Le fructose : danger, c’est un poison !

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Depuis plusieurs décennies le fructose, très facilement obtenu à partir de sirop sucré provenant de l’amidon de maïs, est utilisé « à toutes les sauces » par les grands groupes de l’industrie alimentaire qui ont clamé que ce sucre était totalement anodin pour la santé. De nombreux travaux émanant d’une multitude de laboratoires de biologie de par le monde indiquent maintenant clairement qu’il n’en est rien. Le fructose, utilisé en grandes quantités dans les sirops enrichis en ce sucre particulier, les HFCS, est toxique pour la santé pour plusieurs raisons que l’on peut expliquer dans le détail. Le fructose est considéré comme la cause majeure des désordres métaboliques tels que l’obésité et le diabète de type 2. De plus ce sucre favorise le développement de pathologies neurologiques et psychiatriques. L’augmentation des désordres métaboliques est liée à la consommation d’HFCS et son augmentation n’a jamais cessé depuis la fin des années 70. Aujourd’hui 15 % des enfants de moins de 15 ans en Chine souffrent de surpoids.

En étudiant la santé physique et cérébrale de rats et de souris, on s’est aperçu que les acides gras dits omega-3 avaient tendance à atténuer les effets délétères du fructose sur le métabolisme général et par exemple les troubles de la mémoire dépendante de l’hippocampe. Le but d’une étude pilotée par une équipe de biologistes de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) était de mettre en évidence les effets du fructose sur le métabolisme général commandé par l’hypothalamus et les troubles des facultés cognitives relevant de l’hippocampe et également de préciser l’effet « antidote » d’un acide gras omega-3, l’acide docosahexaènoique (DHA) avec des rats obligés de boire de l’eau sucrée avec du fructose correspondant à environ 2 litres de soda par jour pour une personne pesant 60 kg.

La figure ci-dessous illustre la stratégie expérimentale adoptée au cours de cette étude.

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Le fructose perturbe l’expression des gènes, perturbe également certaines interactions entre protéines cellulaires dont celles impliquées directement dans le transport des métabolites essentiels à la survie des cellules et altère la transcription de l’ADN en ARN messager. Outre le fait que le fructose n’est utilisé par les cellules que pour produire des acides gras qui vont aller s’accumuler dans les tissus adipeux, une sorte de cul-de-sac métabolique, ce sucre produit industriellement pour, à l’origine, échapper à la taxe sur le vulgaire sucre de table issu des betteraves ou de la canne à sucre, est complètement toxique pour l’ensemble de l’organisme tout entier y compris le cerveau ! C’est d’ailleurs ce dernier point qui est le plus terrifiant car les gènes perturbés par le fructose sont directement impliqués dans des pathologies comme la schizophrénie, la maladie de Parkinson et des modifications du comportement telles que la dégradation de la vigilance ou de la mémorisation. Enfin, la régénération des neurones est également impactée.

Si les modèles murins utilisés dans cette étude ne peuvent pas être totalement transposés aux humains, celle-ci indique très clairement le danger que représente le fructose non seulement en ce qui concerne l’apparition des désordres métaboliques (obésité, diabète de type 2) mais également en provoquant un vieillissement prématuré du cerveau. À l’évidence les industriels vont continuer à commercialiser leur poison pour des raisons fiscales en se moquant totalement de la santé de centaines de millions de personnes et du coût que représente pour la société les perturbations métaboliques et les maladies neurodégénératives. L’industrie agro-alimentaire dans son ensemble est donc coupable de crime contre l’humanité et cette étude est là pour le prouver. Quand les gouvernements à qui on a confié aveuglément notre santé vont-ils réagir et ne plus se laisser rouler dans la farine par le puissant lobby des producteurs d’additifs alimentaires et de malbouffe ?

Source (en accès libre) et illustration : http://dx.doi.org/10.1016/j.ebiom.2016.04.008

Note. DNA methylome : modification épigénétiques de l’ADN, Transcriptome : ARNs messagers présents après transcription de l’ADN, GWAS : acronyme de genome-wide association studies ou étude globale de la dynamique de l’expression des gènes, DHA acide docosahexaènoique, Fmod et Bgn : gènes codant pour des transporteurs de la matrice extracellulaire. Ces gènes sont impliqués entre autres fonctions dans la régulation de la teneur sanguine en cholestérol et en triglycérides. Les souris dont ces gènes ont été supprimés (knockout) présentent des pathologies cérébrales liées à ces deux composés. HFCS est l’acronyme de High Fructose Corn Sirup, un additif alimentaire qui devrait être interdit d’urgence.

Les causes de l’obésité seraient génétiques. Peut-on en douter ?

