Et si le COP21 déclarait l’énergie nucléaire indispensable pour ne pas griller comme des toasts ?

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Comme je ne lis plus la presse française et que je ne regarde pas non plus la télévision française (ni japonaise d’ailleurs, sauf quand je séjourne à Tokyo chez mon fils et que je regarde à la dérobée des tournois de sumo ou des matchs de base-ball) je me suis posé la question de savoir si ces organes de propagande au service du gouvernement puisqu’ils sont tous peu ou prou subventionnés par l’Etat avec les impôts que paient les contribuables consentants avaient mentionné la déclaration du Congrès International sur l’Avancement des Centrales Nucléaires (ICAPP) qui se tenait à Nice cette dernière semaine. Le résumé tient en une phrase « l’énergie nucléaire constitue une solution clé pour combattre le changement climatique ». Trente neuf sociétés impliquées dans l’énergie nucléaire civile, représentant 50000 scientifiques de 36 pays ont signé cette déclaration qui présente dans le détail leur contribution pour contrecarrer le changement climatique. L’énergie nucléaire ne dégage que très peu de CO2 dans l’atmosphère et il s’agit d’une des solutions pour atténuer le changement climatique. Cette initiative « Nuclear for Climate » a été lancée en été 2014 afin de promouvoir cette énergie avec les autres formes d’énergie peu émettrices de CO2 auprès de l’UNFCCC.

Qu’est-ce que l’UNFCCC ? C’est aussi une émanation des Nations-Unies (UN Framework Convention on Climate Change) qui promeut et finance les énergies faiblement émettrices de carbone. Outre la SFEN (Société Française de l’Energie Nucléaire, la European Nuclear Society et l’American Nuclear Society, leurs homologues Chinois, Sud-Coréen, Indien, Canadien, Australien, Anglais et Sud-Africain étaient également signataires de cette déclaration. Il a été demandé aux pays participants d’indiquer leur intentions de développement de l’énergie nucléaire. À ce jour seuls les USA et la Chine ont détaillé leurs programmes à venir dans le domaine de l’énergie nucléaire. Le premier novembre prochain l’UNFCCC rédigera un rapport de synthèse qui sera présenté en décembre lors de la COP21 qui se tiendra à Paris sous la présidence plus que probable de Mademoiselle Royal.

Parlera-t-on de l’énergie nucléaire lors de ce raout mondain largement financé par les contribuables français (il est bon de le rappeler encore une fois) que ces mêmes contribuables vont voir leur facture d’électricité inexorablement augmenter pour financer les moulins à vent et les panneaux solaires Made in PRC et bientôt les batteries d’Elon Musk car qui dit financement et subventions de l’Etat sous-entend naturellement appauvrissement des citoyens. On peut en douter car les sbires de Greenpeace et du WWF (entre autres ONGs), qui sont les principaux instigateurs de ces réunions stériles dont il ne sort jamais rien, sont aussi viscéralement anti-nucléaires. Et tout ce bruit pour finalement rien car ce n’est pas l’homme ni ses activités qui changeront le climat mais la mécanique céleste et l’activité solaire, paramètres auxquels la Terre est soumise depuis des centaines de millions d’années. Le seul bénéfice de toute cette gabegie pourrait être l’isolation thermique des logements pour économiser de l’énergie quand le climat se refroidira comme cela est très précisément prévu par les spécialistes du Soleil.

Source et illustration : SFEN ( http://www.sfen.org/en )

La presse de caniveau (ELLE) s’empare des OGMs (aux USA)

