De la peau de morue pour les brûlures !

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La société Kerecis, sise dans l’un des villages les plus septentrionaux de l’Islande, le cercle polaire arctique se trouve en effet à moins de 50 kilomètres plus au nord, développe une peau de remplacement pour les blessures qui ne cicatrisent que très difficilement. Cette peau n’est pas artificielle mais provient des morues, le petit port d’Isafjordur (illustration Mish Shedlock) où s’est installé cette société est en effet un port de pêche important dans cette presqu’île inaccessible depuis le reste de l’Islande une grande partie de l’année en raison des chutes de neige qui bloquent les routes allant vers Reykjavik, j’en ai fait l’expérience en une fin de mois de juin il y a maintenant bien des années.

Le Docteur Baldur Baldursson, directeur médical de Kerecis a dirigé des essais cliniques en grande partie financés par l’administration américaine des vétérans (VA) qui ont montré que la peau de morue préparée selon le procédé développé intra muros permettait aux fibroblastes cutanés de coloniser cette structure riche en acides gras omega-3. Les cellules prolifèrent dans la peau du poisson et la cicatrisation est accélérée sans qu’il y ait de risque précoce de rejet. Que l’on se rassure l’épiderme poissoneux finit par être tout de même rejeté quand la cicatrisation est terminée, il n’y a donc pas de risques de peau recouverte d’écailles …

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Ces essais cliniques réalisés au sein des hôpitaux des anciens combattants de l’armée américaine (VA hospitals) sur plus de 160 patients ont été concluants : la peau cicatrise beaucoup plus rapidement qu’avec le substitut souvent utilisé et préparé à partir d’intestin de porc (Oasis Wound Matrix) ou encore avec de la peau humaine prélevée sur des cadavres et préparée par coupures dans une petite machine spéciale pour former une sorte de canevas extensible. La peau de morue peut être également conditionnée de la même manière. Le prochain essai clinique va concerner des patients souffrant de brûlures profondes car la présence d’omega-3 atténue la gravité des processus inflammatoires au niveau des blessures et des brûlures, l’inflammation étant un des principaux facteurs retardant la cicatrisation. On ne peut que souhaiter « bonne pêche » à cette petite société implantée dans une petite ville isolée du reste de l’Islande …

Source : Bloomberg. Illustrations Bloomberg et Mike Shedlock

L’Islande : un exemple à suivre !

Grassodenhäuser

Il y a au moins un pays dans le monde qui se départit de la corruption et de la collusion généralisée entre les milieux financiers et les politiciens, c’est l’Islande. Pas besoin de demander aux Islandais d’aller participer aux gesticulations inutiles de la grande messe de l’Eglise de Scientologie Climatique dont la grande prêtresse Ségolène attend des retombées mirifiques qui lui permettront de monter en grade dans la course au pouvoir. Inutile de les prier de venir assister à cette mascarade coûteuse payée naturellement par des centaines de millions de gogos intoxiqués par une propagande inique, mensongère et idéologique, ils n’enverront tout au plus qu’un (ou une) journaliste pour couvrir cet événement pour la simple raison qu’ils ne se sentent pas concernés.

En effet, sur le plan énergétique – je ne parle pas des véhicules automobiles, ces grands oubliés de la COP21 – l’Islande est un exemple unique au monde. L’électricité est gratuite, enfin pas tout à fait car on demande aux Islandais de contribuer à l’entretien des centrales électriques géothermiques par une petite taxe qui est incluse dans leurs impôts sur le revenu. Il existe dans cette île magnifique un réseau de conduites d’eau chaude issue du sous-sol volcanique pour chauffer les maisons et accessoirement les serres et les bergeries. Ce réseau couvre l’ensemble de ce petit pays car il y a de l’eau chaude et parfois brûlante de partout. Hormis les véhicules automobiles l’Islande n’émet pas de carbone pour la production d’électricité ni pour le chauffage et comme il n’y a pratiquement pas d’industrie, on a fait le tour de la question. Pourquoi les Islandais seraient moralement obligés de se solidariser des préoccupation climatiques qui vont agiter la planète entière pendant près de deux semaines à Paris dans quelques jours ? Ils ne sentent tout simplement pas concernés par ces tribulations obscènes sur le plan humain, social et financier.

