Le « réchauffement climatique » a bon dos !

Cette semaine Macron a fait un discours percutant au G20. Il a déclaré que le terrorisme était une conséquence directe du réchauffement climatique. Si on suit son analyse, les réfugiés qui affluent de Syrie, de Libye et d’Irak sont des « réfugiés climatiques » alors qu’ils fuyaient tout simplement les zones de guerre, des guerres fomentées par les Américains et la CIA avec l’honteuse complicité des pays de l’OTAN et pour la Libye avec l’aide très spéciale de Sarkozy. Macron, un affidé du Club de Bilderberg, n’a pas pu s’empêcher de faire cet amalgame invraisemblable car il faut bien qu’il répande la propagande climatique, l’une des préoccupations majeures de ce club d’ultra-initiés, je veux parler de Bilderberg, qui a organisé en très grande partie cette paranoïa relative au climat car il y a gros à gagner pour l’élite mondiale, les 0,1 % dont Macron fait maintenant partie.

Quant aux « printemps arabes » ils furent le résultat d’une soudaine augmentation des cours mondiaux du blé qui n’avaient strictement rien à voir avec le climat. Des mécontentements populaires furent alors exploités par la CIA avec l’aide d’ONGs qui ne cachaient même pas leur affiliation à cet organisme américain et il en résulta ce que l’on sait : la mise en place de groupes terroristes en Libye s’opposant à Khadaffi, un fait qui fut notamment exploité par BHL et repris par Sarkozy pour bombarder Tripoli et assassiner le « Colonel ». Et en Egypte comme en Syrie ce furent des scénarios sensiblement identiques mais Assad se rebiffa – il fallait donc détruire la Syrie par d’autres moyens pas très légaux – alors que l’Egypte est devenue ensuite une dictature militaire avec le soutien de la CIA et ainsi un vassal de Washington. Tout ça parce que le climat se réchauffe, selon Macron …

Macron nous prend tous pour ces cons uniquement bons à payer des taxes :

https://mobile.twitter.com/BFMTV/status/883694855662297089/video/1

MH 17, climat, Saddam Hussein : même combat, même complot ?

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Personne n’entend plus parler de l’avion de Malaysia Airlines abattu dans l’espace aérien ukrainien et pour cause. Les Néerlandais qui payèrent un lourd tribut à cette « bavure militaire » n’ont toujours pas divulgué les renseignements fournis par les boites noires qui leur ont été confiées alors qu’elles auraient du être analysées par un organisme international indépendant, si tant est qu’il en existe un. Selon les renseignements qui sont aussi à la disposition des Hollandais, il se trouve que l’avion présidentiel russe se trouvait dans les parages 40 minutes après le vol MH 17 selon les contrôleurs aériens polonais. L’hypothèse qui fait donc surface est une erreur de la part de l’armée ukrainienne qui avait l’intention d’abattre l’avion du Président Putine probablement avec l’appui, ou l’injonction, de la CIA et qui, ne pouvant déterminer l’identité de l’avion, a tiré un missile Buk un peu au hasard.

La promptitude avec laquelle le secrétaire d’Etat John Kerry a affirmé détenir des preuves que c’étaient les Russes qui avaient abattu l’avion malais sème le doute dans les esprits car la « bavure militaire » ukrainienne devait être à l’évidence immédiatement couverte par de fausses informations. Curieusement les médias occidentaux ont soigneusement omis ce détail et les Hollandais sont aujourd’hui bien embarrassés par la patate chaude que leur a refilé Washington. Il ne faut pas se faire d’illusions, la CIA, le Pentagone et la Maison-Blanche ne divulgueront jamais la vérité et les Européens continueront placidement à se ranger du côté des USA, manipulés tels des marionnettes.

Les conséquences économiques des sanctions décrétées contre la Russie sont toujours immenses pour l’économie européenne, il n’y a qu’à constater les graves problèmes du secteur agricole français qui a perdu près d’un cinquième de ses parts de marché à l’export en étant privé de la Russie comme client. L’Europe qui ne dispose toujours pas d’une réelle autorité en matière de politique étrangère est et restera longtemps asservie aux décisions américaines n’ayant qu’un seul but, asseoir l’hégémonie américaine sur le monde.

