Black-out total en France et en Grande-Bretagne sur les évènements survenus en Syrie le 17 septembre 2018

Tout ce que les organes de presse main-stream de ces deux pays, radio, télévision et presse papier, ont indiqué est que l’avion de reconnaissance de l’armée russe Iliouchine Il-20 a été abattu par la défense anti-aérienne syrienne, et par erreur … D’autres informations n’ont pas filtré car elles pourraient embarrasser les gouvernement français, anglais et israéliens. Le monde a frôlé l’embrasement généralisé ce 17 septembre, une situation particulièrement critique dont la France, ancienne puissance coloniale (comme la Grande-Bretagne) en Syrie a largement contribué à aggraver. Cet évènement relaté en détail par le journaliste d’investigation résidant à Damas Thierry Meyssan sur son site montre clairement que l’occupant du Palais de l’Elysée à Paris, par ailleurs chef des armées, a perdu la raison et ne comprend strictement rien à la politique internationale. Je n’aimerais pas être à la place de son ministre des affaires étrangères.

J’invite mes lecteurs à se reporter à l’article de ce journaliste – dix minutes de lecture soigneuse car on apprend beaucoup de l’histoire passée qui explique le présent – dont voici le lien : http://www.voltairenet.org/article203057.html pour se faire une idée de l’inconséquence dommageable du Président de la République Française tant pour la France que pour l’Europe en général.

Meyssan livre une analyse très pertinente des conséquences de cette intervention franco-britannico-israëlienne qui rappelle à de nombreux égards celle conduite contre Nasser en 1956 par exactement la même coalition. Il est tout à fait significatif que les Américains ont refusé de participer à cette opération et Meyssan énumère avec une clarté digne d’un journaliste de classe internationale les effets à moyen terme sur la redistribution des cartes dans la région qui paraît inévitable et qui laissera l’Europe comme un lamentable laissé-pour-compte qui devra survivre dans un monde dans lequel les puissances dominantes seront la Chine, alliée à la Russie avec tous les autres pays de l’Asie (peut-être bien aussi le Japon, premier partenaire commercial de la Chine) et d’un autre côté le monde anglo-saxon, USA, Grande-Bretagne post-brexit, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, les 5 grandes oreilles qui contrôlent l’ensemble des trafics de l’information dans le monde. Les USA se rebiffent déjà avec la guerre commerciale initiée par le Président Trump et c’est tout à fait significatif de la réaction ressemblant à celle d’un animal blessé qui ne trouve plus quel moyen trouver pour sa survie. Les USA sont donc devenus dangereux mais Trump a probablement pris conscience des limites des possibilités financières et logistiques de ses capacités d’interventions militaires à l’étranger. Et il s’agit ici d’un véritable espoir pour la survie de l’humanité. Bonne lecture dominicale.

Voici le Vrai Régime Nazi Ukrainien mis en place par les USA

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Ce texte est la traduction d’un article du journaliste d’investigation Eric Zuesse paru sur le site The Strategic Culture Foundation. Les addenda entre parenthèses et en caractère italiques sont de mon cru pour une meilleure compréhension des propos de ce texte. Bonne lecture !

L’importance de l’illustration ci-dessus est virtuellement impubliable dans un quelconque média aux USA (et en Europe) parce que ces médias ont pour mission de tromper l’opinion en ce qui concerne les réalités internationales les plus préoccupantes – comme par exemple le fait que les USA ont installé un régime nazi en Ukraine dirigé contre la Russie – et que maintenant les USA mentent en accusant la Russie de faire ce qu’elle a le devoir faire pour se protéger de ce régime nazi qui se trouve à sa porte. Cette photo compte parmi les nombreuses autres qui ont été publiées dans l’excellent article d’Asa Winstanley le 4 Juillet 2018 sur l’ « Electronic Intifada ». Le titre de son article était  » Israël arme les néo-nazis ukrainiens » et il montrait comment Israël soutient le gouvernement raciste-fasciste (ou idéologiquement nazi) de l’Ukraine actuelle (lien en fin de billet). Ce sont des nazis non pas animés d’antisémitisme (comme ce fut le cas du régime nazi hitlérien) mais de russophobie, la vraie raison pour laquelle les USA ont mis en place ce régime.