Justement, il est bon ici de revenir sur l’aspect financier de la COP21 car il y a gros, très gros à gagner pour une multitude d’hedge-funds opaques, de banques plus ou moins border-line et d’entreprises industrielles trop heureuses de pouvoir réaliser de substantiels profits avec la complicité des politiciens sur le dos du reste des « sans-dents » (expression de François Hollande) qui ne comprennent rien à l’organisation de cette arnaque planétaire. En 2007-2008 les Islandais ont découvert stupéfaits que quelques banquiers de Reykjavík étaient allés un peu beaucoup trop loin en spéculant sur le marché des produits dérivés comme le fait encore et allègrement la plus grosse banque d’Europe, la Deutsche Bank pour ne pas la nommer. Tout est parti en eau de fonte des glaciers. Les banquiers islandais qui ont fraudé sont tous maintenant en prison pour une durée minimale de 74 ans.

L’Islande, pays proche du cercle arctique, 330000 habitants et trois millions de moutons, montre l’exemple, enfin, en mettant à l’ombre sans espoir de sortie 26 dirigeants d’organismes financiers qui se sont commis avec des collègues anglais ou américains dans des spéculations innommables pour tenter de réaliser des profits indus.

Si les USA agissaient aussi sainement que les Islandais, Bernanke ou Greenspan seraient en prison et Yellen serait menacée de poursuites pour escroquerie. De même pour Lagarde, Draghi, son prédécesseur Trichet et un nombre incalculable de dirigeants de banques de par le monde qui n’ont au fond qu’une mission et un seul but, spéculer et frauder pour s’enrichir ou enrichir leurs copains financiers et les politiciens qui les soutiennent. Les Islandais sont des gens courageux, âpres à la tâche, travailleurs, résignés devant les aléas volcaniques, habitués à un climat des plus contrastés du monde. L’été il faut faucher les prés tous les 15 jours car le soleil ne se couche pas pour engranger du foin pour les moutons car il faudra nourrir ces animaux représentant le gagne-pain d’une minorité besogneuse de la population qui a obtenu par un vote 100 % démocratique l’incarcération de ces banquiers véreux. En hiver il faut aller nourrir les saumons dans les fermes marines au milieu de la nuit car il fait nuit pratiquement toute la journée. Mais les quelques aventuriers banquiers qui ne résidaient même pas dans le pays et qui l’ont ruiné en spéculant n’ont jamais connu la rudesse de la vie quotidienne de ce pays alors qu’ils ont provoqué par leurs malversations une perte pour l’Islande équivalente à 300 fois la perte provoquée par la chute de Lehman Brothers qui faillit, il faut ici s’en souvenir, provoquer la chute de tout le système financier mondial, c’est dire !

C’est en allant fouiller dans les documents et e-mails de ces banquiers corrompus totalement vendus à la City et à Wall Street que Magnus Sveinn Helgason a pu révéler que le montant des spéculations de quelques personnes avait atteint 14 fois le produit intérieur brut du pays, leur procurant en quelque sorte une impunité : des engagements et des pertes trop importantes car ils se considéraient alors à l’abri de toute poursuite judiciaire comme les banques « too big to fail ». Le peuple en a décidé autrement et ils sont maintenant en prison et n’en ressortiront que les pieds devant !

Puisse-t-on s’inspirer de l’exemple islandais pour mettre au cachot et pour très longtemps les banquiers et les politiciens qui en profitent dans le même système de corruption généralisée. Il est grand temps de faire la révolution et d’éviter d’être à nouveau tous saignés par ces prédateurs qui avancent « le risque climatique » pour réaliser à nouveau leur dessein : s’enrichir en dominant le monde !

Source : citywalk.is et thedailybest.com

Le soleil ? Mais bien sûr Madame Michu !

