Dystopie : vers le « meilleur des mondes » …

Capture d’écran 2017-09-11 à 23.03.14.png

Il y a une dizaine de jours j’ai été carrément interpellé par un article reproduit sur le site de Tyler Durden, ZeroHedge, émanant du site Daily Bell. Je suis non conformiste et je tente de m’informer en allant glaner sur divers médias y compris de nombreux blogs quelques épis fabuleux pour alimenter mon blog. C’est le secret d’une information proche de la réalité, hors les articles de science pure et dure revus par des pairs, mais même dans ce cas il est difficile parfois d’être convaincu de la véracité du contenu de ces articles. Il n’y a qu’à se souvenir du torchon de Séralini au sujet du glyphosate qui fut pourtant accepté par l’éditeur puis finalement retiré en mettant en avant une imposture caractérisée. D’ailleurs ce papier(cul) a alimenté les écolos européens et également français au sujet de cet herbicide. Un mensonge laisse des traces indélébiles et il semblerait que les cerveaux des politiciens ne fonctionnent plus correctement, tellement pollués par les milliers de nouvelles émanant du monde entier chaque seconde que compte une journée. Du coup il devient de plus en plus difficile de se faire une opinion objective sur un sujet particulier y compris si on fait l’effort de déceler le manque d’objectivité caractérisé de ce qui nous parvient comme par exemple cette histoire de génocide des Rohingya reprise par tous les médias « bien-pensants » pour ne pas frustrer le roi d’Arabie Saoudite … Il ne faut pas se moquer du monde en dénonçant les faits tels qu’il sont en réalité, il faut être « bien-pensant » !

L’objet de ce billet fait part d’une information infiniment plus terrifiante que bien d’autres « nouvelles » du jour. Elle relate le fait que plus d’un million d’enfants américains de moins de 5 ans sont sous traitement quotidien avec des médicaments psychotropes. Pire encore, parmi ces derniers plus de 275000 enfants de moins d’un an prennent des antidépresseurs prescrits par le pédiatre en toute conscience professionnelle. C’est proprement inimaginable. Les anglo-saxons ont inventé un mot pour décrire un tel phénomène de société, la dystopie par opposition au mot utopie. Le préfixe d’origine grecque « dys » signifie négation, malformation, erreur, et dystopie signifie la contre-utopie ou la mauvaise utopie comme par exemple la dyslexie est une mauvaise prononciation des mots. Les illustrations les plus significatives de dystopie sont Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley (Brave New World, 1932) et 1984 de George Orwell (Nineteen-eighty-four, 1948), deux oeuvres de science-fiction qui ont fait date.

Dans le roman de fiction d’Huxley les enfant écoutent à longueur de journée une radio lénifiante qui leur précise quel comportement ils doivent définitivement adopter, aujourd’hui c’est la télévision. Il doivent prendre régulièrement des pilules de couleurs variées pour égaliser leur humeur et leur caractère. Il y a les enfants alpha forgés dès les premiers mois de leur vie foetale, puis les enfants beta, gamma et delta, une sorte de hiérarchie, un système de castes artificiellement construit à l’aide de drogues appropriées. Les gay-prides par exemple sont inspirées de Huxley. Elles expriment une différence sociétale et les enfants, maintenant rivés sur le téléviseur puis leur téléphone cellulaire ou leur tablette subissent cette mise en conformité de leur personnalité en tous points identiques à celle décrite par Huxley. Parce que parmi ces « prides », un terme qui peut se traduire par « parade dans la rue », il y a les prides blanches, les prides noires, les prides nationales, les prides pour la protection de la nature, des prostituées ou des policiers … Ces manifestations de rue bon-enfant sont révélatrices d’une évolution de la société : la mise en conformité de l’opinion et la reconnaissance et l’acceptation des différences entre individus.

Dans Le Meilleur des Mondes l’éducation stipule que les relations sexuelles sont inutiles car les enfants naissent dans des incubateurs artificiels et n’ont plus besoin de mère biologique. Les gestes à caractère sexuel entre adolescents sont considérés comme anormaux. Les embryons sont orientés avant la naissance pour faire partie de l’une des classes sociétales, alpha, beta, gamma, … Le corps médical américain – mais l’Europe suit les USA avec toujours quelques années de retard – a réussi l’inimaginable, sauf dans l’esprit de Huxley, à mettre en place les besoins thérapeutiques des enfants en bas âge comme dans le roman de science-fiction : on s’achemine vers une civilisation totalitaire dans laquelle chacun aura sa dose quotidienne de comprimés de diverses couleurs pour n’être plus qu’une sorte de robot dénué de toute conscience, d’esprit critique et d’émotion, le monde de George Orwell vers lequel les grandes compagnies qui contrôlent l’ensemble de nos activités chaque fois que « nous nous connectons » nous y précipitent à grands pas, je veux parler ici de Facebook, d’Alphabet, d’Apple et de bien d’autres organisations supranationales qui à chaque instant de notre vie font en sorte que notre opinion soit orientée vers « le meilleur » …