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Il faut bien trouver une bonne raison pour justifier la véritable inondation de malbouffe dans le monde et en particulier dans les pays de l’OCDE où l’épidémie d’obésité devient carrément alarmante, en particulier aux USA, en Grande-Bretagne, en Australie et y compris en Chine. Le cas de la Chine est tout particulièrement révélateur puisque les dernières statistiques (2013) ont montré qu’il y avait maintenant plus de personnes bien nourries et ayant tendance à prendre du poids que de mal-nourris, maigres et chétifs, ce qui fut en quelque sorte la norme dans ce pays pendant de nombreuses années. La Chine, comme bien d’autres pays, a vécu ces dernières années un tournant nutritionnel conduisant à l’apparition alarmante de surpoids et d’obésité. Pour que les industriels de l’agro-alimentaire dorment la conscience tranquille rien de plus simple que d’aller chercher les causes de l’obésité dans la génétique ! La controverse sur les véritables causes de l’obésité est donc loin d’être terminée.

L’une des mesures simples de l’obésité est le BMI (body mass index) ou indice de masse corporelle qui relie la taille au poids mais c’est un peu approximatif comme l’échelle de Richter pour les tremblements de terre qui n’est pas utilisée par les ingénieurs pour évaluer les structures de génie civil et les constructions car elle n’est pas adaptée à ces applications spécifiques. L’autre mesure de l’obésité est le rapport entre le tour de taille (WC) et le tour de hanche (HIP) et c’est sur la base de ce rapport qu’une méga-étude a été réalisée à l’Université du Michigan sur pas moins de 339224 personnes en surpoids tout en prenant également en compte le BMI un indice facilement quantifiable puisqu’il suffit de se positionner sur une balance spéciale qu’on trouve maintenant dans n’importe quelle pharmacie qui tient compte également de la taille et imprime sur un bout de papier le BMI alors qu’il faut se munir d’un mètre souple, parfois un double-mètre et réaliser deux mesures sur chaque sujet. Le séquençage complet du génome de chaque personne étudiée, en tenant compte d’une multitude de paramètres (voir l’illustration et son explication ci-après tirée de l’article paru dans le dernier numéro du journal Nature (doi:10.1038/nature14177) a permis de montrer que 97 SNP étaient impliquées dans l’apparition de l’obésité. Je rappelle à mes lecteurs que le terme SNP (single nucleotide polymorphism) désigne une mutation dans l’ADN d’une seule base entrainant une modification quantifiable du métabolisme ou de tout autre trait visible chez un individu donné. L’illustration résume en grande partie les résultats de cette étude nommée GIANT à juste titre. Il s’agit d’une représentation sous formes de bulles dont le diamètre résulte de la corrélation entre les divers traits étudiés (morphismes). On voit d’emblée que BMI, HIP et WC (indice de masse corporelle, tour de hanche et tour de taille) sont parfaitement corrélés, on ne s’attendait pas au contraire.

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Au niveau du métabolisme, il est apparu une forte corrélation avec divers paramètres biochimiques liés au diabète de type 2 (T2D) en vert, la glycémie à jeun (FI), l’insuline à jeun liée au BMI (FladjBMI), la tolérance au glucose à 2 heures (Glu2hr) et enfin les néphropathies liées au diabète (Diab_Neph). En ce qui concerne les paramètres biochimiques des graisses, en rose, une forte corrélation entre BMI, HIP ou WC est apparue en ce qui concerne les triglycérides (TG), le cholestérol total (TC), les LDL et les HDL, rien d’étonnant non plus, comme pour la pression artérielle diastolique ou cistolique (DBP et SBP). Enfin il a été montré une forte corrélation avec l’andropause (age menarche), avec la ménopause et enfin avec les accidents cardiovasculaires et l’adinopectine. L’adiponectine est une hormone sécrétée par les tissus adipeux qui est impliquée dans la régulation du métabolisme du glucose et des acides gras. Pour résumer le rôle de cette hormone, plus elle est abondante dans le sang plus on est maigre.

Il va sans dire que n’importe quelle SNP entrainant une modification de l’un ou l’autre des paramètres biochimiques listés ici aura une incidence sur le BMI. Il suffit qu’une activité enzymatique soit modifiée par une SNP pour que le métabolisme soit modifié dans le mauvais sens. Ce qui ressort de cette étude est le fait que l’obésité est un phénomène multifactoriel, mais pas seulement car les traits indiqués dans la figure sont en réalité la conséquence de modifications fines au niveau du système nerveux central. Parmi les SNPs identifiées, certaines sont impliquées dans les fonctions synaptiques ou dans le rôle du glutamate en tant que neurotransmetteur. Enfin d’autres SNPs ont été identifiées comme modifiant la sécrétion ou l’action de l’insuline, l’homéostase énergétique et enfin la régulation de l’adipogenèse.

