Un riz doré amélioré pour sauver des vies

Capture d’écran 2017-08-16 à 12.56.22.png

Dans les pays où l’essentiel de la nourriture quotidienne est le riz il existe des carences alimentaires « cachées » car le riz est naturellement pauvre en zinc, en fer et en carotène. Dans le monde parmi les quelques 4 milliards de personnes se nourrissant presque exclusivement de riz près de 2 milliards d’entre elles – pas seulement dans les pays en voie de développement – souffrent de ces carences alimentaires qui contribuent largement à la mortalité néonatale en particulier. Plus de 40 % des enfants souffrent de ces carences. La carence en fer est responsable de retards du développement du cerveau et d’un système immunitaire déficient. La carence en zinc conduit à un hypogonadisme chez les enfants mâles et un retard prononcé de la croissance accompagné de troubles neuromoteurs. Quant à la carence en carotène, précurseur de la vitamine A, elle affecte plus de 250 millions d’enfants dont une grande partie sont condamnés à devenir rapidement aveugles et mourir de rougeole, de diarrhée ou de malaria en raison d’une réponse dégradée de leur système immunitaire.

Voilà un bien sombre tableau devant lequel se trouvent les spécialistes de la génétique des plantes et en particulier du riz. Or toute modification génétique du riz est considérée comme un tabou par les organisations non gouvernementales en dépit de l’évidence de ces carences alimentaires prononcées dans de nombreux pays, que ce soit en Inde, en Indonésie ou dans les pays d’Afrique (voir un lien sur ce blog). Par exemple le riz doré est toujours interdit dans la plupart des pays alors que ce riz est disponible gratuitement car il résulte de travaux universitaires dont en particulier ceux de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ). Néanmoins une équipe de biologistes de l’EPFZ a mis au point un riz « doré » de deuxième génération qui produit du beta-carotène et est enrichi en fer et en zinc – six fois plus riche que le riz poli normal de variété japonica – en introduisant divers gènes codant pour les enzymes requis pour la synthèse du carotène et des protéines fixant le zinc et le fer. Tous ces gènes sont d’origine végétale et leur expression est régulée par un promoteur également d’origine végétale.

La construction génique mise au point est considérée comme propre car elle n’inclue aucun gène jugé indésirable par les ONGs opposées au plantes transgéniques comme la résistance à certains antibiotiques, un argument sans aucune valeur scientifique, faut-il le rappeler encore ici. Plusieurs lignées de riz modifié permettent de pallier aux déficiences mentionnées plus haut à raison de deux bols de riz par jour. Malgré ces résultats extrêmement encourageants il faudra encore attendre plus de 5 ans pour pouvoir prouver qu’il n’y a pas dissémination des gènes ni un quelconque effet sur l’environnement ou encore aucun effet délétère sur les animaux de laboratoire, des procédures absurdes requise par la loi, souvent écrite sous la pression des ONGs dont en particulier Greenpeace que je considère personnellement comme une organisation criminelle.

Source : EPFZ et doi : 10.1038/s41598-017-07198-5

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/20/ogms-3-le-cas-du-riz-dore-greenpeace-une-organisation-criminelle/

Le Roundup revient sur le devant de la scène européenne

Capture d’écran 2017-03-22 à 12.31.07.png

Depuis 1974, année mémorable pour la firme Monsanto qui commercialisa pour la première fois le glyphosate sous le nom de Roundup, combien y a-t-il eu de morts prouvées comme étant la conséquence directe de cet herbicide alors que des centaines de millions de personnes ont utilisé ce produit ?

