L’angoisse du réchauffement global du climat est injustifiée

Depuis le début des années 2000 les spécialistes du climat disposent de données fiables au sujet de la température superficielle des océans. Il a été ainsi possible de calculer la tendance vers un réchauffement ou un refroidissement des océans lorsque les détecteurs des satellites on atteint un niveau de sensibilité satisfaisant. En 2001 l’incertitude sur les mesures était de plus de 1,5 degrés ! Allez définir une tendance de +/- 0,1 degrés, c’est impossible. Compte tenu de l’inertie thermique des océans avec une telle incertitude il était impossible de détecter une quelconque tendance. En 20 ans la précision a été multipliée par un facteur 3 et avec les données de plus en plus précises des balises dérivantes Argos il a été possible d’affirmer que depuis 20 ans la tendance océanique est au réchauffement qui est de l’ordre de 0,5 degrés C par siècle même si 20 ans ce n’est rien pour être vraiment certain de ce résultat.

Il faut néanmoins garder en mémoire cette donnée car elle est importante pour comprendre la suite du contenu de ce billet. La tendance au réchauffement ou au refroidissement du climat est étroitement dépendante de l’évolution des températures des océans. En effet la capacité thermique exprimée en Joules/°K des océans jusqu’à une profondeur de 59 mètres est gigantesque. Elle est 22,7 fois plus importante que celle de la totalité de l’atmosphère jusqu’à une altitude de 22 kilomètres. Il faut prendre en considération le fait qu’au delà de 20 mètres de profondeur les océans n’ont pratiquement plus d’influence sur la température de la couche d’air en contact avec la surface de l’eau. La quantité de chaleur (différente de la capacité thermique) contenue dans l’atmosphère et exprimée en Joules est de 1024 alors que celle correspondant aux océans est de 1,5×1027 Joules. On comprend dès lors l’importance de l’inertie thermique des océans et de son influence prépondérante sur l’évolution du climat puisque la quantité de chaleur contenue dans l’atmosphère ne représente que 0,06 % de la totalité de la quantité de chaleur océans + atmosphère. Un accroissement de la température moyenne des océans de 0,5 °C par siècle ne pourra jamais provoquer de perturbation significative du climat perceptible au cours des 50 années à venir.

Les océans sont également un « puits de carbone » considérable puisqu’ils contiennent déjà 8 fois plus de CO2 dissous que tout l’atmosphère et l’équilibre entre le piégeage de ce carbone par le phytoplancton et le dégazage par augmentation de la température moyenne de la couche d’eau proche de la surface où la lumière solaire est encore présente, une vingtaine de mètres environ, ne pourra pas conduire à une acidification mesurable de l’eau. En effet, plus il y a de CO2 dissous plus le phytoplancton (et les algues macroscopiques) croit en masse.

Donc, si les océans ne sont pas un facteur important sur l’évolution du climat sur des échelles de temps courts, l’espérance de vie d’un être humain par exemple, il ne reste plus qu’un seul autre paramètre pour induire des changements perceptibles sur la même échelle de temps : l’activité solaire.

Inspiré d’un article d’Andy May, géophysicien, paru sur son site andymaypetrophysicist.com