Wikipedia rongé de l’intérieur ?

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Wikipedia peut s’enorgueillir d’accueillir 470 millions de visiteurs par mois. Les utilisateurs réguliers de cette encyclopédie en libre accès et dont la plupart des articles sont traduits en de nombreuses langues, ces utilisateurs, donc, sont régulièrement sollicités pour soutenir financièrement le fonctionnement de ce site qui est devenu au fil des années une véritable institution à but non lucratif, c’est que l’on peut du moins espérer. Or il se trouve que Wikipedia est devenue (ou devenu, le « genre » de Wikipedia est indéterminé) un champ de bataille pour certains sujets controversés. On y trouve un nombre croissant d’articles franchement orientés idéologiquement et c’est non seulement désagréable pour qui attend de Wikipedia une certaine objectivité et par voie de conséquence une certaine neutralité, mais cette tendance tout à fait perceptible à biaiser le contenu de nombre d’articles finira un jour ou l’autre par détruire la crédibilité de l’ensemble du corpus de cette encyclopédie. Il faudra donc pour qui cherche des informations dénuées de toute connotation idéologique s’abonner moyennant finance à une institution respectable équivalente à Wikipedia, sans pour autant être certain que cette alternative sera satisfaisante.

La question sera alors : existera-t-il un site encyclopédique gratuit sur internet à 100 % objectif et honnête dans tous les domaines de la connaissance ? La réponse est évidemment : non ! Et c’est déplorable.

En ce qui me concerne, moi qui suis un négationniste forcené du réchauffement climatique anthropique, chaque fois que je fais une recherche, je me heurte à des articles dont la teneur a été volontairement modifiée, orientée ou à la limite réécrite pour être en conformité avec la doxa de l’IPCC. Par exemple, le plus caricatural parmi beaucoup d’autres à propos du climat est l’absence de données scientifiques et objectives relatives à l’évolution des proxys ayant permis de reconstruire l’évolution climatique au cours de l’ «optimum médiéval », température, humidité et CO2 compris. Et systématiquement une foultitude d’articles y vont de leur couplet de propagande réchauffiste arrivant parfois comme un cheveu sur une assiette de soupe gluante. On ne mourra pas de cet hypothétique réchauffement climatique qui n’aura certainement pas lieu durant les prochaines centaines d’années à venir. Mais infiniment plus grave et entrant dans la même démarche de désinformation, beaucoup de personnes consultant Wikipedia en toute naïveté pour éclaircir leurs connaissances sur leurs problèmes personnels de santé peuvent et sont d’ors et déjà induits en erreur par des articles délibérément modifiés par des groupuscules d’activistes marginaux inspirés des mêmes doctrines malthusiennes et rétrogrades que celles des opposants aux combustibles fossiles, aux OGMs et aux pesticides qui réorientent de nombreux sujets relatifs à la santé et la médecine pour faire passer un message alternatif.

On se trouve donc ici au cœur du problème de la survie même de Wikipedia : le respect de certaines règles élémentaires de déontologie respectant les principes professionnels et scientifiques les plus fondamentaux. Le respect de ces règles est crucial. En médecine comme dans la plupart des disciplines scientifiques, mais plus encore en médecine car cette branche de la science concerne la vie, il y a des règles à respecter et celles-ci doivent (et sont) respectées dans ce milieu professionnel particulier. Les journaux scientifiques avec « peer-review » respectent autant que faire se peut ces règles, du moins dans le domaine médical. Les patients ont droit à la meilleure qualité de soins et quand ils font une recherche sur Wikipedia (comme il m’est arrivé de le faire pour un petit bobo) s’ils sont leurrés par des articles niant les règles fondamentales de la déontologie médicale, il y a un réel problème qu’il est nécessaire de dénoncer. Il s’agit des « médecines complémentaires et alternatives » qui modifient systématiquement les articles relatifs aux traitements de toutes sortes de pathologies même les plus morbides. Le prétexte à peine voilé de la naturopathie est que puisque un grand nombre (qui reste à définir) de médicaments sont issus de plantes, alors les plantes sont bénéfiques pour le traitement de cancers, d’asthme, d’hypertension, d’obésité, etc …

