Billet d’humeur géopolitique : les incohérences américaines

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Les USA ont dénoncé l’accord arraché de haute lutte avec l’Iran pour que ce pays cesse ses projets d’enrichissement d’uranium à des fins militaires et puisse redevenir un membre à part entière du commerce mondial. Les Etats-Unis sont pourtant le premier disséminateur d’armes nucléaires de destruction massive dans le monde puisque des missiles sont installés dans une grande partie de l’Europe au sein des bases militaires de l’OTAN le plus souvent à l’insu des populations locales ainsi que sur d’autres territoires contrôlés par les USA comme Diego Garcia ou encore Guam et peut-être Okinawa. En ce qui concerne l’Iran c’est maintenant une nouvelle forme de chantage qui s’installe alors que ce pays a cessé toute activité d’enrichissement au delà de 4 % d’uranium-235, situation confirmée par les visites inopinées des inspecteurs de l’IAEA. Le nucléaire a bon dos et les Américains cherchent tous les arguments pour fragiliser l’Iran car le gouvernement de Téhéran a conclu un accord commercial avec la Chine consistant à accepter des yuans en règlement de ses livraisons de pétrole et de gaz. Saddam Hussein et Khadaffi en ont fait les frais …

Ce mouvement de « dédollarisation » du marché des hydrocarbures déplait au plus haut point aux USA et les mesures de rétorsion commerciale mises en place par la Maison-Blanche à l’encontre de la Chine entrent dans ce cadre de fragilisation du dollar. Et comme si les Américains étaient à court d’arguments ils accusent maintenant l’Iran d’avoir été l’instigateur des attentats du 11 septembre. On croit rêver tant la situation devient surréaliste. C’est un juge fédéral new-yorkais instruisant 1008 plaintes de familles de victimes des attentats du 11 septembre, le Juge George B. Daniels, qui a entamé des poursuites à l’encontre de la République Islamiste d’Iran, le Corps des Gardiens de la Révolution et la Banque centrale d’Iran. Et ceci tout simplement parce que les USA ne veulent pas se brouiller avec l’Arabie Saoudite, leur allié et vassal dans la région, et aussi ennemi religieux héréditaire de l’Iran qui, tout le monde le sait, a financé ces attentats. On croirait assister à un mélodrame de mauvaise facture mais le jeu devient dangereux car l’Iran compte parmi ses alliés inconditionnels la Chine mais aussi la Russie.

La situation sur le front du pétrodollar se dégrade puisqu’un autre grand pays consommateur d’hydrocarbures, l’Inde, a décidé d’acheter son pétrole à l’Iran en payant la facture en roupies. Inutile de disserter plus avant le « roi dollar » ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir car la Chine et l’Inde ne sont ni l’Irak ni la Libye … À suivre.

Source et illustration : ABC News (abcnews.go.com)

Brève : les récents évènements d’Arménie.

 

Les soulèvements populaires se suivent et se ressemblent étrangement. Il y a eu les manifestations à répétition à Hong-Kong pour réclamer plus de « démocratie ». Le leader des « démocrates » d’Hong-Kong a finalement été emprisonné il y a quelques jours. Il y a eu à peu près au même moment les évènements de Maiden à Kiev télécommandés par la CIA et le MI6, sans parler des « printemps arabes » et auparavant le fiasco (toujours de la CIA) en Géorgie qui se termina par une remise en ordre depuis Moscou. Maintenant c’est au tour de l’Arménie de se trouver étrangement agitée par des revendications réclamant plus de démocratie également …

Il n’y a pas d’autre possibilité que de voir encore une fois la main de la CIA car si l’Arménie venait à s’agiter socialement, ce serait du pain béni pour les USA afin d’ouvrir de nouvelles positions menaçant directement le nord-est de l’Iran, c’est-à-dire directement Ankara mais aussi, à portée de petites fusées, la Syrie où se trouvent toujours plusieurs milliers de soldats américains et d’instructeurs privés contrôlés par le Pentagone (et la CIA) pour accompagner les exactions des mercenaires terroristes djihadistes, en grande partie des mercenaires directement rémunérés par l’Arabie Saoudite, Israël, les Anglais, les Français et les Américains afin de mettre hors de nuire Bashar El Assad.