Tout ça est donc bien compliqué mais il reste néanmoins vrai et prouvé que l’abus de malbouffe avec ses ingrédients dangereux comme le fructose ou les acides gras partiellement hydrogénés riches en espèces « trans » fatalement produites par le processus industriel d’hydrogénation et qui ne peuvent être pris en charge par l’organisme, créent alors des désordres en tous genre, une malbouffe préjudiciable à la santé mais également un facteur déterminant dans l’apparition de l’obésité.

La génétique a bon dos et les industriels de l’agroalimentaire, forts de cet article dont on ne peut contester la valeur mais qui finalement enfonce des portes ouvertes, vont en profiter pour continuer à vendre leurs saloperies en clamant que ce n’est pas de leur faute mais de celle de la génétique sans oublier les fabricants d’agents sucrants artificiels qui sont également des fauteurs de troubles métaboliques notoires. Finalement il s’agit encore d’une vaste et très coûteuse étude qui ne servira fondamentalement à rien !

Sources : Michigan State University et Nature

Le fructose de la junk-food (malbouffe) responsable de l’obésité !

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Une brève communication de l’American College of Neuropsychopharmacology vient de jeter un gros pavé dans la mare bien glauque de l’industrie agro-alimentaire malgré le fait que l’étude réalisée à l’Université de Californie du Sud ne portait que sur 24 personnes, femmes et hommes âgés de 16 à 25 ans. On a fait boire à ces volontaires un grand verre d’eau sucrée mais pas sucrée n’importe comment : soit avec du glucose soit avec du fructose. Puis on leur a montré des images de mets appétissants tout en suivant l’activité de leur cerveau par imagerie fonctionnelle en résonance magnétique. Le résultat est tombé presque comme un couperet : le glucose provoque une sensation de satiété alors qu’il n’en est pas de même pour le fructose. Cette sensation a été suivie par imagerie au niveau du noyau accumbens, une partie essentielle du circuit cérébral de la récompense. Non seulement le fructose diminue le taux de circulation de la leptine, l’hormone de la satiété, mais il accroit la réponse du cerveau au désir de se nourrir tel que l’imagerie fonctionnelle a pu le montrer avec l’activation de ce noyau accumbens ce qui n’est pas le cas pour le glucose.

Le glucose est la première source d’énergie du cerveau et si l’organisme n’a pas le temps de prendre en charge le fructose ajouté à de nombreux aliments sous forme de sirop de maïs enrichi en ce sucre, car son pouvoir sucrant est supérieur à celui du glucose, alors il atteint le cerveau. En effet, le processus de métabolisation du fructose n’est pas immédiat et son ingestion massive et artificielle va perturber la réponse du cerveau et l’envie de se nourrir devient alors compulsive et incontrôlable. Depuis l’introduction de cet « additif » alimentaire peu coûteux, moins taxé que le sucre de betterave ou de canne et qui fait la joie des sociétés impliquées dans la production d’aliments industriels en tous genres, depuis les plats pré-cuisinés jusqu’à toutes sortes de pâtisseries qu’il est inutile d’énumérer ici à nouveau a tout simplement résulté en une véritable épidémie de surpoids et d’obésité. Ces industriels de l’alimentation, de la « junk-food » ou de la confiserie industrielle sont des criminels qui sont entièrement responsables de ces fléaux que constituent le surpoids et l’obésité avec leurs cortèges de pathologies associées.

Les résultats de cette étude corroborent ceux obtenus avec des rats à qui on injectait directement au niveau du cerveau du fructose et dont on observait ensuite le comportement alimentaire. Outre son effet sur le noyau accumbens le glucose réduit l’activité de l’hypothalamus alors que ce n’est pas le cas du fructose. Tous ces éléments concourent à désigner le fructose comme le principal responsable de l’obésité, phénomène préoccupant dans de nombreux pays de l’OCDE et par voie de conséquent à désigner les industriels de l’alimentation comme coupables d’intoxiquer des centaines de millions de personnes. Il est inutile de chercher plus avant d’autres causes à l’obésité et au surpoids comme par exemple une flore intestinale modifiée ou une origine génétique, ce ne sera qu’une perte de temps …

Source : acpn.org, illustration : nucleus accumbens (Wikipedia)

Gluten ou pas gluten ? (dans la rubrique malbouffe)