Wikipedia reflète un certain consensus scientifique et est resté relativement neutre dans l’évaluation de ses articles dont la valeur n’a d’égal que celle de leurs auteurs et éditeurs, tous anonymes et c’est peut-être là que réside le problème. Les fondements de la médecine reposent sur le respect de règles strictes tant professionnelles que scientifiques. L’éducation médicale est standardisée, les étudiants passent des examens périodiquement et ceux-ci sont standardisés. Les institutions, les hôpitaux, les organisations professionnelles et gouvernementales comme les journaux scientifiques à comité de lecture sont soumis à des règles déontologiques strictes. Et ce n’est qu’à ces conditions que les patients reçoivent des soins de la meilleure qualité. On voit donc fleurir ici et là, dans la presse de caniveau comme dans les publicités qu’on distribue dans les boites aux lettres, dans la publicité télévisuelle également un nombre sans cesse croissant de conseils pour la « liberté des soins de santé ». L’aspect le plus inquiétant est que certains médecins diplômés y vont de leur couplet pour promouvoir des produits dits « naturels » envers et contre toute régulation dans un but uniquement mercantile. Il suffit qu’un médecin affiche son orientation de naturopathe, homéopathe, réflexologiste, chiropracteur ou encore acuponcteur, pour s’arroger le droit de transgresser les principes même de la déontologie médicale. Les régulateurs (FDA aux USA, agence européenne de sécurité sanitaire, par exemple) ont défini une nouvelle ligne de standards définissant l’aspect « naturel » de ces approches pseudo-médicales. La porte est donc ouverte pour tous les excès contraires aux principes scientifiques mêmes de la médecine. Et tout ça au nom de la liberté de penser, de choisir et d’agir. Et Wikipedia participe à la promotion de cette déviance dangereuse car chaque article est édité et publié en respectant la règle du consensus. Il est donc du devoir des éditeurs des articles de Wikipedia de déterminer, au travers d’un examen minutieux des sources et références des articles, quelle est la pertinence de ces références et donc celle de l’article lui-même afin d’effectuer un tri objectif de ce qui relève de la science et de ce qui relève de la pseudo-science. Et l’opinion des promoteurs de la pseudo-science n’a aucune place dans ce processus.

Cependant les promoteurs de pseudo-science n’apprécient pas cette stratégie et si on les désapprouve, ils dénoncent une censure, une conspiration dirigée contre leurs idées. Juste un exemple cité dans la revue Natural News : « Impartialité : il faut soutenir un auteur qui cite la censure de Wikipedia au sujet de la médecine alternative ». L’article dit ceci : dans sa politique d’information, Wikipedia nie activement l’existence des sciences avec lesquelles elle n’est pas d’accord. Ce qui est en partie (seulement) le cas pour la médecine mais ne l’est plus pour ce qui concerne les plantes génétiquement modifiées, l’énergie nucléaire et le climat. On est finalement amené à faire le constat désolant que Wikipedia est progressivement et insidieusement caviardé par les activistes anti-science dont l’objectif global est de désinformer des centaines de millions de personnes dans le monde et leur imposer leur idéologie.

Pour ce qui concerne une dernière fois la médecine, il est urgent que les institutions et la communauté scientifique digne de ce nom s’insurgent par des mesures autoritaires si nécessaire contre cet envahissement des pseudo-sciences dans un média aussi quotidiennement utilisé que Wikipedia. Que des périodiques scientifiques comme Nature Climate Change aient délibérément aboli la probité de l’institution du peer-review, on peut à la limite le comprendre puisqu’il s’agit d’un périodique spécialisé pour les spécialistes de l’anti-science climatique avec un comité de lecture constitué de spécialistes de l’anti-science climatique, mais que Wikipedia s’abaisse à de telles turpitudes est d’autant plus inquiétant que cette encyclopédie englobe tous les sujets de la connaissance sans exception et y compris l’histoire ou la politique, deux sujets hautement sensibles … L’évolution dans la mauvaise (la pire) des directions d’internet est à redouter, mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Source : inspiré en partie d’un billet paru dans Science-based Medicine

Réflexion très personnelle sur Internet

 

Mon blog est presque devenu une sorte de rite pour beaucoup de mes lecteurs (environ un millier chaque jour, et je n’en tire aucune gloire personnelle) qui attendent chaque matin, ou chaque soir selon l’endroit de la planète où ils se trouvent, quel sera le sujet que j’ai abordé et développé pour eux après parfois des recherches très longues et difficiles. Ayant un background scientifique je maîtrise à peu près une petite majorité de sujets, que ce soit en physique, en chimie et plus encore en biologie mais il m’arrive parfois de dériver vers des faits économiques ou politiques qui me paraissent finalement dérisoires ou encore de relater des expériences vécues. En effet, je constate avec une amertume certaine que la nature humaine n’a pas vraiment changé depuis l’émergence de la civilisation gréco-romaine. La dichotomie entre la succession des siècles et l’appréhension des faits par les hommes s’est creusée de manière alarmante depuis une vingtaine d’années avec l’émergence des technologies de l’information mais la nature même de l’esprit humain, de par ses facultés à réagir et en définitive malgré sa capacité de résilience, fait que le fossé ne pourra jamais être comblé. Peut-être qu’un jour les machines que la créativité humaine aura inventé prendront le dessus pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il est intéressant de noter qu’avec la généralisation planétaire de ces technologies de l’information, nommément Internet, lorsqu’on « entre » dans un « moteur de recherche » des expressions ou des mots qui finalement sont dénués de sens car dans leur généralité ils sont effectivement transparents – pour un simple mot comme « sex » on trouve un milliard cinq cent soixante millions de pages en 0,18 secondes – il est évident que l’esprit humain ne peut plus suivre. Et l’adaptation de notre cerveau à cet afflux massif d’informations est de ce fait tout simplement impossible. Certes, certains de ces « moteurs » facilitant soit-disant notre recherche nous redirigent parfois vers des sujets plus appropriés si nous leur laissons quelques indications fragmentaires relatives à nos courants de pensée ou nos préoccupations fréquentes, je pense à Google par exemple qui a pressenti cette tendance à la paresse de l’esprit humain, alors les machines deviennent d’inquiétants leviers de commande sur lesquels nous risquons de perdre tout contrôle dans des délais très brefs.

