Quand la peur climatique devient virale, c’est pire !

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On l’attendait, on l’a préparée, elle est enfin arrivée, l’occasion de continuer à répandre la peur climatique sur toute la surface du globe : c’est le virus Zika, le bienvenu ! Oui, parce que le réchauffement climatique va aider le virus à se répandre presque partout, euh, … non, pas exactement le virus mais le vilain moustique qui lui sert de vecteur. Il y avait récemment le virus Ebola qui n’a pas tué plus de personnes dans les pays concernés que l’équivalent en décès de deux semaines de malaria dans le monde, belle ironie des statistiques de l’OMS. Pas de chance, le virus Ebola ne concerne que des pays pauvres au climat équatorial humide et celui-ci ne changera pas, il est déjà très chaud. Quant au nouveau venu, pas si nouveau que ça puisqu’on l’a différencié de celui de la dengue dont il est un très proche cousin dans les années 1950, il semblerait qu’il menace le monde entier parce que le climat se réchauffe et favorisera donc une pandémie contre laquelle il n’existe aucune arme de destruction massive, comprenez, contre ce virus.

C’est terrible ! Il paraît que ce virus provoque de sévères malformations foetales, comme celui de la rubéole. Il est véhiculé par le terrible Aedes egypti, un moustique opportuniste qui, pire encore, se complait dans les agglomérations urbaines. À propos de ces microcéphalies répertoriées notamment au Vénézuela et quelques autres pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil, aucune relation de cause à effet n’a encore pu être établie avec certitude entre cette observation et le virus Zika (ZIKV). Ce que l’on sait pour le moment est que pour une seule Brésilienne ayant souffert d’une fausse-couche on a retrouvé le virus dans le placenta et c’est le seul élément dont on dispose.

Ce que l’on sait aussi depuis quelques jours seulement est la transmission par voie sexuelle du virus via le sperme d’un homme souffrant de cette fièvre confirmée par le CDC. Naturellement ce fait nouveau va raviver la panique qui avait accompagné l’explosion des cas de HIV à la fin des années 70. Toujours est-il que c’est maintenant l’affolement général, il va falloir revoir les lois relatives à l’avortement dans tous les pays très chrétiens d’Amérique Centrale et du Sud car toutes les femmes enceintes risquent de mettre au monde un enfant malformé. À coup sûr le pape va s’en mêler d’autant plus qu’il a aussi osé s’introduire dans le débat sur le climat. Le ZIKV est devenu une plaie pour l’humanité toute entière … en raison du réchauffement du climat inéluctable puisque l’abondance de pétrole à bas prix va précipiter ce désastre sanitaire planétaire.

Pour en rajouter afin d’alimenter la panique, les virus dit chikungunya (CHIKV) et de la dengue font aussi partie des accusés climatiques, les pauvres … Comme la fièvre jaune et quel autre virus encore ? C’est fou comme la crise climatique contre laquelle nous combattons tous les jours et bientôt contraints et forcés par des lois et des taxes en tous genres peut avoir de conséquences inattendues. Oubliée la fonte de la banquise, oubliés les glaciers qui régressent et se désagrègent en provoquant d’irréversibles modifications des courants marins, oubliés les ours blancs et les renards des neiges, ce sont maintenant les virus véhiculés par de vilains moustiques envahissants à la faveur de ce réchauffement qui sont incriminés car ils sont la conséquence directe de nos mauvaises habitudes de vie foncièrement mauvaises pour le climat mais malheureusement très favorables à l’Aedes egypti, la énième plaie d’Egypte et pas seulement de l’Egypte, une vengeance des dieux. C’est terrible … Il faut donc vite se mobiliser contre le changement climatique, il en va de la santé de l’humanité toute entière.

En dehors de la réduction des émissions de carbone dans l’atmosphère, si tant est que ce carbone puisse avoir un effet sur l’évolution du climat, quelle parade immédiate peut être envisagée à peu de frais ? Exterminer à l’échelle planétaire tous les moustiques !

S’il n’y avait pas eu le livre de propagande écologique dévastatrice et criminelle de Rachel Carson « Le Printemps Silencieux » on n’en serait probablement pas dans la situation actuelle non pas seulement pour le Zika mais également pour la malaria, la dengue et bien d’autres maladies virales et parasitaires dont les moustiques sont les vecteurs. Pourquoi ne pas préconiser le retour au bon vieux DDT qui est totalement inoffensif pour l’homme et l’ensemble des vertébrés car avant de trouver une parade génétique ou encore des vaccins, des millions de personnes continueront à mourir … Mais n’est-ce pas là la pleine réussite de l’idéologie malthusienne des mouvements écologistes ?

Le livre de Rachel Carson (1962) fit les délices des mouvements écologistes de l’époque puis naturellement d’organisations maintenant supranationales et ultra-puissantes comme Greenpeace ou le WWF. En 1972, sous l’influence de ces organisations criminelles, le DDT fut interdit aux USA, interdiction suivie par de nombreux autres pays en dépit de la recrudescence notamment de la malaria. Le point final, la victoire définitive des mouvements écologistes, fut la Convention de Stockholm. Cette convention qui prit effet en 2004 interdit l’usage d’une dizaine d’organochlorés appelés Pops (persistent organic pollutants) dont le DDT dans l’agriculture avec une dérogation exceptionnelle et étroitement contrôlée pour l’éradication des moustiques. Naturellement les industriels de la chimie se frottèrent les mains car la course aux produits alternatifs et aux profits potentiellement monstrueux était lancée, depuis les insecticides jusqu’aux liquides caloporteurs des transformateurs électriques. Avec du recul, on peut considérer que les écologistes favorisèrent les profits insolents des industriels de la chimie !

