Sommes-nous, nous humains, des rongeurs ?

L’une des plus grandes erreurs – parmi bien d’autres – commises par les laboratoires pharmaceutiques qu’ils reproduisent systématiquement est qu’ils considèrent que les souris et les rats, les animaux de laboratoire de prédilection, ne sont pas différents des êtres humains. Quand une nouvelle molécule s’avère efficace chez une souris, immédiatement et presque automatiquement le laboratoire qui en a fait la découverte envisage tout de suite des essais cliniques dits en phase 2. La phase 1 est celle réservée au rongeurs qui n’ont pas été incommodés par le traitement à différentes doses, traitement qui a permis de « réparer » sinon « curer » une maladie quelconque. Les essais cliniques en phase 2 sur des volontaires humains grassement payés dont le nombre doit être suffisant pour que statistiquement les résultats puissent être aisément analysés sans biais possible, c’est-à-dire en respectant les règles déontologiques habituelles, est extrêmement gourmand en termes d’investissement financier. Ces essais doivent en outre être répétés par des organismes indépendants et leur coût global peur atteindre des dizaines de millions de dollars.

Cet investissement est à haut risque puisque nul ne connaît l’issue de ces essais. Les laboratoires pharmaceutiques, en quelque sorte, jouent à la roulette en misant sur un numéro qui « marchait » avec les souris. Or, premier point, nous ne sommes pas des souris ni des rats. Il n’y a aucune raison objective pour que nous puissions réagir identiquement. Les essais en phase 2 sont donc déterminants dans la stratégie générale du laboratoire pharmaceutique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont aussi coûteux car l’enjeu du pari peut être astronomique du point de vue financier. Alors, deuxième point, pourquoi ne pas utiliser des primates comme des chimpanzés ou des vervets ou bien des porcs dont la physiologie est proche de celle de l’homme ? Après tout il est facile d’élever des primates en captivité, ils se reproduisent et sont tout de même, génétiquement parlant, beaucoup plus proches de l’homme qu’il est lui-même de la souris ou du rat. Quant aux porcs il existe des races naines dont l’élevage est moins coûteux que celui du porc saucisson-jambon.

Pour les primates c’est tout simplement une histoire de gros sous ! Dix chimpanzés représentent financièrement 50 à 100 volontaires humains dans un essai en phase 2 et qui plus est, des organisations non gouvernementales s’opposent aux expérimentations sur les primates ! Ceci soulève une véritable question qui préoccupe un bon nombre d’organisations non gouvernementales : donner une sorte de statut aux animaux pour qu’ils soient dignes de respect tout autant qu’il en est de la sorte pour les humains que nous sommes. Qu’il soit question de souris, de rats, de lapins, de porcs ou même de drosophiles, à la limite peu importe, mais que d’une manière générale on donne autant d’importance « statutaire » aux animaux qu’aux êtres humains représente un véritable danger éthique. En effet, un jour ou l’autre, à force de rabaisser la condition humaine et la rendre égale à celle des animaux, qu’ils soient de compagnie ou de laboratoire, cette attitude ne pourra se conclure que par l’émergence d’un statut d’animal pour l’homme … Belle perspective en effet !

Certes, comme la plupart des vertébrés, j’ai un coeur, un foie, des poumons, des reins, mais je ne suis ni une souris ni un rat, ni un chimpanzé. C’est ce que pourtant une ONG comme les « Amis de la Terre » considère que les animaux doivent être considérés comme égaux aux humains. Alors faut-il reconsidérer les essais cliniques puisque les animaux de laboratoire sont dignes de respect tout autant que les humains ? Pour parer à une éventuelle législation stupide émanant de ces organisations idéologiques les laboratoires pharmaceutiques ont inventé une parade consistant à effectuer des essais cliniques à haute fréquence en utilisant des cultures de cellules humaines parfois génétiquement modifiées pour exprimer une pathologie particulière. Chaque jour ou presque les résultats « tombent » au moins au niveau cellulaire.

Alors ces ONGs malthusiennes animées par une idéologie surannée ne pourront plus plaider que dans le vide cette égalité animal-homme qu’elles revendiquent, la quintessence du ridicule !

La délocalisation des essais cliniques : un gros scandale !

