Grandeurs et vicissitudes des voyages aériens et d’internet.

Avec internet tout se complique ! Je suis trop nul et trop impatient pour réaliser une réservation pour un voyage en avion sans encombre. Il y a toujours un moment au cours de cette procédure qui me paraît sans solution. Les « pages Web » sont souvent confuses loin d’être suffisamment claires pour un « vieux » comme votre serviteur. Bref, je préfère aller dans une agence voyage au coin de la rue et payer 20 euros de plus. C’est ce que je fis pour réserver un billet Tenerife-Genève via Barcelone il y a quelques jours, ma visiteuse ayant manifesté clairement qu’un transit de 4 heures à l’aéroport de Barcelone était au dessus de ses forces. Il est vrai qu’elle ne parle pas espagnol ni catalan et qu’elle se serait trouvée esseulée dans ce magnifique aéroport. J’ai donc au mois de mars dernier fait une réservation pour voyager avec cette amie. Elle avait déjà sa réservation mais pas de carte d’embarquement, c’était bien ainsi puisque nous devions utiliser le même vol jusqu’à Barcelone. Apparurent alors les soucis. À l’aéroport de Tenerife (nord) un enchainement d’erreurs eut pour résultat de la part du préposé au check-in de nous retrouver dans une situation apparemment inextricable. Le vol Barcelone-Genève de mon amie avait été annulé mais pas le vol Tenerife-Barcelone. Comble de l’horreur pour celle qui s’était angoissée avec ce transit de 4 heures il ne restait plus que la solution de trouver une place sur le vol assurant la liaison vers Genève avec Swiss. Ce qui fut fait sans encombre car peu de personnes voyagent à des heures tardives sur des vols d’une heure. Fort heureusement j’avais réservé une chambre dans un hôtel « low-cost » et tout rentra dans l’ordre à un petit détail près, le taxi aller-et retour depuis et vers l’aéroport coûta plus cher que la nuit à l’hôtel.

Le bon côté de cette bévue fut que nous allâmes flâner dans les petites rues aux alentours de la Playa de Catalunya (je ne suis pas certain de l’orthographe), l’un des endroits les plus sympathiques de cette ville fascinante qu’est Barcelone. En réalité la compagnie aérienne m’avait prévenu à la fin du mois de mars par e-mail qu’il y avait un problème de correspondance. Or tous les messages pouvant être des publicités sont systématiquement mis au panier, je ne l’avais donc pas lu. Vicissitudes d’internet ! Étant maintenant en Savoie pour quelques jours, j’ai tenté sans succès de réserver une place sur un TGV pour Paris. Le site de la SNCF est tellement glauque qu’il me parut impossible de réaliser cette opération qui devrait pourtant être toute simple. À croire qu’il n’existe pas en France d’informaticiens capables de constituer un site web correctement agencé …

 

La loi européenne sur les droits d’auteur et internet

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C’est maintenant officiel le Parlement européen a finalement voté la directive controversée sur le droit d’auteur dont le but est de réviser la législation sur le droit d’auteur de tout ouvrage en ligne dans l’Union Européenne. Cette loi sème la discorde, en particulier l’article 13, et ses opposants appellent cela une « interdiction de mémoire », c’est-à-dire en limitant la liberté d’expression à l’aide de « filtres de téléchargement » sur tout contenu téléchargeable, ce qui offre aux grands de la big tech une emprise encore plus pesante sur la toile. Les défenseurs de cette directive prétendent qu’elle obligera les grands de la big tech – pour résumer, les GAFA – à payer leur juste participation aux droits d’auteur, ben voyons !

Ce qui est évident c’est qu’internet en Europe ne sera plus jamais comme avant. Et l’interdiction des « mèmes » obligera les grandes plateformes comme Youtube à flitrer chaque téléchargement afin de prévenir les atteintes illicites aux droits d’auteur. Les partisans de cette réforme prétendent que le terme « interdiction des mèmes » est inexact car ces derniers seraient étiquetés comme des parodies de mémoire et ils seraient ainsi protégés tandis que les opposants affirment que le filtrage automatique des téléchargements n’améliorera en rien cette protection.

