Malbouffe : une autre conspiration ?

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Depuis les années 70 et l’émergence des mouvements sociétaux de prise en compte des effets de la nourriture sur la santé et du souci d’une alimentation dite plus saine, non seulement les autorités de santé ont lancé des signaux d’alarme sans aucun fondement scientifique mais les industriels de l’agro-alimentaire leur ont emboité le pas pour réaliser des profits inespérés. Tout a commencé quand on a normalisé les analyses sanguines relatives à la teneur en divers corps gras, acides gras et cholestérol, et à relier ces normes à l’incidence des maladies cardio-vasculaires. Mais cette relation n’était pas prouvée ni statistiquement ni au cas par cas. Pour illustrer cette situation surréaliste, une étude portant sur 231986 patients hospitalisés pour des problèmes cardiaques vient de clairement montrer que la moitié d’entre eux avaient des taux normaux de LDL. Or les LDL, c’est la bête noire des cardiologues et des nutritionnistes qui à longueur de publicités et de recommandations affirment, donc sans preuve formelle comme le montre a posteriori cette étude (American Heart Journal (2009) 157(1), 111-117) que manger « gras » est mauvais pour la santé et pourtant ce dogme des LDL est bien ancré dans les esprits.

Pour abaisser le taux de LDL il faut manger moins de corps gras et surtout moins de produits riches en cholestérol, voilà la ligne de conduite qui a été adoptée. Si on examine en détail le problème, des protéines sanguines dont en particulier l’albumine sont chargées de véhiculer les corps gras vers leur lieu d’utilisation depuis le foie et retour vers ce dernier organe, comme les globules rouges véhiculent l’oxygène dans un sens puis le gaz carbonique dans l’autre en passant par les poumons. Pour les corps gras, acides gras libres, phospholipides (mono-, di- et tri-glycérides) et cholestérol pour faire bref, il y a des lipoprotéines de haute densité (HDL) et des lipoprotéines de faible densité (LDL) et parmi ces LDL, il y en a plusieurs catégories, celles dites légères et compactes et celles dites légères et floconneuses si on peut utiliser ce termes puisque tout est compliqué en biologie. La classification et la quantification sont aujourd’hui faites par des techniques de résonance magnétique nucléaire rapides et précises. Puisque les corps gras en général ont été incriminés une analyse sanguine permet de situer « l’état » du patient en regard de normes internationalement établies. L’analyse donne donc un profil de ce que l’on appelle d’ailleurs abusivement le bon et le mauvais cholestérol et des triglycérides. Le bon cholestérol est fixé sur des lipoprotéines de haute densité et le mauvais sur des lipoprotéines de faible densité, ces fameuses LDL et le médecin vous dira doctement, comme il sait si bien le faire et d’ailleurs on le croit sur parole, qu’il faut faire attention à l’alimentation, en un mot ne pas manger trop gras. Et si ça ne suffit pas, une louche de statines et le tour est joué, tout le monde est content et rassuré, le patient en premier lieu qui ne se pose en général pas de questions, le médecin qui n’a pas pris de risques, et au final les industriels de l’agroalimentaire qui ont pour devoir de fabriquer des produits conformes aux normes et les pharmaciens qui vendent leurs poisons. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, sauf que depuis la fin des années 70 et l’apparition de ces « normes dogmatiques », l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le diabète de type II ont progressé sans arrêt dans le monde occidental, au même rythme que la progression des volumes d’acides gras hydrogénés et de sucres dans l’alimentation.

Et pourtant le but était d’atteindre une meilleure hygiène alimentaire en réduisant l’apport de corps gras, à n’y rien comprendre !

On a commencé par bannir le beurre au profit de la margarine, un non sens total puisque la margarine contient des acides gras « trans » hautement toxiques apparaissant au cours de l’hydrogénation industrielle des huiles servant à fabriquer ce substitut du beurre. La margarine est dangereuse pour la santé, point ! Ensuite on a banni (au moins en partie) les œufs parce qu’ils sont riches en cholestérol. Comme si manger des œufs était malsain, on ne peut pas trouver aliment aussi complet avec le lait entier puisqu’un œuf apporte tout ce qu’il faut à un embryon constitué d’une seule cellule pour se transformer en poussin et le lait est le seul aliment du nourrisson et il lui permet de survivre et de grandir au moins dans les premiers mois de sa vie. Pour le lait, il faut presque chercher dans un supermarché le lait entier tant il se fait rare en comparaison des mètres de linéaires encombrés par toutes sortes de produits dits lactés et pseudo-lactés qu’il vaut mieux éviter pour préserver sa santé, à part peut-être les yaourts natures préparés avec du lait entier non reconstitué mais c’est devenu introuvable ! Manger ou non des œufs ne modifie en rien le taux de cholestérol sanguin, bon au mauvais, et aucune relation n’a pu être établie avec les maladies cardiovasculaires ( http://jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=189529 ).