Internet est un formidable instrument déjà utilisé pour infléchir l’opinion. Il devient presque impossible de se passer du moteur de recherche Chrome (Google, donc Alphabet) et les algorithmes utilisés par ce moteur sont tels qu’ils grignotent notre sens critique. Il arrive parfois qu’une recherche aboutisse à un sujet totalement différent de la préoccupation première et une seconde d’inattention et une page est ouverte ou qu’un choix soit proposé à l’internaute et cette simple « ouverture d’une page » va durablement modifier le « profil de l’internaute » à l’aide de ces algorithmes, que ce soit en ce qui concerne les tendances culinaires, la santé ou l’opinion politique. Nous sommes tous déjà asservis par ces grandes multinationales qui connaissent tout de nous-même, et elles sont pour la grande majorité américaines. Elles oeuvrent pour parfaire la main-mise de l’humanité entière par ce pays qui drogue déjà ses enfants en bas-âge. Il faudra peut-être moins d’une génération pour que la société soit devenue conforme aux délires d’Orwell ou d’Huxley. Je suis trop vieux pour assister à ce désastre, fort heureusement.

Mais pas plus tard qu’hier matin j’ai éprouvé une immense déception au cours d’une conversation vidéo (via Google hang-out, of course !) avec mon fils qui habite Tokyo. Avec son iPhone (Apple, of course !) il m’a montré ma petite-fille et elle n’a même pas daigné regarder son grand-père, ses yeux rivés sur l’écran de télévision et trop occupée avant le dîner par les séries supposées « éducatives » diffusées par la NHK. On y est presque, encore quelques pilules vertes ou bleues et on s’achemine inexorablement vers « Le Meilleur des Mondes ».

Source et illustration : ZeroHedge

Le Web a fêté ses 28 ans dans la partie française du CERN.

Capture d’écran 2017-03-14 à 13.25.17.png

Le 12 mars 1989 l’informaticien anglais Tim Berners-Lee (TimBL) travaillait au CERN avec un contrat d’indépendant et il proposa à cet organisme, bien connu aujourd’hui pour sa découverte récente du bozon de Higgs, le concept d’hypertexte afin d’aider les chercheurs à communiquer entre eux. Il mit en place un système qu’on peut appeler aujourd’hui « intranet » sur le site du CERN, fort de son expérience au sein de la société de télécommunication anglaise Plessey et ayant collaboré à la mise au point d’un logiciel de traitement de texte. Le système proposé au CERN fut appelé Enquire. C’était la naissance du Web tel qu’on le connait maintenant.

Le développement de l’hypertexte (HTTP, acronyme de HyperText Transfer Protocol) constitue la base technique du web avec le contrôle de transmission (TCP) et le système de noms de domaines (DNS).

Comme je n’y comprend rien je laisse mes lecteurs se documenter par eux-mêmes (source par exemple Wikipedia).

À l’occasion de cet évènement « TimBL », aujourd’hui membre fondateur de la WWW Foundation (ne pas confondre avec le WWF), a écrit une lettre ouverte indiquant les trois points qui menacent cette organisation devenue mondiale et dont presque plus personne ne peut se passer, que ce soit en se connectant avec un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable et ceci dans toutes les couches de la société, dans tous les pays du monde et pour toutes les applications ou domaines industriels, politiques et commerciaux et ce pratiquement sans exception.

TimBL sonne l’alerte sur les fausses nouvelles qui envahissent « la toile » que ce soient de faux faits-divers, de fausses informations financières ou encore de fausses rumeurs à caractère politique ou commercial. Ces fausses nouvelles font souvent le « buzz », un néologisme presque sonore, et envahissent la toile avec une rapidité étonnante et dangereuse. Ce sont surtout les réseaux sociaux et une petite poignée de moteurs de recherche qui favorisent l’envahissement du WEB par ces fausses nouvelles. TimBL déplore le mercantilisme de ces organisations qui gagnent de l’argent chaque fois qu’on y accède. Par exemple, durant la campagne présidentielle américaine, jusqu’à 50000 messages publicitaires étaient présentés chaque jour sur Facebook, une situation totalement incontrôlable ! Et chaque fois qu’un utilisateur de ce réseau social y était connecté la compagnie de Zuckerberg gagnait de l’argent … beaucoup d’argent, des millions de dollars chaque minute.

L’autre point que déplore TimBL est la perte de contrôle de nos données personnelles. La fourniture de renseignements personnels à un site web en échange d’un accès gratuit à ce dernier permet aux gouvernements de nous surveiller à notre insu. « Dans les pays où nous croyons que le gouvernement a l’intérêt des citoyens à coeur, la surveillance de tous, tout le temps, va tout simplement trop loin » selon TimBL que ce soit au niveau des idées politiques, de l’appartenance à une religion, de la sexualité ou encore de la santé.

