Coronavirus : que se passe-t-il en Israël ?

Je sais que je ne vais pas me faire d’amis avec ce billet mais il est important d’attirer l’attention des lecteurs de ce blog. Israël est le pays le plus « vacciné » dans le monde dit occidental. Tant qu’il y aura des « cas » et des hospitalisations dues à une infection par le coronavirus, quel que soit le mutant, l’ensemble de la population résidente devra subir des rappels. Malgré les évidences scientifiques indiquant que les anticorps dirigés contre la protéine de la spicule du virus reconnaissent également la syncytine, les autorités israéliennes continuent à encourager par des moyens souvent coercitifs cette injection d’ARN messager codant pour la protéine dite Spike. De plus la protéine produite par les cellules du sujet ayant subi cette injection perturbe profondément le système immunitaire, provoque des thromboses et des péricardites souvent mortelles et rend paradoxalement les sujets plus sensibles aux infections par le coronavirus. Mais il ne faut pas en parler car ça énerve les dirigeants des grandes firmes pharmaceutiques ainsi que les dirigeants politiques.

Le cas de la syncytine est plus préoccupant car l’administration de cet ARN messager provoque chez les femmes devenues enceintes après cette injection un risque de fausse-couche dont la fréquence inquiétante et jamais observée auparavant est soigneusement dissimulée par les gouvernements. Il n’existe aucune statistique précise et fiable à ce sujet y compris en Israël. Pourtant le gouvernement de ce pays doit être aujourd’hui très inquiet car si les femmes israéliennes qui ont déjà à ce jour subi en moyenne 4 injections de ce poison ne peuvent plus porter un enfant en toute sécurité il en va de l’avenir du pays. Et c’est sur ce point précis qu’il est intéressant de rapprocher une autre information également en provenance d’Israël.

La loi israélienne vient d’être modifiée en ce qui concerne les mères porteuses pour autrui (surrogacy en anglais). Jusqu’au 11 janvier 2022, date à laquelle la nouvelle loi concernant les mères porteuses a été mise en application, les dispositions légales israéliennes étaient très strictes. D’un seul coup elles viennent d’être libéralisées en élargissant le service des mères porteuses aux femmes célibataires, aux couples homosexuels quel que soit leur sexe et aux couples non mariés officiellement. L’aspect financier ne tardera pas à apparaître car un mère porteuse c’est aussi le service d’une clinique de fécondation in vitro ainsi que le suivi de la santé de la mère porteuse. La facture s’élève à environ 50000 dollars, somme partagée pour moitié respectivement entre la mère porteuse et la clinique. S’il faut une donneuse d’ovules ou un donneur de sperme, la facture augmente, c’est normal.

Il est intéressant de rapprocher cette information de la frénésie de « vaccination » que connaît depuis une année l’Etat d’Israël. Si l’injection de cet ARN messager risque de provoquer des fausses-couches autant ne pas prendre de risque au sujet de la pérennité du pays lui-même. Partant du principe que les gamètes sont à l’abri, ce qui n’est pas encore prouvé, alors le recours à une mère porteuse est tout à fait indiqué. Des pays comme le Mexique, le Portugal ou encore l’Ukraine proposent ce genre de service en toute légalité.

Pour conclure ce billet je voudrais à nouveau insister sur le fait que les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas effectué une recherche élémentaire sur le plan technique au sujet des éventuelles réactions croisées entre les anticorps anti-Spike et d’autres protéines humaines. Il suffisait de réaliser un « western-blot », une technique connue de tous les laboratoires de biologie depuis des années. C’est incompréhensible. Il est certain que des biologistes israéliens ont lancé l’alerte auprès de leur gouvernement afin de prendre des mesures sérieuses pour sauver le « Peuple élu ». Bienvenue dans un monde hostile à la Bill Gates, un individu peut-être opposé à la prospérité de l’Etat d’Israël … mais je m’égare.

Lien : https://www.health.gov.il/English/Topics/fertility/Surrogacy/Pages/default.aspx

GPA : La bien-pensance des journalistes est étonnante !

Il y a un peu plus d’un an j’avais écrit sur ce blog une série d’articles relatifs à la grossesse pour autrui (liens en fin de billet) et la « GPA » est de nouveau d’actualité en particulier en France dans le cadre, paradoxalement, de la question du « pass » sanitaire. Beaucoup d’opposants à cette disposition masquant l’obligation de l’administration d’ARN messager par altruisme ou civisme considèrent qu’il s’agit d’une atteinte à l’intégrité de leur corps. On peut les comprendre puisque cette thérapie n’est pas un vaccin au sens strict du terme mais plutôt une thérapie génique. Personnellement je suis moi-même réticent malgré le fait que je peux aller au devant de toutes sortes de déconvenues dans le cas où je voudrais par exemple me rendre au Japon pour voir mon fils et mes petits-enfants. Les opposants à cette thérapie génique considèrent qu’ils sont propriétaires de leur corps et que l’Etat n’a aucun droit sur ce dernier.