Dans le même ordre d’idées la mascarade climatique peut être considérée comme une manoeuvre de Washington pour paupériser l’ensemble des économies du monde développé en les obligeant à investir massivement dans des domaines énergétiques dont on sait très bien qu’il n’en sortira rien de bon ni techniquement ni économiquement. Ces investissements dans les énergies renouvelables ou dites « vertes » sont faits en pure perte et n’ont comme seul but d’affaiblir les économies européennes. Le Congrès américain ne ratifiera jamais les accords de Paris, tout le monde le sait mais les Européens, subissant la pression du Département d’Etat américain, ratifieront ces accords et signeront également leur récession économique car une énergie au coût renchéri ne pourra qu’être un facteur pénalisant pour les économies.

Il est donc logique de considérer que la politique américaine pousse le plus de pays possibles à l’autoflagellation énergétique, la nouvelle arme économique que les USA ont minutieusement mis au point dans le seul but de préserver leur hégémonie économique. Et c’est l’Europe, première puissance économique du monde, qui est naturellement visée. Jamais la Chine, l’Inde ou encore la Russie ne ratifieront le traité de Paris sur le climat. L’Europe, asservie militairement, et donc politiquement par voie de conséquence, avec l’OTAN, se devait d’être également asservie économiquement avec le TTIP et la grande escroquerie climatique initiée, faut-il le rappeler, par les USA avec Al Gore en premier chef.

L’Europe, via l’OTAN, a été entrainée dans les conflits initiés par les USA au Moyen-Orient, conflits qui ne la concernaient pas. Il suffit de se souvenir des affirmations mensongères de la Maison-Blanche au sujet des stocks d’armes de destruction massive de Saddam Hussein ou encore des agissements anti-démocratiques du chef d’Etat libyen puis de Assad en Syrie. Chaque fois que les USA ont décidé d’un conflit armé dans la région, les Européens n’ont pas eu d’autre choix que d’abonder dans le sens du Département d’Etat américain, l’Union Européenne ne disposant d’aucune autorité diplomatique ou stratégique. Des premiers ministres anglais comme Tony Blair ou David Cameron ou encore le Président Sarkozy, marionnettes notoires de Washington, ont poussé le reste de l’Europe dans ces conflits, abandonnant toute autorité et, pire encore, toute dignité.

Enfin, une information passée largement inaperçue par les médias européens vendus à la propagande américaine laisse rêveuse. La FAS (Federation of American Scientists) a révélé que l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Turquie ont récemment accepté de voir stationner sur leurs territoires les nouvelles bombes nucléaires américaines B61-12 en parfaite violation du traité de non-prolifération des armes nucléaires que ces pays avaient pourtant ratifié en 1975. Il ne fait aucun doute que pour encore longtemps l’Europe restera une colonie américaine et tous les chefs d’Etat européens applaudissent …

Source partielle : Paul Craig Roberts

Les plans secrets de Washington

 

Ceci est une traduction aussi fidèle que possible d’un billet du blog de Paul Craig Roberts « Washington’s Secret Agendas » http://www.paulcraigroberts.org/ paru ce 28 septembre 2014 sur son blog.

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On pourrait être en droit de penser que le peuple américain a fini par comprendre que les fausses alarmes que Washington répand n’ont d’autre but que de dissimuler ses intentions cachées. Pas vraiment ! L’opinion publique (américaine) n’a pas compris que prétendre que les Talibans en Afghanistan étaient des terroristes affiliés à Al Qaeda était un mensonge. Les Américains ont financé une guerre de 13 ans qui a enrichi la firme de Dick Cheney, Halliburton, et d’autres firmes privées pour finir par devenir un autre échec de Washington.

