La course aux hydrates de méthane est engagée

La course aux hydrates de méthane est engagée

À quelques jours d’intervalle le Japon puis la Chine ont annoncé avoir réussi à extraire avec succès des hydrates de méthane des fonds sous-marins. Ce n’est pas la première tentative nippone que j’avais relaté sur ce blog (voir le lien) mais la technique en elle-même est délicate et demandera encore de nombreuses mises au point avant d’être commercialement exploitable. Les autorité japonaises (MITI) estiment que seulement dans la partie orientale de la fosse de Nankai, au large des agglomérations de Tokyo et Osaka et sur environ 500 km, il y a suffisamment de méthane exploitable pour satisfaire la consommation du pays pendant au moins 6 ans. La Chine pour sa part a réussi le même tour de force dans la Mer de Chine, à 300km au sud de Hong-Kong.

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Selon les estimations de l’USGS (Bureau géologique américain) la quantité d’hydrates de méthane dispersés dans le monde représente plus que l’ensemble de toutes les réserves prouvées de gaz naturel et de pétrole, de quoi inciter les pays gourmands en énergie à se pencher sérieusement sur cette source d’énergie qui présente également l’avantage de se renouveller partiellement au cours du temps. On est donc encore loin, très loin, du si redouté « peak oil » :

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Des hydrates de méthane il y en a presque partout dans le monde si les conditions de température et de pression sont favorables. Cependant l’extraction de ce produit particulier n’est pas aisée car il est instable et il doit être temporairement stocké à bord de la plate-forme d’exploration ou d’exploitation puis gazéifié, séché, comprimé et enfin évacué à terre par bateau spécial ou à l’aide d’un gazoduc. Cette source d’énergie extrêmement prometteuse n’en est donc pour l’instant qu’à ses balbutiements mais un pays comme le Japon qui dépend à 100 % de ses importations pour satisfaire ses besoins en énergie n’hésite pas à investir d’importants capitaux dans cette technique qui il y a à peine dix ans relevait encore de la science-fiction.

Il est facile de comprendre que la Chine ait mis en place un programme d’occupation de la Mer de Chine Méridionale à l’examen de cette carte :

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La course aux sources d’énergie carbonée n’est pas terminée, elle ne fait que commencer …

Sources et illustrations : Reuters, wattsupwiththat, CNN

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/03/12/une-avancee-decisive-dans-lexploitation-de-lhydrate-de-methane/

Réchauffement global : on calcule, on calcule, on calcule …

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C’est maintenant admis puisque des milliers de « scientifiques » l’ont affirmé, l’eau chaude descend dans les profondeurs des océans. Il s’agit encore de la violation d’une loi physique fondamentale relative à la dilatation des corps sous l’effet de la chaleur, la densité de ces derniers diminuant quand la température augmente en provoquant cette dilatation. Mais qu’à cela ne tienne puisque ça arrange les adeptes de l’Eglise de Scientologie Climatique qui peuvent ainsi affirmer tout et n’importe quoi pourvu que les travaux relatés soient conformes aux principes fondateurs de cette confrérie dont les agissements deviennent de plus en plus sujets à caution.

L’exemple illustrant mon propos vient de l’Université de Washington qui a organisé à grands renforts de « grants » (crédits de recherche) des expéditions au large des côtes de cet Etat du Pacifique Nord jouxtant la Colombie Britannique canadienne. Il paraît que l’eau se réchauffe dangereusement jusqu’à une profondeur de 500 mètres et que ça devient alarmant car les calculs « auraient tendance » à montrer que « si » ce phénomène dû au réchauffement global « s’intensifiait » il y « aurait » alors libération d’immenses quantités de méthane, un gaz notoirement connu pour son « effet de serre ». Pour bien prouver que c’est vraiment alarmant et qu’il faut vite faire quelque chose pour que les océans ne se réchauffent plus (on en a discuté à Lima), les « calculs » ont montré que la quantité de méthane relâchée par ce phénomène de réchauffement entre 1970 et 2013 est supérieure à tout le méthane émis dans la mer et l’atmosphère par l’accident de la plate-forme de forage Deep Water Horizon en 2010. D’après l’un des auteurs de l’article paru dans Geophysical Research Letters du 5 décembre de cette année « les hydrates de méthane sont un immense et fragile réservoir de carbone qui peut être libéré si les températures changent ». Il faut admirer la tournure grammaticale de cette phrase qui utilise au conditionnel des tournures introduisant une ambiguité : « qui peut » … « si ». Ça s’appelle de la science ou plutôt non, c’est de l’intoxication idéologique car tout scientifique vivant de la manne distribuée ad libitum par les comités d’attribution de crédits de recherches dans le domaine du climat et de ses changements se doit d’être en conformité avec les résultats attendus par ces mêmes comités.

On ne reste pas sur sa faim en continuant à lire le communiqué de presse de l’Université (voir le lien en fin de billet) en découvrant cette perle réthorique d’un des auteurs de l’étude : « Même si les observations étaient brutes et plutôt désordonnées, on pourrait discerner une tendance, ça a sauté aux yeux ». Lisez par vous-même en allant sur le lien car l’anglais est une langue plutôt précise. Une mauvaise traduction en français ferait abstraction du conditionnel et transformerait cette fausse affirmation en une vérité, erreur que tout journaliste inféodé à l’idéologie climatique très « tendance » et politiquement correcte s’empressera de faire. L’association de « on pourrait discerner » et « ça a sauté aux yeux » est un joyau d’endoctrinement verbal digne des plus grands orateurs de l’ère de la Troisième Internationale Communiste.