Ce qui est encore plus inquiétant dans les technologies de l’information en général est la modification progressive de la façon d’appréhender un fait car l’avalanche d’informations disponibles qui sont parfois contradictoires obscurcit le jugement qu’on pourrait avoir à la lecture ou à l’écoute d’un bref rapport d’information relatant de façon lapidaire un événement. Lire les dépêches d’agence qui devraient normalement être objectives n’est plus un exercice fiable car certaines agences d’information, pour ne pas dire toutes, sont entachées d’un parti-pris certain allant dans le sens de la politique de leur pays. Parmi ces agences l’AFP fait figure de caricature car cet organisme monstrueux est miné de l’intérieur par des individus dont les opinions politiques sont tellement évidentes que certains l’appellent l’Agence Française de Propagande. Reuters et Bloomberg ne sont pas non plus très fiables.

Pour se faire une idée réelle d’un événement il faut procéder à des recoupements et Internet présente au moins l’avantage de pourvoir procéder à un tel exercice mais cela prend beaucoup de temps et de patience car de par sa position quasiment monopolistique Google oriente l’amateur de vérité vers le mensonge avec des algorithmes dédiés à la main-mise du pouvoir américain sur l’opinion mondiale. Google, idéalement, devrait être une société de service séparée du pouvoir américain. Or il n’en est rien comme chacun sait puisque Google travaille la main dans la main avec la NSA. Google est devenu une officine dont le but est de modeler l’opinion mondiale et quand un pays fait obstruction au pouvoir de cette compagnie on agite le spectre du totalitarisme et de l’atteinte aux libertés fondamentales de l’individu. Quelle ironie alors que c’est exactement tout le contraire …

Wikipedia, supposé être un service offert gratuitement à la planète entière et se targuant d’être apolitique, devient de plus en plus déviant dans la mesure où les contributeurs bénévoles peuvent sans vergogne et en contradiction avec tous les principes de l’honnêteté introduire des informations totalement fausses à des fins de propagande. Wikipedia n’est plus un organisme indépendant irréprochable et c’est très regrettable.

La vraie question qui se pose alors est celle de l’avenir de la manière de penser de chaque individu « connecté ». « Net » en anglais signifie tout aussi bien réseau ou toile que filet ou nasse. Serions-nous tous pris dans une nasse, prisonniers du bon vouloir des autorités américaines et de celles des autres pays occidentaux qui imposent leur bon vouloir à des fins politiques et idéologiques ? Que fait l’Assemblée des Nations Unies pour réguler Internet ? Rien car elle y trouve aussi son intérêt ! Il y a tellement d’enjeux financiers en cours et en perspective qu’on est déjà bien au delà de toute possibilité de modification ou d’amélioration de ce système. Qui aurait pu imaginer à la fin des années 70 qu’Internet évoluerait ainsi ? Je n’ai pas évoqué ici la télévision puisque je ne me livre plus depuis bien longtemps à ce passe-temps destructeur qui consiste à avachir son cerveau devant un écran petit ou grand, de plus en plus grand, pour intoxiquer le spectateur à longueur d’émissions toutes aussi partiales les unes que les autres, mais il s’agit aussi d’un problème similaire. En définitive l’avenir de l’humanité se présente sous un jour bien sombre.

Chronique d’un voyage Canaries-Japon

 

01h30 du matin. Rien ne va plus dans les airs, au milieu de la nuit froide ou plutôt presque glaciale de Madrid, en souffrance à l’Aéroport Adolfo Suarez, pas de connexion possible avec internet. Il semblerait, et ce n’est qu’une hypothèse, que la société Aena, dont 49,5 % du capital a été cédé à un investisseur international, n’est plus très regardante avec le Wi-Fi qui fonctionnait parfaitement bien il y a encore six mois. Economies obligent probablement. Toujours est-il que c’est carrément énervant surtout quand on doit se coller 6 heures de transit pour embarquer dans l’avion suivant en direction d’Amsterdam avec comme destination finale Narita. Je m’étais muni d’un petit bidule acheté chez Orange pour me connecter où je veux et quand je veux pour la somme astronomique de 3 euros par tranche de 24 heures. Même souci, pas de signal, et pourtant mon bidule, qui est en réalité un genre de téléphone portable utilisable seulement en Espagne, ne fonctionne pas non plus. Peut-être qu’Orange en est aussi aux programmes d’économies en tous genres … Toujours est-il que c’est très énervant quand on est devenu totalement soumis à une connexion pour se donner l’illusion que le monde entier peut être appréhendé en quelques clics. Bref, je suis désappointé et c’est la seule raison qui m’a conduit à écrire ces quelques lignes en maugréant en silence et à la limite de maltraiter le clavier de mon desk-top.