TimBL aborde aussi très opportunément l’utilisation de la toile par le monde politique au mépris des plus basiques règles de la démocratie. À l’aide d’algorithmes sophistiqués le monde politique cible chacun des utilisateurs du web pour l’influencer dans ses choix. Un exemple évident est la main-mise évidente de l’écologie politique sur un nombre impressionnant de pages web de l’encyclopédie ouverte Wikipedia ainsi que la réécriture de certaines pages de l’histoire contemporaine.

Enfin TimBL conclue en appelant tous les « webinards » à s’unir pour sauvegarder la liberté d’internet car le web appartient à tout le monde et personne ne peut s’arroger le droit de l’utiliser comme un instrument de manipulation à des fins politiques ou idéologiques.

Source : http://webfoundation.org/2017/03/web-turns-28-letter/ disponible aussi en français, espagnol, portugais et arabe

Nouvel éclatement d’une « bulle » internet ?

Capture d’écran 2017-02-16 à 21.32.51.png

Snapchat, nouveau venu dans le monde d’internet s’est introduit en bourse et espère « lever » 15 milliards de dollars pour arriver à une capitalisation strictement adossée sur du vent de 20,8 milliards. Ça sent le délire et l’éclatement très proche d’une nouvelle « bulle » internet. Les grands de la Silicon Valley se feront balayer en quelques jours, que ce soient Google, Facebook, Tweeter, Whatsapp, Apple ou encore LinkedIn. À elles seules ces six sociétés (et je ne parle pas de Microsoft) capitalisent plus que l’équivalent du PIB de la France, n’est-ce pas indécent pour des entités commerciales qui ne réalisent leur chiffre d’affaire que sur la publicité et des services divers, entre autres fournir en temps réel des renseignements à la CIA et la NSA, ça me donne la nausée chaque fois que je reçois des mails de ces « grands » du Camino Real, la route qui relie San Francisco à San Jose !

Cette situation est devenue tellement caricaturale qu’elle ne peut que s’effondrer sur elle-même. Franchement, de vous à moi, vous est-il vraiment nécessaire d’aller quotidiennement voir ce qui se passe sur Facebook ? Avez-vous vraiment besoin d’être orienté chaque fois que vous faites une interrogation sur internet qui vous renvoie automatiquement à Google et vous précise les 20 sites les plus aptes à même de vous satisfaire ? J’enrage quand je tente une opération comme par exemple transférer des photos de mon appareil Fuji X10 dans mon MacBook. Apple m’explique ce qu’il faut faire ! Je n’ai pas le choix et à la limite je vais devoir payer pour mettre mes photos sur « iCloud », c’est tout simplement indécent et insupportable.

Tout ça parce que chaque fois que vous allumez votre ordinateur vous êtes sans le vouloir scruté, filtré, mémorisé et introduit dans un algorithme hautement sophistiqué qui a cerné presque totalement votre personnalité. Si en ce moment vous regardez la télévision connectée à internet via votre abonnement multimédia ces grands du web et les compagnies de télévision qu’ils ont asservi savent quel programme vous avez choisi et le lendemain quand vous ferez une interrogation anodine avec Google par exemple vous n’aurez même pas la surprise de constater qu’il ne vous faut plus aucun effort pour trouver exactement ce que vous désirez … Car votre personnalité et vos désirs sont mémorisés dans les méga-ordinateurs de Facebook, de Tweeter, de Whatshapp et de Google. Chaque fois que vous envoyez un message électronique – on dit courriel en bon français – vous êtes également scruté, analysé et classé parmi les bons ou les méchants. Et quand vous tenez un blog, comme votre serviteur, vous pouvez être privé de toile, je veux dire de web, ça risque de m’arriver car je suis un blogueur méchant et non conformiste qui dit des choses tout haut (écrites) qu’on ne devrait pas dire même tout bas …

Je ne suis pas parano mais quand je constate que l’introduction d’une société comme Snaptchap peut lever l’équivalent du capital nécessaire à la construction de deux centrales nucléaires, je suis tout simplement révolté … Je paye 47 euros par mois pour avoir chez moi avec un débit plus que lent une connexion internet y compris un téléphone portable dont je ne me sers jamais (imposé quand on souscrit un abonnement à internet) et un téléphone fixe, presque maintenant une curiosité, que j’utilise très rarement aussi et pas de télévision chez moi, je ne peux plus supporter cet outil de propagande orwellien, quel pourcentage revient à ces soit-disant fournisseurs de service car par exemple chaque fois que je vais sur Google pour faire une recherche il faut bien que ce site soit rémunéré d’une manière ou d’une autre, rien n’est gratuit … Si un de mes lecteurs peut me fournir des éléments de réponse je lui en serai très reconnaissant. Hier je suis allé manger des sardines grillées dans un petit restaurant très fréquenté par les touristes, et pour cause il y a le petit logo bleu Facebook très visible sur la porte ainsi que toutes les cartes de crédit acceptées et le logo « Tripadvisor », il paraît que c’est gratuit mais permettez-moi d’en douter …

Vivement que cette nouvelle « bulle » internet explose, Zuckerberg pourra aller se faire voir, je ne verserai pas une larme pour lui !