L’opinion publique n’a pas compris le mensonge consistant à prétendre que Saddam Hussein en Irak disposait d’ « armes de destruction massive » qui pouvaient constituer une menace pour la nation Américaine et que si les Américains n’envahissaient pas l’Irak ils risquaient un nuage toxique au dessus de n’importe quelle ville des USA. Avec la montée en puissance de l’Etat Islamique (IS, ISIS ou EI) cette guerre (d’Irak) est loin d’être terminée. Des milliards de dollars supplémentaires rempliront les coffres du complexe militaro-industriel américain en combattant des gens qui veulent retracer les fausses frontières du Moyen-Orient créées par les Anglais et les Français à la fin de la première guerre mondiale quand la France et l’Angleterre se sont saisi des territoires de l’ancien Empire Ottoman. L’opinion publique n’a pas compris les mensonges répandus au sujet de Kaddafi en Libye, un pays prospère et stable qui est devenu depuis un immense chaos. L’opinion publique américaine n’a pas compris le mensonge au sujet du programme nucléaire iranien supposé orienté vers des usages militaires. Sanctionné et sous embargo par les Occidentaux l’Iran s’est naturellement tourné vers l’Est privant ainsi un des principaux producteurs de pétrole de la région de la sphère d’influence occidentale. L’opinion n’a pas non plus compris que l’allégation prétendant que Assad utilisait des armes chimiques contre son propre peuple était un mensonge. Les djihadistes que Washington a financé et envoyé en Syrie pour tenter de déchoir Assad se sont révélés par la suite, selon la propagande de Washington, une menace pour l’Amérique.

La plus grande menace pour le monde est la volonté d’hégémonie de Washington. L’idéologie d’une poignée de néo-conservateurs est le ferment de cette idéologie d’hégémonie. On se trouve en face d’une situation dans laquelle une poignée de ces néo-conservateurs psychopathes américains prétendent déterminer la destinée d’un grand nombre de pays. Beaucoup de gens croient encore aux mensonges de Washington mais de plus en plus d’individus considèrent que les USA constituent la plus grande menace pour la paix et tout simplement la vie sur Terre. Considérer que les USA sont « exceptionnels et indispensables » est utilisé pour justifier le droit de Washington à dicter ses volontés à d’autres pays.

Les victimes des bombardements américains sont invariablement des victimes civiles et les morts ne feront qu’intensifier les recrutements de l’Etat Islamique. Il y a déjà des appels pour que des troupes terrestres reviennent en Irak, sinon la civilisation occidentale sera menacée et on finira par avoir la tête coupée. La nouvelle propagande créée de toute pièce à propos de la « menace russe » nécessite plus de dépenses de la part de l’OTAN, plus de bases militaires proches des frontières avec la Russie. Une « force d’intervention rapide » est en cours de création pour répondre à une menace inexistante d’une invasion par la Russie des Etats Baltes, de la Pologne et du reste de l’Europe. En général il faut au public américain trois à quatre ans pour réaliser qu’il a été floué par la propagande mensongère mais pendant cette période ce même public a été abreuvé de nouveaux mensonges et il est sous le choc des nouvelles menaces. L’opinion publique américaine semble incapable de comprendre que comme le premier mensonge, le second, le troisième, le quatrième ou le cinquième étaient bien des mensonges, les suivants seront aussi des mensonges. De plus aucunes des interventions militaires américaines n’ont résulté en une amélioration de la situation des pays attaqués comme Vladimir Poutine l’a fait très justement remarquer. Et le public (américain) et ses représentants au Congrès approuvent chaque nouvelle aventure militaire en dépit des déceptions et des échecs répétés.

Peut-être que si on enseignait aux Américains la vraie histoire au lieu de les abreuver de contes de fées ils deviendraient moins crédules et moins naïfs devant la propagande de Washington. J’ai conseillé la lecture du livre d’Oliver Stone et Peter Kuznick « The Untold History of the US », je recommande maintenant le livre de Stephen Kinzer « The Brothers », la longue histoire des deux frères Dulles John Foster et Allen respectivement au Département d’Etat et à la CIA et leur diabolisation des gouvernements étrangers réformistes qu’ils ont réussi à renverser. Cette histoire des complots répétés des frères Dulles pour renverser successivement 6 gouvernements est révélatrice de la manière d’agir de Washington aujourd’hui.