Israël participe à cette coalition créée par les USA quand ils ont mis en place ce régime à Kiev, manoeuvre décidée par Obama dès 2011, organisée le 1er mars 2013 et finalisée en février 2014 avec le soutien total du Département d’Etat américain et de la CIA en organisant des manifestations massives anti-corruption Place Maiden à Kiev qui furent émaillées de tirs de snipers sans discernements, snipers financés par les USA – bien que ce dernier point n’ait jamais été mentionné par les médias américains (ni européens) – ni comment ils furent recrutés ni comment ils furent financés et ni de qui ils reçurent les ordres de tirer.

Comment maintenant croire les médias (tant US qu’européens) qui cachent toujours de telles réalités avérées au public ? Les sanctions américaines contre la Russie et les exercices de l’OTAN équipée de blindés et de missiles américains le long de la frontière russe sont uniquement basés sur des mensonges qui vont être explicités ci-après.

Pour les médias américains (et européens) le renversement et le remplacement du régime ukrainien démocratiquement élu fut « la révolution de Maiden » ou encore « la révolution ukrainienne de 2014 » mais jamais le « coup d’état organisé par Obama ». Ces médias mentent à l’évidence et jamais plus on ne pourra les croire. C’est ainsi que pour George Friedman, le fondateur et propriétaire de la « private CIA » appelée Stratfor (des mercenaires privés payés par le Pentagone et la CIA qui sévissent en particulier en Afghanistan), Maiden fut le coup d’état le plus flagrant de l’histoire mais seulement quand il tient ses propos à des médias russes car il nie avoir tenu de tels propos quand il est questionné par des médias américains. Les mensonges deviennent ainsi une obligation sémantique pour ces médias.

Le personnage qui se trouve au centre de la photo est Andrei Biletsky ou Beletsky dont le bataillon (qu’il a fondé) est directement financé par les contribuables américains, c’est-à-dire par le gouvernement américain. Il a publiquement déclaré que l’idéologie de ce bataillon et sa propre idéologie est le socialisme, pour lui une négation de la démocratie, le racisme qui l’anime étant dirigé contre les Sémites et les sous-humains qu’ils utilisent et finalement une affirmation de l’impérialisme devant aboutir à la création d’un Troisième Empire ukrainien, un troisième Reich ukrainien, et voici quelques traits de son idéologie directement inspirée d’Hitler mais avec le mot « German » remplacé par le mot « Ukrainian ».

Le Nationalisme Social Ukrainien. Le symbole de son bataillon qui figure sur la photo est le signe inversé du Wolfsangel nazi. L’idée maîtresse du nationalisme social mystique ukrainien est qu’il n’est pas constitué d’individus séparés et mécaniquement unis en entité appelée « ukrainienne » avec un passeport ukrainien mais plutôt un organisme biologique national qui constituera un peuple nouveau, un peuple hautement développé physiquement, intellectuellement et spirituellement. Et il attirera les autres individus pour renforcer la nation. Le nationalisme social se distingue clairement des autres mouvements politiques d’extrême droite car il se base sur un triade fondamentale : le socialisme, le racisme et l’impérialisme.

Socialisme. « Nous combattons pour créer une communauté nationale harmonieuse. Dans son principe le socialisme nie totalement la démocratie et le libéralisme qui engendrent une nation grise « rozbytthya » de second ordre avec des personnalités constituées en « ochlocratie ». Au contraire nous prônons l’idée d’une solidarité nationale, d’une hiérarchie naturelle et d’une discipline, les bases de notre nouvelle société. Inutile de considérer un foule de démocrates qui sont incapables de donner un sens à leur propre destinée et encore moins à l’Etat mais une sélection naturelle des élites de la Nation, de vrais leaders ukrainiens nés en Ukraine ».

Racisme. « Notre nationalisme n’est rien qu’un château de sable s’il n’est pas fondé sur la pureté du sang. Si la spiritualité, la culture et la langue ukrainiennes sont uniques c’est parce que notre nature raciale est unique. Si l’Ukraine doit devenir un paradis sur la Terre c’est parce que notre race le veut. Par conséquent nous devons gérer notre nation en commençant par une épuration raciale. La mission historique de notre nation, un moment décisif de ce siècle, est de mener les peuples blancs du monde vers la croisade finale pour leur survie. Nous devons diriger cette croisade contre les sémites et les sous-humains qu’ils utilisent ».