Cerise sur le gâteau, une autre disposition que les opposants à cette directive ont surnommé « la taxe sur les liens » obligerait les agrégateurs d’informations, y compris les poids lourds comme Google News, à rémunérer les éditeurs pour les liens vers leurs articles. La Députée au Parlement européen Julia Reda, opposante à cette directive européenne sur les droits d’auteur, a déclaré que les petits éditeurs peu connus en terme de marque pourraient perdre gros. Elle a qualifié cette directive de très sombre pour la liberté de l’internet.

On entre dans le contrôle de l’internet qui préfigure la main-mise de la gouvernance totalitaire dont l’Union européenne est le laboratoire. Aux USA les sites d’hébergement se sont arrogé le droit de clore un compte comme par exemple le site Information Clearing House qui n’est plus accessible. Qui a pris cette décision, nul ne le sait mais il est vraisemblable qu’un ordre a été envoyé d’en haut. WordPress pourrait supprimer l’accès à mon blog parce qu’il déplairait à un politicien lambda ou que, selon la philosophie de cette directive européenne, je devrais acquitter une taxe en raison du fait que je cite des auteurs mentionnés avec des liens spécifiques.

Un jour très sombre pour internet !

Source et illustration : futurism.com

Note. Mème et mémétique : il s’agit d’un néologisme proposé par le biologiste Richard Dawkins dont la définition peut être « réplicateur » par analogie avec les gènes contenus dans l’ADN. En ce qui concerne les mèmes internet ce concept peut prendre plusieurs formes comme par exemple un hyperlien, un site internet, un hashtag, … qui peuvent être propagés sur la toile.

Petite histoire de téléphone

On parle dans les cercles d’initiés et de non initiés d’intelligence artificielle. J’en ai dit un mot sur ce blog : ce terme est une mauvaise interprétation du mot anglais « intelligence ». On devrait plutôt dire « traitement artificiel de l’information » à l’aide d’algorithmes créés dans ce but et capables de prendre en charge des milliards de données en un temps très court, ce que le cerveau humain est incapable de faire, encore que …

Quand je pianote sur le clavier de mon ordinateur, mes muscles travaillent, mes yeux suivent le texte (pas mes doigts puisque je ne regarde pas le clavier) mais d’autres muscles maintiennent mon corps, je respire, j’écoute ma musique préférée et mon nez est réceptif à toute odeur suspecte ou familière, donc mon cerveau est assailli par toutes sortes de données, les traite en temps réel et de ce fait il fonctionne à plein régime en « bonne intelligence » puisque je ne suis pas encore atteint par la maladie d’Alzheimer.

À mon âge si tant est que je puisse encore faire progresser mon intelligence c’est alors au sens anglo-saxon du terme : j’accumule des informations pour écrire un petit billet sur mon blog ou elles proviennent de la lecture des ouvrages d’Emmanuel Todd comme le gros pavé « L’origine des systèmes familiaux » que je viens d’entamer.

Mais il y a une autre origine qui m’a fait croire que j’étais devenu plus intelligent et elle paraîtra tellement triviale pour mes lecteurs que j’ai trouvé opportun de la narrer. J’ai donc changé de logement il y a maintenant une dizaine de jours et j’avais alerté la compagnie de téléphone pour que le changement de ma ligne internet et de téléphone fixe soit effectué rapidement. Je suis toujours telle soeur Anne, j’attendais que l’entreprise privée en charge de cette basse besogne veuille bien m’avertir sur mon téléphone portable de sa visite. Ce qui fut fait le 31 décembre à l’aide d’un robot vocal mais le service n’était pas disponible avant le prochain vendredi.