Réflexion sur internet

Capture d’écran 2016-05-17 à 09.19.36.png

Mes deux ordinateurs sont équipés d’AdBlock et je n’ai aucun scrupule à utiliser cette protection que je considère comme une armure me permettant d’être affranchi de l’agression que constitue la publicité en ligne. Cette publicité, sans AdBlock, est tout simplement handicapante quand on ne dispose pas d’ultra-haut débit.

Depuis quelques mois je me suis rendu compte que certains de mes sites favoris me signalaient que c’était très mal d’utiliser AdBlock car ils vivaient justement de la publicité. J’ai été surpris que par exemple un site comme Forbes qui ne s’intéresse qu’aux riches, aux grandes entreprises et aux évènements glamour m’ait fait comprendre que dorénavant je ne pourrai plus avoir accès à sa prose parfois intéressante (mais rarement) si je ne désactivais pas AdBlock ! Comme si le magazine en ligne Forbes avait besoin de publicité pour survivre … C’est vraiment n’importe quoi.

D’autres sites, non contents de me signaler que j’utilise AdBlock, en rajoutent en me signalant que si je veux continuer à les parcourir il faut que je m’abonne à leur truc pour quelques dollars par mois. D’autres sites que je nommerai pas clament leur indépendance grâce aux dons de leurs lecteurs et que par conséquent si j’utilise AdBlock il me faudra aussi passer à la caisse pour financer leur indépendance. C’est encore vraiment n’importe quoi !

Mon blog est gratuit, n’importe qui peut reproduire mes articles, je n’ai jamais demandé à un quelconque de mes lecteurs de contribuer au financement de mon blog tout simplement parce que je veux préserver ma liberté d’expression qui est une des rares libertés qui me reste. Par contre le site wordpress me signale que parfois mes lecteurs peuvent être importunés par de la publicité quand ils lisent ma prose. Je m’en excuse auprès de mes lecteurs mais c’est indépendant de ma volonté et les revenus perçus par wordpress n’arrivent évidemment pas dans mon escarcelle. Pour que vous ne soyez pas importunés par de la publicité en lisant mon blog il faudrait que je paie un dû mensuel à wordpress …

Les grandes compagnies qui sévissent sur le net, Facebook, Google ou encore Apple, engrangent des dizaines de milliards de dollars par an grâce à cette publicité que tout un chacun subit chaque jour et elles commencent à sérieusement s’énerver à propos de ces petits outils qui nous protègent des agressions publicitaires en ligne à tel point qu’elles envisagent de systématiquement bloquer les accès à internet de ceux qui utilisent ces outils de protection. Où va la liberté ?

Wikipedia rongé de l’intérieur ?

Capture d’écran 2015-04-18 à 17.04.49

Wikipedia peut s’enorgueillir d’accueillir 470 millions de visiteurs par mois. Les utilisateurs réguliers de cette encyclopédie en libre accès et dont la plupart des articles sont traduits en de nombreuses langues, ces utilisateurs, donc, sont régulièrement sollicités pour soutenir financièrement le fonctionnement de ce site qui est devenu au fil des années une véritable institution à but non lucratif, c’est que l’on peut du moins espérer. Or il se trouve que Wikipedia est devenue (ou devenu, le « genre » de Wikipedia est indéterminé) un champ de bataille pour certains sujets controversés. On y trouve un nombre croissant d’articles franchement orientés idéologiquement et c’est non seulement désagréable pour qui attend de Wikipedia une certaine objectivité et par voie de conséquence une certaine neutralité, mais cette tendance tout à fait perceptible à biaiser le contenu de nombre d’articles finira un jour ou l’autre par détruire la crédibilité de l’ensemble du corpus de cette encyclopédie. Il faudra donc pour qui cherche des informations dénuées de toute connotation idéologique s’abonner moyennant finance à une institution respectable équivalente à Wikipedia, sans pour autant être certain que cette alternative sera satisfaisante.

La question sera alors : existera-t-il un site encyclopédique gratuit sur internet à 100 % objectif et honnête dans tous les domaines de la connaissance ? La réponse est évidemment : non ! Et c’est déplorable.

