Nouvelles des énergies propres

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Ca ne va pas plaire à la Miss (Mademoiselle) Royal mais qui dit énergie propre dit aussi et surtout énergie nucléaire. Combien de morts dans les mines de charbon chaque année ? Combien de morts dans les centrales nucléaires ? Combien de vilaines molécules de CO2 émises dans l’atmosphère par les centrales nucléaires ? La Miss Royal connaît tout ça sur le bout des doigts, pas besoin de le rappeler, elle est ministre donc c’est évident … Comme par une ironie de l’actualité présente, le chef suprême de la République Islamique et Atomique d’Iran a insisté sur le fait que son pays a besoin de 190000 SWU pour mener à bien son programme de production domestique de combustible pour alimenter son installation électronucléaire présente et aussi les futurs réacteurs d’ors et déjà programmés dont l’un en cours de construction. Une SWU (Separative Work Unit) est une ultra-centrifugeuse tout simplement …

La nouvelle usine Georges Besse II, propriété de la Société d’Enrichissement du Tricastin (SET), une filiale autonome d’Areva, qui a remplacé progressivement celle dans laquelle le Shah d’Iran avait investi et qui était basée sur la diffusion de l’hexafluorure d’uranium gazeux à travers des membranes de céramique pour atteindre le taux d’enrichissement requis pour la production de combustible a été reconvertie progressivement à la centrifugation beaucoup moins gourmande en énergie. Alors que les Iraniens demandent l’autorisation d’installer 190000 SWU, l’usine Georges Besse II en comportera pas moins de sept millions et demi lorsque sa construction sera terminée fin 2016 (elle est déjà en grande partie opérationnelle), de quoi fournir en combustible 70 réacteurs.

Le Shah d’Iran savait très bien que c’était un très juteux business et la SET n’a eu aucune difficulté à convaincre un consortium bancaire pour lever 650 millions d’euros afin de finaliser la construction de l’usine Georges Besse II. Les banques ont également compris que cet investissement comptait parmi les plus sûrs car la fourniture d’uranium enrichi fait l’objet de contrats à long terme. De plus l’ensemble du groupe Areva interagit dans un mécanisme de cash-pooling dont fait partie la SET.

BBVA, Tokyo-Mitsubishi, BNP, Crédit Agricole CIB ou encore Santander et HSBC et quatre autres banques se sont donc unies pour investir dans l’usine Georges Besse II. Cette usine devrait fonctionner jusqu’au développement de la filière thorium qui prendra en France la relève de l’uranium, disons, au plus tôt, dans une quarantaine d’années afin, encore une fois, de fournir de l’électricité propre et à bas coût. Pendant ce temps, l’électricité d’origine nucléaire reste la bête noire des écologistes qui ont finalement réussi à pourrir la Commission Européenne qui vient de décréter des mesures de sécurité renforcée des quelques 130 réacteurs européens et débloque un milliard d’euros pour financer entre autres élucubrations « vertes » un projet de capture du CO2, milliard d’euros supposé financé par les vente de quotas d’émission de carbone … On rêve !

Sources : Bloomberg, AFP et Reuters