On ne célèbre jamais les défaites de la République : la reddition de Bazaine

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Il y a 150 ans, en cette fin de mois d’août, vers le 18, le maréchal Bazaine, défait quelques jours auparavant par l’armée prussienne à Gravelotte, se réfugie à Metz, une ville fortifiée réputée imprenable. La deuxième armée prussienne s’installe alors autour de Metz pour l’assiéger le 20 août 1870. Le siège durera jusqu’à la fin du mois d’octobre alors que Napoléon III a été capturé le 2 septembre lors de la bataille de Sedan, et la capitulation de l’armée de Mac Mahon le même jour.

Cette résistance de la ville de Metz, traduction dans les faits de l’orgueil délirant de Bazaine, exacerbera la vengeance des Prussiens qui, le jour de la reddition de la ville le 28 octobre, se retrouvera de facto allemande, la ville de Metz devenant la préfecture de la « Lorraine allemande », le nouveau gouverneur étant le Comte Guido Henckel von Donnersmarck, bien avant la signature de l’armistice. La chute de la ville de Metz aura d’immenses répercussions dans l’opinion publique française et Bazaine sera plus tard condamné pour trahison et intelligence avec l’ennemi. Il a été contraint de livrer 226000 personnels militaires aux Allemands dont trois maréchaux et cinquante généraux. L’armement lourd de la ville de Metz contribuera à la mise en place du siège de Paris en 1870-1871 l’armée prussienne arrivant à Melun dès le 12 septembre 1870. On connait la suite …

Source : Wikipedia, peinture de Théodore Devilly décrivant l’adieu des soldats à leurs généraux près de la voie ferrée Paris-Metz