En ce qui me concerne, moi qui suis un négationniste forcené du réchauffement climatique anthropique, chaque fois que je fais une recherche, je me heurte à des articles dont la teneur a été volontairement modifiée, orientée ou à la limite réécrite pour être en conformité avec la doxa de l’IPCC. Par exemple, le plus caricatural parmi beaucoup d’autres à propos du climat est l’absence de données scientifiques et objectives relatives à l’évolution des proxys ayant permis de reconstruire l’évolution climatique au cours de l’ «optimum médiéval », température, humidité et CO2 compris. Et systématiquement une foultitude d’articles y vont de leur couplet de propagande réchauffiste arrivant parfois comme un cheveu sur une assiette de soupe gluante. On ne mourra pas de cet hypothétique réchauffement climatique qui n’aura certainement pas lieu durant les prochaines centaines d’années à venir. Mais infiniment plus grave et entrant dans la même démarche de désinformation, beaucoup de personnes consultant Wikipedia en toute naïveté pour éclaircir leurs connaissances sur leurs problèmes personnels de santé peuvent et sont d’ors et déjà induits en erreur par des articles délibérément modifiés par des groupuscules d’activistes marginaux inspirés des mêmes doctrines malthusiennes et rétrogrades que celles des opposants aux combustibles fossiles, aux OGMs et aux pesticides qui réorientent de nombreux sujets relatifs à la santé et la médecine pour faire passer un message alternatif.

On se trouve donc ici au cœur du problème de la survie même de Wikipedia : le respect de certaines règles élémentaires de déontologie respectant les principes professionnels et scientifiques les plus fondamentaux. Le respect de ces règles est crucial. En médecine comme dans la plupart des disciplines scientifiques, mais plus encore en médecine car cette branche de la science concerne la vie, il y a des règles à respecter et celles-ci doivent (et sont) respectées dans ce milieu professionnel particulier. Les journaux scientifiques avec « peer-review » respectent autant que faire se peut ces règles, du moins dans le domaine médical. Les patients ont droit à la meilleure qualité de soins et quand ils font une recherche sur Wikipedia (comme il m’est arrivé de le faire pour un petit bobo) s’ils sont leurrés par des articles niant les règles fondamentales de la déontologie médicale, il y a un réel problème qu’il est nécessaire de dénoncer. Il s’agit des « médecines complémentaires et alternatives » qui modifient systématiquement les articles relatifs aux traitements de toutes sortes de pathologies même les plus morbides. Le prétexte à peine voilé de la naturopathie est que puisque un grand nombre (qui reste à définir) de médicaments sont issus de plantes, alors les plantes sont bénéfiques pour le traitement de cancers, d’asthme, d’hypertension, d’obésité, etc …

Wikipedia reflète un certain consensus scientifique et est resté relativement neutre dans l’évaluation de ses articles dont la valeur n’a d’égal que celle de leurs auteurs et éditeurs, tous anonymes et c’est peut-être là que réside le problème. Les fondements de la médecine reposent sur le respect de règles strictes tant professionnelles que scientifiques. L’éducation médicale est standardisée, les étudiants passent des examens périodiquement et ceux-ci sont standardisés. Les institutions, les hôpitaux, les organisations professionnelles et gouvernementales comme les journaux scientifiques à comité de lecture sont soumis à des règles déontologiques strictes. Et ce n’est qu’à ces conditions que les patients reçoivent des soins de la meilleure qualité. On voit donc fleurir ici et là, dans la presse de caniveau comme dans les publicités qu’on distribue dans les boites aux lettres, dans la publicité télévisuelle également un nombre sans cesse croissant de conseils pour la « liberté des soins de santé ». L’aspect le plus inquiétant est que certains médecins diplômés y vont de leur couplet pour promouvoir des produits dits « naturels » envers et contre toute régulation dans un but uniquement mercantile. Il suffit qu’un médecin affiche son orientation de naturopathe, homéopathe, réflexologiste, chiropracteur ou encore acuponcteur, pour s’arroger le droit de transgresser les principes même de la déontologie médicale. Les régulateurs (FDA aux USA, agence européenne de sécurité sanitaire, par exemple) ont défini une nouvelle ligne de standards définissant l’aspect « naturel » de ces approches pseudo-médicales. La porte est donc ouverte pour tous les excès contraires aux principes scientifiques mêmes de la médecine. Et tout ça au nom de la liberté de penser, de choisir et d’agir. Et Wikipedia participe à la promotion de cette déviance dangereuse car chaque article est édité et publié en respectant la règle du consensus. Il est donc du devoir des éditeurs des articles de Wikipedia de déterminer, au travers d’un examen minutieux des sources et références des articles, quelle est la pertinence de ces références et donc celle de l’article lui-même afin d’effectuer un tri objectif de ce qui relève de la science et de ce qui relève de la pseudo-science. Et l’opinion des promoteurs de la pseudo-science n’a aucune place dans ce processus.

