretagne et beaucoup d’autres pays occidentaux, sans blague, c’est un truc à étudier de très près !!!!

Mon billet est donc une incitation pour les laboratoires pharmaceutiques à se pencher sur ce créneau potentiellement très porteur. C’est bien la première fois que je donne des conseils aux laboratoires pharmaceutiques, ils devraient me rémunérer grassement …

Source : Japantimes.com

Kamakura, Tsuruga, radiations, tsunamis …

J’ai lu aujourd’hui dans le Japan Times que des habitants de Kamakura ont décidé d’aller s’installer à Okinawa parce qu’ils ont peur des radiations pour la santé de leur fille de six ans. D’après l’article, cette jeune femme se prénomme Joosten et son époux Maurice. Ce sont donc probablement des étrangers.
Ayant vécu sept ans à Kamakura, ces personnes semblent ignorer que le plus gros problème de Kamakura est sont exposition directe à un tsunami du genre de celui du 11 mars 2011 et qu’il y a déjà eu des tsunamis dévastateurs comme en 1495. Un temple abritant le grand bouddha fut détruit et on ne voit plus que les pierres légèrement arrondies qui soutenaient les piliers du temple. Le bouddha a résisté et est encore une attraction touristique.
Outre le risque de tsunami, on peut aussi se faire attaquer par des milans noirs sur la plage, si on n’y prend pas garde, quand on mange distraitement un sandwich.
Pour les radiations, je ne vois pas pour quelle raison il y aurait un risque particulier à Kamakura. Mais je comprend un peu la décision de cette jeune mère de famille qui travaille dans un magasin de produits bio et donne des leçons de yoga pour les femmes enceintes. Cette information situe donc cette personne comme faisant partie de la mouvance écologique qui est incapable d’une quelconque rationalisation à propos de l’énergie nucléaire, le plus souvent par ignorance.

Dans le même numéro du Japan Times, le Maire de Tsuruga (préfecture de Fukui) a envoyé un courrier au premier ministre pour obtenir l’autorisation de faire redémarrer les deux réacteurs, considérant, en accord avec la population, que la fermeture définitive de ces derniers serait gravement préjudiciable à l’emploi local, la ville de Tsuruga étant « nucléarisée » depuis plus de cinquante ans avec diverses installations appartenant à la Japan Atomic Power Company qui gère entre autres installations le surrégénérateur japonais qui a connu de nombreux déboires depuis sa construction.
Assisterions-nous à un infléchissement de l’opinion au sujet du nucléaire ?