Je n’ai pas pu lire l’article paru dans le dernier numéro de Nature Geoscience qui n’est pas en accès libre mais le titre est alléchant : « Solar forcing of North Atlantic surface temperature ans salinity over the past millenium », en français « Effet de l’activité solaire sur la température et la salinité de l’Atlantique Nord au cours du dernier millénaire ». Je me suis contenté du résumé et de la vision très approximative des figures. L’étude provient de l’Université de Cardiff qui a examiné la distribution isotopique du béryllium 10 dans les foraminifères des sédiments marins au sud de l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Justement parce que le Gulf Stream arrive tout droit sur cette île et fait que le port de Reykjavík est libre de glaces tout l’hiver alors qu’il est très proche du cercle polaire arctique et c’est une exception notoire. Etudier la teneur en béryllium 10 des squelettes du plancton revient à reconstituer les cycles solaires, on parle dans ce cas d’un « proxy » (je n’ai pas trouvé de traduction satisfaisante en français de ce mot) c’est-à-dire l’étude d’un phénomène pour en expliquer un autre qui lui est associé indirectement. En effet, quand l’activité solaire diminue, le champ magnétique solaire diminue également et ce champ dévie moins bien les rayons cosmiques galactiques et extra-galactiques atteignant la Terre. S’il y a augmentation de la teneur en béryllium 10 dans les squelettes de foraminifères (ou dans les stalagmites des grottes ou encore dans les arbres) cela indique que le bombardement cosmique était plus intense. Le béryllium 10 provient du bombardement des noyaux d’oxygène ou d’azote de l’atmosphère par des protons (noyaux d’hydrogène) de très haute énergie qui après émissions de quarks (je ne m’attarde pas sur ce point), de neutrons et d’autres protons et photons conduit au noyau plus stable du béryllium 10, radioactif mais pas trop dangereux fort heureusement. Ce phénomène s’appelle la spallation cosmique et la formation du carbone radioactif 14 provient d’un phénomène similaire à la suite de la capture d’un neutron thermique par l’azote, ces neutrons thermiques provenant d’autres phénomènes de spallation. Plus il y a de cet isotope du béryllium moins le soleil était actif et c’est pourquoi on appelle ce genre d’étude un proxy pour reconstruire les cycles de l’activité solaire.

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Dans cette figure, l’échelle de la teneur en béryllium est inversée afin que, graphiquement, elle corresponde à l’activité solaire. Il est intéressant de noter par exemple l’augmentation importante de la teneur en Be 10 correspondant au minimum de Maunder aux alentours des années 1700 ou encore au cours du petit âge glaciaire vers 1800 (minimum de Dalton). L’exactitude du proxy n’est donc pas contestable. Pour ce qui concerne les températures, l’autre approche isotopique consiste à mesurer le rapport entre oxygène 16 et oxygène 18, les deux isotopes stables de l’oxygène naturellement présents dans l’eau et les oxydes, donc aussi dans les squelettes des foraminifères. En effet l’eau formée avec de l’oxygène 18 est 12,5 % plus lourde que l’eau « normale » et elle a tendance à geler plus rapidement et les oxydes en particulier de calcium et de magnésium cristallisent plus vite également si la température de l’eau est plus basse et les processus métaboliques variés sont un peu plus lents avec l’oxygène 18, c’est facile à comprendre.

C’est ce qu’a étudié cette équipe de l’Université de Cardiff dans les sédiments marins islandais. Et ce qu’ils ont trouvé constitue une sorte de scoop qui met à mal les théories sur l’effet de serre et le réchauffement climatique. Au cours des minima d’activité solaire mentionnés plus haut, l’étude des squelettes de foraminifères a montré de manière incontestable que l’océan se refroidissait notoirement. On pouvait s’y attendre puisque l’énergie solaire atteignant la Terre est environ 10000 fois plus importante que toute l’énergie produite par l’activité humaine sur la planète, l’activité solaire a donc bien un effet direct sur la température de l’océan mais, et c’est un fait nouveau et inquiétant, la chute d’activité solaire peut également expliquer une modification de l’ensemble des conditions anticycloniques régnant sur l’Atlantique Nord. Le fameux anticyclone des Açores dont les météorologues nous rabattent les oreilles se positionnerait au cours de ces périodes de faible activité solaire sur l’Irlande de manière stable et durable, entrainant un flux d’air froid sur l’ensemble de l’Europe continentale et une déviation partielle du Gulf Stream vers les côtes du Groenland entrainant un refroidissement relatif de l’Islande. Comme dans l’hémisphère nord les vents anticycloniques tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, la remontée d’air océanique plus chaud vers l’Islande ne pourrait pas combler le déficit du détournement partiel du Gulf Stream, ceci explique alors les résultats obtenus mais rend également compte des hivers particulièrement rigoureux vécus durant les années 1650-1700 en Europe, un peu le genre de situation de vortex polaire qui a sévi à deux reprises sur l’Amérique du Nord en cet hiver 2014. De plus l’absence de vents d’ouest humides sur l’Europe de l’ouest aggraverait la situation car qui dit vents humides dit apport d’énergie thermique par la vapeur d’eau.