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Après le scandale des essais cliniques qui eurent lieu en France pour le compte d’une société portugaise il y a quelques mois, je ne me souviens plus des détails sinon qu’il y eut quelques morts, ressurgit un autre scandale de bien plus grande ampleur. Refroidis par les recours en justice des « cobayes » occidentaux, c’est-à-dire des volontaires de pays européens par exemple comme en France, rémunérés pour ce service très spécial, les laboratoires pharmaceutiques ne se cachent même plus pour effectuer leurs essais cliniques dans les pays dits « du sud ». Plutôt que de payer 5000 dollars un ressortissant d’un pays européen, il est beaucoup moins coûteux de donner généreusement 500 dollars à un Egyptien, un Indien ou encore un Ukrainien, un véritable pactole pour ces derniers ! Au risque de leur vie …

Les grands laboratoires pharmaceutiques ont compris l’avantage de procéder à leurs essais cliniques dans les pays du sud et en 15 ans ce sont dix fois plus d’essais qui sont réalisés dans ces contrées. La corruption gouvernementales aidant, les portes leur sont ouvertes : cela revient presque moins cher que de procéder à des expérimentations sur des souris ou des rats ! En Egypte par exemple pour expérimenter une nouvelle molécule anti-diabétique ou anti-cancéreuse, il n’y a pas de problème, les candidats se précipitent car la couverture sociale santé est pratiquement inexistante et de surcroit, être pris en charge et payé pour tester une nouvelle molécule dans l’espoir de guérir est un véritable cadeau. Pratiquement tous les laboratoires pharmaceutiques ont installé des antennes dans ce pays et s’il y a quelques morts la justice fermera les yeux.

En Afrique du Sud la situation est identique et personne ne semble s’en préoccuper. Là où il y a problème est que ces essais cliniques sont réalisés dans leur suivi par des personnels parfois peu qualifiés et qu’ils se retrouvent ensuite dans les rayonnages des pharmacies et prescrits par les médecins qui ont subi un intense conditionnement marketing de la part de ces mêmes laboratoires. Autant dire que tout concoure pour que les bonnes pratiques cliniques ne soient plus respectées. Après avoir testé leurs nouvelles molécules sur des cobayes humains au rabais, les laboratoire pharmaceutiques, pressés de rentabiliser leurs produits brevetés (un brevet n’est valable que 20 ans), passent sous silence les effets secondaires indésirables et vendent leurs nouvelles molécules hors de prix pour rentabiliser leurs investissements le plus vite possible pour passer à un autre projet.

Les instances régulatrices sont également corrompues et n’ont pas accès aux dossiers des essais cliniques. Elles ferment donc les yeux et il arrive alors que des scandales comme celui du Mediator surgissent et préoccupent l’opinion publique. Mais combien de millions sinon de milliards d’euros (ou de dollars) auront été dépensés par les organismes de protection sociale le plus souvent inutilement car il s’avère que près de 60 % des médicaments prescrits par le corps médical n’ont aucune efficacité !

Source : adapté d’un article paru dans Le Temps. Illustration : essai clinique en Inde.

Le grand retour de la Thalidomide

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À la fin des années 1950 la compagnie pharmaceutique allemande Chemie Grünenthal mit sur le marché un médicament destiné entre autres effets à contrecarrer les nausées des femmes nouvellement enceintes, le Contergan. Il fallut plus de six années pour que ce médicament soit reconnu comme un tératogène puissant provoquant des malformations irréversibles comme une absence totale ou partielle des membres ou des malformations cardiaques. Si ce médicament ne fit qu' »une vingtaine » de milliers de victimes parmi les enfants issus de femmes enceintes qui se traitaient pour éviter les nausées, il resta dans les mémoires comme étant le premier grand scandale pharmaceutique qu’aient connu de nombreux pays de par le monde. Fort heureusement la plupart des malformations foetales induites par ce produit conduisaient à une mort du foetus in utero. Néanmoins cette sombre histoire maintenant presque oubliée conduisit les régulateurs à exiger plus de rigueur de la part des laboratoires pharmaceutiques dans le cours des essais cliniques devant aboutir finalement à une autorisation de mise sur le marché.

Il fallut attendre près de 60 années pour comprendre le mécanisme intime de l’effet de la thalidomide sur les foetus lorsque l’on redécouvrit son efficacité pour le traitement de certaines formes de cancers. Le mode d’action de la thalidomide est maintenant connu. Ce produit interagit avec une protéine cellulaire impliquée dans l’angiogenèse et présente une efficacité dans le traitement de certains myélomes. Au cours du développement foetal la thalidomide bloquait la formation des artères et des veines provoquant alors une atrophie des membres, la partie visible de ces effets. De nombreux autres organes étaient atteints et conduisaient à des avortements spontanés, fort heureusement.

