Greenpeace s’ingère dans les affaires de l’Etat !

 

« Pour tenir sa promesse, François Hollande doit acter la fermeture d’au moins 20 réacteurs à horizon 2020« , souligne dans un communiqué Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace, en référence à l’engagement du président de la République de baisser la part du nucléaire de 75 à 50 % d’ici à 2025 dans la production d’électricité. « Fermer uniquement Fessenheim est une manoeuvre politique. Cela ne nous permet pas d’atteindre l’objectif présidentiel, mais surtout d’autres centrales sont aussi dangereuses« , ajoute-t-elle.

Signé Greenpeace pour les caractère en gras (tiré d’un article du Point.fr)

On remarque à l’évidence que Greenpeace, une association terroriste (étymologiquement : qui sème la terreur), de droit néerlandais après avoir été américaine mais avoir eu des déboires avec le fisc américain, se mêle de politique intérieure française, et de quel droit s’ingère-t-elle dans la politique énergétique française ? Parce qu’elle pilote EELV, un ramassis d’ignorants plus soucieux de se remplir les poches avec des rémunérations de ministres (d’opérette) ou de députés, voire de sénateurs (c’est encore pire) que par exemple de la santé des Français qui respirent dans les villes un air hautement vicié et chargé de particules cancérigènes, un article du Figaro le rappelait encore hier ! Non, pour plaire aux femelles écolos et au sénateur Placé, Greenpeace s’arroge ce droit d’interférer avec le gouvernement français qui aura déjà beaucoup de mal à respecter ses engagements politiciens et démagogiques de revenir à 50 % de la part électro-nucléaire dans le package énergétique* de la France. Mais Greenpeace ne donne aucune indication sur la manière d’y arriver en 2020 sans aggraver la facture énergétique de la France, déjà dépendante de la Russie et de l’Algérie pour le gaz naturel, en ne nuisant pas à l’esthétique du paysage littoral français avec l’implantation de forêts d’éoliennes et en ne défigurant pas les hauteurs du Lubéron ou des Alpilles avec l’installation de fermes photovoltaïques et enfin sans que la France soit obligée de quitter le protocole de Kyoto. Un nouveau comité Théodule (couteux naturellement) est mis en place pour discutailler de l’avenir énergétique de la France, et il en est de même au niveau européen, mais retranchée dans sa tour d’ivoire et considérant qu’elle détient la science infuse, Greenpeace refuse de siéger dans ces comités. On comprend donc bien par cette attitude les contradictions dans lesquelles cette association de malfaiteurs se débat elle-même. Mais avant de reconnaître ses erreurs de jugement, il faudra une génération et un ou deux autres chocs pétroliers …

Je reprends les termes de Greenpeace :

« La catastrophe de Fukushima est venue nous rappeler qu’il faut se préparer à un accident majeur même si ce n’est pas le scénario le plus probable« .

J’aime bien ce « même si … » qui veut bien dire que Greenpeace ne sait pas de quoi elle parle. Naturellement qu’il n’y aura pas de séisme de magnitude 9 en France, mais il pourrait aussi y avoir une chute de météorite comme en Russie il y a peu de temps. Pourtant, Greenpeace se base sur des arguments aussi improbables que la chute d’une météorite, c’est dire le niveau de démagogie de ces gens(foutres) qui ignorent aussi que le niveau de sécurité des unités de Fesseinheim compte parmi les meilleurs du parc nucléaire français.

Et aussi : « Pour tenir sa promesse, François Hollande doit acter la fermeture d’au moins 20 réacteurs à horizon 2020« . Mais comme le Président n’arrivera déjà pas à tenir ses promesses économiques (chômage, réduction des déficits et de la dette, réduction du trou de la sécurité sociale, et j’en passe) il pourra encore moins tenir les dites promesses en fermant purement et simplement 20 réacteurs. Il suffit d’observer le déficit de la balance commerciale du Japon, du jamais vu depuis 50 ans, qui est une conséquence directe de la fermeture du parc électronucléaire à la suite du séisme du 11 mars 2011 et de ses conséquences. La France (et François Hollande) a-t-elle aussi besoin d’une aggravation substantielle de son déficit commercial déjà catastrophique ? Peut-être que Greenpeace a réponse à tout !

*Package énergétique : Le nucléaire représente environ 80 % de l’énergie électrique produite en France, certes, mais seulement environ 42 % de l’ensemble de l’énergie primaire consommée en France et dans les DOM : on est donc déjà en dessous des 50 % que réclament les écolos et qu’a inconsidérément promis Hollande candidat. Il s’agit donc d’un faux débat purement politique.

 

 

 

 

Soja résistant à la sécheresse, Raquel Chan, Arabidopsis, COX5c, … et Greenpeace.

Le gène de résistance à la sécheresse du tournesol – qui comme son nom l’indique ne craint pas le soleil – mais ce n’est qu’un trait d’humour, a été isolé par une technique dite de screening génétique différentiel, je le suppose car je n’ai pas pu accéder directement aux publications scientifiques émanant du laboratoire de Madame Raquel Chan sinon les résumés (abstracts en anglais sur le site de NCBI – Pubmed).
La démarche est assez complexe et à plusieurs étapes. Il s’est en fait agi d’introduire dans la plante de laboratoire Arabidopsis, dont le génome est totalement connu, un facteur de transcription provenant du tournesol agissant sur l’expression de gènes normalement induits par divers stress dont la sécheresse.
Dans un second temps, si j’ai bien compris ce que j’ai lu, ce facteur de transcription a été fusionné avec l’intron codant pour la cytochrome oxydase sachant que ce gène est impliqué dans la résistance à de nombreux stress.
Bingo ! L’arabette est devenue significativement résistante à la sécheresse sans modification du phénotype alors que les premières tentatives de transformation avaient abouti à une croissance anormale de la plante.
Cette construction (appelée chimère en termes génétiques) a probablement été introduite dans le soja avec succès car aucune publication scientifique n’est disponible, protection industrielle oblige, encore qu’il s’agit d’un secret de polichinelle pour n’importe quel spécialiste.
Naturellement dès l’annonce de cette nouvelle, Greenpeace a immédiatement réagi, comme il se doit, en déplorant l’impact négatif d’une telle manipulation génétique sur le sort des forêts primaires du nord-ouest de l’Argentine qui risquent d’être transformées en immenses champs de soja.
Laissons Greenpeace aboyer dans le vide. Ce qui est intéressant est que cette même construction peut être introduite dans le riz ou le blé, voire pourquoi pas le maïs, culture grande consommatrice d’eau. Si ces transformations sont faites avec succès je me demande ce que les écologistes, qui crient au scandale quand on irrigue les champs de maïs, diront à propos de la transgenèse végétale pour une fois non orientée vers le profit d’une grande société multinationale (résistance à un herbicide ou Mon810 BT dans le cas de Monsanto) mais vers un respect de l’environnement et l’apparition de cultures vivrières dans des zones où l’irrigation est impossible ou aléatoire.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9a8bf0ba-a442-11e1-8393-1fc615131f93/Les_plantes_sans_soif

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/04/21/un-gene-resistant-a-la-secheresse-revolution-biotechnologique-en-argentine