Billet d’humeur politique

 

C’est parfaitement incongru de s’intéresser à la politique française quand on se trouve dans une île perdue à mille kilomètres au sud de Tokyo en plein Océan Pacifique faisant partie de l’archipel des Ogasawara, patrimoine mondial … Mais j’avais une furieuse envie de commenter cette ineptie parmi tant d’autres du gouvernement socialo-écolo-marxiste au pouvoir en France, pour son plus grand malheur, je veux dire celui de la France, à propos des jours de carence lors de congés de maladie. La suppression de l’unique journée de carence dans la fonction publique – il y en a 3 dans le privé – est à l’évidence une mesure électoraliste car qui reste-t-il dans l’Hexagone pour voter socialo-écolo-marxiste sinon les fonctionnaires ? Alors, le gouvernement, en dépit de la situation catastrophique de la Sécurité sociale, a supprimé cette mesurette qui a permis, un seul jour de carence faut-il le rappeler, d’économiser 6 jours de congés maladie par an en moyenne pour l’ensemble de la fonction publique : 34 en 2007, 40 en 2013. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, il n’y a même pas besoin de les commenter sinon pour ajouter que les fonctionnaires sont des tire-au-flanc, entretenus par les travailleurs du secteur privé, qui profitent du système de protection sociale mis en place par le gouvernement de Vichy et abondé par le parti communiste en 1945, un schéma de société dans lequel la France vit toujours et s’y complait.

Si on prend la peine de lire le dernier article de la Fondation IFRAP on est stupéfié : 40 % des agents de la fonction publique ont bénéficié à tors ou à raison d’un congé de maladie en 2013. La suppression du jour de carence a entrainé une augmentation des congés de maladie « pour convenance personnelle » de courte durée, du genre week-end prolongé, suivez mon regard ! Quand on sait que la situation du machin pétainiste de couverture sociale est au bord de la banqueroute et que les fonctionnaires en sont les principaux responsables, il serait urgent d’au moins aligner le régime des fonctionnaires sur celui du secteur privé. On s’apercevrait alors comme par magie qu’il y a beaucoup trop d’employés dans le secteur public si tout le monde était normalement au travail comme par exemple à l’Educ Nat où il est bien connu qu’à un instant donné, plus du tiers des agents est absent pour toutes sortes de raisons aussi ubuesques les unes que les autres.

Le problème évident est que ce sont des fonctionnaires qui contrôlent des fonctionnaires, comme ce sont des politiciens qui contrôlent des politiciens. Décidément la France est bien malade de sa fonction publique et elle ne s’en remettra pas …

Et puisque je séjourne au Japon, j’en profite pour rappeler que dans ce pays le nombre de jours de congé-maladie avec salaire est limité à six par an, vous avez bien lu : six jours par an. Au delà l’arrêt de maladie est décompté des congés payés (21 jours par an) et au cas où il devrait se prolonger jusqu’à épuisement des congés payés, sans assurance-maladie complémentaire prenant ce risque en charge, il n’y a plus aucun revenu perçu.

Source : IFRAP

Pendant ce temps-là Thevenoud est toujours député et l’ensemble de l’Assemblée Nationale est complice de ses forfaits pour lesquels n’importe quel citoyen serait proprement mis en prison !