Au début des années 1990 une Australienne s’est suicidée en avalant une bonne louche de cet herbicide, c’est tout ! Après autopsie réalisée à la demande de Monsanto (bien que ce fait n’ait jamais été officiellement reconnu) il fut prouvé sans contestation possible qu’elle était morte en raison d’un oedème pulmonaire fulgurant dont la cause était la formulation contenant des tensioactifs puissants et non pas la matière active elle-même du Roundup. Avalez une louche de liquide pour vaisselle les conséquences seront identiques : vous mourrez d’un oedème pulmonaire. Toutes les études consistant à rechercher la toxicité ou la carcinogénicité du glyphosate ont été réalisées avec la matière active et non la formulation de ce produit : elles sont donc toutes sans valeur. Pour un chimiste ou un biochimiste qui connait son métier il est impossible que la molécule de glyphosate puisse interférer avec l’ADN d’une quelconque manière que ce soit et provoquer l’apparition de cancers. C’est pourtant ce que l’organisme onusien IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a déclaré il y a maintenant deux années en classant le glyphosate parmi les carcinogènes potentiels, un qualificatif obscur qui a relancé la controverse sur cet herbicide utilisé dans le monde entier en raison de son efficacité et de son coût modéré depuis plus de 40 ans.

L’Echa – agence européenne des produits chimiques – vient de conclure (15 mars 2017) que le glyphosate ne présentait aucun effet carcinogène dans la foulée des recommandations de l’EFSA (Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire) qui allaient dans le même sens. Comme on pouvait s’y attendre l’ONG multinationale et tentaculaire Greenpeace n’a pas attendu pour monter au créneau et bombarder du haut de sa superbe les experts tant de l’Echa que de l’EFSA en considérant que les conclusions de ces organismes étaient sans valeur, arguant du fait que ces experts travaillaient pour le compte de Monsanto ou avait été payés au moins quelques mois durant leur carrière par cette firme.

Il faut dire que Greenpeace excelle dans la stratégie du mélange des genres pour mieux entretenir la confusion. Le raisonnement de cet organisme qui oeuvre pour semer la terreur est le suivant : puisque Monsanto a mis au point des plantes génétiquement modifiées pour résister au glyphosate, le glyphosate est donc dangereux comme les plantes transgéniques le sont ou sont supposées l’être. En effet, la bête noire de Greenpeace est la firme Monsanto et tous les moyens – y compris les plus fallacieux – sont bons pour ternir la réputation de cette firme. À la suite des conclusions de l’Echa l’Agence Européenne pour la Protection des Cultures (ECPA) a déclaré qu’enfin la science prévalait sur les décisions politiques largement inspirées des conclusions erronées de Greenpeace et des fonctionnaires de l’IARC.

Puisque ce billet mentionne Monsanto, le leader mondial des plantes vivrières de grande culture génétiquement modifiées, la situation est identique à celle du Roundup. Depuis maintenant 40 ans que les êtres humains et les animaux consomment ou utilisent des plantes transgéniques et leurs produits dérivés, je pense au soja, au maïs et au coton, combien de personnes (ou d’animaux) se sont retrouvés indisposés ou malades après avoir consommé ces produits ? Combien de cas de relation directe de cause à effet ont été dûment répertoriés et étudiés ? Si j’ai mentionné le coton il ne faut pas oublier que la plupart des huiles végétales utilisées en cuisine contiennent des quantités non négligeables d’huile de graines de coton. Quant à la lécithine de soja transgénique elle se retrouve dans toutes les sauces et mayonnaises industrielles dans le monde entier …

Mais revenons au glyphosate. Pour l’anecdote, je me souviens avoir eu une discussion haletante avec des « formulateurs », ces spécialistes de la mise au point de formules permettant à une molécule chimique de pénétrer dans une plante, un insecte ou un champignon phytopathogène. Les formules mises au point par les firmes agrochimiques sont tenues secrètes. Elle ne sont protégées par aucun brevet car il s’agit d’un savoir-faire industriel. Personne ne connait la composition exacte des formulations qui contiennent parfois jusqu’à dix produits différents ! J’avais demandé à un formulateur si telle molécule dont j’avais mis en évidence la présence dans un champignon phytopathogène provenant de la dégradation d’un fongicide pouvait elle-même être considérée comme un fongicide potentiel. À la simple vue de la molécule il me répondit tout simplement « certainement pas, il faut la formuler « . Je découvris ainsi l’aspect parfois empirique de cette discipline particulière de l’agrochimie.