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En 1953 les frères Dulles ont renversé le leader iranien démocratiquement élu Mossadegh et ont imposé le Shah, empoisonnant ainsi les relations entre les USA et l’Iran jusqu’à aujourd’hui. Les Américains pourraient très bien entrer en guerre contre l’Iran à cause des agissements des frères Dulles. Les Dulles ont renversé le président très populaire guatémaltèque Arbenz parce que sa réforme agraire menaçait leur cabinet juridique Sullivan & Cromwell, l’un de ses principaux clients étant la compagnie United Fruit ! Les deux frères Dulles ont lancé une extraordinaire campagne de désinformation dépeignant Arbenz comme un dangereux communiste étant une menace pour la civilisation occidentale. Ils ont mis en place des dictateurs comme Somoza au Nicaragua et Batista à Cuba pour contrecarrer les projets d’Arbenz. La CIA organisa des bombardements et une force d’invasion. Mais rien ne pouvait être concrètement décidé tant que l’opinion publique nicaraguayenne maintenait son soutien sans faille à Arbenz. Les frères Dulles trouvèrent la solution en contraignant le Cardinal (Francis) Spellman (archevêque de New-York) de convaincre le Cardinal du Nicaragua Rossell y Arellano de faire lire le 9 avril 1954 une « lettre pastorale » dans toutes les églises du pays. Un chef-d’oeuvre de propagande, cette lettre décrivait le Président Arbenz comme un dangereux communiste ennemi de tous les citoyens du Guatemala. Des émissions radiodiffusées truquées décrivirent des victoires imaginaires de combattants de la liberté et des défections de l’armée régulière. Le Président Arbenz demanda au Nations-Unies d’envoyer des observateurs mais Washington fit en sorte qu’aucun observateur ne puisse arriver au Guatemala. L’ensemble de la presse américaine reprit les informations, à l’exception de James Reston. Washington menaça et acheta les hauts gradés de l’armée du Guatemala qui poussèrent Arbenz à la démission. Le « libérateur » choisi par la CIA, le Colonel Castillo Armas, fut installé à la place d’Arbenz. Inutile de dire que c’est à peu de choses près ce qui s’est passé depuis le début de cette année en Ukraine. Le Président Eisenhower remercia la CIA d’avoir évité l’installation d’une tête de pont communiste en Amérique latine et John Foster Dulles fit une déclaration télévisée montrant que les récents évènements du Guatemala révélaient bien « les plans démoniaques du Kremlin » (sic) en dépit du fait que la seule influence étrangère au Guatemala était les deux frères Dulles et seulement eux. Ce qui était réellement arrivé était qu’un gouvernement démocratiquement élu et réformiste avait été renversé parce qu’il dédommagerait United Fruit pour la nationalisation de ses terres en jachère au Guatemala à une valeur enregistrée par cette compagnie pour obtenir des remboursements de taxes (du gouvernement américain) ! L’un des tous premiers cabinets d’avocats, Sullivan & Cromwell, ou plutôt (on devrait dire) l’un des acteurs de la politique étrangère américaine, ne pouvait pas accepter qu’un gouvernement démocratiquement élu nuise aux intérêts de son client d’autant plus que cette firme (United Fruit) était contrôlée par la famille Dulles. Les deux frères ont tout simplement mis en œuvre la CIA, le Département d’Etat et les médias américains pour protéger leurs intérêts privés. L’extraordinaire crédulité du peuple américain, les médias corrompus et le Congrès endoctriné et impuissant ont contribué au succès des frères Dulles pour renverser une démocratie. Il faut remarquer ici que ces événement eurent lieu il y a 60 ans, bien avant les administrations corrompues de Clinton, Bush et Obama comme sans doute les précédentes administrations.