Ainsi les Américains auront le champ libre pour prendre possession de la Syrie et menacer directement l’Iran. Autant dire que l’on se trouve vraiment à l’aube d’un grave conflit au Moyen-Orient qui pourrait rapidement se généraliser car l’Arménie est un allié indéfectible de la Russie. La majorité des Arméniens parlent le russe, la religion chrétienne arménienne entretient des liens étroits avec l’Eglise orthodoxe russe et la position stratégique de ce pays est unique … À vos abris anti-atomiques si naturellement vous en avez aménagé un dans le sous-sol de votre résidence secondaire qui va bientôt être super-taxée pour payer les djihadistes …

Brève : le jour le plus long

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C’est ce soir 8 mai 2018 à 18h GMT que Trump annoncera s’il dénonce l’accord international sur le nucléaire iranien. Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères anglais a déclaré que ce serait une erreur mais, comme Madame Merkel et Macron l’ont précisé il serait opportun de réviser quelques points de détail de ce traité qui demanda pourtant plus de six ans de négociations. Il est vrai que Macron ne veut pas se fâcher avec son homologue allemande et joue sur le velours. Quant aux Israéliens, les premiers concernés dans cette histoire bien que possédant eux-même un arsenal nucléaire, ils ont monté une sale affaire consistant à ternir l’image des négociateurs américains Rhodes et Kahl avec l’appui ouvert de Netanyahu. Les chancelleries ont eu vent de cette sombre histoire orchestrée par une firme d’espionnage israélienne privée à la demande de Trump.

Si le Président américain dénonce ce traité un risque d’embrasement régional et peut-être mondial deviendra alors bien réel.

Source : The Observer de ce jour

L’outrecuidance israélienne : « Made in France »

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Nul n’ignore qu’Israël possède l’arme atomique : les estimations des analystes considèrent qu’Israël est en possession d’un arsenal nucléaire d’environ 200 bombes d’une puissance équivalente à 10 fois celle d’Hiroshima. C’est un secret de polichinelle que seul le Premier Ministre israélien semble ignorer, lui dont le pays n’a jamais ratifié l’accord international de non-prolifération des armes nucléaires ni jamais admis un quelconque contrôle par l’IAEA de ses activités « radioactives ».

Israël est le seul pays au monde à s’être doté de ce type d’armement avec des financements entièrement privés. C’est non pas le lobby sioniste américain qui l’a financé mais le lobby évangéliste de ce pays qui est encore plus « sioniste » que la communauté juive des USA. Ce sont des donations parfois considérables qui ont permis à l’Israël de Ben Gourion et de Golda Meir d’acquérir les matériels et l’ensemble des technologies nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires auprès, devinez de qui ? De la France, avec un petit coup de pouce financier de la part de Washington, pressé par le lobby juif et le lobby évangéliste américains.

L’histoire est complexe mais elle est remarquablement exposée par Philippe Simonnot, économiste et historien, ceci il y a quelques jours sur le plateau de TVLibertés (lien en fin de billet et dont je me suis largement inspiré). Selon les Évangélistes lorsque tous les Juifs seront rassemblés en Israël le retour du Messie sera alors possible. C’est la raison pour laquelle les Évangélistes voulaient la création d’un Etat d’Israël fort et le doter de l’arme nucléaire faisait partie de ce programme sioniste, sioniste non pas d’un point de vue politique mais surtout d’un point de vue conceptuel strictement religieux. On pourrait plutôt dire ici non pas sionisme mais messianisme. Pourvoir Israël d’un armement nucléaire ne devait pas aux yeux de Guy Mollet (« Souper de Sèvres » en 1956 avec Ben Gourion) être gratuit et c’est ainsi que les Évangélistes américains purent réunir des sommes colossales pour armer Israël. Quand De Gaulle arriva en 1958 au pouvoir en France il voulut mettre un terme à cet accord inique, lui qui considéra que la France n’avait pas sa place dans l’OTAN. Il fut soumis à la pression non seulement de la communauté juive de France mais également de Washington et des Anglais qui voyaient d’un mauvais oeil que ce pays tout nouveau ne puisse pas faire face à des agressions de la part des pays arabes et ceci d’autant plus que l’Empire britannique avait toujours un besoin incontournable du canal de Suez et du pétrole de la région.