Greenpeace ne veut pas en rester là et a organisé une pétition citoyenne à l’échelle européenne pour que, forte d’un million de signatures, cette ONG puisse officiellement infléchir la Commission Européenne afin qu’elle ne revienne pas sur l’interdiction de l’utilisation du glyphosate et qu’elle entérine une autre décision beaucoup plus inquiétante pour le monde agricole, la réduction de l’usage des pesticides quels qu’ils soient à l’échelle européenne et à terme l’interdiction totale de leur utilisation. Autant dire que les agriculteurs qui se trouvent tous dans une situation économique précaire apprécieront les errements idéologiques infondés de cette ONG dont le rôle consiste uniquement à répandre la terreur, une terreur totalement infondée …

Source partielle : The Guardian

Les errements idéologiques de Greenpeace

Capture d’écran 2017-02-14 à 10.28.11.png

Le 2 juin 2014 j’avais laissé sur ce blog un billet relatant la genèse du mouvement Greenpeace dans le milieu hippy de Vancouver qui avait affrété un bateau pour aller titiller l’armée américaine car le projet d’essais nucléaires souterrains en Alaska leur déplaisait. Depuis, comme chacun sait, Greenpeace est la plus puissante ONG du monde avec un budget de plus de 1,3 milliard de dollars par an (chiffre officiel probablement éloigné de la réalité) et elle continue à pourfendre l’énergie nucléaire sous toutes ses formes plus par idéologie, disons fondatrice, qu’en s’appuyant sur des faits officiels et reconnus pourtant dans le monde entier.

L’Agence Internationale de l’Energie (IAE) publie chaque année des statistiques sur la mortalité dans le secteur de la production d’énergie électrique rapportée à 10 TWh ( 10000 MWh) et les données sont éloquentes malgré le fait qu’elles englobent les accidents de la centrale nucléaire de Tchernobyl et la rupture du barrage hydroélectrique chinois de Banqiao en 1975. Je rappelle au passage que depuis bientôt 6 ans il n’y a pas encore eu de morts directement répertoriés en raison de radiations à la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi et que l’IAE, s’appuyant sur des données officielles estime que le nombre de morts, essentiellement par cancers, dans la région de Tchernobyl « ne dépassera » pas 9000. L’IAE cite cette statistique au futur en considérant la probabilité de morts par cancers jusqu’au décès de toutes les personnes ayant été exposées à la contamination radioactive à la suite de l’accident de Tchernobyl provoqué, faut-il le rappeler, par une erreur humaine, comme celui de Three Miles Island d’ailleurs.

28053601.jpg

La rupture du barrage de Banqiao a provoqué la mort de 230000 personnes et malgré ces deux accidents nucléaires majeurs de Tchernobyl et de Fukushima cette source d’énergie reste la plus sûre avec entre 0,2 et 1,2 morts par TWh produit, y compris les décès dûment attribués à l’accident de Tchernobyl suivie par les centrales électriques au gaz naturel. L’hydroélectrique arrive donc en troisième position et le charbon est la source d’énergie la plus mortelle avec jusqu’à 32,7 morts par TWh, près de 12 fois plus « mortelle » que l’énergie nucléaire. Contrairement à ce qu’affirme Greenpeace l’énergie nucléaire reste donc le moyen de production d’électricité le plus sûr au monde.

Pourquoi un tel débat revient d’actualité alors que les mouvements anti-nucléaire sont plus que jamais actifs en particulier en Europe avec l’abandon programmé de l’énergie nucléaire par l’Allemagne bientôt suivie par la Suisse, tout simplement parce que l’intoxication permanente de Greenpeace a imprégné les esprits du public mais également des décideurs à la merci de politiciens irresponsables ayant adopté les thèses erronées de Greenpeace.