Un changement de domicile avec ligne de téléphone physique, je connais, consiste à repérer la ligne à l’aide d’un appareil spécial, se mettre en contact avec un technicien dans le central téléphonique et lui signifier quel changement de connexion il doit effectuer. Pour changer de numéro de téléphone mobile, c’est pire encore. J’ai fait cette opération il y a quelques mois et la compagnie de téléphone, Movistar en l’occurence, m’a mis en demeure d’acheter un nouveau téléphone mobile et comme j’ai choisi un iPhone la société de téléphone s’est grassement rémunérée avec la marge réalisée sur la vente d’un tel équipement.

Il y a quelques jours encore, toujours sans internet, je suis allé manifester ma mauvaise humeur croissante auprès de l’idiote qui s’occupe des clients dans la petite agence locale de la compagnie de téléphone. Elle ne s’est même pas confondue en excuses en raison de ce retard mais elle m’a simplement expliqué qu’en période de fêtes de fin d’année – ici en Espagne les fêtes se prolongent jusqu’aux Reyes Magos, les rois mages – tout était compliqué car le temps était plus ou moins figé. Ici aux Canaries il est figé : frais le matin avec 17 degrés environ, ensoleillé et chaud l’après-midi avec un ciel bleu profond et de nouveau frais le soir, plutôt frais à mon goût.

Je me suis souvenu (ce n’est pas de l’intelligence, mais simplement de la mémoire comme pour les chevaux et les chiens que l’on croit intelligents) que je pouvais peut-être utiliser mon téléphone portable pour me connecter à internet. Mais comme je n’y connais strictement rien j’ai fait appel au seul ami qui me reste ici, un Français, pour me remonter le moral en configurant mon téléphone portable afin de m’en servir comme accès à internet pour éviter de tomber dans une profonde dépression. Il a effectué l’opération en moins d’une minute et je suis donc à nouveau « connecté » depuis maintenant plusieurs jours comme mes lecteurs ont pu le constater. Il faudra cependant que je limite mes investigations sur la toile et surtout ne pas abuser de « streaming » comme par exemple des « vidéos » de conférences sur « Youtube » sous peine d’être lourdement taxé. Il ne faut pas croire que les compagnies de téléphone sont des philanthropes, ben voyons. Ce samedi matin, donc encore en 2018, constatant que seul mon Macbook était connecté j’ai finalement trouvé comment établir également la connexion pour mon iMac. Je me suis senti d’un coup « plus intelligent 2.0 ». Il me reste à apprendre maintenant les finesses d’utilisation de mon iPhone … mais c’est une autre histoire parce que j’utilise très rarement mon téléphone portable. Que mes lecteurs se rassurent je n’ai fait aucune publicité intentionnelle pour la firme à la pomme et ce n’est pas elle qui m’a rendu plus intelligent ni naturellement ni, encore moins, artificiellement …

Dystopie : vers le « meilleur des mondes » …

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Il y a une dizaine de jours j’ai été carrément interpellé par un article reproduit sur le site de Tyler Durden, ZeroHedge, émanant du site Daily Bell. Je suis non conformiste et je tente de m’informer en allant glaner sur divers médias y compris de nombreux blogs quelques épis fabuleux pour alimenter mon blog. C’est le secret d’une information proche de la réalité, hors les articles de science pure et dure revus par des pairs, mais même dans ce cas il est difficile parfois d’être convaincu de la véracité du contenu de ces articles. Il n’y a qu’à se souvenir du torchon de Séralini au sujet du glyphosate qui fut pourtant accepté par l’éditeur puis finalement retiré en mettant en avant une imposture caractérisée. D’ailleurs ce papier(cul) a alimenté les écolos européens et également français au sujet de cet herbicide. Un mensonge laisse des traces indélébiles et il semblerait que les cerveaux des politiciens ne fonctionnent plus correctement, tellement pollués par les milliers de nouvelles émanant du monde entier chaque seconde que compte une journée. Du coup il devient de plus en plus difficile de se faire une opinion objective sur un sujet particulier y compris si on fait l’effort de déceler le manque d’objectivité caractérisé de ce qui nous parvient comme par exemple cette histoire de génocide des Rohingya reprise par tous les médias « bien-pensants » pour ne pas frustrer le roi d’Arabie Saoudite … Il ne faut pas se moquer du monde en dénonçant les faits tels qu’il sont en réalité, il faut être « bien-pensant » !

