Les poils du cul, une histoire de chien !

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Depuis que je me suis replongé avec délices dans une activité sexuelle soutenue avec ma « novia » – en français on dirait « petite amie » – j’ai finalement découvert à quoi servait le système pileux, pubien mais pas seulement. Ma copine – fiancée en espagnol – avait, quand je l’ai rencontrée, pour habitude de mettre ses poils pubiens à zéro ou presque, réduisant ainsi la partie la plus attirante de son anatomie, le mont de Vénus que Brassens glorifiait dans ses chansons, à une sorte de paillasson infréquentable sur lequel toute ascension était pour le moins risquée. Nos premiers ébats répétés se soldèrent pour moi par une irritation douloureuse du pourtour de mes attributs sans os, j’ai dit un mot dans un précédent billet au sujet de cette histoire d’os. Ayant signifié sans détour à ma novia qu’il lui fallait s’abstenir dorénavant de raser de près cet endroit précis de son corps quelques jours suffirent pour que la situation redevienne supportable. Les poils pubiens n’existent donc que pour le confort … de l’homme.

Le temps passant et nos jeux d’alcôve se diversifiant je découvris avec un certain agacement que ma petite amie se rasait aussi l’entre-cuisses et l’entre-fesses, mes lectrices du genre féminin auront compris au sujet de quelle partie de l’anatomie je disserte. Bref, pour des raisons esthétiques qui me semblent obscures, ma copine avait pour habitude de se raser également ces parties cachées de son académie fort plaisante. Je lui ai fait comprendre, maintenant que mon espagnol a dépassé le stade de la classe de troisième des collèges – en un an ce fut une prouesse pour votre serviteur – que ce rasage de son système pileux à ces endroits précis était tout autant irritant mais pour d’autres parties de mon anatomie typiquement masculine, en particulier dans certaines positions dûment répertoriées dans le Kama Sutra. Mes lectrices (et mes lecteurs) comprendront, en espagnol on dit « perrito » et dans les îles aux chiens, les Iles Canaries, c’est assez approprié …

En parlant de chiens j’ai fait découvrir à ma petite amie qui paradoxalement l’ignorait que le mot Canaries n’avait rien à voir avec les oiseaux du même nom. Quand les navigateurs phéniciens arrivèrent dans cet archipel, selon Hérodote, ils découvrirent des sauvages, les Guenches, probablement des Berbères venus d’Afrique du Nord guidés par les gerbes de feu du volcan El Teide que l’on peut voir par temps clair du continent africain, et des chiens, beaucoup de chiens, des podencos canarios (illustration, Wikipedia) qui existent toujours, une race très recherchée pour la chasse au lapin sans fusil … Les Guenches ont été totalement exterminés par les Espagnols au XIVe siècle, un des premiers génocides répertoriés sur notre planète, les chiens ont survécu à ce massacre et fort heureusement ma novia est d’origine andalouse, mais ça n’a rien à voir …

Quelle vie de chien quand on est tombé amoureux ! Note : un de mes lecteurs assidu m’a fait remarqué qu’il n’avait pas saisi le sens de mon billet. Pour plus de précision le mot « perrito » se traduit en français par « petit chien » et dans le contexte de ce billet il s’agit de « levrette » …

Taxe sur les tampons périodiques : discriminatoire !

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Le 21 juillet de cette année fut un grand jour pour l’égalité des genres dans l’Etat de New-York : Andrew Cuomo, le Gouverneur de cet Etat, a supprimé la TVA sur les tampons périodiques, les protège-slips et les balançoires à minettes si tant est qu’il en existe encore. Selon Linda Rosenthal, membre du Congrès de l’Etat en charge du budget, cette taxe instituée en 1965 est discriminatoire : les tampons et autres produits exclusivement féminins ne doivent plus être taxés car les femmes doivent faire avec leurs dérangements mensuels qui ne sont pas l’apanage des hommes. Pourquoi donc taxer le fait que les femmes aient des règles et non pas les hommes ? L’Etat de New-York offre désormais gratuitement des tampons périodiques dans les écoles, les prisons et les refuges pour les sans-abri. Il faut dire aussi qu’il y a beaucoup de sans-abri dans cet Etat compte tenu du délabrement généralisé de l’économie américaine quoiqu’en disent les statistiques officielles. Dans le seul Etat de NY plus de 30 % de la population active est sans travail ! La Californie et l’Illinois vont suivre l’exemple de New-York. Obama s’est félicité avec la plus pure démagogie dont il est coûtumier de cette décision bien qu’avouant en privé ignorer qu’il existait une telle taxe sur des produits aussi essentiels que les tampons périodiques, la farine ou l’huile de cuisine …

Il est de bon ton qu’un Président passe pour être proche de ses administrés.

Les femmes sont obligées d’acheter de tels produits … Le débat a pris une toute autre tournure en Australie après la condamnation d’une sans-abri d’origine aborigène à 500 dollars d’amende pour avoir volé dans un drug-store une boite de tampons valant 6,75 dollars. Le Ministre des finances australien a campé sur ses positions en déclarant que l’Etat avait besoin de cette TVA pour soutenir l’économie du pays car elle représente 30 millions de dollars (australiens) par an. Pourquoi les femmes et pas les hommes ? Parce que même les hommes transsexuels n’ont pas de règles … au moins en Australie !

Source : The Guardian