Paradoxalement la France, fille de pute (comme pourrait la qualifier Duterte) même sous De Gaulle (il faut appeler un chien un chien), fit appel aux capitaux iraniens du Shah pour l’extension et la modernisation de l’usine d’enrichissement d’uranium de Tricastin Eurodif pour entre autres objectifs alimenter Israël en uranium-235 de qualité militaire. Il faut rappeler ici que le Shah, tyran d’opérette sanguinaire, fut mis en place à Teheran par la CIA et c’est probablement avec l’appui de Washington qu’Eurodif fut en partie financé par l’Iran alors que, et là on ne peut que constater le double-jeu français totalement abject, la France hébergeait l’opposant emblématique iranien au Shah en la personne de l’imam Khomeiny.

Qu’on ne s’étonne donc pas des errements actuels de la politique étrangère de la France : rien n’a changé, la France est toujours une fille de pute ! Guy Mollet dota Israël de l’arme nucléaire, et que va faire Macron en ce qui concerne l’Iran et la Syrie ? Va-t-il perpétrer la politique de faux-culs de ses prédécesseurs ou se rendre à la réalité des faits ? Avec l’éclairage de Philippe Simonnot on comprend beaucoup mieux l’attitude incompréhensible de Macron quand il a décidé de participer aux bombardements en Syrie et qui ne dit pas le moindre mot quand Israël bombarde des positions militaires en Syrie ou comme ce pays l’a fait par le passé les installations atomiques de recherche civile irakiennes d’Osirak, en grande partie financées par la France, ou celles de Syrie il y a quelques années. Israël, puissance « atomique » avec l’étroite collaboration de la France, ne peut en aucune façon tolérer l’émergence d’une nation voisine détentrice de l’arme ultime de dissuasion ni d’une quelconque tentative de création du moindre institut de recherche sur des application civiles ou médicales de l’atome. Ses ennemis désignés dans la région sont le Hesbollah libanais, l’Iran et la Syrie, et Israël entend bien rester le pays à respecter quitte à s’allier pour sa bonne cause à l’Arabie Saoudite. La France, fille de pute notoire en matière de politique étrangère depuis le discours mémorable à l’ONU de Dominique de Villepin qui eut au moins les couilles de se prononcer contre une intervention en Irak, intervention qui arrangeait beaucoup Israël, se félicite de cette situation et abonde dans le sens d’une remise en question du traité, disons de non prolifération, arraché de haute lutte en ce qui concerne l’Iran.

Force est donc de constater que les agissements actuels à l’encontre de l’Iran sont téléguidés par Israël avec l’encouragement tant de la France que de la Grande-Bretagne et de concert avec la Maison-Blanche, car l’ennemi à discréditer au final, l’allié de l’Iran avec à ses côtés la Turquie est un gros morceau, il s’agit de la Russie ! Il faut enfin pour conclure cette prose que d’aucuns considéreront qu’elle est purement inspirée par un anti-américanisme primaire de ma part, de complotisme dénué de sens, voire d’un antisémitisme radical que jamais Israël n’a respecté une quelconque résolution de l’ONU depuis sa création officielle. Israël abat des innocents n’importe où et dans n’importe quelles circonstances, bombarde la Syrie quand celà lui convient, annexe des territoires impunément, détruit inlassablement l’identité palestinienne mais tout le monde entier en convient avec une condescendance vraiment affligeante en ce qui concerne en particulier la France. Comme le dit si justement H16 en parlant de la France ce pays est complêtement foutu dans tous les sens du terme.