L’objet de ce billet fait part d’une information infiniment plus terrifiante que bien d’autres « nouvelles » du jour. Elle relate le fait que plus d’un million d’enfants américains de moins de 5 ans sont sous traitement quotidien avec des médicaments psychotropes. Pire encore, parmi ces derniers plus de 275000 enfants de moins d’un an prennent des antidépresseurs prescrits par le pédiatre en toute conscience professionnelle. C’est proprement inimaginable. Les anglo-saxons ont inventé un mot pour décrire un tel phénomène de société, la dystopie par opposition au mot utopie. Le préfixe d’origine grecque « dys » signifie négation, malformation, erreur, et dystopie signifie la contre-utopie ou la mauvaise utopie comme par exemple la dyslexie est une mauvaise prononciation des mots. Les illustrations les plus significatives de dystopie sont Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley (Brave New World, 1932) et 1984 de George Orwell (Nineteen-eighty-four, 1948), deux oeuvres de science-fiction qui ont fait date.

Dans le roman de fiction d’Huxley les enfant écoutent à longueur de journée une radio lénifiante qui leur précise quel comportement ils doivent définitivement adopter, aujourd’hui c’est la télévision. Il doivent prendre régulièrement des pilules de couleurs variées pour égaliser leur humeur et leur caractère. Il y a les enfants alpha forgés dès les premiers mois de leur vie foetale, puis les enfants beta, gamma et delta, une sorte de hiérarchie, un système de castes artificiellement construit à l’aide de drogues appropriées. Les gay-prides par exemple sont inspirées de Huxley. Elles expriment une différence sociétale et les enfants, maintenant rivés sur le téléviseur puis leur téléphone cellulaire ou leur tablette subissent cette mise en conformité de leur personnalité en tous points identiques à celle décrite par Huxley. Parce que parmi ces « prides », un terme qui peut se traduire par « parade dans la rue », il y a les prides blanches, les prides noires, les prides nationales, les prides pour la protection de la nature, des prostituées ou des policiers … Ces manifestations de rue bon-enfant sont révélatrices d’une évolution de la société : la mise en conformité de l’opinion et la reconnaissance et l’acceptation des différences entre individus.

Dans Le Meilleur des Mondes l’éducation stipule que les relations sexuelles sont inutiles car les enfants naissent dans des incubateurs artificiels et n’ont plus besoin de mère biologique. Les gestes à caractère sexuel entre adolescents sont considérés comme anormaux. Les embryons sont orientés avant la naissance pour faire partie de l’une des classes sociétales, alpha, beta, gamma, … Le corps médical américain – mais l’Europe suit les USA avec toujours quelques années de retard – a réussi l’inimaginable, sauf dans l’esprit de Huxley, à mettre en place les besoins thérapeutiques des enfants en bas âge comme dans le roman de science-fiction : on s’achemine vers une civilisation totalitaire dans laquelle chacun aura sa dose quotidienne de comprimés de diverses couleurs pour n’être plus qu’une sorte de robot dénué de toute conscience, d’esprit critique et d’émotion, le monde de George Orwell vers lequel les grandes compagnies qui contrôlent l’ensemble de nos activités chaque fois que « nous nous connectons » nous y précipitent à grands pas, je veux parler ici de Facebook, d’Alphabet, d’Apple et de bien d’autres organisations supranationales qui à chaque instant de notre vie font en sorte que notre opinion soit orientée vers « le meilleur » …