Ce travail est donc bien de la vraie climatologie, une science qui étudie les phénomènes passés et non pas ce qui pourrait arriver si … ,si … et si … à l’aide de modèles informatiques tous aussi faux les uns que les autres. On est donc bien dans le concret et comme les spécialistes du soleil ont prédit une chute brutale de l’activité solaire à partir du cycle 25 en se référant uniquement aux observations passées, cette étude permet donc d’imaginer sans peine ce qui va arriver dans les 15 à 30 prochaines années. La période moderne dite « chaude » qui a débuté au début du XXe siècle est belle et bien terminée et quelles que puissent être les activités humaines sur l’état de l’atmosphère, qu’il y ait 50 ou 200 ppm de CO2 de plus n’y changera strictement rien, il faut se préparer à un âge glaciaire. Les chercheurs de l’Université de Cardiff se sont bien gardé de conclure dans ce sens car ils risqueraient de ne plus avoir de crédits de recherche s’ils osaient nier la théorie de l’effet de serre et du réchauffement. Il s’en sont tiré par une pirouette que je cite (sic) : « Quoique les changements de température attendus avec l’activité solaire future soient très inférieurs au réchauffement attendu dû aux émissions de gaz carbonique, la variabilité du climat régional associé aux effets de l’intensité de l’activité solaire sur l’océan et l’atmosphère devrait être prise en compte quand il s’agira de faire des projections sur le climat futur ». Un très beau morceau de prose, certes, mais on est en droit de mettre en doute ce genre d’affirmation gratuite puisqu’on n’a encore jamais pu quantifier la variation de l’énergie solaire atteignant la Terre entre des minima et des maxima d’activité et pour ce qui est du « réchauffement attendu » il s’agit toujours d’une pure spéculation !

Source : Cardiff University via Alphagalileo et New-York Times

La France rétrograde à vive allure (dans tous les domaines)

Classement des pays du monde où on se sent le plus en sécurité et où il fait bon vivre tout simplement.

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Premier au hit-parade, l’Islande. S’il n’y avait pas de forces de police ça ne changerait rien …

Deuxième pays et premier d’Europe, le Danemark, puis viennent la Nouvelle-Zélande, l’Autriche, la Suisse, le Japon, la Finlande, le Canada, la Suède et la Belgique pour les dix premiers. Il est clair qu’en Europe, on se sent en sécurité, mais pas si sûr !

La France arrive en … 53e position mondiale, on ne s’y trouve ni mieux ni moins bien qu’au Malawi, le Brésil, qui accueillera les JO en 2016 et la coupe du Monde de foot-ball en 2014 est en 81e position largement après l’Argentine (60) ou le Chili (31). Les deux super-grands, USA et Chine sont au coude à coude : 100 et 101! La Jamaïque, 117, un pays particulièrement dangereux dans les Caraïbes, le Mexique (133) et la Colombie (147) sont à déconseiller.

Ce classement a été réalisé en prenant en compte les statistiques du Bureau International du travail pour les opportunités d’emploi, les données locales sur l’évolution de la criminalité (357 grandes villes) et enfin une série de paramètres comme le nombre de criminels emprisonnés, le degré de militarisation, la liberté de la presse pour n’en citer que quelques-uns. La France a sérieusement rétrogradé depuis le dernier classement en raison des émeutes du Trocadéro (j’en ai parlé dans mon blog à propos de Paris qui a perdu son rang de ville la plus visité du monde), des scandales politico-financiers qui grèvent l’image du monde politique que ce soit de droite ou de gauche, de l’insécurité grandissante dans les centres touristiques et historiques des grandes villes sans parler des opportunités d’emploi qui sont devenues quasiment inexistantes.

Source : http://www.visionofhumanity.org/#/page/indexes/global-peace-index