Impérialisme. « Nous allons changer les appellations « Ukraine indépendante », Ukraine Unie » et Ukrainiens » par une nation impériale qui a une longue histoire. Le devoir de la présente génération est de créer un Troisième Empire, troisième reich ukrainien, une Grande Ukraine. Tous les organismes dans la nature veulent s’étendre, se reproduire et croître en nombre. Cette loi est universelle. La supprimer signifie l’extinction, la mort. La diminution de la croissance de la population signifie la mort biologique de cette nation, l’extinction de son expansion politique et le déclin de l’Etat. Si nous devenons forts, nous prendrons ce qui nous revient de droit et plus encore, nous construirons un empire super-puissant, la Grande Ukraine ».

« Le Nationalisme Social a pour but de protéger toutes les vieilles valeurs aryennes ukrainiennes oubliées dans notre société moderne. Seule leur préservation et leur amélioration par des groupes de combattants fanatiques peut aboutir à la victoire finale de la civilisation européenne dans le combat mondial. Cette prise de position est réaliste et il ne peut en être autrement. Gloire à l’Ukraine ! ». Signé Andrei Beletsky.

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Le régime mis en place et imposé par les USA en Ukraine a déjà perpétré des massacres de masse à l’encontre des Ukrainiens russophones (à l’est de l’Ukraine, majoritairement russophone) et il (Beletsky) insiste sur le fait qu’il faudra finalement tous les tuer. Tout ça est financé par les contribuables tant des USA que d’Israël mais aussi des Pays-Bas, de la Pologne et d’autres alliés des Etats-Unis qui ont contribué à la formation des Bataillons Azov de Beletsky et qui financent aussi le gouvernement de Kiev qu’Obama a installé en 2014. La photo ci-dessus montre l’enseignement de la manipulation du lance-roquettes dans une école où figure sur un mur le portrait d’Hitler. Barack Obama était un libéral mais il était aussi en secret un raciste fasciste russophobe et ce gouvernement ukrainien n’existerait pas aujourd’hui si le gouvernement précédent, démocratiquement élu, non raciste et non fasciste (russophile) n’avait pas été remplacé sur décision d’Obama.

Tant que le parti démocrate américain continuera à soutenir cette décision d’Obama et le gouvernement nazi de Kiev le parti républicain US continuera à être en mesure d’être qualifié lui-même de nazisme, bipartisan – parce qu’il l’est – mais l’unité bipartisane sur une telle situation ne signifie pas du tout qu’elle est politiquement correcte et même pas qu’elle n’est pas tout aussi bien raciste et fasciste, en un mot nazie. C’est pour cette raison que les médias continuent à apporter leur soutien au régime ukrainien au lieu d’en dénoncer les excès : ces médias continuent à mentir.

Les « News » américaines ne cessent de clamer que si Trump condamnait le régime ukrainien actuel il agirait contre les intérêts des USA, il serait donc anti-américain, il ne serait même plus « un » Américain. À de très rares exceptions près les médias américains (et européens) soutiennent le régime de Kiev mis en place par les USA. Le quotiden « The Hill » fut en son temps et pour une fois courageux en imprimant un article exceptionnel intitulé « The Reality of néo-Nazis in Ukraine is far from Kremlin Propaganda » ( lien : thehill.com/opinion/international/359609-the-reality-of-neo-nazis-in-the-ukraine-is-far-from-kremlin-propaganda ) dans lequel il démontre à quel point le système bipartisan américain soutient le régime ukrainien nazi mis en place par Obama, c’est sinistre mais c’est la réalité qui reste cachée par les médias américains (et européens).