La thalidomide connait donc une nouvelle jeunesse inattendue qui rappelle de bien malheureux souvenirs à de nombreuses familles meurtries par la désinvolture des laboratoires pharmaceutiques qui affirmaient pourtant que ce produit n’avait aucun effet adverse …

Source : Université de Munich et Nature Medicine (DOI : 10.1038/nm.4128 )

Flibanserine, le « Viagra pour femmes » : un flop à 1 milliard de dollars

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Mesdames, soyez désirables, vous n’aurez pas de pannes de libido

La flibanserine, c’est son nom, est supposée activer la libido chez la femme car cette molécule mime l’action de la sérotonine, le neurotransmetteur qui contribue selon la croyance populaire (et scientifique) à la sensation de bien-être et de bonheur. Quand cette molécule fut découverte par les Laboratoires Boehringer Ingelheim de par son affinité particulière pour les récepteurs de la sérotonine chez la souris, ce fut tout de suite l’excitation car l’une des applications potentiellement juteuse financièrement pouvait être la stimulation de l’appétit sexuel des femmes. Les essais cliniques en phase 3 furent plutôt décevants mais néanmoins Boehringer Ingelheim finit par vendre les droits d’exploitation de ce produit à une société cryptique du nom charmant de Sprout Pharmaceuticals qui renomma la molécule « Addyi » et réussit à réaliser de nouveaux essais cliniques un peu plus concluants que les précédents, toutes proportions gardées car l’appétit sexuel n’est pas chose facile à mesurer avec précision. Chères lectrices, imaginez que vous êtes sous traitement avec de l’Addyi parce que vous souffrez d’un presque total désintérêt pour la chose et que vous ayez à remplir un questionnaire pour classer votre libido du moment avec une note allant de zéro à cinq ! On comprend aisément que la différence entre la matière active et un placebo puisse être infime.

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Néanmoins la FDA a approuvé ce produit en août 2015 et attirée par l’appât du gain la société Valeant a mis 500 millions de dollars sur la table pour acquérir les droits d’exploitation de l’Addyi avec une promesse de 500 autres millions au printemps 2016. Hélas, cette molécule n’agit pas comme le Viagra qui active la circulation sanguine dans les corps caverneux de la verge chez l’homme en prolongeant les performances érectiles du membre viril. Au contraire l’Addyi est supposé agir sur les récepteurs de la sérotonine au niveau du cortex préfrontal et hypothétiquement stimuler la libido, c’est comme on dit un peu tiré par les cheveux. On comprend l’appétit de Valeant pour ce produit car le Viagra rapporte chaque année à Pfizer la modeste somme de 1,7 milliard de dollars, alors pourquoi ne pas amortir en une seule année l’investissement pour la pilule rose, cela va de soi, du supposé viagra pour les femmes … En octobre 2015, aux USA, seulement 5000 femmes demandèrent à leur médecin traitant, persuadées qu’elles souffraient du syndrome d’hypoactivité du désir sexuel, d’obtenir une prescription pour l’Addyi.

Il faut tout de même noter que les fondateurs de la société Sprout n’en sont pas à leur première arnaque. Les dénommés Cindy et Robert Whitehead ont déjà tenté de s’implanter dans le juteux marché de la libido féminine en commercialisant des patchs de testostérone pour les femmes, évoquant le fait que cette hormone sexuelle masculine devait, selon leur campagne de marketing, libérer les femmes de leurs inhibitions. Tout un programme ! Cette histoire est significative de l’attitude glauquissime de l’industrie pharmaceutique en général qui falsifie les tests cliniques pour transformer des fractions de pour-cent en résultats spectaculaires et ne résistent pas à l’attrait du profit quelles que puissent être les conséquences sur la santé physique et psychologique des patients qui, crédules, s’administrent des produits dénués de toute efficacité et de surcroît potentiellement dangereux.

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Mais ce n’est pas tout, cette histoire de « viagra pour femmes » est révélatrice de la bulle spéculative qui est en train de se former dans l’industrie pharmaceutique avec des cessions-acquisitions en cascade délirantes. La dernière en date, selon le magazine Forbes est la main-mise d’Actavis sur Allergan (botox) qui est finalement tombé dans l’escarcelle de Pfizer pour la très modique somme de 160 milliards de dollars, vous avez bien lu. Il faut dire que l’horizon est profitable car Allergan s’est aussi spécialisé dans les médicaments dits de nouvelle génération qui coûtent une véritable petite fortune pour potentiellement sauver quelques centaines de milliers de malades, le botox ce n’était que, comme qui dirait, une amuse-gueule. Les propriétaires d’hedge funds sont tous à l’affut car il y a très gros à gagner et très rapidement. Georges Soros et ses complices comme John Paulson ou encore Daniel Och ont bien compris que c’était leur dernière chance de réaliser des profits avant l’éclatement de la bulle pharmaceutique, selon ce que l’on peut comprendre de la prose de Forbes …

Source et illustrations : Forbes.com

Du rififi dans l’industrie pharmaceutique : il s’agit de gros sous comme d’habitude !

