Le totalitarisme économique se met en place …

Si j’ai mentionné hier dans ce blog le totalitarisme rampant qui se met progressivement en place dans les soit-disantes démocraties occidentales je n’ai cependant pas précisé quelles raisons me poussent à dénoncer – et je ne suis pas le seul – une telle évolution. Il ne s’agit pas d’un totalitarisme à la Staline ou à la Maduro (hier en Union-Soviétique et aujourd’hui au Vénézuela) mais d’une forme beaucoup plus insidieuse de la main-mise des puissances financières sur l’ensemble des populations. Les acteurs de ce lent processus imparable sont les banques centrales qui échappent à toute législation et sont contrôlées par ce que les Américains appellent le « Deep State », une petite poignée d’individus richissimes qui infléchissent pour leurs propres intérêts la politique économique mondiale *. Les deux premiers signes avant-coureurs de cette privation de liberté de chaque individu sont les taux d’intérêt négatifs et la suppression déjà programmée de l’argent liquide.

Les Etats sont eux-mêmes devenus prisonniers de cette situation aberrante : les obligations émises par ces Etats ont maintenant des rendements négatifs. En d’autres termes – et c’est du jamais vu dans l’histoire de l’humanité – si vous prêtez de l’argent à votre banque, votre compte courant en banque est un prêt consenti à celle-ci, il vous en coûtera de l’argent ! Sous l’impulsion de la Banque Centrale Européenne et pour le Japon de la BoJ, les banques commerciales ont tout simplement décidé de taxer les comptes courants et de dépôt de leurs clients. C’est déjà le cas en Europe de la Royal Bank of Scotland, de Postbank, une filiale de Deutsche Bank, de Reiffeisen également en Allemagne, de Ulster Bank, de HSBC et encore de Alternative Bank Schweiz. À n’en pas douter un seul instant toutes les autres banques vont suivre ce mouvement avant la fin de l’année, tant en Europe qu’au Japon : il faut bien que les banques réalisent des profits, elles prennent donc l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire dans les comptes de leurs clients, petits et grands …

Comme les obligations des Etats ne rapportent plus rien du tout et au contraire coûtent de l’argent aux banques prêteuses, entre le Japon et l’Europe ce sont aujourd’hui quelques 10000 milliards de dollars de dettes des Etats qui coûtent de l’argent aux banques :

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Rançonner tout le monde est donc la seule alternative qui reste aux banques pour survivre ! Avec la mise en place d’une société sans cash le piège se refermera donc sur tous les citoyens qui n’auront même plus aucun droit de propriété sur leurs biens car il ne faut pas se faire d’illusion ce mouvement totalitaire d’un nouveau genre ne s’arrêtera pas au cash mais touchera tous les biens, l’épargne, les retraites constituées par capitalisation qu’on appelle pudiquement assurances-vie dans certains pays et au final … le patrimoine immobilier et la liberté des individus. Tout s’organise pour que des milliards de personnes soient réduites à une sorte de nouvel esclavage par un capitalisme supranational qui ne veut pas dire son nom. Il ne faut pas se méprendre, le monde politique est complice de cette évolution contre laquelle personne ne dispose d’armes efficaces pour la contrer tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Ce ne sera pas une répression par les armes, les camps d’internement et les déportations des récalcitrants (comme dans le bon « vieux » temps) mais une répression financière qui ne veut pas avouer publiquement ses desseins finaux.

Oh certes, de nombreuses personnes commencent à comprendre que si l’économie stagne lamentablement c’est parce que les faux-billets de banque mis en circulation par les banques centrales sont détournés au profit de l’élite, le « Deep State », les 0,01 %. Mais combien de politiciens sont prêts à avouer qu’ils sont complices de cet état de fait : aucun. En tous les cas certainement pas la Chancelière Merkel qui s’en lave les mains et n’hésitera pas à rançonner la population de son pays pour éviter la faillite de Deutsche Bank dont le montant des produits financiers dérivés figurant dans son bilan est supérieur au PIB de toute l’Europe. Ça ressemble à la République de Weimar : l’hyperinflation des produits dérivés, le seul outil qui restait aux banques pour réaliser quelques profits avant de se servir directement dans les comptes de leurs clients.

On en est là. Cette situation ne peut qu’empirer au détriment de tous !

Il est aussi intéressant de relever qu’ici ou là, à l’occasion d’élections variées, les partis extrêmes – de droite comme de gauche – émergent et ce phénomène est très révélateur de l’anxiété de la population qui n’est pas toujours consciente de ce qui se trame sans qu’elle en soit informée. Les TTP et TTIP, dont j’ai dénoncé la finalité dans ce blog, font partie de cette stratégie de main-mise totalitaire des 0,01 % sur le maximum de pays de par le monde sans que jamais un vote démocratique du genre référendum ne soit organisé pour avaliser ces traités.

Que le climat vienne à se refroidir comme le prévoient de nombreux scientifiques, alors la coupe sera pleine et un chaos indescriptible s’en suivra. Et puisque je viens de mentionner le climat cette imposture de réchauffement créé par les émissions de CO2 a été depuis le tout début organisée par les membres du Club de Bilderberg, c’est-à-dire les 0,01 %, la parasitocratie apatride, que dénoncent à longueur de commentaires la Chronique Agora et bien d’autres commentateurs non inféodés au système.

