Six fois plus d’investisseurs en Espagne qu’en France ! (2013)

Ce sont les statistiques de l’UNCTD (en français CNUCED) qui le disent. Les journalistes français subventionnés ont tout de suite trouvé des failles dans ces données, soit-disant parce que les investissements passent par des chemins détournés en allant faire un petit séjour dans les Iles Vierges puis revenir par Jersey vers le Luxembourg pour finalement atterrir dans les caisses des firmes françaises exangues. C’est bon, on a compris le script du film en VO. Ce qui est certain c’est la violente désaffectation des investisseurs vis-à-vis de la France pour toutes sortes de raisons. Mais 77 % de chute en une année c’est tout de même brutal.

Le Wall Street Journal compare avec la France ce qui s’est passé en Espagne, pays qui rappellons-le a mené à bien de profondes réformes libéralisant entre autres le marché du travail : le tissu économique et industriel espagnol a attiré 37 milliards de dollars en 2013 (France : 5,7 Md), plus que l’Allemagne (32 Md) malgré le fait que les investissements ont quadruplé en Allemagne. Les autres pays qui ont attiré les capitaux sont l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et l’Irlande.

La dernière trouvaille de Hollande (et qui est une parfaite illustration de son incompétence) est le pacte de responsabilité. Les blogueurs américains le résument en quatre phrases courtes (Mish’s Global Economic Trend) :

Les compagnies doivent embaucher plus de personnels.

Si ces compagnies embauchent Hollande envisagera de réduire leurs taxes.

Hollande surveillera les compagnies qui embauchent.

Hollande mettra sous pression les compagnies qui n’embauchent pas.

Mish qui ne manque pas d’humour compare cette mascarade à l’enfant qui pose la question : « Maman, je peux ? » …

Et Mish de conclure en suggérant cinq coups de ciseaux géants à faire le plus vite possible dans la Maison France :

Supprimer les lois anti-licenciements.

Retarder l’âge de départ à la retraite.

Diminuer les taxes sur les entreprises.

Diminuer les impôts sur les personnes physiques.

Supprimer la législation du travail imposée par les syndicats.

 

C’est exactement ce qu’a fait l’Espagne ces trois dernières années : retraite à 68 ans, allocations chômage réduites à 28 jours par année travaillée, réduction de l’impôt sur les sociétés, suppression du salaire minimum qui est négocié branche par branche, etc … Et les investisseurs ont tout compris !

Les borborygmes idéologiques de Hollande et les aboiements de Montebourg ont tout simplement fait fuir les capitaux de France. C’est un très mauvais signal pour l’équipe socialo-écolo-marxiste au pouvoir !