le Ramen Burger est arrivé !

Je connaissais le ramen et le hamburger mais pas le Ramen Burger, ça vient de sortir ! On innove chaque jour dans le genre malbouffe et la créativité n’a pas de limite dans ce domaine. Le hamburger, c’est un truc indéfinissable agrémenté de quelques morceaux d’oignons, éventuellement de poivrons et de tranches de tomate, pris en sandwich entre deux morceaux de pain parfois au sésame, qu’on est obligé de manger à deux mains en se recouvrant abondamment les doigts de jus comme un singe dans un zoo. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle je déteste les hamburgers car je me sens régresser au niveau de n’importe quel primate. Le ramen, un plat très populaire au Japon, d’origine probablement chinoise, est servi dans un grand bol avec baguettes et une cuillère en porcelaine ou en métal, peu importe. Je conseille aux touristes qui visitent Tokyo d’aller déguster un ramen au tout début d’Omotesando (station Arajuku sur la Yamanote) à gauche en descendant l’avenue, à mon avis la plus belle de Tokyo, et l’un des meilleurs ramen de la ville. Le ramen c’est des bouts de cochon archi-bouillis baignant dans un jus de cuisson dans lequel se trouve une bonne portion de grosses nouilles avec un œuf dur à l’aspect brunâtre puisqu’il a cuit dans ce jus, le tout agrémenté de quelques petits morceaux de légumes (éventuellement, c’est selon). On doit manger les nouilles en les aspirant bruyamment sinon on passe pour un primate. C’est très bon. Rien à voir avec le hamburger mais alors pourquoi ce truc appelé Ramen Burger, tout simplement parce qu’un chef japonais, Keizo Shimamoto, peut-être nostalgique des bons ramen, a créé une sorte de hamburger pris en sandwich entre deux galettes réalisées avec des nouilles de ramen qu’il propose aux New-Yorkais et il paraît que ça fait fureur : samedi dernier au festival de la malbouffe à Williamsburg, il fallait faire deux heures de queue pour expérimenter son premier Ramen Burger. L’histoire ne dit pas si la rondelle de viande hachée recouverte de sauce au soja (?) est d’origine bovine ou porcine.

cronut-1

Bon appétit !

Source : Business Insider

Les lasagnes de boeuf Findus retirées du marché (en Grande-Bretagne) !

Quand j’ouvre Safari sur mon Mac Book, la page d’accueil est le Guardian, le seul quotidien d’information européen digne de ce nom puisque je ne lis pas l’allemand et difficilement l’espagnol.

Ce matin, en Une du Guardian, les lasagnes congelées de la marque Findus avec une photo de lasagne et le titre tout aussi alléchant : « Les lasagnes de bœuf Findus retirées du marché, les tests ont montré des taux élevés de viande de cheval ». Renseignements pris par le journaliste du Guardian, le fournisseur de viande de Findus, la société française Comigel, respectait en fait le cahier des charges de ses clients, dont Findus, mais aussi Tesco et Aldi, qui précisait que la viande incorporée dans les lasagnes, hamburgers et autres sauces bolognaises devait contenir au moins 15 % de bœuf (sic, d’après le journaliste) et pour le reste … secret de fabrication ou arnaque ? Après tout, manger de la viande de cheval ne représenterait pas un risque si on était certain que cette viande ne contient pas de phenybutazone, une drogue couramment utilisée dans les élevages équins comme analgésique et anti-inflammatoire non stéroïdien, mais strictement interdite dans la nourriture humaine puisque ce produit, peu coûteux, induit des anémies sévères.

Mais la situation se complique (lu aussi dans le Guardian) quand on retrouve aussi de la viande de porc dans les hamburgers supposés être 100 % bœuf bon marché servis par exemple dans les prisons à des détenus musulmans.

Je n’ai trouvé nulle part dans la presse française de ce jour d’entrefilet relatant ces informations provenant de Grande-Bretagne sur la viande de bœuf frelatée. Et pour cause, il ne faut pas ternir l’image de l’industrie agro-alimentaire française, donc c’est l’omerta. Entre le Mali, les mariage gay, les usines de pneus ou de raffinage de pétrole, il y a fort à faire, le bon peuple est déjà inquiet, n’en rajoutons pas à la panique ambiante, que le petit peuple qui ne peut pas s’offrir des steaks hachés faits avec de la belle viande fraiche continue à s’intoxiquer ou au mieux à se faire arnaquer, c’est mieux comme ça.