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Cet billet est inspiré d’un article paru dans Le Temps (samedi 9 mai) et dont l’auteur est Julie Zaugg. J’ai cru intéressant d’en faire part à mes lecteurs car il est important d’alarmer les assurés sociaux et tous les autres acteurs du secteur santé de ce qui se trame actuellement dans le monde au sujet de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler les médicaments biosimilaires. Pour définir ce qu’est un médicament biosimilaire l’exemple de l’insuline suffira à clarifier les idées. Jusqu’en 1982, une personne souffrant de diabète (type 1) n’avait pas vraiment le choix et devait se soumettre à des injections d’insuline extraite de pancréas de porc ou de bœuf. Il se trouve que l’insuline de ces animaux est légèrement différente dans sa composition en aminoacides – l’insuline est une petite protéine constituée d’un enchainement de différents aminoacides – et à la longue les malades finissaient parfois par développer une intolérance à cette hormone étrangère. Inutile de décrire les catastrophes ayant pu survenir au cours de ce processus. À la fin des années 70 et au début des années 80, les biologistes ont vu littéralement exploser la disponibilité en outils moléculaires pour réaliser de la « haute couture » sur l’ADN et arriver à obliger des levures ou des bactéries à diriger leur machinerie cellulaire pour produire et excréter des protéines thérapeutiquement intéressantes, dont justement l’insuline. Ce ne fut pas chose facile car le produit provenant de la bactérie doit parfaitement convenir à l’organisme humain, il faut le purifier et au cours de ce processus respecter la conformation spatiale délicate de cette petite molécule. En 1982, après avoir très justement flairé que l’insuline « transgénique » pouvait éventuellement être une source de profits appréciables et après de multiples déboires expérimentaux, la société Genentech, une petite start-up californienne, réussit à produire les premiers milligrammes puis rapidement des kilos d’insuline humaine en tous points identique à celle synthétisée par le pancréas mais que les malades souffrant de cette forme de diabète de type 1 sont incapables de produire.

Ce fut l’année zéro des biosimilaires dont on ne peut plus aujourd’hui se passer. Les biosimilaires sont des médicaments, hormones, vaccins, anticorps et bien d’autres espèces d’intérêt médical synthétisés par des bactéries, des levures ou des cellules éventuellement humaines en culture dont l’ADN a été modifié et reprogrammé pour ces synthèses. Après avoir été extraites, purifiées, une étape essentielle qui fait partie du savoir-faire des entreprises impliquées dans ce business, et conditionnées, ces biosimilaires sont mis sur le marché avec à la clé de gigantesques profits. Il ne faut pas se leurrer, la firme Genentech a bien failli déposer son bilan plusieurs fois avant qu’elle ne soit absorbée par Roche justement quand le savoir-faire des techniciens de cette petite société finirent par trouver les « trucs » permettant d’obtenir une insuline active à 100 % chez l’homme sans effets secondaires et qu’il fallait investir pour assurer une production massive de cette insuline.

Je mentionne ici « les trucs » qui semblent être anti-scientifiques mais en réalité, après de nombreux tâtonnements on finit par trouver les conditions expérimentales idéales pour finalement arriver à obtenir dans un tube à essai la protéine active à l’état pur que l’on espérait. J’en sais quelque chose dans ce rayon très particulier de la biologie puisque ma carrière de chercheur fut consacrée essentiellement à la purification de protéines, surtout des enzymes, d’origines diverses qui devaient montrer au final une activité biologique satisfaisante et conforme à la littérature scientifique. Et je dois avouer aujourd’hui assez humblement que lors de la publication de mes travaux de laboratoire il m’est arrivé d’ « oublier » un détail infime mais crucial pour la bonne conduite de mes travaux afin de ne pas inciter les équipes concurrentes disposant de moyens financiers importants de me « doubler » après avoir eu vent de mes publications scientifiques.

Les médicaments biosimilaires sont aujourd’hui utilisés pour traiter certains cancers, des maladies comme l’arthrite ou le psoriasis, la sclérose en plaques ou encore certaines formes d’anémies. Les premiers brevets protégeant la fabrication de ces molécules biologiques ont fini par tomber dans le domaine public puisque la validité d’un brevet est de 20 ans. Les firmes capables de se lancer dans ces productions sophistiquées ont donc mis sur le marché des génériques qu’on appelle des « biosimilaires » à tort, non pas parce qu’ils sont identiques ou presque aux produits biologiques naturels mais parce que leur production et leur formulation sont légèrement différentes de celles décrites dans les brevets originaux. L’autorisation de mise sur le marché des génériques biosimilaires a été pour la première fois accordée au milieu des années 2000 par l’Europe (EMA) et ce n’est qu’en 2012 que les USA, dans le cadre de la politique de santé mise en place par Obama, ont suivi l’Europe. Et ce n’est qu’en mars 2015, donc tout récemment, que les dispositions de l’ « obamacare » ont été appliquées pour la première fois pour le Zarxio ou Filgrastim du Suisse Sandoz qui appartient maintenant à Novartis (voir le lien). Il s’agit d’une protéine qui stimule la prolifération des granulocytes et permet de traiter certaines infections chez les cancéreux soumis à une chimiothérapie ayant engendré une sévère modification de leur formule sanguine. Les USA comptent économiser ainsi près de 600 millions de dollars chaque année.