Internet est un formidable instrument déjà utilisé pour infléchir l’opinion. Il devient presque impossible de se passer du moteur de recherche Chrome (Google, donc Alphabet) et les algorithmes utilisés par ce moteur sont tels qu’ils grignotent notre sens critique. Il arrive parfois qu’une recherche aboutisse à un sujet totalement différent de la préoccupation première et une seconde d’inattention et une page est ouverte ou qu’un choix soit proposé à l’internaute et cette simple « ouverture d’une page » va durablement modifier le « profil de l’internaute » à l’aide de ces algorithmes, que ce soit en ce qui concerne les tendances culinaires, la santé ou l’opinion politique. Nous sommes tous déjà asservis par ces grandes multinationales qui connaissent tout de nous-même, et elles sont pour la grande majorité américaines. Elles oeuvrent pour parfaire la main-mise de l’humanité entière par ce pays qui drogue déjà ses enfants en bas-âge. Il faudra peut-être moins d’une génération pour que la société soit devenue conforme aux délires d’Orwell ou d’Huxley. Je suis trop vieux pour assister à ce désastre, fort heureusement.

Mais pas plus tard qu’hier matin j’ai éprouvé une immense déception au cours d’une conversation vidéo (via Google hang-out, of course !) avec mon fils qui habite Tokyo. Avec son iPhone (Apple, of course !) il m’a montré ma petite-fille et elle n’a même pas daigné regarder son grand-père, ses yeux rivés sur l’écran de télévision et trop occupée avant le dîner par les séries supposées « éducatives » diffusées par la NHK. On y est presque, encore quelques pilules vertes ou bleues et on s’achemine inexorablement vers « Le Meilleur des Mondes ».

Source et illustration : ZeroHedge

Le Web a fêté ses 28 ans dans la partie française du CERN.

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Le 12 mars 1989 l’informaticien anglais Tim Berners-Lee (TimBL) travaillait au CERN avec un contrat d’indépendant et il proposa à cet organisme, bien connu aujourd’hui pour sa découverte récente du bozon de Higgs, le concept d’hypertexte afin d’aider les chercheurs à communiquer entre eux. Il mit en place un système qu’on peut appeler aujourd’hui « intranet » sur le site du CERN, fort de son expérience au sein de la société de télécommunication anglaise Plessey et ayant collaboré à la mise au point d’un logiciel de traitement de texte. Le système proposé au CERN fut appelé Enquire. C’était la naissance du Web tel qu’on le connait maintenant.

Le développement de l’hypertexte (HTTP, acronyme de HyperText Transfer Protocol) constitue la base technique du web avec le contrôle de transmission (TCP) et le système de noms de domaines (DNS).

Comme je n’y comprend rien je laisse mes lecteurs se documenter par eux-mêmes (source par exemple Wikipedia).

À l’occasion de cet évènement « TimBL », aujourd’hui membre fondateur de la WWW Foundation (ne pas confondre avec le WWF), a écrit une lettre ouverte indiquant les trois points qui menacent cette organisation devenue mondiale et dont presque plus personne ne peut se passer, que ce soit en se connectant avec un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable et ceci dans toutes les couches de la société, dans tous les pays du monde et pour toutes les applications ou domaines industriels, politiques et commerciaux et ce pratiquement sans exception.

TimBL sonne l’alerte sur les fausses nouvelles qui envahissent « la toile » que ce soient de faux faits-divers, de fausses informations financières ou encore de fausses rumeurs à caractère politique ou commercial. Ces fausses nouvelles font souvent le « buzz », un néologisme presque sonore, et envahissent la toile avec une rapidité étonnante et dangereuse. Ce sont surtout les réseaux sociaux et une petite poignée de moteurs de recherche qui favorisent l’envahissement du WEB par ces fausses nouvelles. TimBL déplore le mercantilisme de ces organisations qui gagnent de l’argent chaque fois qu’on y accède. Par exemple, durant la campagne présidentielle américaine, jusqu’à 50000 messages publicitaires étaient présentés chaque jour sur Facebook, une situation totalement incontrôlable ! Et chaque fois qu’un utilisateur de ce réseau social y était connecté la compagnie de Zuckerberg gagnait de l’argent … beaucoup d’argent, des millions de dollars chaque minute.