Et c’est précisément ce point qui est ignoré lors des débats relatifs à la GPA. Lorsque qu’une femme se prostitue elle vend les services de son corps, qu’il s’agisse de ses mains, de sa bouche ou de son vagin, il faut être terre à terre, et elle se livre à cette activité pour gagner de l’argent et non pas par plaisir. Pour la GPA il s’agit de la location de l’utérus pendant 9 mois. Ici dans l’archipel des Canaries des officines parfaitement bien équipées proposent à des clients étrangers ce service moyennant une somme rondelette proche de 50000 euros. La jeune femme volontaire, en bonne santé et sans emploi, célibataire avec souvent un enfant à sa charge, est naturellement attirée par cette source de revenu providentielle qui est de l’ordre de 25000 euros en 9 mois. Les officines en question se chargent de tout le processus y compris l’accouchement dans les meilleures conditions sanitaires. Bien que cette pratique soit illégale en Espagne elle existe néanmoins et les mafias qui contrôlent cette activité délictueuse ont fait le nécessaire pour que leur activité ne soit pas perturbée car il y a une demande croissante.

Quand André Bercoff débat sur Sud-Radio de ce phénomène de société la journaliste participant à ce débat, Céline Revel-Dumas, se garde bien de mentionner l’aspect financier de la GPA. Cet aspect financier est précisément au cœur du problème de la GPA qui offusque les bien-pensants : c’est une vulgaire histoire d’argent exactement comme dans le cas de la prostitution ! Inutile de rappeler ici que la GPA a été rendue possible à la faveur des progrès réalisés dans les domaines de la fécondation in vitro ainsi que des traitements hormonaux nécessaires pour stimuler les ovaires afin de recueillir des ovocytes. Sans ces progrès la GPA n’existerait pas telle qu’elle est ou alors on reviendrait à l’ère des concubines au temps du Japon du XIXe siècle.

Le débat : https://www.youtube.com/watch?v=Sgyrlj6xhSI et aussi

Exploitation du corps féminin (4) : L’attitude des féministes japonaises

Au Japon les mères porteuses étrangères devinrent progressivement, malgré les interdictions juridiques qui du fait de la demande croissante s’assouplirent au cours des années, d’abord russes puis ukrainiennes et enfin géorgiennes bien que certains couples faisaient encore appel à des organisations américaines. Les Ukrainiennes et les Géorgiennes étaient considérées comme des Occidentales, blanches et chrétiennes, donc pénétrées des enseignements altruistes de leur religion même si pour nombre de Japonais la religion chrétienne paraît mystérieuse voire incompréhensible en regard du bouddhisme et du shintoïsme. L’attitude des mouvements féministes japonais est ambigüe dans le mesure où d’une part ces mouvement considèrent que les mères porteuses pour autrui constituent un élément indéniable de la libération de la femme japonaise. D’autre part les féministes considèrent qu’accepter d’être une mère porteuse contribue au développement d’une collaboration ou d’une nouvelle forme d’entraide entre femmes. Rarement les mouvements féministes ont considéré que rémunérer une mère porteuse était une forme de prostitution. En effet, la mère porteuse-concubine n’était pas considérée comme une prostituée bien qu’elle ait pu être parfois obligée de consentir à avoir, selon toute vraisemblance, des relations sexuelles répétées et plus ou moins consenties avec le chef de famille. La mère porteuse moderne, pour certaines féministes japonaises, paraissait être une résurgence d’une forme d’autorité patriarcale ancienne mais révolue dans le Japon moderne. Enfin pour les féministes le spectre de la soumission par l’homme n’est plus une cause à défendre dans le cas de la grossesse pour autrui car ces femmes choisissent librement de « louer » leur utérus puisque personne ne les contraint à faire ce geste.

La forme moderne de la grossesse pour autrui a établi une séparation totale entre la sexualité et la reproduction. La seule intrusion physique dans le corps de la femme porteuse est l’introduction d’une sonde dans l’utérus via le vagin pour y transférer l’embryon, en général plusieurs embryons car l’expérience a montré que l’implantation d’un seul embryon était dans la grande majorité des cas vouée à l’échec.

Capture d’écran 2020-08-21 à 16.54.21.png

Enfin, ce mythe de la femme blanche, chrétienne et occidentale comme idéale pour porter l’enfant d’autrui a franchi les frontières du Japon. Et ce phénomène est tout à fait inattendu car il s’est répandu en Chine. Depuis l’autorisation faite aux couples chinois d’avoir à nouveau deux enfants, la fin de la politique de l’enfant unique qui avait provoqué une recrudescence des foeticides de sexe féminin dans ce pays, on assiste à l’apparition d’une multitude d’agences proposant les services de mères porteuses essentiellement dans les pays occidentaux, la Russie et la Géorgie faisant partie de ces pays ainsi que paradoxalement les Etats-Unis. Pour l’Eurasie l’agence Newlife Georgia établie à Tbilisi, par exemple, est implantée dans de nombreuses grandes villes de Chine. On peut conclure que la grossesse pour autrui a suivi le mouvement de la mondialisation de l’économie. Le cas de la Chine est significatif : comment avoir imaginé il y a 30 ans que des couples de Chinois aisés fassent appel aujourd’hui à des femmes de Californie, pas nécessairement blanches mais avant tout chrétiennes, pour porter leurs enfants (illustration). N’est-ce pas une preuve de l’émergence dans ce pays d’une classe moyenne aisée ?