Source : Philippe Simonnot sur TVLibertés, https://youtu.be/RvF8jtXBias

Les Américains sont des criminels !

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La compagnie aérienne iranienne Aseman Airlines dont un avion (vol 3704) s’est écrasé dans la région montagneuse de Zagros à environ 500 kilomètres au sud de Téhéran avait été mise en 2012 sur la liste noire des compagnies interdites de vol en Europe en raison des mauvaises conditions de sécurité de ses aéronefs. L’avion qui s’est écrasé avec 66 personnes à bord était un ATR 72 bien connu ici dans l’archipel des Canaries pour assurer les liaisons inter-îles. La compagnie franco-italienne ATR est cotée à la bourse de New-York et a de ce fait souffert de l’embargo décrété unilatéralement par les USA avec le soutien forcé des Nations-Unis et de l’Union Européenne, laquais des USA en matière de politique étrangère, pour punir l’Iran afin que ce pays cesse son programme d’enrichissement d’uranium. En raison de cet embargo l’Iran a souffert ces dernières années de nombreux problèmes aéronautiques car l’entretien des avions ne pouvait plus être assuré dans cette situation de blocus économique inique.

En 2013 l’Iran a fait une réclamation auprès de l’organisation internationale de l’aviation civile, un organisme dépendant de l’ONU, car l’embargo datant de 1995 mettait en danger la sécurité des passagers de ses compagnies aériennes. L’accord conclu en 2015 aurait du permettre de lever les sanctions prioritairement pour les pièces de rechange des avions, nombre d’entre eux étant cloués au sol par manque d’entretien obligatoire pour avoir l’autorisation de voler. Mais les Américains qui veulent faire la loi et imposer la leur dans le monde entier se sont fait tirer l’oreille et les pièces de rechange arrivent au compte-goutte dans le pays. À la suite de l’accord sur le nucléaire conclu entre l’Iran et le « Groupe des six » Aseman Airlines a passé une commande auprès de Boeing portant sur l’achat de 30 appareils 737-max pour renouveler la flotte d’ATRs mal entretenus et vieillissants. La Maison-Blanche se fait encore tirer l’oreille d’autant plus que l’Iran est dans le collimateur des néo-conservateurs et que Boeing fait partie du complexe militaro-industriel américain qui est seul maître à la Maison-Blanche quoiqu’on en pense.

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Ce sont donc des innocents qui sont victimes de la politique hégémonique des USA. Ce vieux contentieux entre les USA et l’Iran ne date pas d’hier ni d’avant-hier, il faut remonter à la destitution de Mossadegh organisée par la CIA pour mettre en place une marionnette au service des Etats-Unis en la personne du Shah. Depuis la chute de ce dictateur sanguinaire que la presse people encensait car il fallait dissimuler aux yeux du public occidental sa vraie nature puis la mise en place par Khomeny d’une république théocratique les Américains ont toujours cherché à déstabiliser l’Iran pour faire main-mise sur les nombreuses richesses de son sous-sol et pas seulement le pétrole.

Sources diverses, illustration : familles de victimes du crash le 18 février à Téhéran, un ATR d’Aseman Airlines.

Téhéran et Hong-Kong : coïncidence ?

Cette fin d’année a été émaillée d’évènements variés et pour la plupart d’une importance toute relative. Cependant deux de ces évènements auraient du attirer l’attention des journalistes et je ne veux même pas mentionner les 600 voitures incendiées dans les banlieues françaises la nuit de la Saint-Sylvestre, un non-évènement, non, c’est naturel et rituel : c’est ce qui se passe dans la rue à Téhéran et par un effet du hasard ce qui se passe aussi à Kowloon, le quartier populaire, portuaire et industrieux d’Hong-Kong.

