Une dépêche d’agence de presse qui en dit long …

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Iberdrola: les nouvelles réglementations en Espagne pèsent sur les résultats

Madrid (awp/afp) – Le groupe énergétique espagnol Iberdrola a publié mercredi un bénéfice net en baisse de 9,5% à 2,33 milliards d’euros en 2014, sous le coup de mesures réglementaires plus contraignantes dans le secteur de l’énergie en Espagne.

Les analystes interrogés par le fournisseur d’informations financières Factset tablaient en moyenne sur 2,34 milliards d’euros.

A la Bourse de Madrid, l’action perdait 0,05% à 5,81 euros à 12H08, dans un marché en hausse de 0,97%.

Le chiffre d’affaires a baissé de 3,36% à 30,03 milliards en 2014, tandis que l’excédent brut d’exploitation (EBITDA) a en revanche légèrement progressé, de 3,07% à 6,96 milliards, selon un communiqué.

Cette hausse a été possible grâce « à la contribution positive des différents pays (Royaume-Uni, Etats-Unis, Brésil et Mexique ndlr), qui ont compensé l’évolution plus mauvaise en Espagne », explique Iberdrola.

Les bénéfices dans ce pays ont été « impactés par les effets des modifications réglementaires et fiscales en Espagne (initiées en 2012), qui diminuent les revenus des différentes activités, avec une incidence particulière sur les énergies renouvelables ».

Iberdrola est très présent en Espagne dans le domaine des énergies renouvelables, dont l’essor a été soutenu par Madrid dans les années 2000. Mais cette politique a engendré un déficit de près de 26 milliards d’euros dû à la différence entre le prix régulé de l’électricité et son coût de production.

Ceci a conduit le gouvernement conservateur, arrivé au pouvoir en 2011, à réduire les aides aux énergies renouvelables et à mettre en place de nouvelles taxes sur la production d’énergie.

La dette nette d’Iberdrola s’élevait à 25,3 milliards d’euros à fin 2014.

(AWP / 18.02.2015 12h35)

Iberdrola sera-t-elle la première victime espagnole de la politique d’énergies vertes initiée par Zapatero ? Dans le pays de Cervantes, c’est hautement comique de constater que les politiciens qui ont favorisé l’essor incohérent des énergies renouvelables ont aussi ouvert la porte à la corruption et mis les banques le dos au mur avec une accumulation de créances douteuses invraisemblable depuis le revirement, à raison, de Rajoy, de ne plus persévérer dans le rachat des kWh venteux aléatoires des moulins installés n’importe où et n’importe comment pour satisfaire l’avidité de particuliers peu scrupuleux et de permettre à des investisseurs mafieux d’écouler de l’argent d’origine douteuse. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour asphyxier les compagnies d’électricité et c’est ce qui va probablement arriver pour Iberdrola. Vive l’écologie et les énergies renouvelables ! Au final ce seront les contribuables espagnols qui paieront la facture …

Illustration : siège d’Iberdrola à Bilbao