Cette situation inattendue révèle au plus profond de moi l’envie d’aller vivre dans un village perdu dans la forêt tropicale de l’île de Malikolo au Vanuatu et de laisser derrière moi la civilisation avec ses bons côtés. C’est d’ailleurs un peu rapide de parler ainsi des bons côtés de la civilisation de haute technicité puisque cette déconnexion fortuite laisse un goût amer et insoutenable dans l’univers déshumanisé d’un aéroport aux recoins inextricables. Le terminal 1-2 de l’aéroport de Madrid est constitué d’une enfilade de bâtiments disparates reliés les uns aux autres avec le temps et on doit parfois marcher trente minutes à une vitesse soutenue pour rejoindre la bonne porte d’embarquement. C’est presque pire que Roissy mais il y a au moins des bars ouverts la nuit et des toilettes parfaitement propres. On est presque réconcilié ainsi avec la civilisation.

Je n’en dira pas plus pour l’instant.

4h30. Les compteurs ouvrent, des voyageurs arrivent. Je vais faire la queue au comptoir de KLM. Pour rien, 20 minutes de piétinement inutiles car mon vol est en code-share avec Air Europa. Je refais donc la queue à l’autre compteur et une charmante employée ferme les yeux sur le surpoids de ma valise comme l’avait fait d’ailleurs sa collègue à Tenerife. Pour faire passer le problème, deux kilos et demi supplémentaires auraient pu me coûter au bas mot 62 euros de taxe, j’ai tenté l’argument humoristique, ne comprenant pas comment ma valise s’était alourdie de 2,5 kilos en 3 heures de vol ou bien que les balances des Canaries sont réglées pour plaire aux touristes. Au cours de cette négociation qui n’en fut pas une, j’eus le loisir d’admirer sa gorge qu’elle offrait sans retenue à ma vue plongeante et passablement inquisitrice. Impossible de m’attribuer une place à tribord dans le Boeing 747 pour le vol Amsterdam-Narita. J’aurais aimé voir le mont Fuji à l’approche de Tokyo, c’est en effet un spectacle merveilleux.

5h30. C’est l’affluence. J’ai fait plusieurs aller-retour entre une cafétéria bondée à boire des bières et l’extérieur où sévit une sorte de blizzard sans flocons insupportable pour fumer une cigarette. Orion et Sirius étaient au rendez-vous entre des petits nuages blanchis par les lueurs de la ville. Plus qu’une heure avant d’aller passer la sécurité avant d’embarquer.

Quand on voyage relativement souvent, ces transits dans les aéroports deviennent non plus des pensums mais des divertissements, du moins on fait en sorte qu’il en soit ainsi car c’est le meilleur choix. Depuis que je pratique cet aéroport, je connais exactement toutes les astuces pour en définitive presque apprécier ces transits souvent nocturnes. Il s’agit d’une sorte de résignation contrôlée.

5h45. Une horrible mégère arborant un surpoids repoussant s’empiffre en face de moi d’une espèce de gâteau de nature indéfinissable après avoir ajouté deux sachets de saccharine dans son café. Répugnant ! Pourtant elle a un visage presque attirant et encore une fois je n’arrive pas à comprendre comment une femme peut arriver à se dégrader ainsi en laissant aller ses bas instincts alimentaires. Ce spectacle me conduit naturellement à une réflexion sur ce comportement compulsif qu’adoptent certaines personnes sans en avoir conscience. Dans l’avion entre Tenerife et Madrid un gros joufflu obèse dont l’abondant tissu adipeux débordait presque sur mon siège agitait ses jambes en une sorte de mouvement vibratoire discontinu qui se transmettait désagréablement à mon siège. Je me suis permis de lui envoyer un signal consistant à pointer sur sa cuisse gauche mon crayon exclusivement réservé aux mots croisés, mon passe-temps favori quand je n’ai rien d’autre à faire, en accompagnant mon geste d’un « por favor » murmuré sur un ton exprimant parfaitement ce que je pensais de cette attitude qui reste inexplicable pour moi.