Le débat vient donc de s’aviver très sérieusement entre les pro- et les anti-biosimilaires. En ce qui concerne le Filgrastim, la firme Amgen qui produit la version originale sous le nom de Neupogen a immédiatement déposé une plainte contre Novartis qui aurait, selon elle, falsifié le dossier d’approbation présenté à la FDA (Food and Drug administration) en omettant certains détails du processus de production. Du coup le Filgrastim de Sandoz est interdit de vente aux USA, pour le moment. Pourquoi les Américains trainent les pieds pour autoriser les biosimilaires, tout simplement en raison du lobbying intense des firmes pharmaceutiques mais cet aspect n’est naturellement pas clairement indiqué. La raison officielle serait qu’il est impossible de reproduire au iota près le protocole industriel extrêmement sophistiqué développé par les firmes détentrices des brevets devenus publics et que l’on doit donc se « méfier » de ces biosimilaires. Le résultat serait que l’activité et l’efficacité escomptées de ces « copies » ne seraient tout simplement pas celles attendues. Et dans le pire des cas les malades pourraient souffrir d’une réponse immunitaire qui pourrait aggraver leur état de santé.

Puisqu’il n’y avait pas d’arguments pour soutenir une telle prise de position complètement fallacieuse, fort heureusement ce qui devait arriver arriva. Une autre protéine commercialisée sous le nom d’Eprex et qui n’est autre que l’EPO ou érythropoïétine dont la presse à sensation et de caniveau a largement fait ses choux gras avec les coureurs cyclistes qui se shootaient avec ce produit. L’Eprex est utilisé pour traiter certaines anémies. La firme Janssen-Cilag produisant le biosimilaire a très légèrement modifié le conditionnement de son EPO en y ajoutant du polysorbate 80, un émulsifiant autorisé dans l’alimentation (industrielle) connu aussi sous le nom de Tween-20 et codifié E433. Plusieurs patients ont développé une réaction allergique après injection du produit. On a finalement trouvé pour quelle raison cette préparation était allergène, tout simplement parce que le polysorbate 80 (c’est un détergeant assez puissant) réagissait avec le bouchon de caoutchouc des flacons et l’impureté alors introduite dans la préparation modifiait la conformation de l’EPO. Autant dire que l’argumentation des anti-biosimilaires a fait mouche. Et ils ont été naturellement soutenus par les fabricants des versions originales car « business is business » et la guerre entre firmes pharmaceutiques est permanente et soutenue par le fait que les biosimilaires génèrent à eux seuls un chiffre d’affaire de 200 milliards de dollars par an. Une diminution des prix de vente de 20 à 30 % représente déjà un véritable pactole d’économisé pour l’assurance maladie publique ou privée.

Un seul exemple pour illustrer les coûts parfois extravagants de ces médicaments d’un type nouveau est celui de l’Enbrel qui est une protéine hybride comportant deux récepteurs d’un facteur favorisant la nécrose des tumeurs (TNF) liés par recombinaison génétique au fragment léger Fc de l’immunoglobuline G1. Ce produit est efficace pour traiter le psoriasis et un certain nombre d’autres maladies auto-immunes comme la spondylite ankylosante et aussi (et surtout) l’arthrite rhumatoïde. Le traitement revient à 20000 dollars par an, excusez du peu, sans que l’on puisse d’ailleurs arriver à bout de ces maladies mais seulement d’en diminuer les symptômes … On assiste donc à une bataille devant les tribunaux pour que les uns continuent sur leur pré-carré d’engranger des bénéfices indécents et que les autres arrivent à obtenir quelques miettes du gâteau. Et ce sont des millions de dollars qui sont déboursés pour faire trainer devant les tribunaux plaintes et contre-plaintes. Le lobbying des géants de la pharmacie est même allé jusqu’à obliger les médecins (avec des contreparties financières, naturellement) à préciser à leurs patients que le produit qu’ils leur ont prescrit est ou non l’original et ce même lobbying finance sous le manteau de multiples associations qui se déclarent dévouées à la défense et à la sécurité des malades. Beau dévouement en effet ( ! ) car il s’agit de centaines de milliers de dollars investis par ces grosses firmes pour continuer à réaliser des dizaines de milliards de dollars de chiffre d’affaire avec des produits dont la valeur ajoutée peut atteindre 2000 % quand la production est bien rodée et parfois entièrement automatisée. Et si les parades contre les biosimilaires ne fonctionnent plus, on change un des « iotas », des petits « trucs » dont je parlais en début de billet, et le breveter pour se protéger à nouveau pendant quelques vingt années. Avec la sophistication croissante des recherches en génétique bio-médicale cette situation ne saurait que s’aggraver au détriment naturellement des consommateurs finaux, vous et moi ou plus précisément, et encore une fois, les contribuables qui sont rançonnés par les systèmes de protection sociale étatisés et ceux qui vont cotiser à des organismes privés de protection de santé de plus en plus onéreux.