Capture d’écran 2017-02-14 à 10.27.49.png

Un autre évènement d’actualité est le risque de rupture du barrage de Oroville en Californie dont le volume d’eau retenu a atteint un niveau record après les dernière pluies abondantes qui ont traversé cet Etat ces dernières semaines. La Californie, pour l’exemple, veut développer les énergies propres et renouvelables et dépend pour un part non négligeable de l’hydroélectricité. Or l’hydroélectricité, comme je l’ai fait remarquer dans un récent billet constitue la seule technologie de stockage de l’électricité par pompage d’eau au cours des heures dites de consommation creuse ou lors des pics de production induits par les énergies « vertes » intermittentes par définition, éolien et solaire. La polémique est donc relancée en Californie malgré les statistiques publiées par l’IAE. Il faut rappeler que la rupture du barrage de Banqiao construit en 1952 peut être considérée comme une erreur humaine dans la mesure où la digue était sous-dimensionnée et ne pouvait pas faire face à des pluies inhabituelles comme celles provoquées par le typhon qui s’abattit sur la région en août 1975, de même que le barrage de Oroville n’est pas dimensionné pour supporter des pluies torrentielles comme celles que vient de connaître la Californie où 180000 personnes viennent d’être évacuées de la région. Qu’a dit Greenpeace à ce sujet ? Rien ! Ce n’est pas du nucléaire donc cette organisation s’en lave les mains et ce qui est encore plus incroyable est que la même organisation, avec son porte-voix en la personne de Corine Lepage, a décrété que la centrale de Fessenheim était située dans une zone à « haut » risque sismique. En Californie n’y a-t-il pas de risques sismiques majeurs ? Ces fait prouvent bien que Greenpeace surfe sur sa planche idéologique anti-nucléaire surannée, une source d’énergie pourtant la seule pouvant permettre de réduire substantiellement les rejets de gaz carbonique … Vraiment du grand n’importe quoi !

Sources : Business Insider et New Scientist

Note : aux dernière nouvelles les habitants des zones à risque en aval du barrage californien ont réintégré leurs domiciles, l’alerte a été levée mais la digue du barrage a tout de même été endommagée et il faudra dans un proche avenir purger le barrage qui constitue une réserve d’eau importante pour l’Etat de Californie afin de procéder à des travaux importants de sécurisation. À moins que d’autres pluies importantes s’abattent sur cette région auquel cas un ordre d’évacuation sera à nouveau émis par les autorités.

COP21 : quand l’Australie se rebiffe !

Monckton-washington-09.jpg

Tout les « climato-sceptiques » connaissent Sir Christopher Moncktons, journaliste résolument engagé dans le déni documenté des thèses en faveur du réchauffement climatique d’origine humaine. Moncktons a fait ce que tout journaliste sérieux devrait faire s’il maitrise la langue anglaise : se documenter en lisant le maximum d’articles scientifiques sur l’évolution du climat. Je me suis moi-même plongé dans la lecture plutôt ardue d’un livre de plus de 700 pages truffé d’équations mathématiques que je suis loin d’avoir totalement compris intitulé « Physics of the Atmosphere and Climate » du Professeur Murry Salby. J’ai également comme « livres d’écran » deux excellents articles du Professeur François Gervais du Département de Physique de l’Université de Tours, l’un paru dans l’International Journal of Modern Physics et l’autre dans Earth Science Reviews. J’ai pu constater que Moncktons s’inspirait justement de figures apparaissant dans ces articles de François Gervais.

Lors d’une visite à l’Université de Brisbane Moncktons a mis en place un comité d’universitaires qui ont déposé une plainte auprès de la cour de justice du Queensland à l’encontre de l’IPCC pour fraude caractérisée, manipulation de données et affirmations mensongères à propos du soit-disant réchauffement climatique.

Aucune augmentation des températures depuis près de 20 ans selon les relevés satellitaires qui ne peuvent pas être « bidouillés » comme par exemple choisir les stations météo au sol pour affirmer frauduleusement que « ça se réchauffe » :

Capture d’écran 2016-06-02 à 13.18.36.png

Le niveau des océans baisse, pas de beaucoup mais c’est la réalité, contrairement à ce qu’affirme l’IPCC :

Capture d’écran 2016-06-02 à 12.43.08.png

Il faut se souvenir que l’actuel Premier Ministre australien a déclaré qu’il ne voulait pas entendre parler des accords de Paris (COP21). Malcolm Turnbull a insisté sur le fait que le gouvernement australien ne mettrait pas un dollar dans les énergies renouvelables qui ne sont que pur gaspillage et allait promouvoir l’extension des mines de charbon actuelles ainsi que l’exploration pétrolière off-shore dans le nord de l’Australie. Cette action en justice qui a toutes les chances d’être recevable compte tenu du contexte politique australien constitue donc une première mondiale et un pavé dans la mare glauque et purement idéologique de l’IPCC qui pratique de l’anti-science à grande échelle.