Il est donc facile de comprendre pourquoi ce couard de Trump continue à soutenir une telle politique plutôt que de la condamner et c’est aussi pourquoi il est clair qu’il ne veut pas condamner la politique de son prédécesseur qui a « volé » l’Ukraine et ainsi qu’il continue à accuser la Russie d’avoir « volé » la Crimée. Si Trump voulait vraiment dénoncer les mensonges de la presse américaine, alors il faudrait qu’il dénonce d’abord les manigances d’Obama (Prix Nobel de la Paix, je le rappelle à mes lecteurs) dans un discours majeur à la nation américaine illustrée par des documents vidéos montrant l’évidence actuelle de l’Ukraine qui choquerait le pays entier et ouvrirait un réel débat national, débat dont l’aristocratie américaine (entendez le complexe militaro-industriel, le « Deep State ») ne veut pas entendre parler.

Avec de tels médias comment une démocratie peut-elle encore survivre aux Etats-Unis ? Ce pays pourra-t-il éviter une troisième guerre mondiale ? La situation est fondamentalement identique à celle de la tentative de prise de contrôle de la Syrie mais les mensonges de la presse ont été plus aisément démontrés qu’au sujet de l’Ukraine. Le gouvernement américain actuel n’est pas représentatif de son peuple, c’est une réalité. Nous sommes arrivés dans une version non fictive mais historique du roman de George Orwell 1984 et ça se passe sous nos yeux, maintenant …

Article d’Eric Zuesse paru sur le site strategic-culture.org sous le titre : « This the Real, Americanized, Nazi-Dominated Ukraine » le 7 août 2018, illustration strategic-culture.org

Autre lien : https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876 dont je conseille vivement à mes fidèles lecteurs de recommander autour d’eux.

Brève : le jour le plus long

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C’est ce soir 8 mai 2018 à 18h GMT que Trump annoncera s’il dénonce l’accord international sur le nucléaire iranien. Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères anglais a déclaré que ce serait une erreur mais, comme Madame Merkel et Macron l’ont précisé il serait opportun de réviser quelques points de détail de ce traité qui demanda pourtant plus de six ans de négociations. Il est vrai que Macron ne veut pas se fâcher avec son homologue allemande et joue sur le velours. Quant aux Israéliens, les premiers concernés dans cette histoire bien que possédant eux-même un arsenal nucléaire, ils ont monté une sale affaire consistant à ternir l’image des négociateurs américains Rhodes et Kahl avec l’appui ouvert de Netanyahu. Les chancelleries ont eu vent de cette sombre histoire orchestrée par une firme d’espionnage israélienne privée à la demande de Trump.

Si le Président américain dénonce ce traité un risque d’embrasement régional et peut-être mondial deviendra alors bien réel.

Source : The Observer de ce jour

L’outrecuidance israélienne : « Made in France »

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Nul n’ignore qu’Israël possède l’arme atomique : les estimations des analystes considèrent qu’Israël est en possession d’un arsenal nucléaire d’environ 200 bombes d’une puissance équivalente à 10 fois celle d’Hiroshima. C’est un secret de polichinelle que seul le Premier Ministre israélien semble ignorer, lui dont le pays n’a jamais ratifié l’accord international de non-prolifération des armes nucléaires ni jamais admis un quelconque contrôle par l’IAEA de ses activités « radioactives ».

Israël est le seul pays au monde à s’être doté de ce type d’armement avec des financements entièrement privés. C’est non pas le lobby sioniste américain qui l’a financé mais le lobby évangéliste de ce pays qui est encore plus « sioniste » que la communauté juive des USA. Ce sont des donations parfois considérables qui ont permis à l’Israël de Ben Gourion et de Golda Meir d’acquérir les matériels et l’ensemble des technologies nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires auprès, devinez de qui ? De la France, avec un petit coup de pouce financier de la part de Washington, pressé par le lobby juif et le lobby évangéliste américains.