13h25. Schiphol. L’avion supposé m’emporter à Narita est enfin arrivé. Le précédent locataire de l’emplacement, un Boeing 747 avait quitté ce lieu à destination de Chicago avec deux bonnes heures de retard. Il y aura certainement aussi du retard car personne n’a l’air de s’affoler autour de l’aéronef. Dans l’aéroport tout est très cher. La moindre bière y est huit fois plus coûteuse qu’à Tenerife ! Mais bon, il faut bien tuer le temps. Les Japonais et d’autres voyageurs sont déjà en formation pour se payer une bonne heure d’attente dans l’espèce d’aquarium qui sert de salle d’attente. J’ai décidé de prendre mon temps … dans un 747, même un « Combi », il y a beaucoup de monde. Je n’ai toujours pas compris pourquoi, dans les aéroports les passagers aimaient faire la queue. Par exemple quand on est encore dans l’avion, quand celui-ci s’immobilise et que le signal autorisant à se libérer de sa ceinture de sécurité, tout le monde se lève et va attendre une bonne dizaine de minutes, la tête courbée sous les coffres à bagages avant de pouvoir progresser vers la sortie. Une sorte de comportement grégaire inexplicable sinon qu’on se comporte souvent comme des animaux très basiques tout juste bons à nous fournir en laine et accessoirement en gigots.

13h35. Le passage par la sécurité a débuté. Toujours aucune activité autour de l’avion en dehors de l’opération probablement soumise à des règles de sécurité stricte de remplissage des réservoirs de kérosène. J’ai tenté de me connecter à l’internet de l’aéroport, nouvel échec.

Treize heures trente plus tard. Après avoir admiré au dessus des nuages bas clairsemés le Mont Fuji avec son cône blanc au sommet, atterrissage à Narita avec 55 minutes de retard …

Lecture et écriture : globalement nouveau !

 

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Il n’y a pas si longtemps que le cerveau humain s’est adapté à l’écriture et par conséquent à la lecture. Les premiers alphabets remontent à peine à 1500 années avant notre ère si on considère que les hiéroglyphes égyptiens n’étaient pas en soi un alphabet mais un ensemble de pictogrammes, un peu comme les caractères chinois qui signifient en eux-mêmes une idée ou un concept, l’alphabet et l’écriture sont donc des phénomènes récents en termes d’évolution. Le premier véritable alphabet comprenant des voyelles apparut en Grèce et dérive du linéaire B de l’époque mycénienne. Il fallut attendre l’invention de l’imprimerie pour que le cerveau humain s’adapte réellement à la lecture car nous ne possédons pas de dispositions naturelles pour cet exercice cérébral, aussi curieux que cela puisse paraître.

Notre cerveau est équipé génétiquement pour gérer l’odorat, l’ouïe et la vue mais décrypter un texte fait appel à une adaptation récente, quelques milliers d’années, ce n’est rien en terme d’évolution. Le support papier existe toujours mais va progressivement être détrôné par toutes sortes d’équipements modernes comme les tablettes, les téléphones portables et les ordinateurs. Et c’est une nouvelle période d’adaptation de notre cerveau qui se dessine. Les spécialistes des sciences cognitives l’affirment, notre cerveau subit aujourd’hui une pression adaptative violente devant l’incroyable densité d’informations que nous offre en continu internet. Les yeux ne fonctionnent plus comme sur une page de papier quand ils sont fixés sur un écran d’ordinateur ou une tablette. Le regard effleure les mots mais ne transmet pas nécessairement toutes les informations au cerveau et on développe en quelque sorte un cerveau digital qui devient progressivement capable de faire un tri visuel rapide alors que depuis l’apparition de l’écriture notre cerveau n’a pas du tout été habitué à ce type d’exercice. Par conséquent les personnes (comme votre serviteur) qui passent plusieurs heures par jours devant l’écran de leur ordinateur et « naviguent » avec quelques doigts d’une information à une autre, souvent entourées de publicité (il faut bien que Google, les journaux en ligne et Facebook vivent), doivent faire un réel effort pour se reconvertir le temps d’une promenade dans un parc à la lecture de Marcel Proust ou d’Henry James dans une belle édition papier. Ces spécialistes des sciences cognitives se sont aperçu que l’addiction à l’ordinateur et à son écran, maintenant tactile pour les derniers modèles, a complètement perturbé les circuits neuronaux qui venaient à peine de s’adapter à l’écriture. La lecture en profondeur de Proust avec ses paragraphes d’une demi-page constitue presque un test permettant de reconnaître cette dégradation de la perception des caractères imprimés mais aussi de la transmission de ces informations au cerveau qui a perdu la capacité de la lecture en profondeur. Ce qui apparaît dans une étude réalisée à l’American University est la perte de la perception de la syntaxe et de la construction logique des phrases. L’arrivée de Tweeter a aggravé la situation avec la disparition de toute notion de syntaxe mais également de l’orthographe car ces messages courts nécessitent par essence une rédaction elliptique dénuée de toute notion d’orthographe et encore moins de syntaxe.

Les problèmes qui apparaissent avec ces supports de lecture et d’écriture ne concernent pour l’instant que les adultes qui se sont reconverti par obligation ou par choix personnel mais ce sont les enfants en âge d’apprendre à lire et écrire qui sont également les premiers concernés. Le cerveau des adultes reste « bilatéral » en ce sens qu’il est adapté à la lecture « papier » et que l’écran d’un ordinateur ne constitue pas un problème insurmontable. Mais l’enfant qui vient de déchiffrer l’alphabet et en est qu’au tout début de l’appréhension de la notion de phonèmes, un exercice parfois ardu, si ce dernier est déjà coutumier de l’usage des équipements électroniques variés, il lui sera beaucoup plus difficile de maîtriser cette adaptation qui est pourtant inévitable. C’est pourquoi le passage d’un mode de lecture « papier » à un mode « écran » n’est pas aussi simple qu’on peut le croire.