Pour remettre le vulgum pecus dans les « normes » sanguines on lui a aussi conseillé de manger moins gras d’une manière générale. Or manger « moins » gras n’entraine pas de perte de poids ni de réduction des maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et c’est là où le dogme est le plus insidieusement faux : prétendre que les taux de cholestérol total et de cholestérol LDL sont de bons indicateurs du risque d’infarctus est tout simplement infondé comme cela a été mentionné plus haut. Comme pour appuyer là où ça fait mal une étude parue dans le journal Lancet en 1997 et concernant des personnes âgées de 85 ans et plus a permis d’établir une corrélation parfaite entre le taux de cholestérol total et la morbidité mais pas dans le sens attendu ! Plus ces vieillards présentaient un taux de cholestérol total élevé plus leur espérance de vie était allongée, ce qui d’ailleurs remet sérieusement en cause l’administration de statines (Lancet (1997) 350, 1119-1123) non seulement aux personnes âgées mais peut-être bien aussi aux « moins » âgées …

Puis a émergé on ne sait trop pourquoi la mode des omega-3 qu’une alimentation saine et équilibrée suffit à nous procurer et cette mode a aidé à faire passer l’idée totalement infondée que les acides gras saturés augmentaient le taux de LDL. Or les acides gras saturés ont au contraire tendance à réduire les LDL dits denses en les convertissant en LDL « floconneux » beaucoup moins nocifs que les premiers et également à augmenter le « bon » cholestérol associé aux HDL. Réduire dans son alimentation les acides gras saturés (naturels et non provenant d’une hydrogénation) est donc une absurdité puisqu’une étude portant sur près de trois cent cinquante mille personnes suivies pendant 20 ans n’a jamais pu montrer clairement un risque cardiovasculaire associé (American Journal of Clinical Nutrition, janvier 2010).

Mais bien pire dans le genre, les nutritionnistes le disent et le redisent « manger gras fait grossir », or de nombreuses études démentent ce dogme. Avec un apport calorique équivalent, corps gras + sucres, un régime riche en corps gras provoque une plus importante perte de poids qu’un régime riche en sucres avec un accroissement du « bon » cholestérol, une diminution de la glycémie et une perte de poids abdominal ( American Journal of Clinical Nutrition (2009) 90, 23-32 ) et pourtant ces nutritionnistes pour la plupart experts auto-proclamés car en la matière le charlatanisme est monnaie courante (et trébuchante) soutiennent le contraire.

Enfin, pour faire carrément dans le sordide et le glauque, avec à l’appui toutes ces recommandations infondées et largement démenties a posteriori, les industriels de l’agroalimentaire dégraissent certains aliments mais il y a un gros problème, ces produits industriels deviennent immangeables ! Qu’à cela ne tienne, pour les rendre comestibles (pour rester pudique) il suffit de rajouter du sucre. C’est ainsi qu’on trouve des hamburgers maigres mais bourrés de sirop de sucre de maïs, un produit industriel souvent enrichi en fructose ainsi que divers rehausseurs de goût et autres arômes artificiels. Il n’y a malheureusement pas que les hamburgers. Quand vous vous arrêtez dans un supermarché et que vous voyez une étiquette qui précise que le produit qui vous tente est appauvri en graisses et de qualité diététique, fuyez à grandes enjambées, ce produit contient certainement du sucre, choisissez l’équivalent naturel, s’il existe encore.

Dans cette imposture soi-disant médicalement prouvée, les industriels de l’agroalimentaire sont les grands gagnants et les médecins, les pharmaciens et les nutritionnistes ont par la même occasion créé un formidable fond de commerce en rendant délibérément malade un pourcentage considérable de la population.

Bon réveillon tout de même !

Billet inspiré d’un article paru dans Authority Nutrition (authoritynutrition.com), illustration Wikipedia

Des tomates transgéniques pour combattre l’athérosclérose !

Il m’arrive parfois d’hésiter à écrire encore un billet relatif aux progrès incessants et multidirectionnels de la biologie appliquée à la recherche médicale. Mon hésitation tient au fait qu’il faut, pour entrer dans le vif du sujet, faire parfois des rappels fastidieux de chimie ou de biochimie pour bien comprendre ce dont j’ai décidé de disserter. Mais comme beaucoup de mes lecteurs, à n’en pas douter, ont parfois peur d’aller consulter leur médecin qui va leur dire qu’ils ont trop de tension artérielle ou trop de cholestérol ou encore trop de poids ou les trois en même temps, c’est souvent le cas, chaque fois que des scientifiques curieux font émerger par leurs travaux un espoir de traitement, même ténu, de ces inconvénients de santé, je finis par me décider à écrire quelques feuilles pour en faire partager mes lecteurs assidus et leur donner aussi quelques espoirs.