Si la Convention de Stockholm n’interdisait pas l’utilisation du DDT pour éradiquer les moustiques vecteurs de la malaria (Anophèle) ce produit fut cependant progressivement remplacé par d’autres insecticides infiniment plus coûteux sous la pression des mouvements écologistes, encore eux, qui déléguaient des activistes dans les centres ruraux de prévention, notamment en Afrique, en les incitant à utiliser les pyréthroïdes et maintenant les néonicotinoïdes contre lesquels les moustiques développent très rapidement des résistances. Entre 2004 et 2015 on peut estimer que les écologistes ont sur la conscience la mort de près de 10 millions de personnes uniquement pour la malaria, les données de l’OMS n’étant volontairement pas suffisamment précises. Triste constat.

Sources : BBC News ( news.bbc.co.uk/ ), Business Insider et Bloomberg (entre autres). Illustration Wikipedia : moustique Aedes egypti

L’idéologie absurde des écologistes

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Les écolos n’en sont pas à une absurdité près et ça n’a pas l’air de les déranger. Et chaque jour qui passe met en lumière leurs convictions idéologiques totalement erronées. L’évènement de ce début de semaine est la comparution au tribunal de Dijon d’un vigneron des Côtes-de-Nuits qui a refusé de traiter ses vignes contre le principal vecteur de la flavescence qu’est la cicadelle (Scaphoïdeus titanus) un insecte suceur parmi d’autres. Il y a justement eu des cas de flavescence dans la région et pour ne pas prendre le risque de voir des vignes entières décimées par cette maladie, la loi stipule que toutes les vignes sans exception doivent être traitées avec des insecticides à spectre large afin d’éradiquer le vecteur à titre préventif.

La flavescence dorée est une maladie contre laquelle on ne dispose pas de moyens de lutte car elle est provoquée par une sorte de bactérie primitive appelée phytoplasme qui n’est pas sans rappeler les mycoplasmes du monde animal. Quand un plan de vigne est visiblement atteint, c’est une catastrophe car la maladie se développe en plusieurs années et il est dès lors impossible d’exclure que d’autres ceps soient contaminés. Des mesures de quarantaine très strictes doivent alors être prises comme l’arrachage et la destruction par le feu de toute une parcelle et il est facile d’imaginer l’impact économique d’une telle extrémité en particulier dans la région viticole la plus prestigieuse du monde qu’est le Côtes-de-Nuits.

Le viticulteur incriminé qui a refusé de traiter ses vignes fait partie de cette confrérie sectaire des producteurs dits « bio » qui refuse d’utiliser des pesticides pour sa culture, en l’occurrence le raisin, pour des raisons idéologiques absurdes alors que de nombreuses analyses ont prouvé que les produits dits « bio » ne contenaient ni plus ni moins de pesticides que les produits non « bio » c’est-à-dire ayant été traités conformément à des protocoles bien établis avec des pesticides variés dont le but n’est pas seulement de permettre aux chimistes de réaliser des profits mais surtout de préserver la santé des cultures.

Or la flavescence pourrait être à terme, si des mesures draconiennes n’avaient pas été décidées, conduire à la disparition pure et simple du vignoble français. L’histoire du phylloxera est là pour le rappeler quand cette maladie de la vigne plongea dans la misère l’ensemble de la corporation des viticulteurs français avec la destruction de près de 80 % du vignoble. Pour un agriculteur « bio » convaincu du bien-fondé de ses idées une catastrophe de ce type est d’un autre âge et ne peut pas se reproduire, raisonnement totalement spécieux car le risque est loin d’être négligeable. C’est sur ce premier point que réside la stupidité des écologistes et qui fait ressortir l’absurdité de leur idéologie fourre-tout. Puisque l’usage des pesticides fait courir un risque sanitaire aux populations, comme le dégagement de CO2 lors de l’utilisation de combustibles carbonés fossiles, on n’utilise donc pas de pesticides et on répand par exemple de la paille entre les rangs de vignes pour éloigner les cicadelles. On se croirait au XIXe siècle quand les viticulteurs enterraient des grenouilles vivantes au pied des ceps de vigne pour éloigner le phylloxera ! Les écologistes semblent incapables de calculer objectivement un risque surtout quand il s’agit d’un risque économique, mais on les comprend puisque leurs prises de positions ne sont basées sur aucunes évidences ni économiques ni scientifiques, ce ne sont que des idéologues imbus de leurs convictions malthusiennes, rétrogrades ou tout simplement fausses.

Juste une citation du viticulteur en question pour situer le niveau du débat : « Cet insecticide tue sans discernement toute la faune auxiliaire indispensable aux équilibres naturels, abeilles comprises. C’est un peu comme si on vous soumettait de force à une chimiothérapie, au prétexte que vous risquez d’avoir un cancer … ». L’arrêté préfectoral précise qu’en cas de risques de flavescence (puisqu’il y a eu des cas dans la région et que plus de 11 hectares de vigne ont été détruits en 2013 pour cette raison) il est obligatoire de traiter à titre préventif les vignes dans tout le département avec un insecticide à spectre large. L’agriculteur « bio » va-t-il perdre sa licence s’il traite sa vigne avec des pyrèthres pourtant autorisés pour la culture biologique ? Naturellement non ! Mais idéologiquement il préfère prendre le risque de voir son vignoble éventuellement détruit ainsi que les vignobles de ses voisins ou de toute une région. Voilà l’idéologie absurde des écologistes !

Source : Le Temps (Genève)