Cependant les promoteurs de pseudo-science n’apprécient pas cette stratégie et si on les désapprouve, ils dénoncent une censure, une conspiration dirigée contre leurs idées. Juste un exemple cité dans la revue Natural News : « Impartialité : il faut soutenir un auteur qui cite la censure de Wikipedia au sujet de la médecine alternative ». L’article dit ceci : dans sa politique d’information, Wikipedia nie activement l’existence des sciences avec lesquelles elle n’est pas d’accord. Ce qui est en partie (seulement) le cas pour la médecine mais ne l’est plus pour ce qui concerne les plantes génétiquement modifiées, l’énergie nucléaire et le climat. On est finalement amené à faire le constat désolant que Wikipedia est progressivement et insidieusement caviardé par les activistes anti-science dont l’objectif global est de désinformer des centaines de millions de personnes dans le monde et leur imposer leur idéologie.

Pour ce qui concerne une dernière fois la médecine, il est urgent que les institutions et la communauté scientifique digne de ce nom s’insurgent par des mesures autoritaires si nécessaire contre cet envahissement des pseudo-sciences dans un média aussi quotidiennement utilisé que Wikipedia. Que des périodiques scientifiques comme Nature Climate Change aient délibérément aboli la probité de l’institution du peer-review, on peut à la limite le comprendre puisqu’il s’agit d’un périodique spécialisé pour les spécialistes de l’anti-science climatique avec un comité de lecture constitué de spécialistes de l’anti-science climatique, mais que Wikipedia s’abaisse à de telles turpitudes est d’autant plus inquiétant que cette encyclopédie englobe tous les sujets de la connaissance sans exception et y compris l’histoire ou la politique, deux sujets hautement sensibles … L’évolution dans la mauvaise (la pire) des directions d’internet est à redouter, mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Source : inspiré en partie d’un billet paru dans Science-based Medicine

Réflexion très personnelle sur Internet

 

Mon blog est presque devenu une sorte de rite pour beaucoup de mes lecteurs (environ un millier chaque jour, et je n’en tire aucune gloire personnelle) qui attendent chaque matin, ou chaque soir selon l’endroit de la planète où ils se trouvent, quel sera le sujet que j’ai abordé et développé pour eux après parfois des recherches très longues et difficiles. Ayant un background scientifique je maîtrise à peu près une petite majorité de sujets, que ce soit en physique, en chimie et plus encore en biologie mais il m’arrive parfois de dériver vers des faits économiques ou politiques qui me paraissent finalement dérisoires ou encore de relater des expériences vécues. En effet, je constate avec une amertume certaine que la nature humaine n’a pas vraiment changé depuis l’émergence de la civilisation gréco-romaine. La dichotomie entre la succession des siècles et l’appréhension des faits par les hommes s’est creusée de manière alarmante depuis une vingtaine d’années avec l’émergence des technologies de l’information mais la nature même de l’esprit humain, de par ses facultés à réagir et en définitive malgré sa capacité de résilience, fait que le fossé ne pourra jamais être comblé. Peut-être qu’un jour les machines que la créativité humaine aura inventé prendront le dessus pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il est intéressant de noter qu’avec la généralisation planétaire de ces technologies de l’information, nommément Internet, lorsqu’on « entre » dans un « moteur de recherche » des expressions ou des mots qui finalement sont dénués de sens car dans leur généralité ils sont effectivement transparents – pour un simple mot comme « sex » on trouve un milliard cinq cent soixante millions de pages en 0,18 secondes – il est évident que l’esprit humain ne peut plus suivre. Et l’adaptation de notre cerveau à cet afflux massif d’informations est de ce fait tout simplement impossible. Certes, certains de ces « moteurs » facilitant soit-disant notre recherche nous redirigent parfois vers des sujets plus appropriés si nous leur laissons quelques indications fragmentaires relatives à nos courants de pensée ou nos préoccupations fréquentes, je pense à Google par exemple qui a pressenti cette tendance à la paresse de l’esprit humain, alors les machines deviennent d’inquiétants leviers de commande sur lesquels nous risquons de perdre tout contrôle dans des délais très brefs.

Ce qui est encore plus inquiétant dans les technologies de l’information en général est la modification progressive de la façon d’appréhender un fait car l’avalanche d’informations disponibles qui sont parfois contradictoires obscurcit le jugement qu’on pourrait avoir à la lecture ou à l’écoute d’un bref rapport d’information relatant de façon lapidaire un événement. Lire les dépêches d’agence qui devraient normalement être objectives n’est plus un exercice fiable car certaines agences d’information, pour ne pas dire toutes, sont entachées d’un parti-pris certain allant dans le sens de la politique de leur pays. Parmi ces agences l’AFP fait figure de caricature car cet organisme monstrueux est miné de l’intérieur par des individus dont les opinions politiques sont tellement évidentes que certains l’appellent l’Agence Française de Propagande. Reuters et Bloomberg ne sont pas non plus très fiables.