Il faut donc que je fasse quelques rappels basiques de biochimie pour arriver à comprendre ce que viennent de découvrir des biologistes de la UCLA School of Medicine. N’importe quelle cuisinière sait qu’il faut ajouter un jaune d’oeuf à l’huile pour faire monter une mayonnaise. Le constituant du jaune d’oeuf qui permet d’atteindre ce résultat magique, en fait une émulsion de l’huile, tient au fait que le jaune d’oeuf contient de la lécithine, une molécule assez simple formée de deux acides gras liés à un résidu de glycérol. Ce dernier morceau, le glycérol est phosphaté et le phosphate, chargé négativement, est lié également à une molécule de choline, elle-même chargée positivement. Ces deux charges positives et négatives à l’extrémité de l’ensemble et opposées aux deux acides gras expliquent que la lécithine présente des propriétés tensioactives, un peu comme les constituants du savon. La lécithine qu’on trouve donc dans le jaune d’oeuf mais aussi dans le soja est un composant majeur des membranes cellulaires.

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Dans l’intestin grêle, il arrive que la lécithine subisse des dégradations indésirables, comme l’enlèvement d’un des acides gras puis de la choline, le petit bout à droite avec l’atome d’azote (N) chargé positivement. On obtient alors ce qu’on appelle de l’acide lysophosphatidique (LPA). Ne pas confondre avec la Ligue de Protection des Animaux, encore que la suite de mon histoire aboutira à une protection des animaux de laboratoire qui ont servi à faire cette découverte intéressante.

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La LPA, détectée en quantités extrêmement faibles dans l’intestin pour qu’on puisse lui attribuer un rôle, a pourtant un puissant effet sur le développement de l’athérosclérose. On savait que la LPA était retrouvée dans certaines cellules cancéreuses et qu’elle semblait favoriser la multiplication des cellules en culture, mais on n’avait jamais songé à lui trouver un rôle autre que de créer parfois des dommages aux membranes cellulaires en se faufilant entre les autres lipides constituants de ces membranes. Les biologistes de UCLA ont nourri des souris avec des granulés vraiment gras contenant plus de 20 % de lipides, dont de la lécithine et du cholestérol. Et ils ont trouvé deux fois plus de LPA dans l’intestin grêle avec ce régime en comparaison d’un régime contenant peu de graisses (4%). Naturellement les souris nourries avec autant d’aliments franchement graisseux développaient très rapidement toutes sortes de symptômes comme une augmentation des LDL et une décroissance des HDL, en d’autres termes une augmentation du « mauvais » cholestérol dans le sang, mais aussi une augmentation des marqueurs d’inflammation comme la CRP (C-reactive protein), dont la présence dans le sang est, entre autres, un indicateur de dommages et d’inflammations artérielles. Quand ils ont ajouté à la nourriture normale, 4 % de graisses, une partie par million de LPA, c’est-à-dire pas beaucoup, on pourrait dire une dose homéopathique, la quantité retrouvée dans l’intestin grêle était sensiblement la même que si les souris avaient été nourries avec des granulés riches en graisses et elles présentaient rapidement les même analyse sanguines inquiétantes que les souris nourries avec beaucoup de matières grasses. La seule explication plausible est donc qu’il se passe quelque chose dans l’intestin et pas seulement dans le foie qui favorise l’apparition de l’athérosclérose et de bien d’autres désagréments.

Parallèlement à ce travail, cette équipe décidément pluridisciplinaire a mis au point une tomate génétiquement modifiée qui exprime une petite protéine appelée 6F qui mime l’action de la partie protéique de l’HDL. Inutile de préciser que HDL signifie High Density Lipoprotein, ce qui veut dire qu’il s’agit d’un complexe entre une protéine et principalement le cholestérol. La partie protéique du complexe est constituée d’une petite protéine appelée ApoA-1 et elle est très utile pour transporter le cholestérol du foie vers d’autres organes comme les glandes surrénales, mais elle enlève également le surplus de cholestérol qui tapisse physiologiquement les artères pour le renvoyer vers le foie. Bref, cette équipe de UCLA composée d’une vingtaine de personnes a donné de la poudre de tomates transgéniques lyophilisées aux souris dans les mêmes conditions que précédemment avec des régimes riches ou pauvres en graisses et addition de LPA ou non à raison de 2,2 % de poudre dans les granulés. Ils ont observé que non seulement l’augmentation de LPA dans l’intestin grêle était totalement annulée mais qu’en plus les LDL diminuaient et les HDL augmentaient et le taux de CRP restait normal. Naturellement ce petit peptide 6F ne se retrouve pas dans le sang puisqu’il est dégradé et seuls les acides aminés individuels passent dans le sang comme pour n’importe quelle autre protéine digérée dans l’intestin. Il se passe donc quelque chose de néfaste dans l’intestin grêle qui peut être l’une des causes de l’athérosclérose et qui pourrait peut-être bien être traité au moins préventivement en se gavant de tomates spécialement modifiées génétiquement à cet effet. L’illustration (Source UCLA Newsroom) montre en bas à gauche l’aorte de souris nourrie avec un régime graisseux auquel a été ajouté ou non la poudre de tomate. La coloration rouge montre les plaques d’athérome. Les souris utilisées sont noires !