La victime suivante des frères Dulles fut Ho Chi Minh. Ho, un leader nationaliste, demanda aux Américains de l’aide pour libérer le Vietnam de l’oppressante administration colonialiste française. Mais John Foster Dulles, un anti-communiste viscéral, considéra que Ho était au contraire une menace communiste qui voulait appliquer la théorie des dominos sur des innocents occidentaux (en l’occurrence les Français) et Foster Dulles déclara que le nationalisme et l’anti-colonialisme étaient les bases de la subversion communiste. Paul Kattenburg, alors en charge au Département d’Etat des affaires vietnamiennes, suggéra que plutôt que d’entrer en guerre contre les communistes vietnamiens, une aide de 500 millions de dollars pour aider à la reconstruction du pays après la guerre avec la France et les exactions françaises libérerait Ho Chi Minh des supports russes et chinois et par voie de conséquence de leurs influences. Ho réitéra ses demandes d’aide mais l’inflexibilité des frères Dulles clamant une menace communiste prévalut ce qui entraina l’Amérique dans un long et coûteux fiasco appelé depuis lors « la Guerre du Vietnam ». Kattenberg déclara plus tard qu’il était suicidaire pour les USA « de se crever les yeux, de se couper les oreilles, de castrer sa capacité analytique et de refuser la réalité à cause de préjugés aveugles » (sic). Malheureusement pour les Américains et pour le monde entier cette capacité de Washington à « castrer » ses capacités analytiques est une pratique courante.

Les cibles suivantes des frères Dulles furent le Président Sukarno d’Indonésie, le Premier Ministre Patrice Lumumba du Congo et Fidel Castro. Le complot contre Castro fut un tel désastre (la Baie des Cochons) qu’Allen Dulles (patron de la CIA) fut remercié. Kennedy perdit toute confiance en la CIA et promit à son frère Bob que s’il était réélu il atomiserait la CIA en des milliers de morceaux. Quand Kennedy limogea Dulles, la CIA comprit la menace et frappa la première.

Remarque personnelle : serait-ce la CIA qui commandita l’assassinat de Kennedy ? Dans le billet de Paul Craig Roberts il est écrit : When President Kennedy removed Allen Dulles, the CIA understood the threat and struck first. Lire plus loin, il semblerait que Roberts en est convaincu.

Warren Nutter, directeur de thèse de Paul Craig Roberts puis Secrétaire Adjoint à la Défense et à la Sécurité Internationale, enseignait à ses étudiants que pour maintenir sa crédibilité auprès du public, ce que toute démocratie exige, le gouvernement américain devait répéter sans cesse que son action était conforme aux principes fondateurs du pays et devait être ouvertement exposée au peuple. Les desseins cachés des frères Dulles puis des administrations Clinton, Bush et Obama doivent s’appuyer sur le secret et la manipulation et par conséquent minent la crédulité du peuple. Si beaucoup d’Américains sont trop endoctrinés pour comprendre ça, ce n’est pas le cas pour beaucoup d’étrangers (d’autres pays).

Les desseins cachés de la Maison-Blanche ont coûté une fortune en vies humaines et en argent à beaucoup de pays. Essentiellement ce sont les frères Dulles qui créèrent la Guerre Froide avec leur hystérie anti-communiste. Les programmes secrets ont engagé les USA dans des guerres longues, coûteuses et inutiles au Vietnam et au Moyen-Orient. Les desseins secrets de la CIA et de l’armée américaine furent bloqués par John Kennedy qui paya de sa vie cette décision alors qu’il aurait pu mettre fin à la Guerre Froide 20 ans avant que Ronald en saisisse l’opportunité.

Ces desseins secrets ont fait autorité pendant tellement longtemps que le peuple américain est lui-même corrompu et comme on dit « un poisson commence à pourrir par la tête ». La pourriture de Washington envahit maintenant toute l’Amérique.

Note : Washington’s Secret Agendas supporte plusieurs traductions en français ordres du jour, desseins, projets, et bien d’autres … Les ajouts entre parenthèses permettent un meilleure compréhension du texte. Pour l’anecdote l’aéroport international de Washington s’appelle Dulles Airport comme pour honorer les sombres agissements de ce sombre personnage. Illustration John Foster Dulles, Wikipedia. Autre lien : Times BooksISBN 0-805-09497-0

