Le machisme pseudo-scientifique a pris un sérieux coup dans l’aile !

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À la fin des années 1920 la découverte des estrogènes, dont en particulier l’estradiol et la progestérone, permit d’établir un lien entre l’activité ovarienne et le cycle menstruel de la femme. Il ne fallut pas longtemps pour que l’homme considère alors que la femme n’était qu’un objet de plaisir régi par des fluctuations hormonales indépendantes de sa volonté et dont les pulsions sexuelles étaient soumises à ces hormones. Toutes sortes de fantasmes surgirent dans la littérature pseudo-scientifique soutenant par exemple le fait que les femmes étaient « plus » attirées par les hommes quand elles se trouvaient précisément vivre les quelques jours durant lesquels la conjonction des taux sanguins d’estradiol et de progestérone étaient propices à l’ovulation. Certains « théoriciens » dans le genre échafaudèrent toutes sortes d’hypothèses de travail permettant de prouver que c’était bien la réalité, en d’autres termes qu’une femme était plus « facile » lorsqu’elle était en pleine ovulation.

Un récente étude réalisée à l’Institut de Neurosciences et de Psychologie de l’Université de Glasgow parue dans la revue Psychological Science vient d’infirmer ces fantasmes machistes d’un valeur scientifique douteuse qui aura perduré durant près d’un siècle (voir le lien en fin de billet). C’est en retouchant avec le logiciel Photoshop des photos de visages d’hommes pour les « féminiser » légèrement et les soumettant selon un protocole standardisé au regard d’un échantillon de femmes suivant ou non un traitement contraceptif avec en parallèle un dosage des hormones sexuelles présentes dans la salive que l’hypothèse d’une soumission de la femme à son statut hormonal a été complêtement démontée en faisant appel à 584 participantes hétérosexuelles en âge de procréer. Cette étude a également montré que l’utilisation de pilules contraceptives ne modifiait en rien la libido de la femme contrairement à des idées reçues relevant du plus pur machisme de très mauvaise facture …

Lien et illustrations : doi : 10.1177/0956797618760197 en accès libre

Grippe : la théorie du genre encore battue en brèche

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À l’appui de ma réfutation de la théorie du genre, un terme que je ne comprend toujours pas et qui signifierait que la femme et l’homme sont strictement égaux et indiscernables, vient de paraître un article intéressant dans l’American Journal of Physiology qui met à mal cette théorie. La différence entre un homme et une femme, chez les animaux (dont nous faisons partie) entre un mâle et une femelle, est liée à une différence génétique dont une différence hormonale est la conséquence. La différence génétique entraine une divergence entre mâle et femelle au cours de l’embryogenèse essentiellement due à une différence des statuts hormonaux. Chez le mâle (l’homme) il existe une copie du chromosome sexuel femelle et un autre chromosome sexuel dont la fonction est de spécifiquement orienter les gonades mâles à produire de la testostérone. Cette description est simplifiée pour ne pas dire simpliste mais c’est ainsi que les choses se passent. Au final un mâle est un mâle parce que ses gonades (testicules) produisent de la testostérone et une femelle est une femelle parce que ses gonades (ovaires) produisent de l’estradiol.

La théorie du genre semble nier cette évidence qui ne peut pas être remise en cause à moins d’opter pour de la fausse science. Cet article issu de travaux réalisés à la Johns Hopkins University à Baltimore sous la direction du Docteur Sabra Klein apporte de nouveaux arguments démontrant l’ineptie de la théorie du genre : les hommes et les femmes ne sont pas égaux et c’est tout simplement une histoire d’hormones ! Les œstrogènes, dont en particulier l’estradiol, protègent les femmes contre le virus de la grippe, ce qui n’est pas le cas des hommes. Le virus de la grippe s’attaque aux cellules épithéliales de la gorge, de la trachée et des poumons. Il est aisé de cultiver ces cellules au laboratoire et de procéder à des expérimentations permettant de préciser l’effet des hormones sexuelles sur leur réponse à une attaque virale. En comparant les résultats obtenus avec des cellules en culture provenant de femmes ou d’hommes, il a été relativement facile de démontrer que la différence de sensibilité aux attaques virales était la résultante du statut hormonal : l’estradiol module la défense des cellules d’origine féminine mais n’a aucun effet sur les mêmes cellules d’origine masculine et le pendant de l’estradiol, la testostérone, n’a pas d’effet que ce soit avec des cellules originaires de donneurs de l’un ou l’autre sexe.

Ces résultats expliquent pourquoi les femmes pré- et post-ménopausées sont plus sensibles aux attaques grippales que leurs consoeurs dont le taux d’estradiol circulant est satisfaisant. L’estradiol se fixe dans la cellule sur des récepteurs variés qui vont avoir pour premier effet de moduler l’expression d’une multitude de gènes qui interfèrent directement avec la réplication intracellulaire des virus et pas seulement du virus de la grippe (H5N1 ou H7N9) mais également du virus Ebola ou de celui responsable de l’hépatite C. L’estradiol module la synthèse de cytokines dont le rôle antiviral est reconnu.

À n’en pas douter la femme et l’homme réagissent différemment aux attaques virales en raison de leur statut hormonal et sur ce dernier point on ne peut que constater une différence de « genre ».

Source : AJP Lung doi : 10.1152/ajplung.00398.2015 , illustration virus influenza (Wikipedia)