Pour se faire une idée réelle d’un événement il faut procéder à des recoupements et Internet présente au moins l’avantage de pourvoir procéder à un tel exercice mais cela prend beaucoup de temps et de patience car de par sa position quasiment monopolistique Google oriente l’amateur de vérité vers le mensonge avec des algorithmes dédiés à la main-mise du pouvoir américain sur l’opinion mondiale. Google, idéalement, devrait être une société de service séparée du pouvoir américain. Or il n’en est rien comme chacun sait puisque Google travaille la main dans la main avec la NSA. Google est devenu une officine dont le but est de modeler l’opinion mondiale et quand un pays fait obstruction au pouvoir de cette compagnie on agite le spectre du totalitarisme et de l’atteinte aux libertés fondamentales de l’individu. Quelle ironie alors que c’est exactement tout le contraire …

Wikipedia, supposé être un service offert gratuitement à la planète entière et se targuant d’être apolitique, devient de plus en plus déviant dans la mesure où les contributeurs bénévoles peuvent sans vergogne et en contradiction avec tous les principes de l’honnêteté introduire des informations totalement fausses à des fins de propagande. Wikipedia n’est plus un organisme indépendant irréprochable et c’est très regrettable.

La vraie question qui se pose alors est celle de l’avenir de la manière de penser de chaque individu « connecté ». « Net » en anglais signifie tout aussi bien réseau ou toile que filet ou nasse. Serions-nous tous pris dans une nasse, prisonniers du bon vouloir des autorités américaines et de celles des autres pays occidentaux qui imposent leur bon vouloir à des fins politiques et idéologiques ? Que fait l’Assemblée des Nations Unies pour réguler Internet ? Rien car elle y trouve aussi son intérêt ! Il y a tellement d’enjeux financiers en cours et en perspective qu’on est déjà bien au delà de toute possibilité de modification ou d’amélioration de ce système. Qui aurait pu imaginer à la fin des années 70 qu’Internet évoluerait ainsi ? Je n’ai pas évoqué ici la télévision puisque je ne me livre plus depuis bien longtemps à ce passe-temps destructeur qui consiste à avachir son cerveau devant un écran petit ou grand, de plus en plus grand, pour intoxiquer le spectateur à longueur d’émissions toutes aussi partiales les unes que les autres, mais il s’agit aussi d’un problème similaire. En définitive l’avenir de l’humanité se présente sous un jour bien sombre.

Chronique d’un voyage Canaries-Japon

 

01h30 du matin. Rien ne va plus dans les airs, au milieu de la nuit froide ou plutôt presque glaciale de Madrid, en souffrance à l’Aéroport Adolfo Suarez, pas de connexion possible avec internet. Il semblerait, et ce n’est qu’une hypothèse, que la société Aena, dont 49,5 % du capital a été cédé à un investisseur international, n’est plus très regardante avec le Wi-Fi qui fonctionnait parfaitement bien il y a encore six mois. Economies obligent probablement. Toujours est-il que c’est carrément énervant surtout quand on doit se coller 6 heures de transit pour embarquer dans l’avion suivant en direction d’Amsterdam avec comme destination finale Narita. Je m’étais muni d’un petit bidule acheté chez Orange pour me connecter où je veux et quand je veux pour la somme astronomique de 3 euros par tranche de 24 heures. Même souci, pas de signal, et pourtant mon bidule, qui est en réalité un genre de téléphone portable utilisable seulement en Espagne, ne fonctionne pas non plus. Peut-être qu’Orange en est aussi aux programmes d’économies en tous genres … Toujours est-il que c’est très énervant quand on est devenu totalement soumis à une connexion pour se donner l’illusion que le monde entier peut être appréhendé en quelques clics. Bref, je suis désappointé et c’est la seule raison qui m’a conduit à écrire ces quelques lignes en maugréant en silence et à la limite de maltraiter le clavier de mon desk-top.

Cette situation inattendue révèle au plus profond de moi l’envie d’aller vivre dans un village perdu dans la forêt tropicale de l’île de Malikolo au Vanuatu et de laisser derrière moi la civilisation avec ses bons côtés. C’est d’ailleurs un peu rapide de parler ainsi des bons côtés de la civilisation de haute technicité puisque cette déconnexion fortuite laisse un goût amer et insoutenable dans l’univers déshumanisé d’un aéroport aux recoins inextricables. Le terminal 1-2 de l’aéroport de Madrid est constitué d’une enfilade de bâtiments disparates reliés les uns aux autres avec le temps et on doit parfois marcher trente minutes à une vitesse soutenue pour rejoindre la bonne porte d’embarquement. C’est presque pire que Roissy mais il y a au moins des bars ouverts la nuit et des toilettes parfaitement propres. On est presque réconcilié ainsi avec la civilisation.

Je n’en dira pas plus pour l’instant.