http://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm436648.htm

La fin de l’escroquerie aux statines ? Peut-être bien, selon Sir Rory Collins …

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J’ai écrit plusieurs billets dans ce blog à propos des statines et il apparaît aujourd’hui que certains des acteurs les plus en vue de la promotion des statines et donc de leurs effets supposés bénéfiques sur l’organisme sont de plus en plus circonspects quant à leurs effets secondaires qui pourraient être révélateurs de perturbations profondes de la mise en place architecturale des membranes cellulaires. Le cholestérol est en effet un constituant très important de ces membranes et toute perturbation de son métabolisme peut entrainer des effets secondaires néfastes. Notre organisme synthétise environ 1 gramme de cholestérol chaque jour pour toute une série de besoins métaboliques et physiologiques et le reste de notre cholestérol est en majeure partie immobilisé dans les membranes cellulaires. Deux fonctions du cholestérol sont essentielles pour le bon fonctionnement de l’organisme : la production de sels biliaires, des détergents dérivés directement d’un précurseur du cholestérol (voir infra), et la synthèse des hormones sexuelles. Comme la médecine se veut une science très exacte, des « règles » ont été définies pour situer le seuil de cholestérol à ne pas dépasser afin d’éviter des problèmes cardio-vasculaires (Wikipedia) :

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Or chaque individu gère son propre métabolisme selon son activité physique, son régime alimentaire et l’environnement dans lequel il évolue. Par voie de conséquence le cholestérol sanguin total se répartit différemment entre le « bon » et le « mauvais » cholestérol selon les personnes et édicter une règle applicable sans discernement à tous est ainsi un non-sens. Pourquoi avoir défini qu’à plus de 240 mg/dL on entrait dans la zone dangereuse, tout simplement pour inciter les médecins à prescrire ces produits appelés statines qui réduisent la synthèse du cholestérol dans le foie. Ces normes ont semble-t-il été décidées par des comités ad hoc sous la pression des grandes firmes pharmaceutiques productrices de statines et c’est très facile à comprendre : il s’agit d’un gigantesque business de plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.

Comme les médecins ne veulent pas prendre de risques et les patients veulent être rassurés, la prise de statines est progressivement devenue une norme, or comme n’importe quel médicament, y compris d’ailleurs les plus anodins comme l’aspirine, les statines présentent des effets secondaires nombreux qui n’ont pas fait l’objet d’études détaillées rendues publiques car comme je le mentionnais en début de billet, un effet secondaire pour ce genre de médicament peut être révélateur de graves perturbations du métabolisme pouvant à terme conduire à de véritables pathologies et des dommages irréversibles de l’organisme. Or les fabricants de statines (Merck, Bristol-Myers Squibb mais aussi beaucoup d’autres laboratoires car les statines sont pour la plupart dans le domaine public) n’ont jamais divulgué les centaines de milliers de pages d’essais cliniques qui ont répertorié un nombre invraisemblable d’effets secondaires bien identifiés par ces mêmes laboratoires.

Le Professeur Michel de Lorgeril, spécialiste de la « santé des artères » relate dans son blog l’incroyable revirement d’opinion du très respectable Sir Rory Collins, Lord du Royaume-Uni ennobli par la volonté de Sa Gracieuse et Royale Majesté Elizabeth « The Second » pour bons et loyaux services rendus à la cause de la santé publique du Royaume (voir le lien) . Difficile il y a encore quelque semaines d’imaginer que cet éminent personnage sévissant à l’Université d’Oxford qui fut pendant des années un adepte inconditionnel de l’administration sans limite de statines pour le bien-être des artères de ses co-sujets (de Sa Majesté) découvre comme ça, par hasard, d’un seul coup, peut-être après un mauvais rêve, qu’en réalité les statines sont carrément plus dangereuses que bénéfiques. Cet illustrissime personnage a avoué devant la presse (plus ou moins de caniveau) britannique qu’ON (les laboratoires pharmaceutiques dont il était conseiller scientifique) lui avait caché les effets secondaires néfastes des statines … pendant près de trente ans !

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À ce point de mon récit la question de savoir qui se moque de qui se pose frontalement parce que Sir Rory Collins avait naturellement accès à toutes les données ultra-secrètes des laboratoires pharmaceutiques (Merck en particulier) qu’il conseillait. Il a donc menti effrontément pour que ses « clients » réalisent le maximum de profits au détriment de la santé de dizaines de millions de personnes.