Source : https://www.youtube.com:watch?v=n32x19fy0Wo

Note : en visionnant cette vidéo de la conférence de Moncktons vous risquez d’être importuné par un message de Greenpeace même en ayant activé AdBlock qui vous suggère de repenser votre opinion à propos du changement climatique … Il est donc évident que Greenpeace pratique un terrorisme idéologique sur nos écrans d’ordinateur !

Le TTIP-leak révèle une « otanasie » économique de l’Europe

Capture d’écran 2016-05-05 à 14.59.42.png

Les révélations de Greenpeace relatives au TTIP font froid dans le dos et pourtant, en faisant une rapide revue des titres de la presse française en ligne, il semble que le scoop de « Paix Verte » soit sous le coup d’une omerta organisée par les limiers de Washington. J’ai pris la peine de lire quelques-uns des chapitres de ce traité et à n’en point douter si ce dernier est accepté dans sa version actuelle par la Commission européenne puis ratifié bêtement par les parlements des divers pays européens, l’Europe, non contente d’être déjà asservie par l’OTAN, vendra sa liberté et son âme aux grandes corporations américaines. Il en sera terminé des particularismes nationaux et régionaux, nous serons tous passés à la moulinette des standards nord-américains et si nous osons nous rebiffer nous nous (je veux dire n’importe quelle entreprise européenne) retrouverons devant des tribunaux d’exception organisés par ces mêmes grandes corporations selon les termes de l’actuelle version du traité révélée par Greenpeace.

Il est facile d’établir un parallèle entre les agissements militaires américains en Europe et le TTIP. Par exemple, la France vient d’accepter l’installation sur son sol (décision du 6 avril dernier sans consultation du Parlement ni des citoyens) de plusieurs bases de l’OTAN : c’est l’arrêt de mort de l’indépendance stratégique française qui s’appuie sur quelques 200 bombes nucléaires opérationnelles, la fameuse force de dissuasion si chère à De Gaulle qui voulait justement s’affranchir de l’OTAN. Mais il va en être de même pour le fromage français, pour la viande de boeuf d’origine contrôlée et peut-être bien aussi des vins AOC. Quant aux services de santé, un des rares secteurs qui fonctionne encore relativement bien en France malgré son coût extravagant pour les contribuables, si une grande corporation américaine veut faire main-basse sur par exemple l’APHP, tout refus gouvernemental ou syndical ou au mieux émanant de la Ville de Paris sera considéré comme une attitude hostile aux termes du traité et sera passible d’une poursuite judiciaire devant un tribunal américain où les grandes corporations seront juges, plaignants et arbitres tout à la fois.

Si j’ai pris comme exemple l’Assistance Publique de Paris c’est tout simplement parce qu’il est caricatural et démontre bien la monstruosité de ce projet de traité. Il s’agit d’une manoeuvre américaine pour asseoir son impérialisme économique sur la plus grande économie mondiale qu’est l’Europe après avoir sévi dans la zone Pacifique entrainant le Viet-Nam, les Philippines, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Chili et le Canada (je dois en oublier) dans une servitude d’un nouveau genre. Si De Gaulle était encore de ce monde il en aurait la nausée, lui qui refusa en 1966 toute présence de l’OTAN sur le sol français. Il aurait aussi la nausée en voyant par ce traité TTIP la France perdre tous ses particularismes et ne devenir de facto qu’une simple colonie américaine.

Les TTIP-leaks (merci à Greenpeace, pour une fois n’est pas coutume) tombent à point nommé pour que les politiciens européens prennent in extremis conscience qu’ils vont plonger leurs citoyens, leur propre pays, dans une servitude hors de contrôle des institutions tant européennes que nationales qui seront sous la coupe des tribunaux d’exception américains, selon ce traité.