Où on se fait rançonner sans le savoir …

Depuis les Iles Canaries, cette histoire de portiques destinés à collecter l’écotaxe sur les poids-lourds qui a été mise en place avec succès par les Allemands sous la pression des partis écologistes depuis plusieurs années semble complètement surréaliste, cf « les Bonnets rouges ». La raffinerie de pétrole de Santa Cruz qui alimente en carburants les véhicules automobiles de tout l’archipel ainsi que les bateaux en fuel lourd sans oublier les GPL, propane et butane, fonctionne à plein régime et l’essence coûte environ 1 euro le litre de 98. Si on considère que le prix englobe le coût FOB et la livraison du pétrole brut, les frais de stockage, de raffinage et de distribution, auxquels il faut ajouter la taxe que paie la raffinerie à la ville de Santa Cruz et à la Province de Tenerife et enfin les frais variés engendrés par l’usine, salaires des employés et maintenance, on doit rapprocher ce prix à celui du même litre de 98 en France, par exemple. J’ignore quel est le prix actuel du carburant dans l’Hexagone mais la différence peut alors être considérée comme une taxe sur le carbone émis, disons pour que mon argument soit parlant 40 centimes d’euro par litre de super 98. Si je suis en dehors de la réalité, que mes lecteurs me corrigent. Or l’Etat a voulu surajouter une autre taxe dite écologique sur les pollueurs (ou soi-disant tels) alors que le même Etat a supprimé la vignette automobile qui aurait très bien rempli ce rôle. J’oubliais, la vignette auto existe en Espagne comme dans la plupart des pays européens, pourquoi a-t-elle été supprimée en France, mystère … Non, pas vraiment un mystère mais un prétexte pour instituer de nouvelles taxes comme le malus et cette écotaxe qui est en définitive un nouvel impôt.

Je viens de lire un article de l’IFRAP qui énumère les autres écotaxes et c’est carrément terrifiant : d’abord l’écotaxe sur l’électricité dont j’ai parlé dans un précédent billet avec des augmentations progressives du prix du kWh par incréments de 5 % pratiquement tous les six mois (trois milliards d’euros par an dès 2013 et cinq en 2017) pour financer les projets délirants écolo-bisou comme dit H16, moulins à vent et autres panneaux solaires made in PRC.

Il y a pire avec l’électricité. Les ampoules électriques, une grosse arnaque ! Garanties pour une durée de vie de 10 ans elles claquent au bout de six mois, en attendant les LED qui coûtent encore plus cher. C’est une taxe déguisée sous forme de TVA sur un produit de 10 à 50 fois plus coûteux dont l’usage est obligatoire par décision européenne. C’est dire à quel point le lobbying verdâtre est actif à Bruxelles !

L’écotaxe sur les vélos écolos dits Velib : 19000 vélos ont été détruits ou endommagés à Paris et ce sont les contribuables, même s’ils n’ont jamais posé leur cul sur un Velib qui paient avec leurs impôts ! Mais ce n’est pas terminé, il y a aussi le malus automobile qui peut atteindre des sommes rondelettes allant jusqu’à 5000 euros pour une berline haut de gamme fabriquée Outre-Fessenheim, une taxe qui camoufle un protectionnisme qui ne veut pas dire son nom, n’importe quoi !

Pour les logements, neufs ou anciens, c’est encore pire, les normes écolos aboutissent à des renchérissements dépassant parfois 20 % avec, cerise sur le gâteau, une incitation malhonnête à recourir à des corps de métier spécialisés pour économiser quelques litres de gaz ou quelques kW ne serait-ce que pour obtenir un certificat écolo-bisou pour pouvoir revendre son bien le cas échéant. On avait déjà préparé les propriétaires avec l’amiante et le plomb …

Restent les agro-carburants qui eux ne sont pas du tout écolo-bisou contrairement à ce que les écologistes ont prétendu et même la Commission de Bruxelles fait maintenant marche arrière car au final, cette élucubration des partis verts émet plus de carbone qu’elle n’en fixe, le but initial. On en arrive donc tout naturellement à la taxe carbone qui a été rebaptisée écotaxe « climat-énergie », mais si, c’est vrai ! Alors là on nage dans un flou incontrôlable qui est pris en main par des mafias, surtout au niveau des industriels qui utilisent cette taxe un peu comme des « Bitcoin » et je trouve la comparaison tout à fait appropriée. Demandez à Lafarge, le plus gros cimentier de France, combien il rejette de CO2 dans l’atmosphère, il n’en sait rien. Demandez-lui comment il gère cette taxe « climat-énergie », n’attendez pas de réponse car il ne vous répondra pas …

Tout ceci pour insister encore une fois sur le fait que les exigences climatiques des écologistes ont abouti à un surenchérissement considérable de l’énergie qui naturellement aggrave l’état de santé des entreprises et érode le pouvoir d’achat des ménages. Et c’est le but recherché : appauvrir les Européens. Merci les écolos.