L’histoire est complexe mais elle est remarquablement exposée par Philippe Simonnot, économiste et historien, ceci il y a quelques jours sur le plateau de TVLibertés (lien en fin de billet et dont je me suis largement inspiré). Selon les Évangélistes lorsque tous les Juifs seront rassemblés en Israël le retour du Messie sera alors possible. C’est la raison pour laquelle les Évangélistes voulaient la création d’un Etat d’Israël fort et le doter de l’arme nucléaire faisait partie de ce programme sioniste, sioniste non pas d’un point de vue politique mais surtout d’un point de vue conceptuel strictement religieux. On pourrait plutôt dire ici non pas sionisme mais messianisme. Pourvoir Israël d’un armement nucléaire ne devait pas aux yeux de Guy Mollet (« Souper de Sèvres » en 1956 avec Ben Gourion) être gratuit et c’est ainsi que les Évangélistes américains purent réunir des sommes colossales pour armer Israël. Quand De Gaulle arriva en 1958 au pouvoir en France il voulut mettre un terme à cet accord inique, lui qui considéra que la France n’avait pas sa place dans l’OTAN. Il fut soumis à la pression non seulement de la communauté juive de France mais également de Washington et des Anglais qui voyaient d’un mauvais oeil que ce pays tout nouveau ne puisse pas faire face à des agressions de la part des pays arabes et ceci d’autant plus que l’Empire britannique avait toujours un besoin incontournable du canal de Suez et du pétrole de la région.

Paradoxalement la France, fille de pute (comme pourrait la qualifier Duterte) même sous De Gaulle (il faut appeler un chien un chien), fit appel aux capitaux iraniens du Shah pour l’extension et la modernisation de l’usine d’enrichissement d’uranium de Tricastin Eurodif pour entre autres objectifs alimenter Israël en uranium-235 de qualité militaire. Il faut rappeler ici que le Shah, tyran d’opérette sanguinaire, fut mis en place à Teheran par la CIA et c’est probablement avec l’appui de Washington qu’Eurodif fut en partie financé par l’Iran alors que, et là on ne peut que constater le double-jeu français totalement abject, la France hébergeait l’opposant emblématique iranien au Shah en la personne de l’imam Khomeiny.

Qu’on ne s’étonne donc pas des errements actuels de la politique étrangère de la France : rien n’a changé, la France est toujours une fille de pute ! Guy Mollet dota Israël de l’arme nucléaire, et que va faire Macron en ce qui concerne l’Iran et la Syrie ? Va-t-il perpétrer la politique de faux-culs de ses prédécesseurs ou se rendre à la réalité des faits ? Avec l’éclairage de Philippe Simonnot on comprend beaucoup mieux l’attitude incompréhensible de Macron quand il a décidé de participer aux bombardements en Syrie et qui ne dit pas le moindre mot quand Israël bombarde des positions militaires en Syrie ou comme ce pays l’a fait par le passé les installations atomiques de recherche civile irakiennes d’Osirak, en grande partie financées par la France, ou celles de Syrie il y a quelques années. Israël, puissance « atomique » avec l’étroite collaboration de la France, ne peut en aucune façon tolérer l’émergence d’une nation voisine détentrice de l’arme ultime de dissuasion ni d’une quelconque tentative de création du moindre institut de recherche sur des application civiles ou médicales de l’atome. Ses ennemis désignés dans la région sont le Hesbollah libanais, l’Iran et la Syrie, et Israël entend bien rester le pays à respecter quitte à s’allier pour sa bonne cause à l’Arabie Saoudite. La France, fille de pute notoire en matière de politique étrangère depuis le discours mémorable à l’ONU de Dominique de Villepin qui eut au moins les couilles de se prononcer contre une intervention en Irak, intervention qui arrangeait beaucoup Israël, se félicite de cette situation et abonde dans le sens d’une remise en question du traité, disons de non prolifération, arraché de haute lutte en ce qui concerne l’Iran.

Force est donc de constater que les agissements actuels à l’encontre de l’Iran sont téléguidés par Israël avec l’encouragement tant de la France que de la Grande-Bretagne et de concert avec la Maison-Blanche, car l’ennemi à discréditer au final, l’allié de l’Iran avec à ses côtés la Turquie est un gros morceau, il s’agit de la Russie ! Il faut enfin pour conclure cette prose que d’aucuns considéreront qu’elle est purement inspirée par un anti-américanisme primaire de ma part, de complotisme dénué de sens, voire d’un antisémitisme radical que jamais Israël n’a respecté une quelconque résolution de l’ONU depuis sa création officielle. Israël abat des innocents n’importe où et dans n’importe quelles circonstances, bombarde la Syrie quand celà lui convient, annexe des territoires impunément, détruit inlassablement l’identité palestinienne mais tout le monde entier en convient avec une condescendance vraiment affligeante en ce qui concerne en particulier la France. Comme le dit si justement H16 en parlant de la France ce pays est complêtement foutu dans tous les sens du terme.