Je discutais il y a quelques jours avec une enseignante et je lui recommandais d’enseigner à ses élèves la saisie des textes avec les dix doigts sans regarder le clavier de l’ordinateur. Cette suggestion est en droite ligne avec l’usage de l’informatique et d’internet. Le regard devient fusionnel avec l’écran et les doigts ne sont plus qu’un élément de transmission de la pensée qui fonctionnent automatiquement. Mes lecteurs doivent penser que si j’étais incapable d’écrire sans regarder le clavier de mon Mac Book, je ne pourrais pas être aussi productif. Mais il y a bien longtemps que je me suis reconverti aux nouvelles technologies ! J’ai tout simplement appris à écrire à la machine sans regarder le clavier au début des années soixante et j’avoue que ce petit plus est très appréciable …

A vos claviers et vos écrans tactiles !

Inspiré d’un article paru dans le Washington Post

Blogueurs faites attention à vos abattis !

Le « First Amendment » et la blogosphère

Un blogueur américain est incarcéré depuis la fin du mois d’octobre pour outrage, dénonciation calomnieuse, diffamation et autres délits nombreux et variés selon la police et la justice de l’Alabama. Comme chacun est supposé le savoir, l’Alabama est peut-être l’Etat des USA le plus conservateur. C’est presque limite si dans un restaurant on n’oblige pas les clients à réciter le bénédicité, et dans toutes les familles des alentours de Birmingham, croyez-en mon expérience personnelle puisque j’ai été invité un soir à dîner dans une famille du cru, on se coltine dix minutes de Bible avant de commencer à dîner avec comme seule boisson un mauvais thé. L’horreur ! Surtout pour un incorrigible incroyant et buveur de vin et de bière que je le suis …

Ce blogueur, Roger Shuler, citoyen de l’Alabama a osé divulguer sur son blog des informations compromettantes au sujet du fils de l’ancien gouverneur de l’Etat Robert Riley Jr. Ses révélations n’ont plu ni à son ancien voisin avocat et ancien employeur, ni à la police, ni au shérif, ni à la justice locale, ni aux représentants du comté et naturellement ni aux Républicains en place où était encarté Riley.

Robert Shuler est un ancien journaliste reconverti archiviste à la bibliothèque centrale de la ville de Birmingham après un AVC et il tient un blog depuis 2007 qui relate dans le menu les vicissitudes des politiciens, de la justice et de la police locale. Chacun son truc mais il faut aussi des gens comme lui pour alerter l’opinion en général au sujet de ce qui se trame dans le milieu maffieux que constitue la collusion entre justice, police et politique aussi bien dans l’Etat d’Alabama que par exemple en France, un Etat lambda de l’Union Européenne au même titre que la Slovénie, l’Espagne ou Chypre. J’ai relaté dans un billet de mon blog l’affaire ubuesque du différent entre la Société Générale et les blogueurs Mish Shedlock et Jean-Pierre Chevallier qui ont osé divulguer de « fausses » informations relatives au bilan de cette banque.

Pour mémoire, je cite l’amendement (Wikipedia) dont il est question et qui pourrait faire l’objet d’une question prioritaire de constitutionnalité en France :

« Le Congrès ne fera aucune loi pour conférer un statut institutionnel à une religion, (aucune loi) qui interdise le libre exercice d’une religion, (aucune loi) qui restreigne la liberté d’expression, ni la liberté de la presse, ni le droit des citoyens de se réunir pacifiquement et d’adresser à l’État des pétitions pour obtenir réparation de torts subis (sans risque de punition ou de représailles) »

Comme on peut le constater, autant en Alabama qu’en France, en Chine, en Russie, à Cuba, au Zimbabwe et en Corée du Nord, la liberté d’expression se dégrade, surtout si l’espace de liberté que constitue Internet avec sa blogosphère est menacé.

Vais-je être poursuivi un jour parce que j’attaque à longueur de billets les inepties des climatologues subventionnés outrageusement par l’ONU, la commercialisation de pesticides dangereux pour les abeilles par des sociétés sans foi ni loi, les même sociétés répandant des informations mensongères sur le bien-fondé de la prescription de statines pour diminuer le taux de LDL, ou encore Greenpeace, WWF et d’autres ONG pour le moins opaques comme Criigen ou Criirad (en France) qui sont le véhicule d’une idéologie marxisante directement issue des facultés de sciences humaines ou on n’apprend rien d’autre que le constructivisme totalitaire ? Dois-je un jour être emprisonné parce que j’appelle le président « capitaine de pédalo » et le ministre des finances « moscou-vichy », dois-je être poursuivi un jour parce que j’appelle tout simplement un chat « un chat » et une chatte « une foufounne » ?