Source : inspiré d’un article de mishtalk.com . Le néologisme « Hitlery » est de son cru …

* Note : L’un des acteurs les plus actifs du « Deep State » est la firme Goldman-Sachs qui place ses éléments à tous les postes stratégiques dans le monde. L’embauche de Manuel Barroso en est l’illustration récente. Un autre acteur est le Club de Bilderberg. On peut aussi mentionner le complexe militaro-industriel américain, Raytheon, Martin-Marietta, General-Dynamics, Boeing, Lockheed-Martin et même Google qui a conclu des contrats très juteux avec le Pentagone … toutes ces entités financent la campagne électorale d’Hitlery Clinton qui brigue la présidence des USA afin que ses amis, les 0,01 %, organisent une bonne et belle guerre mondiale pour redonner un peu de vigueur à l’économie américaine et au passage récolter des milliers de milliards de dollars de la poche des contribuables, pas seulement des USA mais immanquablement des Etats vassaux de l’Amérique, je veux parler de l’Europe, de la Corée, du Japon et aussi des Philippines, de l’Australie, de l’Afrique du Sud ou encore du Canada.

L’avenir des taux d’intérêt négatifs : terrifiant !

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Depuis plus de 5000 ans la notion de monnaie a été concrétisée d’abord avec des tablettes d’argile comportant des inscriptions qui indiquaient l’émetteur de dette ou de créance. Il s’agissait d’un matériau qui ne se prêtait pas vraiment aux échanges commerciaux de tous les jours bien qu’il constituât une grande amélioration dans le système commercial du troc. Les Grecs ou les Perses, on ne sait pas trop (on dit que c’est le roi Crésus), inventèrent la monnaie métallique, de l’argent ou de l’or ou un mélange de ces deux métaux. C’était plus facile à transporter et à échanger dans des transactions commerciales. L’or et l’argent furent ainsi considérés pendant des millénaires comme des symboles immuables de la valeur d’un bien, d’une denrée ou à l’extrême limite du prix d’une jeune vierge nubile car tout se négocie …

La monnaie était un bien tangible, des écus, des deniers, des thalers dont on pouvait apprécier le poids dans le creux de la main, que l’on dissimulait dans une cache au cas où des évènements contraires fassent en sorte que toute autre valeur se déprécie afin de se protéger à l’avenir. Il n’en est plus rien aujourd’hui et ce n’est pas vraiment nouveau, la nouvelle monnaie n’est maintenant que du papier sans valeur aucune.

Durant la révolution française, l’Etat, à court de pièces sonnantes et trébuchantes inventa les assignats, des bouts de papier dont la valeur était supposée être adossée aux biens confisqués à l’Eglise. On connait la destinée de ces « bonds » : ils perdirent la totalité de leur valeur en moins de 7 ans. On pourrait dire aujourd’hui que l’expérience passée ne sert de leçon à personne et pourtant il est extrêmement intéressant d’établir une comparaison entre ce qui se passa en France entre 1790 et 1796 et les évènements financiers et monétaires qui se sont déroulés depuis la chute de Lehman Brothers en 2008. La banque d’affaires LB ne fit qu’émettre de la monnaie papier comme le firent les révolutionnaires français en 1790 mais cette fois-ci adossée sur des montages financiers artificiels, des produits virtuels dérivés de produits financiers virtuels adossés sur des créances de clients insolvables. La création de monnaie papier et la catastrophe qui s’en suivit n’a pas servi de leçon …

À ce jour les gouvernements des pays occidentaux ont finalement trouvé une parade afin d’éviter les déboires historiques de la création de monnaie papier : avec les complicité des banques centrales il s’est progressivement imposé le concept de taux d’intérêt négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. De la Suisse au Japon en passant par l’Allemagne et même la France, un pays parmi tant d’autres qui ne remboursera jamais ses dettes, il en coûte maintenant de prêter de l’argent. Comme ce sont les banques qui prêtent aux Etats – en théorie du moins depuis le traité de Lisbonne – ces dernières sont étranglées par les Etats car elles ne réalisent plus de profits. Elles ne mettent plus en pension leurs liquidités auprès de la Banque Centrale européenne, en ce qui concerne l’Europe, puisque cette dernière (BCE) prélève des charges pour cette mise en pension.

Quelle est donc la logique de cette situation si tant est qu’il y a une logique ? Pour moi qui ne suis pas du tout un économiste, et quand je me hasarde dans ce domaine il m’arrive parfois d’écrire des énormités, il me semble que les Etats veulent s’affranchir des banques privées pour régler leurs dépenses quotidiennes en les encourageant parallèlement à instaurer une vie future sans cash afin de prendre le contrôle total de la population. Seuls les privilégiés – les 0,01 % du sommet de la pyramide de richesse – échapperont à cette emprise totalitaire des Etats sur les populations. Et comme ce sont eux qui dirigent réellement les nations et non plus les politiciens élus (ou pas) tout s’organise pour instituer un totalitarisme monétaire mondial au détriment de la richesse, de l’épargne et des revenus du travail du peuple anonyme qui n’a déjà plus aucun pouvoir pour protester.

Triste avenir pour mes petits-enfants à qui on implantera une puce sous la peau pour acheter des bonbons ou un sandwich fabriqués par une multinationale anonyme …