L’ONU a-t-elle encore une raison d’être ? Pas vraiment …

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Depuis les évènements de Crimée qui révélèrent l’incertitude dans laquelle les russophones d’Ukraine se trouvèrent subitement après le coup d’Etat dit de « Maiden » orchestré par les sbires d’Obama, jamais l’ONU n’a été mandatée pour tenter de calmer les pulsions racistes et génocidaires du nouveau gouvernement nazi et corrompu en place à Kiev. Il est facile de comprendre quelle fut l’attitude de la majorité des habitants de Crimée, anciens citoyens de l’Union Soviétique, russophones faut-il le rappeler, et chrétiens orthodoxes reconnaissant l’autorité du pope de Moscou. Il votèrent démocratiquement le rattachement de la péninsule à la Russie, en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, droit qui figure en bonne place dans la Charte des Nations-Unies. Pourquoi les autres russophones du Donbass n’ont pas aussi organisé des élections démocratiques comme vont le faire dans quelques jours les Ecossais, tout simplement parce qu’ils n’en ont pas eu le temps, ils étaient attaqués et bombardés de toutes parts par l’armée « dite loyaliste » de Kiev. Certes, il y eut des exactions de part et d’autres, exacerbées par la haine ancestrale que les ukrainophones catholiques alimentent depuis toujours, d’un côté, à l’encontre des habitants du Donbass et la même haine des russophones pour leurs concitoyens de l’ouest du pays, de l’autre côté. Jamais l’ONU n’a envoyé d’observateurs sur le terrain. Seuls ont été autorisés les délégués de l’OSCE, un organisme majoritairement contrôlé par l’OTAN.

L’Occident, Europe et USA, est déjà en guerre contre la Russie parce que la Maison-Blanche en a décidé ainsi sur la base de mensonges après le coup d’Etat de Maiden puis chaque fois qu’il fallait mentir pour tenter d’enfoncer encore plus Vladimir Poutine en le désignant comme le vilain coupable et fomenteur de la guerre civile du Donbass. Le mensonge finit par atteindre son paroxysme avec le crime du vol MH17 dont les auteurs ont été éhontément désignés par les USA comme les rebelles du Donbass évidemment aidés par la Russie.

Les Américains foulent aux pieds les lois internationales fondamentales chaque fois qu’il s’agit de leur intérêt économique et politique, mais quand ce même intérêt semble en danger ils ne se privent pas pour rappeler à l’ordre les pays qui ne respectent pas ces lois, surtout quand ces pays sont classés par les seuls Américains comme des dictatures. Qu’en est-il du pouvoir corrompu aux forts relents de nazisme au pouvoir à Kiev, qu’en est-il du gouvernement israélien, non, pardon Israël est une démocratie, un allié des USA, qu’en est-il de l’Egypte aux mains des militaires, pardon, c’est pour la bonne cause, la restauration d’un état de droit vassal des USA. Qu’en est-il enfin de l’Arabie Saoudite, le royaume qui ignore les droits de l’homme et surtout de la femme, pardon, c’est un puissant allié des Américains, la base arrière pour éventuellement attaquer l’Iran et maintenir un semblant d’ordre dans la région du Golfe.

Comme le complexe militaro-industriel américain risquait de vivre un passage à vide, l’Etat Islamique (ISIS) est la dernière opportunité pour les va-t-en-guerre néocons de Washington avec l’appui de l’OTAN pour nettoyer les djihadistes sanguinaires qui terrorisent de vastes territoires irakiens et syriens. Les Américains se feront un plaisir de massacrer au passage quelques Syriens fidèles à Assad. Parce qu’il en est de l’intérêt des Américains et de leur industrie militaire soutenue naturellement par les banques et la FED.