Je l’ai déjà signalé dans ce blog, bien qu’étant favorable aux plantes génétiquement modifiées, si Monsanto ou Pioneer veulent poursuivre les Etats européens à propos des moratoires sur les OGMs – c’est le cas de la France – les gouvernements ne pourront tout simplement rien faire au risque d’être condamnés à de lourdes amendes se comptant en milliards de dollars. Des millions d’emplois seront perdus à cause de ces poursuites judiciaires et pas seulement au sujet des OGMs mais également pour tout ce qui ne conviendra pas aux corporations américaines. Par exemple pourquoi ne pas exploiter le gaz de schiste dont regorge la France ou encore l’Espagne ? Le moratoire concernant cette exploitation (que je trouve totalement inepte d’ailleurs) pourrait, selon les termes du traité TTIP, faire l’objet d’une poursuite judiciaire émanant d’Exxon ou de toute autre corporation américaine intéressée par l’exploitation des huiles et du gaz de schiste …

Pour reprendre le système de protection social français, si une grande corporation américaine le décide, la sécurité sociale française pourrait tout simplement être privatisée et devenir une succursale de AAA ou de la Blue Cross sous le prétexte qu’il s’agit d’un service qui n’a aucune raison d’être étatisé.

Il est tout à fait surprenant que le gouvernement français ait soudainement émis des doutes à propos de ce traité au moment où Greenpeace a rendu publiques les fuites, le TTIP-leak, et qu’en raison des échéances électorales à venir (comme en Grande-Bretagne avec le Brexit) il ne soit pas très opportun d’ameuter les électeurs sur ces négociations que l’on peut qualifier de frauduleuses. Le gouvernement français « hésite » mais il va être vertement rappelé à l’ordre par Washington, une belle joute verbale par ambassadeurs interposés est à prévoir. Cependant les Américains auront finalement le dessus et tous les citoyens européens doivent se préparer à un asservissement organisé dans les moindres détails par les corporations Américaines, une sorte d’OTAN économique et pour faire un jeu de mot cynique une « otanasie » économique et culturelle de l’Europe entière.

Sources : Réseau Voltaire, Paul Craig Roberts, The Independent

Greenpeace et le Japon depuis le 11 mars 2011 …

Capture d’écran 2016-03-09 à 17.06.30.png

Ce 11 mars 2016 est le cinquième anniversaire du grand tsunami qui ravagea l’île de Honshu au Japon et fit plus de 20000 morts et disparus. Les dégâts du tissu industriel de cette partie du Japon qui fut affectée jusqu’à la baie de Tokyo furent vite oubliés car la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi fut privée de sources d’électricité par la vague de 15 mètres de haut qui déferla sur le site. Il s’ensuivit l’accident que le monde entier connait. Un de mes amis vivant à Kawasaki, au sud de Tokyo sur la rive ouest de la baie, me raconta que durant plusieurs jours de nombreux incendies étaient parfaitement visibles de l’autre côté de cette immense rade naturelle entourée de zones industrielles, de raffineries de pétrole, d’aciéries, de chantiers navals et d’usines chimiques. On n’a jamais vraiment comptabilisé dans la presse le nombre de pompiers morts en tentant d’éteindre ces incendies, on n’a jamais non plus comptabilisé les pertes immenses des entreprises qui ont vu leurs installations disparaître en quelques minutes car le monde entier avait les yeux rivés sur la centrale nucléaire endommagée.

Le Japon s’en est remis. Aujourd’hui tout est redevenu normal ou presque. Je dis bien « ou presque » parce que Greenpeace Japan continue à donner de la voix, c’est son métier et son gagne-pain, en dénonçant la radioactivité « omniprésente » dans la préfecture de Fukushima. Il faut se rendre à l’évidence : Greenpeace alimente une désinformation constante qui va à l’encontre des faits réels. Plus de 80 % des zones évacuées à la suite de l’accident qui survint après le 11 mars 2011 ont été rendues aux populations. Les travaux de décontamination ont été couronnés de succès afin d’éliminer tout risque sanitaire auquel pourraient être exposées les populations. Les normes décrétées en pleine tourmente de culpabilisation par le gouvernement sont tellement strictes que si elles étaient appliquées internationalement des millions de kilomètres carrés seraient des zones interdites en raison de leur radioactivité naturelle. Imaginez une grande partie de la Bretagne, du Limousin, de l’Hérault et du Morvan, en France, zones interdites ! En moyenne la radioactivité artificielle introduite par l’accident de la centrale nucléaire dépasse à peine la radioactivité naturelle qu’on rencontre communément en France et dans de nombreux autres pays comme par exemple en Iran, au Brésil ou au Gabon. Est-il nécessaire de rappeler que le sol japonais est naturellement radioactif puisqu’il est d’origine volcanique et qu’il contient donc des quantités non négligeables de thorium et d’uranium …

