L’IPBES, clone de l’IPCC, prédit l’apocalypse

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À nouveau les plus éminents scientifiques du monde entier couvrent les machinations onusiennes.

Voilà que ça recommence ! Le groupe intergouvernemental d’ « experts » sur l’évolution du climat (GIEC ou IPCC en anglais) est un modèle qui a bien fonctionné jusqu’à présent dans sa mission de semer la terreur climatique dans le monde entier et l’Organisation des Nations-Unies adapte maintenant ce même modèle, avec les mêmes astuces pseudo-scientifiques, pour alerter le monde entier sur les menaces pesant sur la biodiversité. Un rapport de 1800 pages a été présenté à Paris ce 6 mai 2019. L’IPBES, ça sonne bien, est l’acronyme de Intergouvernemental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystems Services sise à Bonn en Allemagne. Jonathan Watts, éditeur au Guardian (journal anglais étiquetté à gauche) de tout de qui concerne l’environnement à l’échelle mondiale a déja dit dans ses colonnes tout ce qu’il fallait savoir sur ce « GIEC pour la nature« . Les « scientifiques » des Nations-Unies ont averti qu’ils étaient convaincus que ce rapport avait été rédigé par « les plus grands scientifiques du monde« . Il est trop drôle de s’apercevoir à quel point les journalistes sont crédules. Ils ont décrit docilement le personnel constituant l’IPCC pendant des années et des années jusqu’à ce que quelques curieux commencent à s’apercevoir que certaines personnes impliquées directement dans cet organisme étaient des étudiants d’une vingtaine d’années !

Watts dit, droit dans ses bottes que :

« Le texte final du résumé destiné aux décideurs politiques était en cours de finalisation à Paris par un groupe d’experts et de représentants des gouvernements, mais le message général est clair. »

En d’autres termes, comme pour l’IPCC, des scientifiques sont recrutés pour rédiger un rapport. On ne connaît pas les critères de choix de ces personnes. Ensuite ces scientifiques rédigent un résumé pour les décideurs (SPM, Summary for Policy Makers). Les politiciens et les bureaucrates représentant les gouvernements nationaux assistent ensuite à une réunion plénière durant laquelle le résumé est examiné ligne par ligne et réécrit.

Les contes de fées parlent de la transformation de la paille en or. Les Nations-Unies prennent des résumés scientifiques et les transforment en une paille politiquement consommable. Le document qui en résulte et qui a donc été solennellement publié ce 6 mai représente ce qu’une salle remplie d’agents politiques a accepté de dire à haute voix.

Pire encore, au cours des prochaines semaines, le texte en cours de synthèse, c’est-à-dire le texte sous-jacent supposé être de haute teneur scientifique, sera également modifié. Il est évident que ce n’est pas ainsi que les choses devraient se passer. Les résumés sont censés être des réflexions précises basées sur des documents plus longs, solides et définitifs. Or apparemment ce n’est pas ainsi que les Nations-Unies opèrent puisqu’il s’agit d’aligner les documents dits scientifiques sur le résumé destiné aux décideurs politiques. Il est inutile de prétendre le contraire, ce sont les procédures standard de l’IPCC et elles sont ouvertement exposées dans un guide de 56 pages expliquant comment l’IPBES fonctionne (lien en fin de billet, en anglais).

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Imaginons un instant des cadres d’une chaine de télévision examinant à la loupe le scénario d’une émission d’information d’enquête (du genre Cash-Investigation d’Elise Lucet, ajout de votre serviteur). Imaginez qu’ils réécrivent ce texte à la demande de grands annonceurs et en tenant compte de diverses sensibilités politiques. Est-ce que le résultat final serait digne de confiance ? Robert Watson, Diecteur de l’IPCC de 1997 à 2002, dirige maintenant l’IPBES. Sa biographie en ligne sur le site de l’Université d’East Anglia précise qu’il est « champion du monde des Nations-Unies pour la science et l’innovation« . Et lors de la création de l’IPBES en 2010 il a parfaitement précisé que son objectif était de « mener la bataille contre la destruction du monde naturel« . En d’autres termes il y a ici toutes sortes de tromperies grossières. L’IPBES n’est pas un corps scientifique honnête qui devrait examiner de multiples perspectives et considérer, comme tout corps scientifique, des hypothèses alternatives. La mission de cet organisme onusien consiste à rassembler un seul type de preuve, comme l’IPCC l’a fait avec le gaz carbonique, une preuve qui est favorable aux traités environnementaux de l’ONU.