Les projections réalisées à la suite de calculs probablement très « savants » permettent d’estimer que d’ici la fin du présent siècle, tout le méthane mobilisé sous forme d’hydrate pourrait tout simplement disparaître jusqu’à des fonds marins éloignés de trois kilomètres des côtes alors que le phénomène observé se limite pour le moment à une frange éloignée d’un kilomètre de ces dernières, sous-entendu, tout le méthane qui se trouve actuellement près des côtes serait massivement libéré. Les « calculs » indiquent que seulement au large des côtes de l’Orégon et de l’Etat de Washington la quantité de méthane libéré « pourrait » atteindre 400000 tonnes par an ! Comme pour en rajouter une couche à la panique qui envahit le lecteur de cette News, si par un malencontreux hasard des bactéries « se mettaient » à consommer ce gaz, il en « résulterait » une acidification de l’eau avec un apauvrissement concommitent en oxygène. En définitive, tout pour plaire, plus de king-crabs, plus de poissons, une désertification de l’océan à cause du réchauffement climatique !

En conclusion de ces propos déclinés avec un usage inconditionnel du conditionnel, il « faudrait » encore plus de crédits de recherche pour réaliser de nouvelles mesures « qui confirmeraient » alors les calculs et les prédictions. Voilà comment fonctionne la recherche climatique et ça coûte des dizaines de milliards de dollars aux contribuables de tous les pays qui se sont engagé à combattre le réchauffement climatique qui n’arrive toujours pas … Où est passée l’honnêteté scientifique ?

Source et illustration (dégagement de méthane détecté par sonar, on ne sait pas s’il s’agit réellement de méthane puisque ce cliché sonar a été pris par un marin pêcheur … vraiment surréaliste !) :

http://www.washington.edu/news/2014/12/09/warmer-pacific-ocean-could-release-millions-of-tons-of-seafloor-methane/

Une avancée décisive dans l’exploitation de l’hydrate de méthane !

Vu du Japon, l’exploitation d’hydrate de méthane est une priorité depuis que la balance commerciale du pays s’est sévèrement dégradée en raison de l’arrêt de la plupart des centrales électronucléaires depuis le tremblement de terre du 11 mars 2011, largement instrumentalisé hier dans les médias français, dont la télévision qui s’est ridiculisée avec un ancien journaliste de son sérail que je ne nommerai pas, ça n’a aucun intérêt, à propos d’un énième débat également sans aucun intérêt sur l’énergie nucléaire que je n’ai regardé que quelques infimes secondes tant mon attention était peu sollicitée. Le Japon importe massivement du gaz naturel pour produire l’électricité que les centrales nucléaires à l’arrêt ne produisent plus sur son propre sol et ce pays est totalement dépourvu de ressources énergétiques fossiles puisqu’il s’agit d’un archipel d’origine volcanique.

Or les fonds sous-marins au large de l’archipel sont propices, de par les conditions de température et de pression existantes, à la formation d’hydrate de méthane, le méthane provenant de la décomposition bactérienne des débris organiques qui tombent au fond de l’océan. Ce méthane est alors piégé à basse température, environ 2 degrés, et forte pression : à trois mille mètres de profondeur la pression est de 300 kg/cm2. Ces hydrates, scientifiquement appellés clathrates, contiennent 160 litres de méthane par litre et 1 litre de ce composé semi-solide pèse 900 grammes. Les clathrates de méthane sont stables à des températures raisonnablement basses, disons -20 degrés, alors que le méthane liquide doit être maintenu à -182 degrés pour rester à l’état liquide. De plus la liquéfaction du méthane est gourmande, très gourmande en énergie. Le Japon, dans l’urgence après le 11 mars 2011, a construit et financé des unités de liquéfaction de méthane en Australie et en Russie pour s’approvisionner afin d’alimenter des centrales électriques à gaz également construites dans l’urgence, ça on ne le dit pas dans les débats télévisés, on se contente de dire béatement que si le Japon est arrivé à « sortir » du nucléaire aussi vite, pourquoi pas d’autres pays, un argument totalement fallacieux lourdement ramené par les écolos de tout poil. Parallèlement le MITI, le Ministère de l’Industrie, a tout aussi lourdement financé les recherches sur les clathrates de méthane depuis le gros tremblement de terre et il se trouve que les mers et océans entourant l’archipel renferment au moins la quantité de méthane sous forme de clathrates suffisante pour approvisioner le pays pendant une centaine d’années ! Il y a donc vraiment matière à susciter des investissements ne serait-ce que pour rétablir la balance commerciale du Japon. C’est donc aujourd’hui 12 mars 2013 que pour la première fois la société Japan Oil, Gas and Metals National Corporation a réussi a « remonter » du méthane sous forme de clathrate au large des préfectures de Mie et Shizuoka d’une profondeur raisonnable de 1300 mètres.

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Reste à industrialiser le processus, ce qui ne devrait pas poser de problèmes insurmontables, et le Japon pourra devenir dans des délais proches autonome en gaz naturel, on peut l’espérer …

Sources : Japan Times et Wikipedia. Crédit photo : Japan Times.