Bref, en ce cinquième anniversaire du grand tsunami dévastateur du Kanto la parole revient donc à Greenpeace qui, conformément à sa rhétorique, se complait dans des approximations parfois délirantes du genre, je cite : « plus de 9 millions de m3 de déchets radioactifs ont été déjà accumulés dans près de 113000 sites dans la préfecture de Fukushima ». Et de surenchérir en citant au moins le pollen des cèdres qui est radioactif ainsi que les jeunes feuilles des arbres qui présentent de fortes concentrations de radiations. Ou encore des mutations observées chez les sapins, des mutations chez certains papillons, de l’ADN endommagé chez les vers de terre et une chute de la fertilité des hirondelles. Tout y passe pèle-mêle depuis les poissons de rivières hautement contaminés comme les boues des estuaires de ces mêmes rivières.

Pour Greenpeace, la préfecture de Fukushima n’est pas un endroit où il fait bon vivre. Ce serait, selon le discours de cette organisation dont le seul but est de semer la terreur, presque pire qu’à Tchernobyl.

Pour Greenpeace, la décision prise par Shinzo Abe de redémarrer des réacteurs nucléaires sur le sol japonais est un véritable crime contre la population japonaise. Et comme pour justifier sa propagande mensongère Greenpeace s’en prend alors aux négligences de la NRC américaine (Nuclear Regulatory Commission) qui « n’a pas tenu compte des leçons de Fukushima« . Pour Greenpeace beaucoup de centrales nucléaires américaines sont exposées à des risques de « melt-down ». On retrouve bien là les vieux démons fondateurs de cette organisation multinationale nuisible à tous les niveaux politiques et économiques, infiltrée dans tous les centres décisionnels de la planète, un véritable pouvoir supranational auquel plus personne ne peut échapper, une sorte de mafia idéologique de la pire espèce. Greenpeace est une organisation terroriste bien plus dangereuse que Daesh, une force obscure qu’il est devenu impossible de contrôler …

Source : Globalresearch.ca , Illustration : Une du journal Science.

Note 1 : En caractères italiques les approximations de Greenpeace fidèle à sa mission de désinformation.

Note 2 : Pour mémoire entre 1945 et 1980 les armées des USA, URSS, Grande-Bretagne, France et Chine ont fait exploser au total 520 bombes atomiques en surface, y compris celles qui furent larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Quelles quantités de radioéléments ont été dispersées dans l’atmosphère sans avoir compromis significativement la santé de centaines de millions de personnes dans le monde entier pendant deux générations ? Est-ce que Greenpeace est capable de fournir des données précises sur ce point particulier plutôt que d’alimenter une polémique mensongère et stérile sur l’énergie nucléaire civile ?

Sans énergie nucléaire difficile d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone.

Capture d’écran 2015-10-15 à 11.23.56

Stephen Tindale, ancien responsable de Greenpeace UK, était un farouche opposant à l’énergie nucléaire. C’était, dans les années 90 et 2000, le cheval de bataille de Greenpeace et la totalité des membres de cette organisation terroriste est toujours profondément allergique à l’uranium. Tindale claqua la porte de Greenpeace en 2007 se rendant à l’évidence que l’énergie nucléaire était la seule source d’énergie avec l’hydroélectricité qui pouvait apporter une solution économique et durable afin de contrecarrer le « réchauffement climatique ». Ce qui mit Tindale sur la voie de la prise de conscience de son erreur d’activiste anti-nucléaire fut l’alarme qui fut lancée à propos de la fonte du permafrost sibérien qui relâcherait les milliards de tonnes de méthane dans l’atmosphère provoquant à coup sûr, selon les climatologues mandatés par les Nations-Unies, un terrible réchauffement planétaire. Aujourd’hui Tindale reconnaît qu’il a eu tort d’abonder dans le sens de l’idéologie de Greenpeace et il est devenu un partisan actif de l’énergie nucléaire qui pour lui constitue une approche nécessaire pour résoudre le problème climatique.