Il y a eu Séralini en France qui a fristouillé ses résultats pseudo-expérimentaux pour faire passer son message idéologique d’anti-OGM comme pour plaire aux députés, sénateurs et autres ministres faucheurs de maïs  également anti-OGM viscéraux, il y a maintenant aux USA un allergologue qui y va à grandes louches démagogiques sans aucun fondement scientifique pour avancer le fait que les OGMs sont allergènes. Sa démarche est exemplaire dans sa malhonnêteté car, diagnostiquant une dermatose à éosinophiles chez une patiente, et ne trouvant aucun allergène (parmi des milliers répertoriés et disponibles en ligne pour le corps médical et le vulgum pecus : AllergenOnline, Université du Nebraska, Lincoln) auquel était sensible sa patiente en a conclu qu’elle était tout simplement allergique au maïs transgénique sans aucune autre forme d’investigation médicale. La patiente en question a relaté son expérience dans ELLE, un magazine américain lu par des millions de femmes partiellement ou totalement décérébrées qui ont immédiatement, il fallait s’y attendre, gobé l’information sans même prendre la peine de la digérer, je veux dire qu’elles ont pris pour argent comptant ce qu’elles lisaient. ELLE existe aussi en français, en espagnol et en d’autres langues pour satisfaire d’autres décérébrées sur tous les continents. Bref, pour déplaire aux détracteurs des OGMs, je préfère parler de plantes transgéniques, le terme est plus approprié et je vais expliquer à mes lecteurs pourquoi je vais ce distinguo lexical. Par OGM, on entend des plantes effectivement transgéniques, c’est-à-dire des plantes dont on a modifié de manière ciblée un de leur gènes, ou plutôt l’expression de ce gène comme par exemple la sur-expression de l’EPSP synthase dans le cas des plantes RoundUp Ready qui deviennent ainsi résistantes à l’herbicide. Le deuxième cas de transgénèse est l’introduction d’un gène étranger comme celui de la toxine Bt (MON810) rendant la plante non pas totalement résistante aux ravageurs mais moins susceptible à ces derniers. La toxine Bt n’a aucun effet sur la santé humaine, allez demander à un agriculteur « bio » qui répand parfois manuellement de la bouillie hors de prix de Bacillus thuringiensis sur ses cultures afin de préserver le label « bio » pour son exploitation si ce traitement l’a rendu malade, il vous répondra que non. Maintenant il y a trois autres méthodologies pour obtenir des plantes génétiquement modifiées. Le croisement manuel ou hybridation afin d’atteindre un caractère bénéfique pour la plante, c’est très long, couteux et aléatoire car les chances d’obtenir une plante réellement améliorée sont infimes. Si on disposait de quelques millénaires on arriverait peut-être à produire des tomates cubiques et bleues comme il a fallu quelques millénaires de sélection manuelle pour obtenir le maïs qu’on connait aujourd’hui à partir du maïs ancestral toujours présent dans des contrées reculées d’Amérique centrale. Une autre technique, peu connue et pourtant utilisée sur des milliers de plantes, céréales, légumes, bananiers, caféiers ou cacaoyers, et j’en passe, consiste à cultiver sur des rangées concentriques ces diverses plantes dont on voudrait bien améliorer un caractère donné dans un immense champ circulaire au centre duquel se trouve une source de radioactivité intense placée sur une tour. En irradiant les plantes à des doses décroissantes selon leur distance à la source radioactive, on espère ainsi induire des mutations bénéfiques. Ce type d’approche est contrôlé et financé en partie par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, organisme plus connu pour se soucier du programme nucléaire iranien. Les résultats sont également aléatoires et il en va de même de la dernière technique consistant à appliquer directement à la plante des agents chimiques mutagènes (également mutagènes pour l’homme) et attendre de voir ce qui se passe. Or si les méthodes classiques de croisements par tâtonnements sont longues et souvent décevantes, les deux dernières approches, irradiation et agents chimiques, sont encore plus aléatoires mais certains risques sanitaires valent la peine qu’on se risque à ces approches. Si par exemple tous les bananiers disparaissaient à cause d’une infection virale ou fongique, il faudrait repartir de bananiers sauvages résistants et par sélection établir une nouvelle variété mais le processus risquerait de durer plusieurs dizaines d’années par les approches classiques. Si, par contre, on identifie les ou les gène(s) impliqués dans la résistance du bananier à la maladie de Panama (pour ne citer que cet exemple) en quelques mois on pourra être capable d’obtenir des plants de bananiers résistants par transgénèse. Et à n’en pas douter, les enjeux économiques sont tels que même les détracteurs viscéraux des OGMs ne pourront qu’accepter les faits. Pour en revenir à cet allergologue américain, il a laissé sa patiente relater dans les pages de ELLE son histoire qui n’est basée sur aucun argument scientifique ou médical prouvé, bien au contraire, des milliers d’articles parus dans les plus grands journaux scientifiques du monde entier relatant des études indépendantes sur les plantes transgéniques n’ont jamais mis en évidence d’allergies directement liées à la transgénèse et aux conséquences pouvant être induites sur le profil protéique de ces plantes. Jamais aucune étude, depuis maintenant 18 années, n’a pu démontrer d’une manière ou d’une autre que les dites plantes présentaient un quelconque danger pour l’homme ou l’animal ou encore les insectes pollinisateurs. Tous les arguments des écologistes sont des contre-vérités infondées et montées de toute pièce comme ce que vient de faire cet allergologue peu scrupuleux. On en arrive à créer de toutes pièces une sorte de dogme, comme je le mentionnais dans un précédent billet, qui doit être accepté comme tel à moins de passer pour politiquement incorrect. C’est exactement ce qui s’est produit avec les vaccins quand on a prétendu sans aucune preuve à l’appui que l’hydroxyde d’aluminium utilisé comme adjuvant initiait la maladie d’Alzheimer. Triste monde plongeant progressivement dans un obscurantisme moyenâgeux pour la plus grand satisfaction des écologistes hébétés intellectuellement et pour certains lecteurs assidus de ELLE.

Source : Slate