L’autre point que déplore TimBL est la perte de contrôle de nos données personnelles. La fourniture de renseignements personnels à un site web en échange d’un accès gratuit à ce dernier permet aux gouvernements de nous surveiller à notre insu. « Dans les pays où nous croyons que le gouvernement a l’intérêt des citoyens à coeur, la surveillance de tous, tout le temps, va tout simplement trop loin » selon TimBL que ce soit au niveau des idées politiques, de l’appartenance à une religion, de la sexualité ou encore de la santé.

TimBL aborde aussi très opportunément l’utilisation de la toile par le monde politique au mépris des plus basiques règles de la démocratie. À l’aide d’algorithmes sophistiqués le monde politique cible chacun des utilisateurs du web pour l’influencer dans ses choix. Un exemple évident est la main-mise évidente de l’écologie politique sur un nombre impressionnant de pages web de l’encyclopédie ouverte Wikipedia ainsi que la réécriture de certaines pages de l’histoire contemporaine.

Enfin TimBL conclue en appelant tous les « webinards » à s’unir pour sauvegarder la liberté d’internet car le web appartient à tout le monde et personne ne peut s’arroger le droit de l’utiliser comme un instrument de manipulation à des fins politiques ou idéologiques.

Source : http://webfoundation.org/2017/03/web-turns-28-letter/ disponible aussi en français, espagnol, portugais et arabe

Nouvel éclatement d’une « bulle » internet ?

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Snapchat, nouveau venu dans le monde d’internet s’est introduit en bourse et espère « lever » 15 milliards de dollars pour arriver à une capitalisation strictement adossée sur du vent de 20,8 milliards. Ça sent le délire et l’éclatement très proche d’une nouvelle « bulle » internet. Les grands de la Silicon Valley se feront balayer en quelques jours, que ce soient Google, Facebook, Tweeter, Whatsapp, Apple ou encore LinkedIn. À elles seules ces six sociétés (et je ne parle pas de Microsoft) capitalisent plus que l’équivalent du PIB de la France, n’est-ce pas indécent pour des entités commerciales qui ne réalisent leur chiffre d’affaire que sur la publicité et des services divers, entre autres fournir en temps réel des renseignements à la CIA et la NSA, ça me donne la nausée chaque fois que je reçois des mails de ces « grands » du Camino Real, la route qui relie San Francisco à San Jose !

Cette situation est devenue tellement caricaturale qu’elle ne peut que s’effondrer sur elle-même. Franchement, de vous à moi, vous est-il vraiment nécessaire d’aller quotidiennement voir ce qui se passe sur Facebook ? Avez-vous vraiment besoin d’être orienté chaque fois que vous faites une interrogation sur internet qui vous renvoie automatiquement à Google et vous précise les 20 sites les plus aptes à même de vous satisfaire ? J’enrage quand je tente une opération comme par exemple transférer des photos de mon appareil Fuji X10 dans mon MacBook. Apple m’explique ce qu’il faut faire ! Je n’ai pas le choix et à la limite je vais devoir payer pour mettre mes photos sur « iCloud », c’est tout simplement indécent et insupportable.

Tout ça parce que chaque fois que vous allumez votre ordinateur vous êtes sans le vouloir scruté, filtré, mémorisé et introduit dans un algorithme hautement sophistiqué qui a cerné presque totalement votre personnalité. Si en ce moment vous regardez la télévision connectée à internet via votre abonnement multimédia ces grands du web et les compagnies de télévision qu’ils ont asservi savent quel programme vous avez choisi et le lendemain quand vous ferez une interrogation anodine avec Google par exemple vous n’aurez même pas la surprise de constater qu’il ne vous faut plus aucun effort pour trouver exactement ce que vous désirez … Car votre personnalité et vos désirs sont mémorisés dans les méga-ordinateurs de Facebook, de Tweeter, de Whatshapp et de Google. Chaque fois que vous envoyez un message électronique – on dit courriel en bon français – vous êtes également scruté, analysé et classé parmi les bons ou les méchants. Et quand vous tenez un blog, comme votre serviteur, vous pouvez être privé de toile, je veux dire de web, ça risque de m’arriver car je suis un blogueur méchant et non conformiste qui dit des choses tout haut (écrites) qu’on ne devrait pas dire même tout bas …