Tous les billets de cette série ont été inspirés d’un article de Madame Yoshie Yanagihara, Professeur à la Tokyo Denki University, doi : https://doi.org/10.1111/bioe.12758, qui m’a été gracieusement communiqué par l’auteur, vivement remerciée ici.

Exploitation du corps féminin (3) : émergence de la mère porteuse moderne au Japon

En 1978 la technique de fertilisation in vitro fut mise au point. En bref il s’agissait de prélever des ovules par ponction ovarienne chez la future mère biologique et de les féconder avec le sperme de son époux ou d’un donneur de sperme le cas échéant. Cette technologie avait été mise au point auparavant en utilisant des animaux d’élevage, principalement des ovins, car elle intéressait également les vétérinaires. Des législateurs américains, dont l’avocat Noël Keane, codifièrent l’utilisation de la fécondation in vitro dans le cas où celle-ci nécessiterait l’utilisation d’un utérus porteur pour finaliser ce processus de reproduction car les laboratoires avaient tout de suite subodoré la possibilité de gros profits. Il fallut moins de dix ans pour que les Américains exportent la fécondation in vitro au Japon mais l’opinion japonaise n’était pas très favorable car elle rappelait la pratique de la mère porteuse-concubine (mekake). Le gynécologue Yuriko Marumoto insista sur le fait que cette pratique avait existé au Japon bien avant l’apparition de la technique de fécondation in vitro et des féministes s’élevèrent contre le fait que la perspective de voir apparaître des mères porteuses constituait une sorte d’adultère scientifique et que cette industrie nouvelle exportée par les Etats-Unis n’existait que par la motivation de profits potentiels.

Capture d’écran 2020-08-26 à 13.13.45.png

Lorsque les médias japonais couvrirent l’aventure du couple célèbre de la télévision japonaise, Aki Mukai et Nobuhiko Takada, on peut difficilement faire abstraction de la finalité de cette mise en scène qui passionna les téléspectateurs japonais. L’épouse de Takada avait du subir une hystérectomie à la suite d’un cancer du col. Ils allèrent donc aux Etats-Unis pour se soumettre à une fécondation in vitro et engagèrent plusieurs femmes pour être mères porteuses, les chances de réussite étant en effet relativement limitées. L’une de ces mères porteuses mit au monde avec succès des jumeaux et les époux Aki Mukai et Nobuhiko Takada (illustration) revinrent en héros au Japon. Il fallut franchir le mur de l’administration japonaise pour faire enregistrer leurs enfants, étant les parents biologiques, alors qu’ils étaient nés aux Etats-Unis par l’intermédiaire d’une mère porteuse blanche, chrétienne, américaine, un cas de figure inédit pour cette administration particulièrement tatillonne.

Une intense campagne télévisuelle exposant les difficultés administratives du couple fut confortée par le fait qu’un couple japonais avait fait la même démarche en s’adressant à une mère porteuse en Inde ( http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/7544430.stm ). Un imprévu émotionnel largement rapporté par la télévision japonaise fit que l’enfant né en Inde d’une mère porteuse n’avait plus de mère du tout parce que le couple japonais avait divorcé avant la naissance de l’enfant sur le sol indien. Si l’administration japonaise déclara que les mères porteuses par fécondation on vitro hors du Japon étaient dorénavant interdites au Japon, néanmoins les médias continuèrent à exercer une intense pression médiatique. Les époux vedettes de la télévision affirmèrent véhémentement que les femmes embauchées aux Etats-Unis pour être mères porteuses ne l’avaient pas fait par appât du gain mais seulement pour rendre un service, en tant que chrétiennes, à ce couple en perdition. Aki Mukai, la mère biologique, écrivit un livre relatant son aventure rocambolesque qui fit l’objet d’une série télévisuelle.

Dans cette série télévisuelle l’argument majeur insistait sur le fait que ces femmes porteuses volontaires américaines ne s’étaient pas proposées comme mères porteuses pour réaliser un gain financier mais seulement par motivation religieuse, en quelque sorte par charité et amour de leur prochain. La conséquente rémunération perçue par les deux Américaines passa judicieusement inaperçue car elle était incluse dans l’ensemble des frais médicaux considérables occasionnés par la fécondation in vitro elle-même mais également par la préparation hormonale des futures mères porteuses ainsi que la préparation hormonale de Aki Mukai pour stimuler ses ovaires afin d’effectuer une ponction d’ovules, des processus longs et coûteux. Prochain billet sur ce sujet : le mythe de la suprématie chrétienne blanche américaine.