Bon appétit !

Je précise à mes lecteurs que Findus est une société suédoise implantée dans la plupart des pays européens et est le leader français des produits surgelés.

Malbouffe, encore (et toujours) ! Le cheval fou !!!

 

Ca ne s’améliore pas du coté de la malbouffe. Un débat de société agite actuellement la Grande-Bretagne, non pas le mariage pour tous, c’est déjà dans la loi en Irlande, un très catholique pays comme l’Espagne, ni l’énergie nucléaire, la Grande-Bretagne ayant décidé très lucidement d’augmenter sensiblement son parc de centrales nucléaires afin d’éviter qu’on arrive un jour à cultiver des ananas en Ecosse avec le réchauffement climatique attendu et annoncé, non, pas du tout ça, tout simplement le fait qu’on a retrouvé plus de 35 % d’ADN de cheval dans les hamburgers dits « économiques » ou si l’on veut bon marché. Ces rondelles d’une couleur indéfinissable qu’on trouve conditionnées par douzaines sous plastique (contenant du bisphénol A faut-il le rappeler) dans les bacs de produits congelés et supposés être des hamburgers pur bœuf contiennent en réalité, et j’en ai dit un mot à plusieurs reprises dans mon blog, toutes sortes d’additifs de texture, des édulcorants de goût ou de saveur, c’est selon, et aussi des poudres animales de diverses origines dont équines. Parce que tout compte fait, recycler une carcasse de cheval en poudre animale comme additif protéique pour des hamburgers bon marché, c’est un profit assuré pour des sociétés espagnoles et néerlandaises – je cite l’article du Guardian et je n’invente pas – puisque ces mêmes poudres sont interdites comme compléments protéiques pour les bovins. Il faut ici se souvenir du scandale de la « vache folle » apparu quand les équarrisseurs ont vendu leurs résidus comme aliments de substitution pour les bovins alors que ce sont les seuls animaux capables de transformer l’herbe en protéines.

Pour les habitués des MacDo, pas de souci, on leur fait manger pour être pudique un truc artificiel contenant officiellement au moins 63 % de viande et pour le reste, on peut se faire une petite frayeur. Personnellement je trouve que les hamburgers sont des mets pour sous-hommes pour diverses raisons. On est obligé de manger ce truc à deux mains comme les singes, d’ailleurs on n’a pas vraiment le choix puisque l’objet vous est servi sans couverts et on en demande on vous fournit des couverts en plastique recouverts de bisphénol A, mais bon on ne va pas chicaner pour ça. On est quasiment obligé de se mettre plein de sauce entre les doigts, c’es inévitable, (hautement toxique puisqu’elle contient des huiles partiellement hydrogénées) et un fromage dégoulinant de gras qui n’a de nom que le mot fromage puisque c’est un truc artificiel qui ne contient même pas de produits lactés et enfin une rondelle de tomate ou une feuille de salade recouvertes de pesticides.

J’arrête parce que mes lecteurs vont avoir la nausée et les accros aux MacDo vont m’en vouloir à mort, la leur, pas la mienne. Pour noircir le tableau, les frites sont cuites avec de l’huile hydrogénée toxique pour la santé, et la sauce dite quetschup (je n’ai jamais su comment orthographier cette chose totalement artificielle puisque je n’en consomme jamais) contient, tenez-vous bien, du sirop de maïs enrichi en fructose, une sorte d’apothéose dans la malbouffe, avec une pincée de glutamate pour rehausser le goût de cette glaire rougeâtre repoussante et des agents de texture variés. Je n’ai rien contre le glutamate, je vous l’accorde, mais tout de même, dans un carton de MacDo, hamburger – frites, il y a vraiment de quoi se faire peur.

Donc les Anglais sont paniqués à la simple idée qu’ils viennent de découvrir qu’ils se goinfraient de trucs pas très sains et quand on sait que 60 % de la population brittanique est en surpoids, je crois avoir répondu à la question.

Va-t-on attraper la maladie du cheval fou en mangeant des hamburgers, telle est la question.