Tant pis pour les droits de l’homme, tant pis pour l’ONU, tout se décide désormais à Washington. Obama, comme ses tristes prédécesseurs criminels de guerre, veut que les USA restent les maîtres du monde, le dollar doit rester la monnaie d’échange mondiale, ce sera comme ça et pas autrement. Tout Etat ou toute personne s’opposant au grand dessein de domination du monde par l’Amérique sera immédiatement éliminé, tout opposant sera considéré comme un terroriste ou un tyran. Les blindés, les avions, les bombes, les drones et les fusées made in USA continueront à faire leur travail pour instaurer des démocraties et imposer le respect des droits de l’homme mais que surtout l’ONU ne s’en occupe pas, ce n’est plus son mandat. Le dessein final des USA est de mettre à genoux l’économie de la zone euro, la bête noire à combattre par tous les moyens car si la première puissance économique du monde, je veux parler de l’Europe, venait à imposer l’euro comme monnaie d’échange internationale, ce serait alors la fin du montage à la Madoff du dollar papier. Au jour d’aujourd’hui, 60 % des transactions financières sont libellées en dollars, 25 % en euros (tant bien que mal, et c’est déjà beaucoup trop aux yeux des financiers américains) et le reste, les miettes, se partage entre les dollars australiens et canadiens, le yen et un tout petit peu de sterling et de franc suisse, le yuan et le rouble étant des monnaies non convertibles … en dollars. Voilà la réalité des faits et il serait dangereux pour les USA que par exemple l’Union Européenne qui dépend du gaz et du pétrole russe (5 millions de barils par jour) justifie d’une manière ou d’une autre de payer ses factures en euros à la Russie. Toute tentative d’atteinte à la suprématie du dollar est pour la Maison-Blanche un fait de guerre !

Les évènements d’Ukraine entrent parfaitement dans la stratégie globale des USA pour dominer l’économie européenne et éviter à tout prix que l’euro puisse devenir à terme une devise reconnue mondialement dans le marché parallèle des swaps ou les produits dérivés. Le FMI, l’arme financière de Washington, a le pouvoir de détruire l’Union Européenne du jour au lendemain en mettant sous tutelle par exemple la France, au cas où les pays de l’Union ne respecteraient pas le diktat de Washington ! Les évènements d’Ukraine sont une opportunité admirablement construite par les stratèges de Washington pour finalement mettre l’Union Européenne à genoux, les manigances des climatologistes mandatés par la Maison-Blanche n’ont pas suffi ou du moins les effets tardent à montrer leur efficacité, alors priver l’Europe de 20 % de ses débouchés économiques avec la Russie (allez demander aux Allemands ce qu’ils en pensent) et rendre l’ensemble de l’économie de la zone vulnérable sur le plan énergétique, ces évènements sont une véritable aubaine pour la Maison-Blanche. Une chose est certaine, les cours du pétrole, que ce soient le Brent ou le WTI, chutent depuis trois semaines (12 % de chute pour le Brent) alors que les incertitudes géopolitiques, que ce soit avec la Russie ou encore l’Irak, pourraient au contraire faire croire que ces cours devraient flamber. Cette situation révèle au contraire la venue d’une profonde dépression à venir en Europe dans les prochaines semaines, bien joué ! Finalement les stratèges de Washington n’ont aucune morale quand il s’agit de truquer la politique, quelles que puissent être les décisions formelles de l’ONU, ce « machin » qui ne sert plus désormais à rien puisqu’il est sous le contrôle de Washington. Ce ne sont aujourd’hui que les puissances financières, les banques centrales entre autres, qui gouvernent : Obama est un pion dans le jeu de la finance et les pays européens ne sont que des marionnettes manipulées par Washington et l’ONU n’a plus rien à voir avec tout ça.

Une autre façon de voir les choses …

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

L’Ukraine : un avenir sombre pour l’Europe

 

J’ai écrit dans mon blog deux petits posts sur la situation en Ukraine (voir les liens) parce que je ne suis pas vraiment dans mes souliers quand j’ose exprimer mon opinion sur un sujet géopolitique qui me dépasse. Les évènements d’Ukraine dépassent d’ailleurs aussi la plupart des analystes, d’une manière générale en Europe et en particulier en France qu’ils soient de gauche ou de droite, d’extrême gauche ou d’extrême droite, c’est dire d’ailleurs à quel point la France se replie sur son polygone à six côtés et ne regarde même plus ce qui se passe au delà de ses frontières, tout simplement parce que la France ne compte plus que pour du beurre mou dans la scène géopolitique et est complètement asservie par les USA comme d’ailleurs le reste de l’Europe.