Je ne suis pas parano mais quand je constate que l’introduction d’une société comme Snaptchap peut lever l’équivalent du capital nécessaire à la construction de deux centrales nucléaires, je suis tout simplement révolté … Je paye 47 euros par mois pour avoir chez moi avec un débit plus que lent une connexion internet y compris un téléphone portable dont je ne me sers jamais (imposé quand on souscrit un abonnement à internet) et un téléphone fixe, presque maintenant une curiosité, que j’utilise très rarement aussi et pas de télévision chez moi, je ne peux plus supporter cet outil de propagande orwellien, quel pourcentage revient à ces soit-disant fournisseurs de service car par exemple chaque fois que je vais sur Google pour faire une recherche il faut bien que ce site soit rémunéré d’une manière ou d’une autre, rien n’est gratuit … Si un de mes lecteurs peut me fournir des éléments de réponse je lui en serai très reconnaissant. Hier je suis allé manger des sardines grillées dans un petit restaurant très fréquenté par les touristes, et pour cause il y a le petit logo bleu Facebook très visible sur la porte ainsi que toutes les cartes de crédit acceptées et le logo « Tripadvisor », il paraît que c’est gratuit mais permettez-moi d’en douter …

Vivement que cette nouvelle « bulle » internet explose, Zuckerberg pourra aller se faire voir, je ne verserai pas une larme pour lui !

Réflexion sur internet

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Mes deux ordinateurs sont équipés d’AdBlock et je n’ai aucun scrupule à utiliser cette protection que je considère comme une armure me permettant d’être affranchi de l’agression que constitue la publicité en ligne. Cette publicité, sans AdBlock, est tout simplement handicapante quand on ne dispose pas d’ultra-haut débit.

Depuis quelques mois je me suis rendu compte que certains de mes sites favoris me signalaient que c’était très mal d’utiliser AdBlock car ils vivaient justement de la publicité. J’ai été surpris que par exemple un site comme Forbes qui ne s’intéresse qu’aux riches, aux grandes entreprises et aux évènements glamour m’ait fait comprendre que dorénavant je ne pourrai plus avoir accès à sa prose parfois intéressante (mais rarement) si je ne désactivais pas AdBlock ! Comme si le magazine en ligne Forbes avait besoin de publicité pour survivre … C’est vraiment n’importe quoi.

D’autres sites, non contents de me signaler que j’utilise AdBlock, en rajoutent en me signalant que si je veux continuer à les parcourir il faut que je m’abonne à leur truc pour quelques dollars par mois. D’autres sites que je nommerai pas clament leur indépendance grâce aux dons de leurs lecteurs et que par conséquent si j’utilise AdBlock il me faudra aussi passer à la caisse pour financer leur indépendance. C’est encore vraiment n’importe quoi !

Mon blog est gratuit, n’importe qui peut reproduire mes articles, je n’ai jamais demandé à un quelconque de mes lecteurs de contribuer au financement de mon blog tout simplement parce que je veux préserver ma liberté d’expression qui est une des rares libertés qui me reste. Par contre le site wordpress me signale que parfois mes lecteurs peuvent être importunés par de la publicité quand ils lisent ma prose. Je m’en excuse auprès de mes lecteurs mais c’est indépendant de ma volonté et les revenus perçus par wordpress n’arrivent évidemment pas dans mon escarcelle. Pour que vous ne soyez pas importunés par de la publicité en lisant mon blog il faudrait que je paie un dû mensuel à wordpress …

Les grandes compagnies qui sévissent sur le net, Facebook, Google ou encore Apple, engrangent des dizaines de milliards de dollars par an grâce à cette publicité que tout un chacun subit chaque jour et elles commencent à sérieusement s’énerver à propos de ces petits outils qui nous protègent des agressions publicitaires en ligne à tel point qu’elles envisagent de systématiquement bloquer les accès à internet de ceux qui utilisent ces outils de protection. Où va la liberté ?