4h30. Les compteurs ouvrent, des voyageurs arrivent. Je vais faire la queue au comptoir de KLM. Pour rien, 20 minutes de piétinement inutiles car mon vol est en code-share avec Air Europa. Je refais donc la queue à l’autre compteur et une charmante employée ferme les yeux sur le surpoids de ma valise comme l’avait fait d’ailleurs sa collègue à Tenerife. Pour faire passer le problème, deux kilos et demi supplémentaires auraient pu me coûter au bas mot 62 euros de taxe, j’ai tenté l’argument humoristique, ne comprenant pas comment ma valise s’était alourdie de 2,5 kilos en 3 heures de vol ou bien que les balances des Canaries sont réglées pour plaire aux touristes. Au cours de cette négociation qui n’en fut pas une, j’eus le loisir d’admirer sa gorge qu’elle offrait sans retenue à ma vue plongeante et passablement inquisitrice. Impossible de m’attribuer une place à tribord dans le Boeing 747 pour le vol Amsterdam-Narita. J’aurais aimé voir le mont Fuji à l’approche de Tokyo, c’est en effet un spectacle merveilleux.

5h30. C’est l’affluence. J’ai fait plusieurs aller-retour entre une cafétéria bondée à boire des bières et l’extérieur où sévit une sorte de blizzard sans flocons insupportable pour fumer une cigarette. Orion et Sirius étaient au rendez-vous entre des petits nuages blanchis par les lueurs de la ville. Plus qu’une heure avant d’aller passer la sécurité avant d’embarquer.

Quand on voyage relativement souvent, ces transits dans les aéroports deviennent non plus des pensums mais des divertissements, du moins on fait en sorte qu’il en soit ainsi car c’est le meilleur choix. Depuis que je pratique cet aéroport, je connais exactement toutes les astuces pour en définitive presque apprécier ces transits souvent nocturnes. Il s’agit d’une sorte de résignation contrôlée.

5h45. Une horrible mégère arborant un surpoids repoussant s’empiffre en face de moi d’une espèce de gâteau de nature indéfinissable après avoir ajouté deux sachets de saccharine dans son café. Répugnant ! Pourtant elle a un visage presque attirant et encore une fois je n’arrive pas à comprendre comment une femme peut arriver à se dégrader ainsi en laissant aller ses bas instincts alimentaires. Ce spectacle me conduit naturellement à une réflexion sur ce comportement compulsif qu’adoptent certaines personnes sans en avoir conscience. Dans l’avion entre Tenerife et Madrid un gros joufflu obèse dont l’abondant tissu adipeux débordait presque sur mon siège agitait ses jambes en une sorte de mouvement vibratoire discontinu qui se transmettait désagréablement à mon siège. Je me suis permis de lui envoyer un signal consistant à pointer sur sa cuisse gauche mon crayon exclusivement réservé aux mots croisés, mon passe-temps favori quand je n’ai rien d’autre à faire, en accompagnant mon geste d’un « por favor » murmuré sur un ton exprimant parfaitement ce que je pensais de cette attitude qui reste inexplicable pour moi.

13h25. Schiphol. L’avion supposé m’emporter à Narita est enfin arrivé. Le précédent locataire de l’emplacement, un Boeing 747 avait quitté ce lieu à destination de Chicago avec deux bonnes heures de retard. Il y aura certainement aussi du retard car personne n’a l’air de s’affoler autour de l’aéronef. Dans l’aéroport tout est très cher. La moindre bière y est huit fois plus coûteuse qu’à Tenerife ! Mais bon, il faut bien tuer le temps. Les Japonais et d’autres voyageurs sont déjà en formation pour se payer une bonne heure d’attente dans l’espèce d’aquarium qui sert de salle d’attente. J’ai décidé de prendre mon temps … dans un 747, même un « Combi », il y a beaucoup de monde. Je n’ai toujours pas compris pourquoi, dans les aéroports les passagers aimaient faire la queue. Par exemple quand on est encore dans l’avion, quand celui-ci s’immobilise et que le signal autorisant à se libérer de sa ceinture de sécurité, tout le monde se lève et va attendre une bonne dizaine de minutes, la tête courbée sous les coffres à bagages avant de pouvoir progresser vers la sortie. Une sorte de comportement grégaire inexplicable sinon qu’on se comporte souvent comme des animaux très basiques tout juste bons à nous fournir en laine et accessoirement en gigots.

13h35. Le passage par la sécurité a débuté. Toujours aucune activité autour de l’avion en dehors de l’opération probablement soumise à des règles de sécurité stricte de remplissage des réservoirs de kérosène. J’ai tenté de me connecter à l’internet de l’aéroport, nouvel échec.

Treize heures trente plus tard. Après avoir admiré au dessus des nuages bas clairsemés le Mont Fuji avec son cône blanc au sommet, atterrissage à Narita avec 55 minutes de retard …