Cette Europe, emmenée par l’Allemagne avec les USA en sous-main, a voulu faire une OPA sur l’Ukraine pour satisfaire les visées stratégiques américaines mais elle a négligé les attendus historiques et politiques de ce pays qui sont brièvement les suivants : l’ouest du pays est rural et catholique, l’est est industriel et chrétien orthodoxe, l’ouest de l’Ukraine penche pour une fusion avec l’Europe, l’est se sent dans la sphère d’influence russe, l’ouest parle une langue plus proche du polonais que du russe, l’est est russophone. De plus l’Ukraine est le résultat d’un découpage géographique et politique totalement artificiel et inadapté aux réalités du terrain car c’est un pays défini par une longue histoire qui n’a pas toujours été très reluisante.

Ce qui est inquiétant c’est l’attitude de l’Europe, poussée au cul par les Américains pour fomenter des révoltes populaires dans le but de renverser un président « pro-Russie » démocratiquement élu puis financer une campagne électorale bidonnée en plaçant un candidat pro-Occident qui est un épouvantable fasciste traitant les Russes de sous-hommes et qui n’a d’autre mission que de favoriser une guerre civile qui ne mènera à rien parce que la Russie contrôle ce pays avec le gaz, l’énergie et l’industrie d’une manière générale. Que veulent les Américains dans cette histoire sinon faire en sorte que l’Europe souffre d’un approvisionnement aléatoire en gaz naturel afin d’affaiblir son économie, qu’elle se décrédibilise politiquement et diplomatiquement et c’est là la seule et unique préoccupation de la Maison-Blanche, sous couvert d’une action diplomatique susceptible de promouvoir une démocratie dans ce pays.

Le seul homme d’état visionnaire de l’après-guerre fut De Gaulle quand il déclara oui à une Europe de l’Atlantique à l’Oural, sous-entendant un rapprochement de l’Europe avec la Russie. La chute du mur de Berlin est passée par là et l’occasion d’un rapprochement avec la Russie a été perdue surtout parce que les Américains ne voulaient pas en entendre parler.

C’est franchement risible ! De mon modeste point de vue, personne n’a rien compris à cette manœuvre presque grossière des Américains qui n’ont jamais vraiment brillé en politique étrangère, d’ailleurs la diplomatie américaine c’est de la diplomatie par les armes, les dollars et rien d’autre …

Il n’y a qu’à observer ce qui se passe en Irak que les Américains ont abandonné à son sort qu’ils ont largement contribué à créer en éliminant Saddam Hussein parce qu’il ne représentait pas le modèle démocratique américain. Il faut reconnaître que Saddam Hussein avait le mérite de faire régner l’ordre, peut-être par des moyens un peu éloignés de ceux des démocraties occidentales, mais au moins les chiites et les sunnites ne s’entretuaient pas. L’Iran propose ses services pour combattre les fous de dieu sunnites ultra-violents qui prétendent rétablir dans ce pays et dans une partie de la Syrie un ordre inspiré de la plus pure et dure charia à la mode sunnite telle qu’elle est de rigueur en Arabie Saoudite.

Est-ce que quelque part les Américains ont compris la situation irakienne un seul instant depuis le début de la guerre du Golfe ? Que nenni ! Pour l’Ukraine la situation est tout aussi incomprise depuis les abords du Mall de Washington, DC, mais ce qui est certain c’est que l’Union Européenne va laisser un gros paquet de plumes dans cette histoire à commencer par les 4 milliards de dollars de dette de l’Ukraine envers Gasprom et naturellement d’autres et multiples rallonges parce que l’Ukraine est en situation de banqueroute. Vos impôts vont encore augmenter, ça c’est sûr, car il faudra bien payer dans un premier temps pour la dette énergétique de l’Ukraine pour calmer le jeu puisque l’Europe a tout fait pour l’intégrer dans son giron afin de plaire aux Américains, mais ensuite ce sera comme le tonneau des Danaïdes et au final il est bien possible que le château de cartes, pardon de billets d’euros, qu’est l’Union Européenne s’effondre d’un seul coup !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/08/ukraine-qui-a-tort-qui-a-raison/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/01/billet-dhumeur-politiquement-incorrect-ukraine/