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Reste à savoir ce qu’en pensera le faucheur d’OGM devenu ministre français de l’environnement (et de l’énergie) lui qui est opposé à toute culture de plantes transgéniques sur le sol français …

Preuve indirecte de l’effet pervers des statines !

Il y a quelques semaines, le 27 juillet précisément, je laissais dans mon blog ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/07/27/parkinson-ou-cholesterol-il-faudra-choisir/ ) un billet qui décrivait la corrélation très probable entre la maladie de Parkinson et le déficit en testostérone, lien qui fut découvert fortuitement en étudiant des rats castrés comme modèle animal de cette maladie. Bien que n’étant ni médecin ni de surcroit neuropathologiste, je me suis arrêté sur un article qui aurait pu passer inaperçu si justement je n’avais écrit ce billet concernant en réalité l’usage abusif des statines pour maintenir le taux de cholestérol dans des limites « acceptables » selon les affirmations des laboratoires pharmaceutiques. Ce article paru dans l’International Journal of Clinical Practice du 15 octobre relate les travaux de médecins liés, et ils ne s’en cachent pas, à la firme Bayer … merci pour leur franchise ! Cet article relate l’effet de la testostérone sur les signes cliniques du syndrome métabolique souvent présent chez des patients souffrant d’hypogonadisme, c’est-à-dire dont les testicules sont pratiquement incapables d’effectuer les dernières étapes de la synthèse de la testostérone qui de ce fait se retrouve en très faible quantité dans le sang. Le syndrome métabolique englobe l’obésité ou plus pudiquement le surpoids, le diabète de type II ou insensibilité du foie à l’insuline et enfin des taux de cholestérol élevés (LDL cholestérol) et de l’hypertension. L’étude a suivi 255 hommes âgés de 33 à 69 ans (âge moyen 58 ans) pendant les 5 années durant lesquelles ils ont été traités avec de la testostérone exogène administrée par injection parentérale sous forme d’undécanoate (Bayer) à raison d’un gramme toutes les 12 semaines. Divers paramètres ont été étudiés dont le cholestérol total, le LDL chloestérol, les HDL, la glycémie, les transaminases hépatiques (alanine et aspartate), la tension artérielle ou encore la CRP, donc un ensemble de paramètres permettant de suivre de près les désordres métaboliques et leur évolution. Le traitement avec de la testostérone a permis, toutes choses égales par ailleurs, de mettre en évidence une chute significative du cholestérol total passant de 7,3 à 4,9 mmole/l, une chute concomitante des triglycérides de 3,1 à 2,1 mmole/l avec une augmentation discrète des HDL de 1,45 à 1,52 mmole/l. Parallèlement l’étude a montré que la pression sanguine diminuait, comme le taux de CRP ainsi que celui des transaminases. Quand on sait que les statines sont prescrites justement pour diminuer le cholestérol total et les HDL afin de prévenir les accidents cardiovasculaires et qu’on sait également que diminuer la disponibilité en cholestérol conduit inévitablement à une diminution de la synthèse de la testostérone au niveau des testicules, on peut naturellement se poser quelques questions quant aux effets potentiellement pervers de ce traitement, cette étude est là pour le prouver indirectement, un peu comme ces rats castrés servant de modèles de laboratoire pour la maladie de Parkinson. Et le doute est d’autant plus prégnant quand on rapproche de ces résultats les travaux du Docteur Michel de Lorgeril qui réfute un quelconque effet bénéfique des statines sur l’évolution des maladies cardiovasculaires dont la cause première serait (j’utilise à dessein le conditionnel) le cholestérol en excès http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Pt64YzmHlqg. La testostérone est un activateur du métabolisme général et c’est peut-être la raison qui peut être invoquée pour expliquer ses effets bénéfiques sur le syndrome métabolique que présentent les patients souffrant d’hypogonadisme, dans ces conditions les statines pourraient paradoxalement aggraver plutôt qu’améliorer la situation des malades dont on diagnostique à tort une hypercholestérolémie afin de faire vendre des statines coûte que coûte, surtout pour la sécurité sociale !

 

 

 

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/07/27/parkinson-ou-cholesterol-il-faudra-choisir/