Quelques jours avant la défection de Snowden, je dénonçais les exactions de Google, Facebook et d’autres organismes sévissant sur internet qui ont été carrément obligés de collaborer avec la NSA, ce que Snowden a révélé par la suite, dois-je être condamné en tant que blogueur pour révéler ces informations ? Dois-je être poursuivi pour révéler que Chirac a réactivé la série d’essais nucléaires de Mururoa ajournée par Mitterand pour de bonnes raisons que je connais dans le détail mais dont personne n’a jamais parlé, secret défense oblige ?

Si on ôte par un moyen ou un autre la liberté d’expression aux blogueurs, la démocratie sera en danger et ces dites démocraties deviendront des Etats totalitaires ! C’est triste et effrayant …

L’exception culturelle française ? On va taxer internet !!!

Le gouvernement français cherche à trouver un stratagème pour taxer internet. Il y a eu l’affaire du blog de Chevallier repris par un blogueur américain interdit de fait de séjour en France puisqu’il devrait acquitter une amende de 9500 euros (voir un de mes billets il y a quelques mois) et maintenant le CSA a organisé une réflexion pour protéger l’exception culturelle française qui coûte aux contribuables aux alentours de 2 milliards d’euros par an uniquement en considérant les subsides généreusement versés aux intermittents du spectacle. L’exception culturelle française consiste entre autres idioties à doubler les films étrangers pour justement grossir les dizaines de milliers de parasites intermittents, ce qui a pour conséquence de rendre la population française totalement hermétique aux langues étrangères, mais bon, c’est aussi un problème qui relève de la calamiteuse qualité des enseignants en langues du système socialiste de l’éducation nationale. Mais puisque YouTube, Facebook, Dailymotion et d’autres sites interfèrent avec la production (hypothétique) culturelle française, on va les taxer pour justement financer le maintien hors du bouillon de l’industrie audio-visuelle et cinématographique française totalement exsangue et inintéressante à part une ou deux exceptions près tous les cinq ans.

Comme le gouvernement français est décidément à court d’argent, il est question très sérieusement de taxer aussi les services de communication gratuits mis à la disposition des internautes moyennant une contribution mensuelle largement équivalente à un abonnement téléphonique, Google +, Skype, Facebook et d’autres sites vont donc être également taxés puisque Orange subit de « lourdes » pertes à cause de ces sites pirates. Orange n’est plus une société appartenant à l’Etat mais il faut protéger encore les quelques employés de cette compagnies qui roulent toujours avec un statut de fonctionnaires. Pour en rajouter une couche, comme on le sait, Amazon est aussi dans le collimateur puisque cette firme (américaine) nuit à l’exception culturelle française en faisant perdre des parts de marché aux libraires et autres éditeurs français hexagonaux exceptionnellement géniaux dans l’art de répandre la culture française.

Mais il y a un gros souci et ce dernier souligne la totale incompétence des autorités françaises en la matière, la plupart des sociétés qui fleurissent sur le web ne sont pas françaises, d’une part, et celles qui comme Amazon sont actives en France ont leur siège social hors de France mais en Europe, et conformément aux accords européens toute loi Française devant s’appliquer à de telles sociétés doit être conforme aux lois européennes ainsi qu’aux aux lois internationales. Encore une fois le gouvernement est un ramassis d’incompétents, d’ignorants et d’opportunistes tous mus par une idéologie de façade pour justifier leurs actes et leur enrichissement personnel. Vu depuis l’autre côté de l’Atlantique c’est risible.

L’autre souci dans cette histoire rocambolesque, c’est qu’à force de passer pour des imbéciles, les Français en général et leur gouvernement fantoche en particulier vont finir par en subir les conséquences et tôt ou tard le pays sera sanctionné par la Commission Européenne pour non respect des traités mais aussi par les investisseurs qui finiront par bouder la France car la crédibilité du pays et son image sont ternies par de telles décisions totalement ineptes.

Source (puisque tout blogueur doit citer ses sources) : Forbes

Taxer Google ? Les Italiens l’ont fait !