Répertorier les plaintes des patients autoritairement sous traitement avec des statines sans justification impérieuse serait un immense travail. On ne compte pas les personnes se plaignant de souffrir de douleurs musculaires débilitantes, de cataractes, de diabète aggravé par la prise de ces médicaments, de fatigue générale ou encore de pertes de mémoire … ça fait beaucoup ! L’Éditrice en chef du très respecté British Medical Journal (BMJ), Fiona Godlee, n’a pas hésité à déclarer : « C’est un réel problème. Nous avions considéré que tous les détails des effets secondaires possibles avaient été pris en compte avant les nouvelles directives qui ont rendu éligibles à ces drogues des milliers de personnes supplémentaires ». Elle a envoyé un courrier à tous les superviseurs des essais cliniques les plus importants en les priant de bien vouloir rendre publics les moindres détails de ces travaux afin qu’ils soient disponibles pour des analyses indépendantes des laboratoires pharmaceutiques.

Il ne faut pas rêver ! Si Sir Rory Collins a menti pendant des années ce n’est pas cet appel de l’Éditrice du BMJ qui changera la règle de la frauduleuse omerta courante dans ce milieu très spécial qu’est l’industrie pharmaceutique : le profit et les dividendes versés aux actionnaires sont plus précieux que la santé des patients, il ne faut pas avoir peur de le dire haut et fort. Le Docteur Michel de Lorgeril le répète : « Sur la base des données scientifiques (partiellement censurées) disponibles les statines sont très certainement aussi inefficaces qu’elles sont toxiques … et toxiques de façons multiples ».

Les statines bloquent le fonctionnement d’une activité enzymatique essentielle pour un grand nombre de voies métaboliques issues du farnesyl-pyrophosphate. Il s’agit de l’HMG-CoA réductase. Le farnesyl-PP est un précurseur du cholestérol, certes, mais aussi du noyau hématinique de l’hémoglobine, des ubiquinones, des stérols eux-mêmes précurseurs des sels biliaires, des hormones sexuelles et de certains autres métabolites importants pour assurer la fonctionnalité d’activités enzymatiques ou signalétiques variées. On comprend donc aisément que toucher à cette voie de biosynthèse est une aberration très grave qui aboutit inévitablement à des effets secondaires que se sont bien gardé de divulguer les laboratoires pharmaceutiques. N’importe quel étudiant de première année de médecine comprendra aisément que les statines sont des produits sont dangereux !

Source : inspiré d’un billet du blog du Dr De Lorgeril :

http://michel.delorgeril.info/ et http://www.express.co.uk/news/uk/558249/statins-expert-heart-drug-rory-collins , illustration Rory Collins

Revoir aussi :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/10/24/preuve-indirecte-de-leffet-pervers-des-statines/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/10/03/encore-les-statines/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/26/statines-et-fonctions-cognitives/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/05/11/statines-vers-le-plus-grand-scandale-sanitaire-mondial/

Vaccins : dans le genre obscurantisme on peut difficilement faire mieux

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Le Sieur Abinanti de l’Assemblée de l’Etat de New-York a déposé le 12 janvier 2015 un « projet de loi » (comme on dit en France) pour interdire l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés dans la production de vaccins (voir le lien) :

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Le texte est sibyllin mais c’est justement cet aspect flou qui est alarmant car un tel texte, s’il est adopté, ouvre toute grande la porte à l’interdiction totale des OGMs tant dans l’industrie pharmaceutique que dans l’industrie agro-alimentaire si ce politicien veut rester droit dans ses bottes et persévérer dans ce sens. Le nombre d’applications industrielles d’organismes génétiquement modifiés est tel qu’il paraît difficile de tout interdire en bloc et d’un coup de baguette magique législative. Juste deux exemples très parlants suffiront à situer l’ampleur du vaste problème que soulève ce dénommé Thomas J. Abinanti, activiste anti-OGM bien connu dans la sphère écolo-conservatrice de la Côte Est des USA. La production d’insuline humaine est aujourd’hui entièrement réalisée avec des bactéries ou de la levure de boulangerie modifiées génétiquement afin d’exprimer l’insuline sous forme d’une seule chaine polypeptidique qui est ensuite traitée à l’aide d’enzymes (également produits par génie génétique) pour finalement obtenir de l’insuline humaine active quasiment indiscernable de l’insuline native. Sans organismes génétiquement modifiés reviendra-t-on à l’insuline de porc pour le traitement du diabète de type 1 avec tous les inconvénients que ce retour en arrière comporterait ? Un autre exemple est la synthèse des produits anticonceptionnels. Cette synthèse, pour deux étapes décisives, fait appel à des enzymes produits par génie génétique car elles sont irréalisables par voie chimique classique. Va-t-on interdire les anticonceptionnels pour cette raison ? Des myriades d’autres exemples peuvent être cités à l’appui du bien-fondé de l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés dans des domaines aussi divers que l’industrie textile ou celle des détergents mais également dans l’industrie alimentaire. Supposons que ce projet de législation soir voté lors de la prochaine session de l’Assemblée de l’Etat de New-York, l’ensemble de l’industrie des vaccins rétrogradera de cinquante ans et certains vaccins importants ne seront même plus disponibles parce qu’il n’existe pas d’autre alternative pour leur production !