C’est ainsi que les Nations-Unies fonctionnent, avec des machinations dans l’ombre camouflant ses aspirations politiques en les habillant de vêtements pseudo-scientifiques.

Traduction aussi fidèle que possible d’un billet de Donna Laframboise mis en ligne sur son site le 6 mai 2019

https://www.ipbes.net/system/tdf/180719_ipbes_assessment_guide_report_hi-res.pdf?file=1&type=node&id=28500

IPBES : il faut entretenir la peur millénariste mondiale

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Selon l’IPBES, après trois années d’enquêtes sur le terrain dans diverses régions de la planète la biodiversité est mise à mal partout et d’une façon alarmante. Ce sont plus de 550 experts de 100 pays qui l’ont affirmé cette fin de semaine lors de la réunion annuelle de l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) à Medellin en Colombie. L’IPBES est le pendant de l’IPCC pour l’environnement et naturellement il a été question du réchauffement climatique qui est un facteur déterminant, selon cet organisme, de la dégradation de l’environnement et des écosystèmes. Le principal travail de cet organisme est d’effectuer des prévisions, comme d’ailleurs l’IPCC, en modélisant l’évolution de l’état des lieux selon des critères pas toujours transparents ni convaincants.

Il est instructif de citer quelques « perles » contenues dans ce rapport. Par exemple pour les Amériques en comparant l’état des biotopes du temps de l’arrivée des colons du Mayflower et ce qu’il en reste maintenant, 31 % des espèces endémiques ont disparu et l’extrapolation prévoit que d’ici 2050 ce seront 40 % de ces espèces qui auront encore disparu. Rien n’est dit sur la quasi extermination du bison d’Amérique par l’homme blanc pour affamer les Amérindiens, mais ce n’est qu’un détail. En Afrique c’est pire : à la cadence actuelle de dégradation de l’environnement pour des raisons climatiques (encore elles) et humaines plus de la moitié des oiseaux et mammifères endémiques auront disparu en 2100. Force a été de citer l’exemple du rhinocéros blanc dont le dernier mâle encore en vie en liberté vient de mourir ! Une catastrophe mondiale puisqu’il ne reste plus de rhinocéros blancs à l’exception de deux femelles en liberté et les seuls spécimens encore vivants se trouvent dans les zoos. 500000 km2 de terres arables ont disparu en Afrique et avec une population supposée doubler d’ici 2050 (encore une prévision) combien de terres arables disparaîtront ? Toujours en Afrique, les mangroves et les écosystèmes littoraux sont partout en danger … Apocalyptique !

C’est pire en Asie, et là c’est une énumération genre pot-pourri. Tout y passe. En partant d’une constatation ponctuelle il semble qu’il est possible de faire des projections précises pour les années à venir (ce qui est absurde): avec une croissance économique annuelle moyenne de 7,6 % entre 1990 et 2010 ayant bénéficié à 4,5 milliards d’individus, les effets sur l’environnement, malgré l’accroissement des parcs naturels protégés terrestres et marins, en 2048 (la précision est à noter, je n’invente rien) il n’y aura pratiquement plus de poissons dans les zones découvrant à marée basse et les coraux seront critiquement menacés par la pollution et le réchauffement climatique (encore lui) à tel point qu’en 2050 jusqu’à 90 % des coraux auront disparu, sans oublier la montée du niveau des mers. De plus, et il ne fallait surtout pas l’oublier aussi, la dégradation de l’environnement par l’usage de pesticides menacera les populations déjà mises à mal par de nouvelles épidémies (à venir, quand ? on n’en sait rien) provoquées par le réchauffement climatique.

En Europe-Asie la situation n’est pas non plus vraiment réjouissante. Les populations consomment déjà plus que la nature peut produire. L’intensification des techniques agricoles et la déforestation intensive (curieux constat car les surfaces boisées en Europe sont en constante augmentation depuis 50 ans) font que d’ici 2050 27 % des espèces terrestres et 66 % des biotopes seront à risque.

La totalité de l’humanité doit donc contribuer, argent sonnant et trébuchant cela va de soi, pour sauver les pandas, les rhinocéros et les léopards ainsi que les ornithorynques, cela va de soi aussi.

Je suggère à mes lecteurs anglophones de lire ce rapport de propagande qui fleure bon les pratiques idéologiques du WWF et de Greenpeace et dont voici le lien :

https://www.ipbes.net/news/biodiversity-nature’s-contributions-continue-%C2%A0dangerous-decline-scientists-warn

Illustration : cargaison de bois illégalement coupé dans la forêt amazonienne (Reuters)