Difficile de trouver un article dans la presse franco-française sur la loi qui a été votée en Italie concernant les achats « en ligne », en d’autres termes par internet. Comme je ne lis pas les journaux « en ligne » gauchistes comme le Monde, le Nouvel Obs ou Rue 89, l’information m’a peut-être échappé. Toujours est-il que quand un Italien lambda voudra faire un achat sur internet, du Viagra, des spaghetti ou un livre, il ne pourra le faire qu’en orientant son achat vers une société italienne et devra payer en débitant un compte ou une carte de crédit issus par une banque italienne. Dans le cas contraire il s’exposera à des poursuites fiscales et pénales. Le gouvernement français est très tenté par ce type de main-mise sur le e-commerce mais taxer par exemple Amazon ou n’importe quelle autre société accessible uniquement par internet est contraire aux principes fondamentaux du traité de Maastricht qui ont institué la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace européen. Les Italiens sont passé outre mais à n’en pas douter la commission européenne les rappellera à l’ordre (européen) quand bien même le e-commerce prive les caisses de l’Etat italien de centaines de millions de TVA non perçue si la société vendeuse n’est pas résidente en Italie. Pourquoi Amazon est domiciliée au Luxembourg, tout simplement parce que la TVA y est moins élevée qu’en Italie. De plus si Amazon perçoit la TVA (les achats sur Amazon ne sont pas exempts de TVA) celle-ci est reversée au Trésor luxembourgeois et n’est pas rétrocédée au Trésor du pays de l’acheteur, c’est une loi européenne. Quand on achète de la musique sur Apple Store on paie une taxe en Californie.

En conclusion de cette histoire de taxes sur le e-commerce, à l’évidence les politiciens sont dépassés par internet et ne savent pas par quel bout en prendre le contrôle. Ce n’est pas en surveillant le réseau et en repérant les adresses IP ainsi que les transferts de cash à l’aide le plus souvent de cartes de crédit que le fisc italien (ou français) pourra arriver à ses fins, internet est supra-national et dépasse même les frontières de l’Europe, il faut que ces idéologues malthusiens – et il y en a de plus en plus – se rendent à l’évidence, ils vivent dans un monde moderne mais leurs idées sont totalement dépassées …

Brève chronique politique vespérale

Aucune nouvelle du créateur du site http://hollande-démission.fr.

Aurait-il été interné dans un camp de travail en Corrèze ?

Il est troublant que cette information qui fit la une des journaux (en ligne) quelques heures seulement ait subitement disparu … La France aurait-elle déjà adopté les méthodes détestables de la Stasi ou de la police politique et idéologique de la Corée du Nord ? Rien de surprenant dans la France communiste et écolo-marxiste !

J’ai appris aujourd’hui que le Ministre de l’Education Nationale (qui a embauché 60000 bons à rien pour aider à infléchir la courbe du chômage) a également décidé pour payer ces incompétents de rogner sur les hauts salaires des professeurs de la même Education Nationale totalement marxisée qui se sacrifient entièrement pour leurs élèves des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs et qui n’ont pas même pas le temps de lire les pamphlets idéologiques que les syndicats mettent dans leurs casiers de la salle des professeurs. C’est le nivellement par le bas, la médiocrité, pour former encore plus d’assistés au sein des collèges et lycées du mammouth marxiste-léniniste qui seront plus tard de bons et serviles électeurs.

Comme dit H16, décidément, quel que soit le côté où le regard se porte, ce pays est foutu !

Vous connaissez Larry Page ?

Tout le monde ou presque connait Larry Page, pas vous ? Non, bon, alors vous ne savez pas que chaque fois que vous utilisez Google Map, Chrome, Google Talk, Google +, Gmail, Google Earth, Street View ou tout simplement Google comme moteur de recherche mais aussi votre Smartphone fonctionnant avec Android, Larry Page est derrière vous comme un ange gardien gentil et prévenant. Il surveille tout de vous, vos déplacements, votre agenda, votre messagerie électronique, vos appels téléphoniques, il mémorise les photos que vous envoyez à vos amis ou vos ennemis, il surveille aussi vos achats sur Amazon, mais si, mais si, il fait aussi cette petite intrusion bien anodine dans votre vie de tous les jours. Il connait vos gouts, votre famille avec toutes les photos que vous avez mis en ligne qu’il a analysé et répertorié, l’endroit où vous vivez, il peut même prédire votre état de santé car il a fait un profil de vos recherches sur les sites d’information médicale, il sait aussi ce que vous consommez si vous achetez votre caddy en ligne chez Carrefour, Leclerc, Lumine ou Wal-Mart, il connait vos goûts cinématographiques puisque vous consultez la liste des films qui sont en salle en ce moment, il connait votre couleur politique puisqu’il suit quels quotidiens en ligne vous consultez, il connait vos déplacements en avion ou en train quand vous achetez vos billets avec internet et même si vous allez dans une agence de voyage et que celle-ci vous confirme votre billet électronique par messagerie, Larry Page le sait. Larry Page est un maniaque, il a pour projet de contrôler l’ensemble des utilisateurs du Web. Avec Google Now, une application sur Android, Google anticipe vos désirs et vos questions, et avec Google Glass, il va carrément vous robotiser. C’est Orwell version Google : avec Android 900 millions de personnes sont déjà sous contrôle. Avec Gmail on va pouvoir faire des transferts d’argent, mais oui, ça vient de sortir, encore un degré de liberté contrôlé par Larry Page ! Et dans le centre de recherche de Google X, il doit se tramer encore beaucoup d’autres applications futuristes dont on n’a même pas la moindre petite idée mais qui nous esclavagiseront tous …

Source : Businessinsider