L’approche de Tindale est la suivante. Pour atteindre un objectif zéro carbone il faudra au moins 60 à 70 ans de progrès technologiques et seule l’énergie électronucléaire type PWR actuelle ou de quatrième génération (surrégénérateur) pourra assurer cette transition. Pour Tindale, je reprends ses propos, « le tribalisme technologique de ceux qui sont impliqués dans le changement climatique constitue le plus grand échec à venir ». Si on décode son propos (voir le lien Youtube) ce qu’entend Tindale par tribalisme technologique est l’opposition inébranlable de Greenpeace et d’autres activistes tels que le WWF à l’énergie nucléaire en faveur des énergies dites renouvelables qui ne pourront pas assurer cette transition compte tenu de leur manque de fiabilité, de leur coût et de l’absence de technologies de stockage de l’énergie électrique à grande échelle pour pallier aux intermittences de ces sources d’énergie. Seule l’énergie nucléaire peut donc assurer cette transition.

Cette position est défendue par le Forum Européen de l’Atome (Foratom) en des termes réalistes. D’ici les années 2050, il faudra construire dans au moins 14 pays membres de l’Union Européenne pas moins de 100 réacteurs nucléaires pour atteindre entre 2025 et 2045 une énergie disponible de 122 GWe. Depuis la dernière publication du rapport de Foratom (PINC) en 2007 la situation a changé en Europe. Après la crise économique de 2007, l’accident de Fukushima et les tensions en Ukraine, il est apparu que l’énergie nucléaire restait malgré tout la solution la mieux adaptée pour faire face aux risques de réchauffement climatique. C’est dans cette optique que l’on ne peut pas déplorer qu’il y a en ce moment dans le monde plus de réacteurs nucléaires en construction que jamais auparavant. L’IPCC a d’ailleurs confirmé il y a quelques semaines que l’énergie nucléaire ne pouvait pas être contournée pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone. L’Union Européenne en est consciente et ce que Foratom soulignera dans son prochain rapport PINC est la nécessité pour l’Union Européenne d’adopter une approche non partisane afin de promouvoir l’énergie nucléaire en Europe. Les recommandations de Foratom mentionnent la nécessité de ne pas instituer de taxes spéciales sur le combustible nucléaire comme c’est le cas en Allemagne à la suite des pressions constantes des écologistes et d’abolir toute discrimination d’ordre idéologique entre les diverses technologies à faible empreinte carbone : éolien, solaire, hydroélectrique, nucléaire et biomasse.

Au niveau de la sureté des installations électronucléaires présentes et à venir, la Commission Européenne doit promouvoir une harmonisation des régulations ainsi que la R&D dans le domaine des réacteurs de quatrième génération. Quelle sera l’attitude des participants au COP21 au sujet de l’énergie nucléaire. Il y a tout lieu de penser que le fanatisme idéologique l’emportera sur le réalisme car, quelle que soit l’évolution du climat – vers le chaud ou vers le froid – il y a une majorité d’anti-nucléaires parmi les adeptes de l’Eglise de Scientologie Climatique, ce qui est tout à fait regrettable et dangereux pour l’avenir de la planète.

Sources : Foratom et World Nuclear Association, illustration capture d’écran du clip Youtube. Liens :

http://www.foratom.org/public/position-papers/8650-nuclear-indicative-programme-pinc/file.html

https://www.youtube.com/watch?v=Cc4L7D1_hKg&feature=youtu.be

Selon une information parue dans Les Echos de ce jour la Chine veut construire 5 à 8 centrales nucléaires par an d’ici à 2030. Ceci confirme cela.