Source : Philippe Simonnot sur TVLibertés, https://youtu.be/RvF8jtXBias

Hacking du processus électoral américain : pourquoi pas Israël ?

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À huit jours de l’investiture de Donald Trump la polémique relative aux interférences téléguidées par le Kremlin pour faire chuter Hillary Clinton a pris une ampleur pirandelienne sinon kafkaïenne ce mercredi 11 janvier à la suite de la fuite par BuzzFeed du rapport de 35 pages rédigé par un officier des services secrets britanniques qui bouscule profondément la probité des journalistes des médias nord-américains et européens. Le New-York Times a crié « au viol » telle une vierge éplorée … Ce que ce rapport dénonce en réalité est l’utilisation systématique de fausses nouvelles par la presse et les chaines de télévision. Cette déviance est le résultat d’une manipulation par les services secrets qui n’existent que pour faciliter l’agenda géopolitique américain consistant à créer de toute pièce un ennemi justifiant les exactions constantes des USA dans le monde entier, nommément la Russie et son Président assimilé au diable, Vladimir Poutine.

Des analystes discrets et universellement reconnus dans le monde entier pour leur professionnalisme comme Mish Shedlock ou Tyler Durden ont émis l’hypothèse non plus d’une interférence de Moscou dans le déroulement de la campagne électorale américaine mais d’Israël ! Il s’agit d’un gros pavé jeté dans le marigot de Washington mais à la réflexion pas tant que ça. Quand, comme l’a fait Mish, on examine les faits passés cette affirmation revêt un caractère de vraisemblance surprenant. Dès 2009 Hillary Clinton, en charge de la politique extérieure américaine, appela au gel des colonisations israéliennes en cis-Jordanie, ce qui agaça au plus haut point le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu. Pire, cette même Hillary Clinton favorisa l’aboutissement de l’accord relatif à la filière nucléaire iranienne. Les relations entre Obama et Netanyahu entrèrent alors dans une ère glaciaire. La situation empira avec les fuites des Emails privés d’Hillary Clinton relatifs à Israël au début du mois d’août 2016 qui citaient « La Palestine » comme état à part entière …

L’animosité d’Israël à l’encontre d’Hillary Clinton ne date pas de 2016 mais de ses premières actions dès 2009 lorsqu’elle fut choisie par Obama comme Secrétaire d’Etat. Elle n’eut de cesse de provoquer ouvertement Israël en rendant visite par exemple à la veuve de Yasser Arafat et en réclamant le gel des colonies israéliennes en cis-Jordanie. À ce sujet il est opportun de rappeler qu’Obama a finalement approuvé la récente décision du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant au gel total des colonies en cis-Jordanie en n’y opposant pas son veto, ce qu’il avait pourtant coutume de faire par le passé pour ménager son principal allié dans la région (après l’Arabie Saoudite) et également ménager l’importante communauté juive nord-américaine.

Un autre détail relevé par Mish est l’activité immobilière du gendre de Donald Trump, Jared kushner, l’époux d’Ivanka Trump, qui a financé, certes modestement, de nouvelles implantations israéliennes en cis-Jordanie. Pourquoi Benjamin Netanyahu a-t-il été soudainement accusé de corruption ? D’où provenaient les informations ? Autant de questions qui sentent la fange écoeurante dans laquelle baigne Washington. Comme par une coïncidence opportune un écho inattendu est venu du Sydney Morning Herald (lien) dans l’article de Tom Switzer qui se demande quel est l’intérêt d’Obama et de son administration de diaboliser la Russie alors qu’elle possède le deuxième plus important arsenal nucléaire dans le monde.

Mish en profite enfin pour relater les interférences américaines dans les processus électoraux : par 81 fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale face à 36 fois pour la Russie alors URSS pour l’essentiel (lien, Los Angeles Times) ! Le sénateur McCain a qualifié les agissements hypothétiques du Kremlin dans le processus électoral américain d’acte de guerre, lui qui a organisé avec Hillary et la CIA les évènements de Maiden en Ukraine après la Libye et s’est recouvert les mains de sang … Ça laisse tout simplement rêveur.

