Le racket climatique mondial s’organise

Le « One Planet Summit » fut une réunion mondaine coûteuse essentiellement destinée à organiser le racket légal de l’ensemble des peuples de l’OCDE avec le risque certain que l’économie et l’industrie de ces pays seront profondément impactées par les manigances honteuses des grands financiers du monde occidental, c’était en quelque sorte un genre de Davos-sur-Seine (lire un prochain billet).

C’est avec un certain amusement que j’ai recherché l’origine du nom de l’île Seguin où s’est déroulé ce raout. En 1794, en pleine révolution française, l’entrepreneur Armand Seguin acheta ce bien au banquier Jean-Baptiste Vandenyver qui venait de l’acquérir du gouvernement révolutionnaire car les caisses de l’Etat étaient cruellement vides. Seguin y établit des tanneries industrielles et constitua une immense fortune. Cette île était donc déjà impliquée dans de grosses affaires de sous. En 1919, après avoir lui aussi fait fortune dans l’automobile durant la première guerre mondiale, Louis Renault, qui avait construit des usines au bord de la Seine à la hauteur de l’île, acquit cette endroit et accumula par la suite une immense fortune avec ses automobiles. Pendant la deuxième guerre mondiale la firme Renault prospéra en travaillant pour le régime hitlérien mais mal lui en prit car elle fut nationalisée à la libération …

La semaine dernière, pour quelques heures qui vont avoir leur importance pour l’humanité toute entière, et pas seulement pour le climat, on a parlé à nouveau finance et gros sous dans cette île. HSBC et CalPERS – le plus gros fond de pension public américain – ainsi que divers gestionnaires de portefeuilles ont entériné la décision au cours de cette réunion très spéciale d’influer sur les grands pollueurs de la planète pour qu’ils respectent l’accord COP21 de Paris. Cent entreprises sont visées par cette action nommée « ClimateAction 100 » dont Chevron, Exxon, BP, Coal India mais aussi Airbus et Boeing, Ford, Volkswagen, Renault (!) et encore ArcelorMittal, BHP Billiton comme Glencore puisque le secteur énergétique est responsable des trois-quarts des émissions de CO2 de la planète. Les 225 investisseurs qui ont pris cette décision conjointe représentent 26300 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Ça fait beaucoup d’argent mais il en faudra encore plus … Alors au final ce seront les consommateurs d’énergie et le petit peuple qui paieront. Pas de souci à se faire pour les banquiers et les organismes financiers en tous genres, ils ne risqueront pas un seul bouton de culotte dans cette affaire d’autant plus qu’ils auront en charge la gestion des « droits à polluer » un autre gros business bien juteux … Finalement on découvre au fil des mois le but de ces accords de Paris : appauvrir les populations et provoquer une violente récession économique mondiale, le seul moyen efficace pour diminuer les émissions de CO2, CQFD !