Le Sieur Abinanti fait partie de ces politiciens qui parlent et veulent légiférer à propos de faits dont ils ignorent le moindre iota. Il fait partie de cette engeance de démagogues versant dans le populisme pour satisfaire un électorat béat qui les réélira car il s’agit à l’évidence de travailler très précisément sur la peur catalysée par l’ignorance et le politicien est là pour rassurer la populace. C’est pour cette raison qu’Abinanti, qui n’en est pas à son premier coup d’éclat en la matière, a déposé plusieurs projets de loi pour obtenir toutes les informations relatives à l’usage de microorganismes génétiquement modifiés utilisés dans la production de vaccins. Comme si les firmes pharmaceutiques allaient dévoiler leurs petits secrets de fabrication, les brevets industriels ne décrivent en effet jamais totalement un procédé de fabrication, loin s’en faut ! C’est exactement sur ce point que ces politiciens bornés appuient leur argumentation : puisque c’est secret c’est donc dangereux ! C’est à l’évidence sur cette fibre que jouent les opposants au nucléaire civil. Le nucléaire a longtemps été top secret puisque ce sont les militaires qui se sont les premiers accaparés cette technologie pour développer des armements. Le nucléaire civil est resté entaché du secret militaire initial, donc de dangerosité et les politiciens démagogues et populistes, poussés par des organisations toutes aussi ignorantes et infiltrées à tous les niveaux du pouvoir, profitent de ce « marché de la peur » pour entraver tout projet d’expansion du nucléaire civil et de favoriser les moulins à vent.

À propos de l’initiative d’Abinanti le Docteur Paul Offit, chef de la division des maladies infectieuses de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie est clair : « les modifications génétiques sont au cœur de la technologie moderne de production des vaccins ». Un certain nombre de vaccins anti-viraux utilisent encore des virus tués ou dont la virulence a été atténuée mais les conditions de production des virus compliquent singulièrement la tâche pour l’obtention d’un vaccin « propre » présentant le minimum d’effets secondaires indésirables. C’est la raison pour laquelle les industriels ont développé des bactéries ou des levures génétiquement modifiées voire des cellules d’origine humaine (voir le vaccin de Jonas Salk pour la polio) pour s’affranchir de ces problèmes parfois insurmontables de production à grande échelle de protéines virales ou de virus atténués. Abinanti, décidément pas à court d’arguments, définit les OGMs dans un sens très large : « ce sont des organismes qui ont été « altérés » au niveau moléculaire ou cellulaire par des moyens non accessibles dans des conditions naturelles, incluant les techniques d’ADN ou d’ARN recombinants, la fusion cellulaire, la microencapsulation, la macroencapsulation, la délétion ou le doublement de gènes, l’introduction de gènes étrangers et des procédés modifiant la position des gènes … » sic ! Les technologies qui seraient interdites par ce projet de loi sont exactement celles qui permettent aux biologistes de produire des vaccins efficaces, propres et sûrs. Il y a une cinquantaine d’années on arrivait à modifier un virus au niveau de son pouvoir infectieux en le cultivant dans des œufs, des embryons ou des organes d’animaux jusqu’à obtenir à la suite d’essais et d’échecs hasardeux, longs et coûteux, une forme de virus atténué protégeant les gens avec un minimum de risques. Les techniques modernes de la biologie moléculaire ont permis de s’affranchir de l’aspect sale et difficilement contrôlable de cette technologie qui paraît aujourd’hui artisanale de production des vaccins. L’autre immense avantage des techniques modernes de biologie moléculaire est le temps de réponse très rapide devant l’apparition d’un nouveau virus. Sans ces techniques on n’aurait jamais pu obtenir en quelques mois un vaccin contre le virus Ebola ni contre le rotavirus il y a quelques années qui tue encore des milliers d’enfants dans le monde chaque jour. Ce dernier virus responsable de la gastroentérite est maintenant contrôlable à l’aide d’un vaccin qui a été mis au point par la juxtaposition de plusieurs gènes du virus conduisant à la production d’un super-antigène constituant un vaccin très efficace plutôt que d’utiliser le virus « atténué » et à des prix infiniment plus abordables en particulier pour les pays dits « pauvres » …

Voilà dans quel genre de régression dangereuse les politiciens peuvent précipiter toute un population manipulée par des idéologues criminels !

Source : Forbes, illustration rotavirus, lien : http://assembly.state.ny.us/leg/?default_fld=&bn=A01706&term=2015&Summary=Y&Actions=Y&Votes=Y&Text=Y