Il faut par tous les moyens alimenter l’industrie militaire américaine comme le Département d’Etat l’a fait en 2016, juste pour information (source Mish Shedlock, voir le lien) :

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Et désigner la Russie comme coupable de hacking est une occasion rêvée pour faire fonctionner à plein régime les usines produisant des bombes, des fusées et des drones. Quid d’Israël dont le Premier Ministre tient en profonde détestation tant Obama qu’Hillary Clinton ?

Source : https://mishtalk.com/2017/01/09/israel-not-russia-to-blame-for-hillarys-election-loss/

Lire aussi : http://www.smh.com.au/comment/russia-isnt-the-bad-guy-youve-been-lead-to-believe-it-is-20170106-gtmzvc.html et http://www.latimes.com/nation/la-na-us-intervention-foreign-elections-20161213-story.html

Quand Nixon vendit l’âme des Américains au clan Saoud

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En vertu de la loi sur la liberté de l’information (Freedom-of-Information-Act) Bloomberg a obtenu l’accès à des documents mettant en lumière la dépendance financière des USA vis-à-vis de l’Arabie Saoudite et ça fait froid dans le dos. Remontons un peu dans le temps …

En 1967, la Guerre des 6 jours permit à Israël d’annexer les hauteurs du Golan et le Sinaï ayant mis en déroute les armées égyptienne et syrienne. L’abcès des réfugiés palestiniens venait d’être créé. Les pays arabes préparèrent une revanche qui se concrétisa par la guerre du Yom Kippour qui dura officiellement du 6 au 25 octobre 1973. L’Egypte récupérera le Sinaï mais la majeure partie du Golan restera sous l’occupation des forces israéliennes. Ce qui passa totalement inaperçu après l’embargo pétrolier décidé et organisé par l’Arabie Saoudite et les autres pays arabes membres de l’OPEP dès le 8 octobre 1973 qui eut pour résultat une pénurie généralisée d’essence et un quadruplement du prix du pétrole fut l’accord secret signé entre Richard Nixon et le Roi Fayçal d’Arabie. Nixon avait déjà provoqué la désolidarisation du dollar par rapport à l’or car les finances américaines étaient catastrophiques, il n’eut pas d’autre choix que d’imposer une sorte de diktat à l’Arabie Saoudite en l’obligeant à recycler les pétrodollars dans l’économie américaine sous forme de bons du trésor plutôt que d’utiliser tant le pétrole que les pétrodollars comme armes de dissuasion. Fayçal, qui était un homme méfiant, exigea de Nixon le plus absolu secret au cours des tractations qui aboutirent à cet accord tacite entre les USA et l’Arabie Saoudite qui est resté ignoré du public et a fortiori des médias pendant plus de 40 ans.

L’inconnue, puisque de savants montages ont permis tout au long des années passées de dissimuler l’afflux de pétrodollars sur le sol américain, est le montant exact de dette américaine que détient l’Arabie Saoudite.

Les bons du trésor américain spécifiquement détenus par l’Arabie Saoudite sont masqués par un ingénieux système qui ne ventile pas en détail la part de dette détenue par les pays arabes exportateurs de pétrole. Pour l’Arabie Saoudite seule il est question de 120 milliards de dollars mais quand il y a quelques jours le Congrès américain a approuvé une loi autorisant les tribunaux américains à poursuivre en justice l’Arabie Saoudite considérée comme possible coupable d’avoir organisé les attentats du 11 septembre, la situation s’est brusquement tendue entre les USA et ce pays. Immédiatement le gouvernement saoudien a menacé les USA de leur rembourser 750 milliards de dollars de bons du trésor ! On est donc loin de cette estimation officielle :