Sous prétexte d’assister à une main-mise de Pékin sur le statut spécial de Hong-Kong les leaders de la « révolution des parapluies » qui avait agité l’ancienne possession britannique en 2014, Joshua Wong en tête (illustration), ont organisé une manifestation en marge de l’ouverture de la gare ferroviaire reliant très prochainement Hong-Kong à Shenzen avec des trains à grande vitesse. Le prétexte semble futile pour Pékin qui a décidé d’instaurer un contrôle d’identité pour accéder aux trains dans cette gare mais les autorités chinoises y voient là l’oeuvre de la CIA qui tente une nouvelle fois de déstabiliser l’ancienne colonie de la couronne britannique. Bis repetita placent …

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À Téhéran et d’autres ville iraniennes le scénario ressemble étrangement à celui de Hong-Kong. Sous le prétexte que l’Iran est une théocratie qui prive les Iraniennes en particulier de leurs droits fondamentaux et que le régime ressemble à tout sauf à une démocratie « à l’américaine » alors qu’au contraire les Iraniennes comptent parmi les femmes les plus émancipées de toute la région du Moyen-Orient il semble être du devoir des USA de dénoncer la ploutocratie et la corruption qui règne en Iran. Inutile de chercher plus loin : ces manifestations estudiantines sentent aussi l’odeur de la CIA tant elles étaient parfaitement bien organisées et préparées de longue date par les services secrets américains main dans la main avec le complexe militaro-industriel du pays, la cible à abattre étant l’Iran, fomenteur de troubles dans toute la région. Ah bon ? Et l’Arabie saoudite qui massacre la population yéménite sans état d’âme n’a pas l’air d’émouvoir la grande démocratie américaine, c’est à n’y rien comprendre.

Les USA jouent à une partie d’échec perdue d’avance pour une simple raison. Déstabiliser le gouvernement central de Pékin est une grossière erreur. La Chine possède une rame absolue qui est son stock invraisemblable de dollars. Il suffirait que Pékin se débarasse de tous ces bouts de papier pour que les USA soient plongés en quelques heures dans une crise dont ils ne se remettront pas. Déstabiliser l’Iran, allié de la Syrie et de la Russie et en outre de l’Irak dont le gouvernement est majoritairement chiite et qui partage aujourd’hui un objectif commun avec Téhéran qui est de combattre le mouvement séparatiste kurde avec la bienveillance de la Turquie, ça fait beaucoup d’ennemis en perspective et c’est également une erreur tout aussi grossière. Les dépêches d’agence en particulier celles de l’AFP à la solde de la CIA n’ont fait que décrire un amalgame de causes tellement disparates et surréalistes en ce qui concerne les évènements d’Iran qu’on peut se demander s’il n’y a pas là une sorte d’apothéose de la désinformation systématiquement organisée par les « services » américains.

L’année 2018 commence bien dangereusement.

Sources et illustrations : dépêches de l’AFP du 1er janvier 2018 à 14h34 et 15h01

Un jour il n’y aura pas de lendemain …

Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son blog le 28 octobre 2017.

« Avant que les idiots de Washington nous fassent tous disparaître de la surface de la terre ces fiéfés crétins auraient mieux à faire en constatant que l’armée américaine est maintenant de médiocre qualité en comparaison de l’armée russe. Par exemple la marine est devenue obsolète avec le missile russe hypersonique Zircon. Par exemple la vitesse et les changements de trajectoire du missile intercontinental russe Sarmat a rendu inopérant le système d’anti-missile ABM de Washington. Un seul Sarmat suffit pour vitrifier la Grande-Bretagne ou l’Allemagne ou encore le Texas. Il en faut à peine une douzaine pour anéantir l’ensemble du territoire des USA.

Pourquoi ignorent-ils des faits ?

Par exemple le coût exorbitant du bombardier F-35 ne tient pas une minute en face des avions russes équivalents. Par exemple, les tanks russes sont beaucoup plus performants que leurs homologues américains. Par exemple les troupes russes sont parfaitement bien entrainées et sont hautement motivées et non pas écoeurées par 16 années consécutives de guerres sans motivation et qui ont abouti nulle part.