Le gluten, c’est cette protéine (un mélange de gliadine et de gluténine) gluante et collante, d’où son nom, présente dans le blé, l’orge et le seigle. Non seulement cette protéine n’est pas très digeste mais de plus elle peut entraîner des réactions allergiques pouvant déclencher une destruction de l’intestin grêle, syndrome plus connu sous le nom de maladie coeliaque. Dans ce dernier cas, il vaut mieux s’abstenir de manger quoi que ce soit contenant du gluten. Le gluten est essentiel pour une bonne panification car il forme une sorte de réseau rendant la pâte élastique et collante (qui ne s’en est pas aperçu en préparant une pâte à tarte dans sa cuisine) et emprisonnant les bulles de gaz carbonique à effet de serre produites par les levures qui se gavent des grains d’amidon de la farine quand on fait « lever » la pâte avant de la mettre au four. Je n’en dirai pas plus, je ne suis pas boulanger. L’industrie agro-alimentaire, jamais à court d’idées juteuses (financièrement) s’est donc diversifiée en proposant aux consommateurs de la farine sans gluten et toutes sortes d’aliments dérivés garantis sans gluten. C’est très facile, il suffit de « laver » la farine en mettant à profit le fait que la gliadine et la gluténine ne sont pas solubles dans l’eau. Un filtration et un coup d’évaporateur cyclone et le tour est joué, on produit de la farine sans gluten. Plus question de faire du pain avec cette merde débarrassée des sels minéraux et des vitamines naturellement présents dans la farine normale, mais ce n’est pas le but de l’opération, les consommateurs sont satisfaits puisqu’ils ont maintenant à leur disposition des produits labellisés « sans gluten » comme on trouve maintenant du sel sans sodium ou du lait sans lactose ou même du fromage (pour pizzas) sans produits lactés, je ne sais pas ce que c’est mais je m’abstiens. Mais que faire du gluten ? Là encore les industriels ont trouvé le moyen de valoriser ce gluten dans toutes sortes d’applications aussi ragoûtantes les unes que les autres. En rendant enfin heureux ceux qui ne tolèrent pas le gluten, on fait d’une pierre deux coups, on rend heureux les végétariens parce que le gluten est un produit miracle pour donner de la consistance à des préparations qui n’en ont pour ainsi dire pas. Je n’entrerai pas dans les détails mais on retrouve du gluten dans les saucisses, les hamburgers industriels, les fines tranches de dinde qui se présentent avant d’être coupées sous forme d’une énorme saucisse, dans des confitures, des sauces prêtes à l’emploi, du faux poulet (voir la photo pour vous mettre en appétit) ou encore des glaces en tant qu’agent de texture naturel mélangé avec des extraits d’algues, j’en parle puisque c’est l’été et la saison des cornets de glace dégoulinants et beaux à voir et bons à déguster mais hautement toxiques. 

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Ce que l’on aperçoit sur cette photo (Wikipedia), ce n’est pas du poulet mais un aliment artificiel ressemblant à de la viande, même la peau de poulet a été imitée, et les ingrédients sont conformes aux attentes des végétariens puisqu’ils sont tous d’origine végétale

Si vous n’êtes pas encore dégouté, j’en rajoute un couche, Katherine Tallmadge, une fameuse nutritionniste américaine le dit clairement, ces intolérances au lactose ou au gluten sont en réalité un effet indirect de l’industrialisation de la nourriture et des règles d’hygiène des élevages. Je m’explique pour une bonne compréhension. Pas le moindre morceau de viande de bœuf, de poulet, de dinde ou de canard est exempt d’antibiotiques massivement utilisés dans les élevages et la flore intestinale s’en trouve amoindrie dans sa diversité. Les bactéries supposées métaboliser le gluten ont disparu de nos intestins. Mais il y a pire, nous sommes devenus tellement jaloux de notre hygiène que nous nous aspergeons au cours de la moindre douche de produits variés qui pénètrent dans notre organisme par la peau et qui modifient également l’équilibre bactérien de notre tube digestif après avoir détruit celui de notre peau. Pire encore, le moindre rhume est une bonne occasion de se momifier avec des antibiotiques inutiles, comme si on n’en avait pas assez, et c’est le coup de grâce, on devient de moins en moins capable de digérer correctement ces aliments industriels dont la qualité est pourtant garantie. Cette nutritionniste incrimine aussi le « trop d’hygiène » avec l’apparition d’allergies variées puisque non seulement on dérègle la flore intestinale mais également la flore bactérienne de la peau. Juste un dernier détail pour vous mettre en appétit, cette farine débarrassée de son gluten est avantageusement utilisée pour fabriquer des fausses chips qui n’ont plus rien à voir avec la pomme de terre, on n’arrête plus le progrès … Bon appétit !