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La chute des cours du pétrole a exacerbé la nervosité des Saoudiens qui se trouvent confrontés à une crise intérieure sans précédent malgré l’injection de 111 milliards de dollars dans les finances du Royaume et c’est la raison pour laquelle la famille royale tente vendre une partie de Saudi Aramco (voir un précédent billet à propos d’Aramco sur ce blog). L’idée de Nixon de faire en sorte que les pétrodollars soient recyclés sur le sol américain a donc créé une interdépendance malsaine entre deux pays qui n’ont aucune affinité culturelle et la situation pourrait exploser brutalement si se surajoutaient maintenant des troubles sociaux graves. Dans un pays où tout ou presque est gratuit, instaurer quelques petites taxes pour aider à boucler un budget chancelant risque de mettre le feu aux barils de poudre. C’est alors que le Royaume pourrait bien réclamer le remboursement d’une partie substantielle des bons du trésor américain qu’il détient avec comme grave conséquence une déstabilisation du système financier mondial.

J’ajouterai que c’est peut-être pour cette raison que les Chinois ont décidé d’acheter du pétrole à la Russie contre des renminbi (CN¥) qui seront peut-être eux aussi recyclés sur le sol chinois sous forme de bons du trésor …

Source et illustrations : Bloomberg

Billet d’humeur politique : accords nucléaires avec l’Iran

Finalement cet accord sur le nucléaire iranien est le reflet de trois tendances. D’abord la nécessité pour la communauté internationale d’accepter la collaboration de l’Iran pour combattre l’Etat Islamique. Téhéran avait déjà déclaré sont intention de combattre ces barbares majoritairement sunnites qui menacent l’Iran chiite. La position en ce qui concerne le Yémen et l’Arabie Saoudite va donc être revue, ce dernier pays étant le principal pourvoyeur de fonds de l’EI et les « rebelles » yéménites sont de leur côté financés par l’Iran. Serait-ce un premier pas dans l’évolution de la politique américaine ?

Si tel est le cas le deuxième point ayant conduit à l’accord est naturellement le business et ce point n’a jamais été absent des pensées des négociateurs car l’Iran est un pays développé aux ressources humaines et minérales immenses et tant les Européens que les Américains ont pris en considération ce dernier point. Il faut ajouter que le retour (officiel) de l’Iran sur le marché pétrolier va accentuer la chute du prix du baril ce qui ne sera pas du tout une mauvaise nouvelle pour les économies moroses de l’Europe, mais c’est une autre histoire …

Le troisième point est une mise à l’écart d’Israël de la scène politique. Même si les dirigeants politiques iraniens ont proféré des menaces à l’encontre d’Israël, le Premier Ministre iranien actuel est plutôt modéré et le fait que personne n’ignore qu’Israël dispose d’un armement nucléaire – entre parenthèses grâce à une collaboration technologique étroite avec la France – n’a pas non plus échappé aux négociateurs. Personne n’ignore qu’Israël dispose d’au moins une centaine de bombes et de vecteurs capables d’atteindre Téhéran, mais les Américains ne les laisseront pas se livrer à leurs délires agressifs surtout que l’Iran est maintenant en passe de devenir un partenaire commercial important dans la région et également un partenaire stratégique pour combattre l’Etat Islamique.

Au final cet accord va redistribuer les cartes dans tout le Moyen-Orient. De facto l’Arabie Saoudite va être mise aussi à l’écart, Assad en Syrie et le Hesbolla au Liban vont coopérer avec les nations ennemies de l’EI c’est-à-dire le bloc occidental et la Russie, alliée de la Syrie et de l’Iran. Peut-être bien que sans s’en douter, ergotant pour quelques kilos d’uranium 235 hautement enrichi pour produire du technétium, les négociateurs ont dénoué le gigantesque embrouillamini moyen-oriental en accueillant l’Iran à leurs côtés. Les aboiements de Netanyaou n’y feront rien : business d’abord, alliance contre l’EI ensuite et finalement marginalisation d’Israël et reconsidération de la position internationale vis-à-vis de l’Arabie Saoudite et aussi (et surtout) de la Russie. Peut-être qu’Obama, qui ne peut pas voir en peinture le Premier Ministre israélien, sera décoré d’une deuxième prix Nobel de la paix. Mais au fait pourquoi a-t-il déjà été nobélisé ? Et aussi pourquoi l’Allemagne s’est-elle immiscée dans ces négociations puisqu’elle n’est pas (officiellement) une « puissance nucléaire » ?