Si les USA entrent en guerre avec une puissance bien supérieure à la leur ce sera à cause d’Hillary Clinton, du DNC (comité démocratique national), de l’ancien directeur de la CIA John Brennan, du complexe militaro-industriel, des médias dévoyés (presstitute) et de l’aile gauche libérale progressiste qui, rendue complètement stupide par les politiques identitaires, s’est alliée avec les va-t-en-guerre néoconservateurs contre le Président Trump et l’a empêché de normaliser les relations entre USA et Russie.

Sans une normalisation de ces relations avec la Russie l’apocalypse nucléaire est au dessus de nos têtes comme l’épée de Damoclès.

Ne comprenez-vous pas que tous ces gens-là travaillent main dans la main pour détruire l’humanité ? Pourquoi existe-t-il une telle opposition à cette normalisation ? Pourquoi même les écologistes (les Verts) se sont aussi rangé dans l’opposition à Trump ? Ils n’ont aucune idée de ce que signifie une guerre nucléaire ? Pourquoi y a-t-il un tel mouvement pour éliminer un Président qui veut normaliser les relations avec la Russie ? Pourquoi de telles questions ne font pas partie du débat public ?

L’échec du leadership politique, des médias et de la classe intellectuelle américains est total.

Le reste des nations du monde doivent trouver un moyen pour mettre Washington en quarantaine avant que cette bête immonde détruise toute vie sur la Terre.

Bref commentaire. Roberts paraît être un oiseau de mauvaise augure mais je suis entièrement d’accord avec ses propos. La situation géopolitique a atteint un degré de paranoïa qui peut dégénérer à n’importe quel moment en conflit nucléaire généralisé. Et si nous ne mourrons pas instantanément sous le feu nucléaire notre espérance de vie sera limitée car nous n’aurons plus rien à manger en quelques jours et ce sera « l’hiver nucléaire » durable qui anéantira toute forme de vie sur la Terre …un jour sans lendemain !

Le Président, sous la pression des néo-conservateurs, se prépare à engager les USA dans un (ou des) conflit armé pour donner du pain à manger au complexe militaro-industriel. Trois pays sont ciblés : la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. La Russie est un gros morceau avec plus de dix mille bombes toutes d’une puissance sensiblement égale à 100 fois celle qui fut larguée sur Hiroshima et ce pays dispose de vecteurs sophistiqués tous rénovés ces dernières 15 années. L’iran est un allié de la Russie, autant dire qu’attaquer l’Iran motivera la Russie à défendre son allié. Quant à la Corée du Nord, c’est un allié de la Chine qui est un pays ami de la Russie. D’une façon ou d’une autre un quelconque de ces trois conflits se mondialisera inévitablement. Pour information la Russie dispose d’au moins 1550 vecteurs multi-ogives Zircon hypersoniques en attente d’être utilisés. Chaque vecteur peut détruire un pays comme l’Allemagne quelques minutes après son lancement et les missiles Sarmat sont tous programmés pour détruire une grande partie de l’Europe et la plupart des grandes villes américaines. De son côté l’armée américaine en est restée aux vieux Minuteman qui datent d’avant l’ère Reagan et elle dispose d’un millier environ de missiles de croisière embarqués à bord de sous-maris qui ne peuvent véhiculer qu’une seule ogive nucléaire. Pour moderniser l’arsenal nucléaire américain il faudrait que le pays dépense au moins 1200 milliards de dollar. Ce programme de modernisation qui mettrait « à niveau » la force de frappe américaine ne peut être financé immédiatement à moins de réduire d’autres postes de dépense de l’armée. Enfin les bombes elles-mêmes pourraient très bien faire pschitt car elles n’ont pas été entretenues régulièrement depuis le début du conflit afghan. La question que Roberts n’a pas posé dans son exposé est la suivante : le Président Trump est-il conscient de l’obsolescence de l’arsenal nucléaire de son pays en comparaison de celui de la Russie ?

À relire sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/29/larsenal-nucleaire-americain-des-pieces-de-musee/